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SFPS Monthly Mailing: November 2023

8th December 2023
  1. Calls for Papers/Contributions.

1.1 F/francophonies en contextes universitaires et diversités de l’ailleurs : langues, mobilités, (trans)formations, identités.

1.2 Sur Louis-Philippe Dalembert (Revue Interculturel Francophonies).

1.3 L’activisme dans les collections (revue Marges, Paris).

1.4 Appel a contribution pour volume 3 de Journal of Amazigh Studies.

1.5 Appel: Colloque “Les identités queer et trans* dans le monde francophone”.

1.6 Graduate Conference “Violence” University of South Carolina – Feb. 2–3, 2024.

1.7 9th SCS Postgraduate Conference reminder.

1.8 Call for Submissions: Migrant Voices in Contemporary European Cinema, University of Kent 17-19 April 2024.

1.9 CFP – Rasanblaj Fanm: Stories of Haitian Womanhood, Past, Present and Future.

1.10 Trajectoires et discours contemporains d’écrivaines dans et sur le monde arabe.

1.11 CFP: IMISCOE PhD Summer School on “Migration, Race and Inclusivity,” 3-7 June 2022, MIDEX/GRACE, University of Central Lancashire, Preston.

1.12 Guillaume Oyono Mbia: Beyond the Stage (12/15/2023).

1.13 Mémoires postcoloniales francophones : retours, réécritures et complexités.

1.14 CfP: George Rudé Seminar in French History & Culture (incl. Alison Patrick Prize).

1.15 Tracées tricontinentales de Daniel Boukman. Marronnage poétique et militance culturelle (Fort-de-France).

1.16 Imaginaires culturels de la marge : déplacer et décentrer la théorie littéraire / Imaginarios culturales del margen: desplazar y descentrar la teoría literaria.

1.17 Maryse Condé and Caribbean Crossings, 10 May 2024: CALL FOR PAPERS.

1.18 ASMCF-SSFH POSTGRAD STUDY DAY – JO24: Representing the Nation/JO24 : Représenter la Nation.

1.19 Fatima Mernissi : Féministe, Chercheuse, Activiste politique. Célébration d’une vie, 1940-2015 (revue Expressions maghrébines).

  1. Job and Scholarship Opportunities.

2.1 Leverhulme ECF @ University of Glasgow.

2.2 Job: Chair and Head of Department, Languages, Cultures and Film, University of Liverpool.

2.3 Tufts University: Assistant Professor in Francophone Media and Cultural Studies (Affiliated with Film and Media Studies program).

2.4 Assistant Professor of Atlantic World History, U. of Central Missouri.

2.5 Laming Junior Research Fellowship in Living Foreign Languages.

2.6 Hamilton Junior Research Fellowship in French.

2.7 Assistant Professor of Teaching, FR and AAS, Purdue University.

2.8 Two Postdoctoral Teaching Scholars in Interdisciplinary Studies, North Carolina State University.

2.9 SFS Postdoctoral Prize Fellowship (2024-2025).

2.10 Assistant/Associate Professor of Francophone Studies (Wayne State University in Detroit, Michigan).

2.11 Professeur.e de Théories et critiques littéraires à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

2.12 Professeur.e (Poésie) à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

  1. Announcements.

3.1 The 2023 Sonia Marks Memorial Lecture.

3.2 Wif-Australia programme séminaire ‘Au-delà des clichés : représentations et pratiques socio-culturelles de la polygamie dans les œuvres créatives de femmes subsahariennes’ 17/01/2024.

3.3 Malcolm Bowie Prize 2023 now open.

3.4 SFS R. Gapper Postgraduate Essay Prize now open.

3.5 Warwick Seminar for Interdisciplinary French Studies: Sinan Richards (KCL), ‘Stand and Deliver! Your money or your life: Lacan and Fanon on Freedom and Psychosis’.

3.6 The First International Black Speculative Writing Festival.

3.7 Behind-the-Scenes: Conversations on Fieldwork Seminar Series (Wed 6 Dec 2023).

3.8 Kwazman Vwa with Estelle-Sarah Bulle and Sylvain Duffard re: Guadeloupe, paysages intranquilles.

3.9 Reading Africa: An Annual Celebration of African Literature.

3.10 Revising Your PhD Thesis for Publication, 4th December 2pm.

3.11 University of the West Indies / University of Leicester International Summer School: applications open for the May 2024 summer school at the University of the West Indies, St Augustine Campus, Trinidad.

3.12 AUPHF+ SMALL GRANTS.

3.13 Save Language, Translation & Interpreting degrees at the University of Aberdeen.

3.14 ASMCF x SFS Postgraduate Reading Group 2024.

3.15 France, Niger, Uranium, and Nuclear Power: SFHS event.

  1. New Publications.

4.1 George Steinmetz, The Colonial Origins of Modern Social Thought: French Sociology and the Overseas Empire (Princeton: Princeton University Press, 2023).

4.2 Sara Rahnama, The Future Is Feminist: Women and Social Change in Interwar Algeria (Ithaca: Cornell University Press, 2023).

4.3 Suzanne Crosta & Sada Niang, Francophone African Women Documentary Filmmakers: Beyond Representation (Bloomington: Indiana University Press, 2023).

4.4 Julie Kalman, The Kings of Algiers: How Two Jewish Families Shaped the Mediterranean World during the Napoleonic Wars and Beyond (Princeton: Princeton University Pres, 2023).

4.5 Judith Misrahi-Barak, Ritu Tyagi, and H. Kalpana (eds.), Kala Pani Crossings, Gender and Diaspora: Indian Perspectives (London: Routledge, 2023).

4.6 Ana Lucia Araujo, The Gift: How Objects of Prestige Shaped the Atlantic Slave Trade and Colonialism (Cambridge: Cambridge University Press, 2023).

4.7 Sally Frances Low, Colonial Law Making: Cambodia under the French (Singapore: NUS Press, 2023).

4.8 Marronnages Volume 2, No. 1 Conditions raciales de l’enquête.

1. Calls for Papers/Contributions

1.1 F/francophonies en contextes universitaires et diversités de l’ailleurs : langues, mobilités, (trans)formations, identités

Colloque international

Organisé par le CIRPaLL (Université d’Angers), le CREN (Le Mans Université) et ESO (Université d’Angers)

F/francophonies en contextes universitaires et diversités de l’ailleurs : langues, mobilités, (trans)formations, identités

Université d’Angers (Campus de Belle Beille), les 4 et 5 avril 2024

« Partir », « traverser », « aller se chercher », scruter d’autres horizons …, voilà quelques formulations de l’ailleurs perceptibles en francophonies, avec un regard lié à la distance géographique. Dans cette optique, l’expérience de l’ailleurs est prioritairement envisagée à partir de la migration. Migrer équivaut alors à un déplacement dont l’individu est le principal acteur. Cette orientation géographique structure plusieurs travaux sur les questions migratoires. En sociologie, notamment, Fassin (2012) aborde la question de l’ailleurs en l’inscrivant dans un rapport avec un ici, faisant ainsi ressortir deux espaces marqués par des « frontières extérieures, frontières intérieures ». Si les frontières externes reposent sur un fondement matériel, territorial (entre pays), les frontières intérieures sont symboliques, se construisent entre groupes sociaux et concernent les (groupes d’) individus. En sociolinguistique, Calvet (2000 : 11) mobilise le même principe pour distinguer la « migration monogénétique » de celle « polygénétique » dans les situations plurilingues africaines en particulier. Dans la première, les migrants viennent d’une contrée locale, avec parfois une légère variation linguistique dialectale. Quant à celle polygénétique, elle comprend deux formes : la polygénétique exogène (les migrants viennent de l’extérieur du pays), et celle polygénétique endogène (les migrants venant de « différents points du pays »).

Ce qui semble dominant dans les travaux c’est la recherche des multiples raisons des déplacements, la compréhension des modalités de leur mise en œuvre (Lima et Picard, 2014) ou bien des profils des migrants (Withol de Wenden, 2013). Parfois également a été interrogée la réorganisation du tissu urbain à laquelle conduisent ces expériences, notamment sous l’angle de la motilité (Kaufmann, 2000). Ces éléments de problématisation du déplacement reposent sur des rencontres avec l’ailleurs, impliquant une expérience de rupture et la recherche de nouveaux repères. Ces derniers sont professionnels, personnels et sociaux, ce qui engage à une réflexion sur les dispositifs d’accueil des migrants ainsi qu’à leur intégration dans les situations d’arrivée (Bruneau, 2015).

Une de ces situations est l’université, pour des « migrants » qui arrivent à partir de projets formatifs.  Le vocabulaire fréquemment convoqué dans ce cadre est toutefois celui de la mobilité[i]. Associé au qualificatif « universitaire », il permet de rendre compte de déplacements à/de l’extérieur et à/de l’intérieur. Ceux caractérisés comme externes portent sur la mobilité internationale et concernent soit des réseaux et dispositifs internationaux (Campus France par exemple qui développe des outils susceptibles de mieux accueillir les étudiants[ii]), soit des partenariats entre établissements d’enseignement supérieurs de différents pays. Ceux perçus comme intérieurs concernent les déplacements d’étudiants entre des universités d’un même pays (Baron et Perret, 2005). Pour les universités, la mobilité, notamment quand est mis en scène le public francophone, s’inscrit dans des stratégies d’internationalisation dont un des buts est d’assurer une visibilité de l’université dans la dynamique mondialisée (Laforest et al, 2015). La mobilité d’étudiants ou bien de chercheurs permet d’alimenter les formations, d’élaborer des conventions et partenariats, avec un ancrage géographique et parfois communautaire.

Quand l’ailleurs est abordé, notamment sous l’angle de la francophonie, cela l’est par une problématisation du français comme un « moteur de croissance » (Attali, 2014). Au Canada, par exemple, la francophonie entre dans la stratégie d’internationalisation de l’université, tout en faisant écho à l’objectif de prise en compte de la diversité linguistique et culturelle. On l’aura compris, c’est une orientation gouvernementale qui est ici priorisée, laquelle vise l’épanouissement de communautés locales en même temps qu’une ouverture vers les « cultures francophones du monde »[iii]. La perspective générale qui structure ces actions reste institutionnelle et diffusionniste (Chaudenson, 2007).

Ces acteurs de la vie universitaire sont pourtant des personnes, inscrites dans des dynamiques de rencontres dans lesquelles l’ailleurs apparaît prioritairement comme une expérience de l’altérité. Les récits construits et les imaginaires sur lesquels ils reposent révèlent le regard porté sur l’ailleurs, auquel on n’a accès qu’à travers une prise en compte du regard sur autrui, un regard qui nous transforme en conséquence. Nous pensons qu’il serait important d’explorer ces traductions de l’ailleurs francophone dans nos universités. Qu’elles concernent les étudiants ou des enseignants-chercheurs, les expériences de mobilités universitaires entraînent, à divers degrés, des redéfinitions identitaires, parfois profondes, et diverses expériences d’acculturation, avec des rencontres de langues différentes. Ces rencontres sont potentiellement et diversement conflictuelles, et portent parfois en elles une violence symbolique, fruit de la domination / minoration exprimée ou non mais néanmoins ressentie et intériorisée sous des modalités variées (Leconte, 2018).

Migrations et frontières s’inscrivent ainsi dans des relations transverses à l’ailleurs. Outrepassant la dimension géoculturelle vers le symbolique et l’ontologique il (dé)place les perceptions et projections de sens (de soi et de l’alter) dans l’expérience intime et conjointe de l’altérité (Ouellet, 2003). L’objectif visé dans ce colloque :! est, dans cette logique, d’aborder la thématique de la francophonie (dans sa dimension institutionnelle et expérientielle) sous l’angle de la diversité des « ailleurs » (ses traductions, ses conséquences, la place de l’altérité) qui se rencontrent dans nos universités, au travers des expériences de mobilités, échanges, partenariats, participant de la dynamique de la vie universitaire et lieux particuliers où se nouent des formes diverses de relations au français.

La perspective de la réception (Robillard & Feussi, 2017) constitue en ce sens une entrée féconde pour questionner ces expériences francophones tissées dans le cadre universitaire et conçues comme autant d’ailleurs expérientiels de rencontres et compagnonnages divers, vécus au travers des cheminements formatifs, sociolinguistiques et socio-identitaires. Au renversement fondamental du point de vue diffusionniste institué par la mise en exergue du point de vue de la réception, fait suite une conception renouvelée de celle-ci, prenant appui sur l’ailleurs, compris comme voie de décentrement et de pluralisation des sources de réceptions du français et des expériences relationnelles diversifiées qui en découlent.

Trois axes principaux, non exclusifs, se dégagent du cadre thématique esquissé pour l’orientation des réflexions de ce colloque.

Axe 1 : Internationalisation des universités : les non-dits de la réception institutionnelle

La stratégie internationale pour la langue française, portée par la France, s’appuie sur l’enjeu ambitieux, assumé comme tel, « de faire du français, qui est déjà la 5ème langue la plus parlée sur la planète et dont les locuteurs sont de plus en plus nombreux, l’une des grandes langues-monde de demain et un atout dans la mondialisation »[iv]. L’internationalisation de l’enseignement supérieur, mot d’ordre des universités depuis une dizaine d’années, entre pleinement dans ce cadre stratégique, encourageant explicitement les établissements français d’enseignement supérieur « à développer leurs partenariats avec les établissements étrangers »[v].

Cette conception diffusionniste, top down, de la politique linguistique française, sous-jacente aux dynamiques de mobilités en contexte universitaire, comporte toutefois un certain nombre de points aveugles qu’il nous semble important de questionner sur le plan, notamment, des enjeux sociolinguistiques et conséquences socio-identitaires. Entre autres questions qui peuvent se poser, celle de la place et du statut conféré à l’anglais dans l’enseignement supérieur et la recherche, à la fois prétexte et fossoyeur en puissance du plurilinguisme : prétexte en tant que conséquence de la décentration monolithique du français et donc de l’ouverture à la pluralité linguistique (choisie ?) ; fossoyeur rendant potentiellement caduque la diversité inhérente au « pluri ». En effet, et pour paraphraser le propos localement célèbre d’un sociologue acadien : si tout le monde, en raison de son bi-plurilinguisme, parle anglais, les autres langues ne sont plus nécessaires[vi]… En ce sens l’épisode récent du projet de certification en anglais des étudiants licenciés, comme condition de diplomation dans les universités françaises[vii], n’est-elle pas hautement symbolique et symptomatique de la prédominance de l’anglais dans le prisme mondialisé, moteur de l’internationalisation des universités et de la politique francophone à laquelle elle participe peu ou prou ?  Quelles places réserver à la diversité linguistique et culturelle dans un tel environnement ?

Axe 2 : (Trans)formations, identités, appropriations :  diversités expérientielles des ailleurs, diversités des réceptions

Questionner les dynamiques francophones en contextes universitaires (Bel, 2017), dans leur ancrage mondialisé, implique également de considérer la mobilité et les expériences de l’ailleurs qu’elle induit, sous l’angle des parcours socio-identitaires. Ces parcours s’inscrivent dans des cadres formatifs constituant des lieux de rencontres et de tissage d’expériences croisées (projets de formation, projets professionnels, projets de vie familiaux, etc..) entre différents publics. Quels imaginaires drainent ces cadres formatifs, des ici, réceptacles et points de croisements de divers ailleurs, sources et points de projections vers d’autres ailleurs ? Quelles compréhensions et prises en compte des différences interculturelles dont le milieu universitaire est porteur ? Celui-ci n’échappant pas à l’empreinte idéologique de la pression normative du français générant face et à l’ombre de la langue/variété légitime (Boudreau 2016) des postures prescriptivistes (Klinkenberg 2001, Lodge 1997) et sentiments d’insécurité linguistique (Francard 1993, Bretegnier 1999), quels rapports au français et aux autres (en) langues (Debono, 2010) s’y établissent ?

Cet axe de réflexion invite donc plus spécifiquement à interroger les diversités expérientielles : des parcours sociaux, formatifs et transformatifs ; des altérités (y compris intersubjectives) dont ces parcours sont porteurs, l’ailleurs n’étant pas toujours l’extranéité d’un hors-soi mais pouvant aussi venir de soi-même et constituer un autre moi (Ricœur, 1990) ; des réceptions de sens, produits, perçus, appropriés, de manière située.

De la conception renouvelée de la perspective de la réception du français en francophonies, des autres, des autres (en) langues, des phénomènes sociaux et du monde plus globalement, découle ainsi l’importance de prendre en considération des « orientations appropriatives de la diversité » (Castellotti, 2017) et des ailleurs dont elle est irriguée.

Axe 3 : Enjeux sociétaux et épistémologiques : les ailleurs du sens

Dans la conception husserlienne des mondes étrangers, l’ailleurs apparaît comme un ensemble d’horizons d’expériences possibles, qu’il m’est possible de m’approprier[viii]. Du point de vue de l’épistémologie de la recherche, l’ailleurs renvoie également à l’ailleurs en/des sciences, c’est-à-dire au principe du décentrement consubstantiel au processus de la compréhension et à la diversité des réceptions du sens des autres et des enjeux de ce qui fait science. La compréhension, résultante de ce qui fait sens, procède donc d’une appropriation du sens perçu. « Le fait d’être divers ne la rend pas impossible, mais jamais non plus certaine : c’est à partir d’un « conflit des interprétations » (Ricœur, 1969) que ce projet peut être envisagé. » (Castellotti, 2017 : 51)

Quelles conséquences peuvent-être envisagées de la prise en compte de cette conceptualisation des ailleurs du sens et des sciences, ainsi que de leurs réceptions dans les cadres des dynamiques relationnelles sociétales et champs d’interventions liés aux diversités sociolinguistiques et interculturelles ? Cela ne pourrait-il pas conduire à réfléchir à d’autres épistémologies, à des ailleurs de la science, légitimés par une prise en compte de dimensions (très souvent implicites) éthiques et politiques ?

Dans les contextes universitaires francophones, les voix et voies de l’internationalisation et l’interdisciplinarité, mantras renouvelés de ces dernières années, posent en toile de fond le problème des rapports aux langues et de la place/conception du plurilinguisme dans les formations et dans la recherche. Ces questions sous-tendent un enjeu fondamental pour ’intégration des acteurs universitaires, quels que soient leurs parcours, dans une société-monde travaillée par des formes de « super diversité » (Vertovec, 2006) et la nécessité, politique et épistémologique, de (re)penser les relations sociales à l’aune de ces pluralités/hétérogénéités sociolinguistiques et interculturelles.

Repères bibliographiques 

Attali Jacques, 2014, La francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable, Rapport à François Hollande, Président de la République française, Direction de l’information légale et administrative, Paris, 2014 ISBN : 978-2-11-009886-3.

Baron Myriam et Cathy Perret, 2005, « Mobilités étudiantes et territoires universitaires : vers une uniformisation des pratiques ? », Espace populations sociétés, 2005/3, pp. 429-442.

Bel, David, 2017, Économie politique du développement de l’enseignement du français en Chine au niveau universitaire Entre discours et réalités, Thèse de doctorat de l’Université de Montréal.

Boudreau Annette, 2016, A l’ombre de la langue légitime. L’Acadie dans la francophonie, Paris, Garnier.

Bretegnier Aude, 2016, Imaginaires plurilingues en situations de pluralités linguistiques inégalitaires, Vingt ans « au cœur et aux marges » de la sociolinguistique, Synthèse de HDR, Université du Mans.

Bretegnier Aude, 1999, Sécurité et insécurité linguistique. Approches sociolinguistique et pragmatique d’une situation de contact de langues : la Réunion, Thèse de doctorat nouveau régime, Université de la Réunion, UPRES-A 6058 du CNRS.

Bruneau Aurélie, 2015, Apprendre le français, s’approprier, s’intégrer au féminin dans le Val-de-Marne. Enjeux éthiques, politiques et institutionnels, thèse de Doctorat, Université de Tours.

Calvet, Louis-Jean, 2000, « La ville et la gestion in vivo des situations linguistiques », in Louis-Jean Calvet et Auguste Moussirou-Mouyama (éds.), Le plurilinguisme urbain. Langues et Développement, Didier Erudition et Institut de la Francophonie, pp. 11-30.

Campus France, 2020, « Les grandes tendances de la mobilité étudiante en Europe », Dynamiques régionales, n°2, https://ressources.campusfrance.org/publications/dynamiques_regionales/fr/dynreg_europe_fr.pdf.

Castellotti Véronique, 2017, Pour une didactique de l’appropriation. Diversité, compréhension, relation, Paris, Didier.

Chaudenson Robert, 2007, « La place de la langue française dans la francophonie », Hérodote, 2007/3 (n° 126), pp. 129-141.

Debono Marc, 2010, Construire une didactique Interculturelle du français juridique : approche sociolinguistique, historique et épistémologique, thèse de doctorat, Université François-Rabelais de Tours.

Fassin Didier, 2012, « Introduction. Frontières extérieures, frontières intérieures », Fassin D. éd., Les nouvelles frontières de la société française, La Découverte, pp. 5-24.

Feussi Valentin et Didier de Robillard (collaboration de Marie-Laure Tending), 2017, « « La francophonie » : prolégomènes à une perspective de la réception », Les « francophonies » africaines. Bilans et perspectives, Le français en Afrique n°31, pp. 15-43.

Francard Michel, 1993, L’insécurité linguistique dans les communautés francophones périphériques, Actes du colloque de Louvain-La-Neuve, 10-12 Décembre 1993, Volume 1, Louvain-La-Neuve, Peeters.

Kaufmann Vincent, 2000, Mobilité quotidienne et dynamiques urbaines, Lausanne, Presses polytechniques et Universitaires romandes.

Klinkenberg Jean-Marie, 2001, La langue et le citoyen. Pour une autre politique de la langue française, Paris, PUF.

Laforest Mario, Breton Gilles et David Bel (dir.), 2015, Réflexions sur l’internationalisation du monde universitaire : Points de vue d’acteurs, Cahier no1 du Réseau international sur la mondialisation de l’enseignement supérieur (RIMES), Paris, EAC.

Leconte Fabienne, 2018, « Diversité des appropriations langagières des adultes migrants. Penser les diversités linguistiques et culturelles » dans, Pierozak Isabelle, Debono Marc, Feussi Valentin et Emmanuelle Huver (s/dir.), Penser les diversités linguistiques et culturelles. Francophonies, formations à distance, migrances, Limoges, Lambert-Lucas, pp. 241-253., 2018. ffhal02348523.

Lima Stéphanie et Julie Picard, 2014, « Regards géographiques sur (l’)« Ailleurs » », Bornstein Henri éd., Ailleurs. Le théâtre dans la cité questionne l’exil, Érès, pp. 105-123.

Lodge Anthony, 1993, Le français, histoire d’un dialecte devenu langue, Fayard.

Ouellet Pierre, 2003, L’Esprit migrateur, essai sur le non-sens commun, VLB éditeur, collection Le soi et l’autre.

Ricœur Paul, 1990, Soi-même comme un autre, Paris, Le Seuil.

Ricœur Paul, 1969, Le conflit des interprétations. Essai d’herméneutique, Paris, Le Seuil.

Vertovec Steven., 2006, « Super-diversity and its implications », Ethnic and Racial Studies, 30 (6).

Withol de Wenden Catherine, 2013, La question migratoire au XXIè siècle. Migrants, réfugiés et relations internationales, Paris, Presses de Sciences Po.

Comité scientifique

BEL David, Université Normale de Chine du Sud

BRETEGNIER Aude, Le Mans Université

COURTAUD Léa, Université de Tours

DUCHENE Alexandre, Université de Fribourg

DUPOUY Myriam, Le Mans Université

FEUSSI Valentin, Université d’Angers

KLINKENBERG Jean-Marie, Université de Liège, Académie royale de Belgique

LAFFITTE Bouvier Béatrice, UCO d’Angers

LEBON EYQUEM Mylène, Université de la Réunion

LECONTE Fabienne, Université de Rouen Normandie

MAILLARD Nadja, Université d’Angers

MOISE Claudine, Université Grenoble Alpes

PEIGNE Céline, INALCO Paris

PIRIOU Jérôme, Université d’Angers

SALAM Louay Pierre, Le Mans Université

TENDING Marie-Laure, Le Mans Université

TIRVASSEN Rada, University of Pretoria

TRAISNEL Christophe, Université de Moncton

Comité d’organisation

FEUSSI Valentin, CIRPaLL – Université d’Angers

TENDING Marie-Laure, CREN-Le Mans Université

PIRIOU Jérôme, ESO – Université d’Angers

ROY Léo, Doctorant, CIRPaLL – Université d’Angers

MAZE Julie, Doctorante, CIRPaLL – Université d’Angers

LEQUERRE Poevai, Doctorante, CREN – Le Mans Université

BEN ROMDHANE Mariem, Doctorante, CREN – Le Mans Université

MOREAU Sylvain, Master 2 LLPC – Université d’Angers

PINEAU Maëliss, Master 2 LLPC – Université d’Angers

Modalités de travail 

Les échanges seront organisés autour de conférences plénières grand public, de  table-rondes (qui seront organisées en fonction des propositions de communication et / ou sur invitation) et de communications.

Soumission des propositions

Les propositions de communications devront être envoyées à francophoniesailleursmobilites@gmail.com au plus tard le 15 décembre 2023.

Les avis d’acceptation des comités scientifiques et d’organisation seront diffusés fin janvier 2024.

Les propositions de communication comporteront, dans un fichier au format Word ou Open Office (3000 signes maximum espaces inclus) :

titre

nom et prénom de l’auteur / des auteurs / appartenance institutionnelle

mots-clés (5 maximum)

résumé

références bibliographiques essentielles (5 maximum).

Publication

Ce colloque débouchera sur la publication d’Actes à partir d’une sélection des contributions effectuée par une double lecture des membres du comité scientifique. Ces actes donneront lieu à un numéro de revue (Glottopol) ou à un ouvrage (chez Lambert Lucas), à comité de lecture.


[i] Campus France, 2020, « Les grandes tendances de la mobilité étudiante en Europe », Dynamiques régionales, n°2, https://ressources.campusfrance.org/publications/dynamiques_regionales/fr/dynreg_europe_fr.pdf.
[ii]  « Présentation de la stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux », discours du Premier ministre Édouard Philippe, 19 novembre 2018, https://www.gouvernement.fr/par tage/10704-presentation-de-la-strategie-d-attractivite-pour-les-etudiants-internationaux.
[iii]  International et Francophonie | Notre université (uottawa.ca)
[iv]  « Une ambition pour la langue française et le plurilinguisme », dossier de presse du 20 mars 2018 : https://www.campusfrance.org/system/files/medias/documents/2018-03/20180322_Langue-francaise-plurilinguisme-et-plan-francophonie-toutes-les-mesures.pdf.
[v]  Ibidem.
[vi]  Rodrigue Landry, Téléjournal Acadie, 1er décembre 2008.
[vii]  https://www.vousnousils.fr/2021/06/18/certification-obligatoire-anglais-universites-reprennent-main-651827.
[viii]  « L’ailleurs et sa limite », http://ekladata.com/X_LCKierqwuLjRZswp-5XznXUD4/L-ailleurs-et-ses-limites.pdf.

1.2 Sur Louis-Philippe Dalembert (Revue Interculturel Francophonies)

Le numéro de la revue Interculturel Francophonies à paraître à l’automne 2024 sera consacré à l’écrivain Louis-Philippe Dalembert, auteur de romans, nouvelles, essais et poèmes en français et créole haïtien dont l’œuvre a remporté un grand succès international.

L’attention pourra être portée vers une thématique abordée par l’auteur ou vers l’étude d’une des œuvres de Dalembert.

Toutes les approches seront les bienvenues, pourvu qu’elles apportent un regard nouveau, ou de nouvelles perspectives, sur l’œuvre incontournable de cet écrivain.

Calendrier : 

– Envoi des propositions (titre, résumé d’environ 300 mots et note biobibliographique de max. 12 lignes) à Alessia Vignoli (a.vignoli@uw.edu.pl) avant le 1er décembre 2023.

– Articles à remettre avant le 1er mars 2024.

– Parution du numéro prévue à l’automne 2024.

1.3 L’activisme dans les collections (revue Marges, Paris)

Appel à communications

Marges n° 40

Journée d’étude « L’activisme dans les collections »

Depuis août 2022, les collections des musées d’art sont la cible des activistes écologistes de The Last Generation. En aspergeant des œuvres d’art iconiques de différentes substances visqueuses, cette mobilisation suscite de vives réactions dans le débat public sur la légitimité de ces interventions et amène à interroger la responsabilité des musées face à la crise climatique. Or, depuis au moins le début du 20e siècle avec les attaques des suffragettes contre des musées pour revendiquer le droit de vote des femmes et l’égalité, les collections muséales sont historiquement le théâtre d’actions militantes qui méritent d’être étudiées au-delà de leur efficacité communicationnelle. Alors que les collections se présentent comme gardiennes d’un patrimoine, dans le respect des conventions et des normes de conservation, voire de protection, l’activisme représente au contraire une attitude politique visant une action directe et radicale dont le but est de perturber et de créer une réaction immédiate. Partant de ce constat, cette journée d’étude cherche à comprendre, à documenter et à analyser l’activisme dans les collections et, plus largement, les actions politiques qui ont pris pour cible l’art et ses institutions culturelles. Pourquoi l’activisme s’en prend-il aux œuvres d’art et aux musées ? À quoi s’attaque-t-il ? Quelle est sa cible ? Est-ce la conformité des collections ? L’implication des musées dans des intérêts économiques ? Le financement des collections et des expositions ? Ces attaques ne sont-elles pas qu’un prétexte à d’autres causes sociales ou politiques ? Comment l’activisme peut-il agir sur le musée ou inversement comment le musée peut-il devenir un « acteur » de changement et participer à des causes politiques et sociales ? Qu’en est-il lorsque ce sont les musées ou les organismes culturels qui programment ou commandent des interventions activistes ?

Au-delà des cas de pur vandalisme, d’iconoclasme ou d’interventions artistiques qui ponctuent l’histoire de l’art et des musées, plusieurs « acteurs » sont aujourd’hui mobilisés : les activistes, les musées, les curateurs, les conservateurs, ainsi que les artistes et les collectifs d’artistes. Lorsque les groupes d’activistes interviennent dans les collections, c’est souvent pour défendre des causes radicalement politiques et sociales, dans le cas de The Last Generation, ou pour dénoncer la complicité des musées dans des activités d’exploitation de ressources naturelles, dans le cas de Liberate Tate qui ciblait la compagnie British Petroleum. L’institution muséale peut, elle aussi, être appelée à poser des gestes politiques à partir de ses propres collections pour réagir à des évènements et se positionner, comme l’illustre le Davis Museum au Wellesley College. Plusieurs pratiques curatoriales critiques repensent radicalement les modalités d’exposition ; Maura Reilly le souligne, en 2018, dans son ouvrage Curatorial Activism, afin de remettre en cause l’autorité du canon de l’histoire de l’art tout en dénonçant son caractère normatif. Enfin, plusieurs artistes ou collectifs d’artistes associés ou non à la critique institutionnelle utilisent la collection ou l’institution comme référent, médium ou objet de dénonciation.

Ce bref énoncé donne une idée de l’étendue des questions soulevées par l’activisme et ses différents acteurs. La revue Marges invite les chercheurs, chercheuses, professionnel.le.s de musées,  curatrices ou curateurs, critiques et artistes à réfléchir à cette association entre activisme, œuvres d’art, collections et institutions culturelles ou à étudier des cas historiques et actuels permettant de l’aborder selon différentes perspectives. Sont encouragées des formes critiques et alternatives de présentations ainsi que des approches qui mettent en lumière des corpus et des aires géographiques moins traités jusqu’à présent.

Axes de recherches 

Les propositions qui recouperont les axes de recherche ci-dessous seront privilégiées :

–          Pourquoi les activistes prennent-ils pour cible les œuvres d’art, les collections et les musées ? Que visent de telles actions militantes et quels impacts ont-elles ?

–          Que signifie l’activisme lorsqu’il s’empare du musée ? Le musée est-il un lieu propice à l’activisme ? Est-il un acteur potentiel de changement social et politique qui participe aux débats animant les sociétés ?

–          Comment les collections peuvent-elles servir des causes politiques ou sociales ? L’activisme contribue-t-il à un tournant éthique en art ? Dans le contexte où les musées cherchent à se redéfinir ou à se repositionner à partir de valeurs éthiques, les collections seraient-elles devenues un terrain de remise en question ?

–          À quels risques les œuvres d’art sont-elles exposées ? Dans quelle mesure ce risque est-il souhaitable et contrôlable par les artistes, les publics, les institutions ? Comment et pourquoi une œuvre en particulier devient-elle la cible de l’activisme ?

–          Qu’est-ce que l’activisme curatorial ? Vise-t-il uniquement à remettre en question le canon de l’histoire de l’art ? Où se situe l’impact des stratégies curatoriales politiques ou écologiques sur les collections, par exemple ? L’exposition des collections est-elle un espace de débat ? Peut-elle devenir un moteur de changement « durable » ?

–         Quels rôles les artistes sont-ils appelés à jouer ? L’activisme se distingue-t-il de la critique institutionnelle ? Qu’est-ce que l’artctivisme ou le statactivisme ? Est-ce qu’un.e artiste peut être invité.e à faire de l’activisme dans les collections ?

Les propositions devront parvenir avant le 15 janvier 2024, sous la forme d’une problématique résumée (5000 signes maximum, espaces compris), adressée par courriel à fraser.marie@uqam.ca. Les textes sélectionnés (en double aveugle) feront l’objet de communications de 30 minutes lors d’une journée d’étude à Paris, à l’Institut national d’histoire de l’art, le 2 mars 2024. À l’issue de cette rencontre, les versions définitives des textes devront parvenir au comité de rédaction avant le 1er avril (30.000 à 40.000 signes, espaces et notes compris).  Certains de ces textes seront retenus pour publication dans le numéro 40 de Marges, dont la sortie est prévue au printemps 2025.

La revue Marges (Presses Universitaires de Vincennes) fait prioritairement appel aux jeunes chercheurs des disciplines susceptibles d’être concernées par les domaines suivants : esthétique, arts plastiques, histoire de l’art, sociologie, anthropologie, études théâtrales ou cinématographiques, muséologie, musicologie…

1.4 Appel a contribution pour volume 3 de Journal of Amazigh Studies

Appel à contributions pour Journal of Amazigh Studies, Volume # 3.

L’Hybridité en Afrique du Nord : quels impacts sur la langue, la culture et la littérature amazighes

L’Afrique du Nord, ou Tamazgha, est un espace politique et social façonné par des siècles d’invasions, de colonisations et d’autres contacts (commerce, etc.) qui ont influencé les cultures et les langues des peuples autochtones. Les populations amazighes ont résisté à ces influences mais se sont également adaptées, et l’Afrique du Nord est aujourd’hui une zone dynamique d’intersections linguistiques, littéraires et culturelles. Cependant, il existe aussi des espaces plus ou moins préservés (situations liées à la géographie ou à d’autres facteurs) ainsi que des mouvements de résistance dont l’objectif est de préserver les langues et les cultures amazighes ainsi que des initiatives politiques visant à protéger l’intégrité et les intérêts des communautés amazighes.

En s’appuyant sur les notions bakhtiniennes d’hybridité diffusées par l’idéologie politique américaine et européenne, des chercheurs occidentaux – mais aussi africains telle que Bridget Violet Lunga, spécialiste d’études africaines — conçoivent l’hybridité comme une stratégie de survie ou comme un outil de résistance ou même d’émancipation. Ainsi, la notion d’hybridité a acquis une résonance positive, celle des conceptions occidentales libérales des communautés et de l’hétérogénéité, tandis que la résistance autochtone suggère une position « essentialiste » voire séparatiste et raciste. D’autres chercheurs tels que Amar Acheraïou voient pourtant les limites ou les dangers du discours sur l’hybridité et son éventuelle cooptation à des fins oppressives.

Dans le contexte amazigh, la préservation ou résistance et l’hybridité sont des constantes, toujours présentes, qu’il s’agisse de résistance ou de l’interaction entre tradition et innovation (ou des influences locales et mondiales). En gardant à l’esprit la nature dynamique de l’hybridité ainsi que la potentielle menace qu’elle fait peser sur la réalité vécue des peuples amazighs (par exemple, pour la continuité et survie de la langue amazighe en tant que langue parlée – par opposition à une langue de musée ou langue morte), nous avons le plaisir d’annoncer un appel à contribution sur l’hybridité et la langue, la littérature et la culture amazighes. Nous invitons universitaires, chercheuses/chercheurs et écrivains à explorer la notion multiforme d’hybridité  – critique et affirmative – associée à la situation amazighe en Afrique du Nord et dans la diaspora.

Les potentiels domaines d’exploration peuvent inclure—sans se limiter—aux thèmes suivants :

Langue :

  • Changement de code et empreint de langue
  • Pédagogie. Trans-langage
  • Contacts et conflits linguistiques. La perte de la langue dans certains contextes amazighs
  • L’influence d’autres langues sur la syntaxe, le vocabulaire, la prononciation amazigh et vice versa
  • Le multilinguisme et son impact sur l’usage de la langue tamazight

Culture :

  • Récits hybrides dans le folklore, la mythologie et les productions orales.
  • Syncrétisme religieux
  • Rencontre entre langues et cultures coloniales et autochtones (intersection, tensions, résistances, etc.)
  • Culture numérique, jeunesse amazighe (en Afrique du Nord et diaspora)

Littérature :

  • Influence des genres et techniques littéraires occidentaux et orientaux sur la littérature amazighe
  • Représentation de la diversité et de l’hybridité dans la culture et la littérature amazighes.
  • Adaptations et traductions d’œuvres littéraires amazighes vers d’autres langues.
  • Hybridité dans la littérature amazighe, intertextualité, etc.
  • Littérature amazighe dans d’autres langues (espagnol, anglais, arabe, français, italien, allemand, néerlandais, etc.)
  • Métarécit et réflexion sur la littérature et la culture amazighe.

Politique et philosophie :

  • Hybridité et résistance autochtone
  • Hybridité en Afrique du Nord et capitalisme mondial
  • La notion d’autochtonie versus l’hybridité

Nous acceptons les contributions sous divers formats, y compris les articles de recherche, les essais critiques, les textes créatifs, les traductions et études comparatives. Toutes les contributions doivent présenter un travail original et contribuer à une compréhension plus profonde et exhaustive de l’hybridité au sein du monde amazigh.

Normes pour les propositions d’articles :

  • Les propositions d’articles doivent être rédigées en tamazight, en anglais ou en français.
  • La proposition doit se résumer à 500 mots maximum (ou une page) accompagnée d’une brève biographie avec le nom complet de l’auteur.e,  une adresse électronique et affiliation.
  • Les manuscrits doivent se conformer au style d’écriture académique du MLA (9e édition)
  • Le nombre de mots pour les articles de recherche et les essais critiques sont de 6 000 à 10 000.
  • Les propositions d’articles doivent être envoyées sous forme de document Word à journalofamazighstudies@gmail.com avant le 20 novembre 2023.

Rendez-vous importants :

▪ Date limite de réception des propositions d’articles : le 30 novembre 2023

▪ Notification d’acceptation des contributions : le 10 décembre 2023

▪ Publication : le 1er novembre 2024

Veuillez noter que toutes les contributions seront soumises à un processus d’évaluation par des pairs (en double aveugle) pour garantir la qualité et l’intégrité de la publication. Pour toute demande de renseignements ou précisions, veuillez contacter l’équipe JAS au journalofamazighstudies@gmail.com. Les manuscrits soumis ne doivent pas avoir été publiés antérieurement ni être à l’étude ou publiés ailleurs pendant leur évaluation pour cette revue.

L’équipe de JAS

Références

Acheraïou, Amar. “Hybridity Discourse and Neoliberalism/Neoliberalism.” Questioning 

Hybridity, Postcolonialism and Globalism. London, 2011.

Bakhtin, Mikhail M. The Dialogic Imagination. Four Essays. Austin, 1981.

Bhabha, Homi. The Location of Culture. New York, 2004.

Chaker, Salem. “Tamazight language and linguistic hybridity.” The Berbers and Linguistic 

Contact: Linguistic and Sociohistorical Perspectives, edited by Mohamed Lahrouchi,

Routledge, 2019, pp. 119-132.

Fassi Fehri, Abdelkader. “Hybridity in Moroccan Tamazight: borrowing, code-switching, and

code-mixing.” The Oxford Handbook of Arabic Linguistics, edited by Jonathan Owens,

Oxford University Press, 2013, pp. 530-548.

Haddad, Youssef. “Tamazight literature and cultural hybridity.” Contemporary Amazigh 

Literature: Transnational Perspectives, edited by Laura Rice and Salem Chaker, Indiana

University Press, 2012, pp. 135-153.

Idaougnidif, Moha Ennaji. “Tamazight language and cultural hybridity in the Moroccan

context.” Journal of Multilingual and Multicultural Development 38, no. 6, 2017, pp.

547-562.

Lahrouchi, Mohamed. Language contact and language shift in Moroccan Tamazight. Brill, 2017.

Lunga, Violet. “Mapping African Postcoloniality: Linguistic and Cultural Spaces of Hybridity.”

Perspectives on Global Development and Technology, 2004.

Marzouki, Abdelhak. “The politics of hybridity in Tamazight literature.” Literary Interactions in 

the Modern Mediterranean: Spain and Maghreb, edited by Liesbeth Minnaard and An van Raemdonck, Brill, 2017. pp. 71-85

Ouali, Hamid. “Hybridity, multiculturalism, and the renaissance of Tamazight language and

culture in North Africa.” Middle East Journal of Culture and Communication 5, no. 1,

2012, pp. 100-115.

Rachik, Hassan. “Tamazight language and cultural hybridity: The case of the Middle Atlas

region in Morocco.” International Journal of Sociology and Anthropology 3, no. 9, 2011,

  1. 399-409.

Sadiqi, Fatima. “Hybridity and linguistic creativity in Moroccan feminist discourse.”

International Journal of the Sociology of Language 201, no. 1, 2010, pp. 49-66.

La liste ci-dessus est une bibliographie sommaire et préliminaire. Il revient à chaque auteur/autrice d’utiliser d’autres sources liées aux intérêts et recherches spécifiques de chacun.e.

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Call for Submissions for Journal of Amazigh Studies, Volume # 3.

Hybridity and What It Means for Amazigh Language, Culture, and Literature

 

 

 

North Africa, or Tamazgha, is a territorial and social space shaped by centuries of invasions, colonization, and other contacts (trade, etc.) that have influenced indigenous peoples’ cultures and languages. The Amazigh populations resisted but also adapted, and today’s North Africa is a dynamic zone of linguistic, literary, and cultural intersection. And yet there is resistance with the preservation of the Amazigh languages and cultures as well as political moves to protect the integrity and interests of the Amazigh communities.

Drawing on the Bakhtinian notions of hybridization and mediated by American and European political ideology, scholars in the West and Africa, such as African Studies scholar Bridget Violet Lunga’s (2004), conceive hybridity as a strategy of survival or as a tool for emancipation and even resistance. Thus, hybridity has a positive resonance that of liberal Western conceptions of communities and heterogeneity, while indigenous resistance suggests “essentialism” and something exclusive and even racist. Others, such as Amar Acheraïou, see the limits or dangers of the hybridity discourse and its potential for co-optation for oppressive uses.

Put in the Amazigh context, resistance and hybridization are both constants, always there, whether with the interplay between tradition and innovation or local and global influences. With the dynamic nature of hybridity and the threat it poses to the very idea and lived reality of the Amazigh people in mind (for hybridity poses a threat to, say, the continuation of the Tamazight language as a spoken language—not a language of the museum or anthropological showcase), we are excited to announce a call for submissions on hybridity and the Amazigh language, literature, and culture. We invite scholars, researchers, and writers to explore the multifaceted notion of hybridity—critical and affirmative—concerning the Amazigh situation.

Potential areas of exploration may include, but are not limited to, the following:

Language:

  • Code-switching and language borrowing
  • Pedagogy. Trans-languaging
  • Language contact and conflict. The loss of the language in some Amazigh contexts
  • The influence of other languages on Tamazight syntax, vocabulary, pronunciation, and vice versa.
  • Multilingualism and its impact on Tamazight language use.

Culture:

  • Hybrid narratives in folklore, mythology, and oral productions.
  • Religious syncretism
  • Encounter between colonial and indigenous languages and culture (intersection, tensions, resistances, etc.)
  • Digital culture, Amazigh youth (in North Africa and the diaspora)

Literature:

  • Influence of Western and Eastern literary genres and techniques on Amazigh literature.
  • Portrayal of diversity and hybridity in Amazigh culture and literature.
  • Adaptations and translations of Amazigh literary works into other languages.
  • Hybridity in Amazigh literature, intertextuality, etc.
  • Amazigh literature in other languages (Spanish, English, Arabic, French, Italian, German, Dutch, etc.)
  • Metanarrative and reflection on Amazigh literature and culture.
  • The Francophone and Anglophone readership for novels about Imazighen and Tamazgha

Politics and Philosophy

  • Hybridity and indigenous resistance
  • Hybridity in North Africa and Global Capitalism
  • The notion of indigeneity vs. hybridity

We welcome submissions in various formats, including research papers, critical essays, creative writing pieces, translations, and comparative studies. All submissions should present original work and contribute to a more profound, and complex understanding of hybridity within the Amazigh world.

Submission Guidelines:

  • Submissions should be written in either Tamazight, English, or French.
  • Include an abstract of no more than 500 words (or one page) and a brief biography with full name, email address, and affiliation.
  • Manuscripts should follow academic MLA 9th edition writing styles.
  • Word count for research papers and critical essays: 6,000 – 10,000 words.
  • Submissions must be sent as a Word document to journalofamazighstudies@gmail.com

by November 20, 2023.

Important Dates:

  • Submission deadline: November 30, 2023
  • Notification of acceptance: December 10, 2023
  • Publication: November 1st, 2024

Please note that all submissions will undergo a blind peer-review process to ensure the quality and integrity of the publication.

For any inquiries or clarifications, please contact the JAS team at journalofamazighstudies@gmail.com

The JAS Team

 

 

References

Acheraïou, Amar, “Hybridity Discourse and Neoliberalism/Neocolonialism.” Questioning Hybridity, Postcolonialism and Globalism. London, 2011.

Bakhtin, Mikhail M. The Dialogic Imagination. Four Essays. Austin, 1981.

Bhabha, Homi. The Location of Culture. New York, 2004.

Chaker, Salem. “Tamazight language and linguistic hybridity.” The Berbers and Linguistic Contact: Linguistic and Sociohistorical Perspectives, edited by Mohamed Lahrouchi, Routledge, 2019, pp. 119-132.

Fassi Fehri, Abdelkader. “Hybridity in Moroccan Tamazight: borrowing, code-switching, and code-mixing.” The Oxford Handbook of Arabic Linguistics, edited by Jonathan Owens, Oxford University Press, 2013, pp. 530-548.

Haddad, Youssef. “Tamazight literature and cultural hybridity.” Contemporary Amazigh Literature: Transnational Perspectives, edited by Laura Rice and Salem Chaker, Indiana University Press, 2012, pp. 135-153.

Idaougnidif, Moha Ennaji. “Tamazight language and cultural hybridity in the Moroccan context.” Journal of Multilingual and Multicultural Development 38, no. 6, 2017, pp. 547-562.

Lahrouchi, Mohamed. Language contact and language shift in Moroccan Tamazight. Brill, 2017.

Lunga, Violet. “Mapping African Postcoloniality: Linguistic and Cultural Spaces of Hybridity.” Perspectives on Global Development and Technology, 2004.

Marzouki, Abdelhak. “The politics of hybridity in Tamazight literature.” Literary Interactions in the Modern Mediterranean: Spain and Maghreb, edited by Liesbeth Minnaard and An van Raemdonck, Brill, 2017. pp. 71-85

Ouali, Hamid. “Hybridity, multiculturalism, and the renaissance of Tamazight language and culture in North Africa.” Middle East Journal of Culture and Communication 5, no. 1, 2012, pp. 100-115.

Rachik, Hassan. “Tamazight language and cultural hybridity: The case of the Middle Atlas region in Morocco.” International Journal of Sociology and Anthropology 3, no. 9, 2011, pp. 399-409.

Sadiqi, Fatima. “Hybridity and linguistic creativity in Moroccan feminist discourse.” International Journal of the Sociology of Language 201, no. 1, 2010, pp. 49-66.

Please note that this is a preliminary bibliography, and you may want to explore additional sources based on your specific research, focus, and interests.

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ⴰⵍⴰⵖⵉ  ⵓⵙⵔⵓⵙ  ⵜⵙⵖⵓⵏⵜ  ⵜⵖⵓⵔⵉⵡⵉⵏ  ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵜⴰⴳⵣⵣⵓⵎ #3

ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ  ⵜⴰⵎⴰⵎⴽⵜ ⵏⵏⵙ  ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜⵜⵓⵙⵙⵏⴰⵜⴰⵙⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ

ⵉⵥⵥⵍⵎⴹ ⵏ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ ⵏⵉⵖ ⵜⴰⵎⴰⵣⵖⴰ, ⴷ ⴰⴽⴰⵍ ⴷ ⵓⵙⴰⵢⵔⵓⵔ ⴰⵏⴰⵎⵓⵏ ⵍⵍⵉ ⵉⵜⵜⵡⴰⴳⵏ ⵙ ⵜⵙⵓⵜⵉⵏ ⵏ ⵓⵏⴱⴰⵣ, ⴰⵙⴷⵓⵔⵔⵉ, ⴰⵡⴰⴹⵏ ⵢⴰⴹⵏⵉⵏ (ⴰⵎ ⵜⴰⵙⴱⴱⴰⴱⵜ ⴷ ⵡⵉⵢⵢⴰⴹ.) ⵍⵍⵉ ⵢⵉⴹⵚⵏ ⵅⴼ, ⵜⵓⵙⵙⵏⵉⵡⵏ, ⴷ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⵉⵎⴰⴷⴰⵏⵏ ⵉⵎⵣⵡⵓⵔⴰ . ⴱⴷⴷⵏ  ⵉⴳⴷⵓⴷⵏ  ⵉⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵏ ⵎⴰⵛⴰ ⴰⵡⴷ ⵏⵏⵉⵎⵏ;  ⵉⵥⵥⵍⵎⴹ ⵏ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ ⵏ ⵖⵉⵍⴰ ⵉⴳⴰ  ⵢⴰⵜ ⵜⵎⵏⴰⴹⵜ ⵉⵄⵚⵚⵎⵏ ⵏ  ⵓⵎⴰⴳⵔ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⴷ ⵜⵓⵙⵙⵏⵉⵡⵉⵏ ⴷ ⵜⵙⴽⵍⴰ. ⵎⴰⵛⴰ ⵜⵍⵍⴰ ⵜⴱⴷⴷⵉ ⴰⴽⴷ ⵓⴼⵔⴰⴳ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⴷ ⵜⵓⵙⵙⵏⵉⵡⵉⵏ ⵏ ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵜ ⴰⵡⴷ  ⵉⵎⵓⵙⵙⵓⵜⵏ ⵉⵙⵔⵜⴰⵏ ⴱⴰⵛⴰ ⴰⴷ ⵃⴹⵓⵏ ⵜⴰⵎⵓⵏⵜ ⴷ ⵉⵚⴰⵃⴰⵜⵏ   ⵜⵎⴳⵔⴰⵡⵉⵏ ⵏ ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵏ.

ⵙ ⵜⵙⵙⵍⵜ ⵅⴼ ⵜⵡⵏⴳⵉⵎⵉⵏ ⵏ ⴱⴰⵅⵜⵉⵏ ⵅⴼ ⵜⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⵙ ⵓⵏⴳⵔⴰⵏ ⵏ ⵜⵢⴷⵢⵓⵍⵓⵊⵉⵜ ⵜⴰⵙⵔⵜⴰⵏⵜ ⵏ ⵓⵕⵓⴱⴱⴰ ⴷ ⵎⵉⵔⵉⴽⴰⵏ, ⵙⵡⵉⵏⴳⵎⵏ ⵉⵎⵔⵣⵓⵜⵏ ⵏ ⵓⴷⴰⵔⴰⵎ ⴷ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ, ⴰⵎ ⵜⴰⵎⵔⵣⵓⵜ ⵏ ⵜⵖⵓⵔⵉⵡⵉⵏ ⵏ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ ⴱⵔⵉⴷⵊⵉⵜ ⴼⴰⵢⵓⵍⵉⵜ ⵍⵓⵏⴳⴰ (2004), ⵎⴰⵙ ⵜⴳⴰ ⵜⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⵢⴰⵜ ⵜⵙⵜⵔⴰⵜⵉⵊⵉⵜ ⵏ ⵓⵙⵉⴷⵔ ⴷ ⵉⵎⵉⵙ ⵏ ⵜⴷⵔⴼⵉ ⴰⵡⴷ ⵜⵉⴱⴷⴷⵉ. ⵙ ⵎⴽⴰⴷ, ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⴷⴰⵔⵙ ⵢⴰⵜ ⵜⵎⴰⵎⴽⵜ ⵜⵓⵎⵏⵉⴳⵜ ⵍⵍⵉ ⵉⴳⴰⵏ ⵉⵔⵎⵎⵓⵙⵏ ⵉⴷⵔⵎⴰⵏⵏ ⵉⵍⵉⴱⵔⴰⵍⵉⵏ ⵏ ⵜⵎⴳⵔⴰⵡⵉⵏ ⴷ ⵜⵎⴰⵏⴰⵡⵜ, ⴽⵓⴷ ⵜⴰⵏⵣⴱⴰⵢⵜ ⵏ ⵉⵎⴰⴷⴰⵏⵏ ⵉⵎⵣⵡⵓⵔⴰ ⴷⴰ ⵜⵎⵎⴰⵍ  « ⵜⴰⵡⵏⴰ ⵅⴼ ⵜⵓⵎⴰⵙⵜ »  ⴷ ⴽⵔⴰ ⵏ ⵜⵖⴰⵡⵙⴰ ⵏ ⵓⵙⵉⴳⴳⵯⵊ ⵏⵉⵖ ⴰⴽⴽⵯ ⵜⴰⵙⵙⴰⵥⵓⵕⵜ. ⵉⵎⵔⵣⵣⵜⵏ ⵡⵉⵢⵢⴰⴹ ⴰⵎ ⴰⵎⴰⵕ ⴰⵛⵔⴰⵢⵢⵓ  ⴷⴰ ⵜⵜⴰⵏⵏⴰⵢⵏ  ⵉⵡⵜⵜⴰ ⵏⵉⵖ ⵉⵎⵉⵣⴰⵏ ⵏ ⵉⵏⴰⵡ ⵏ ⵜⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⴷ ⵜⵥⵥⵉⴹⵔⴰ ⵏ ⵓⵙⴰⴳⵍⴰ ⵏⵏⵙ ⵉ ⵓⵡⵜⵜⴰⵙ ⵏ ⵓⴷⴰⴳⴰⵣ.

ⴽⵓⴷ ⵏⵙⵔⵙ ⵜⴰⴱⴷⴷⵉ  ⴷ ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ  ⴳ ⵡⴰⵏⵏⴰⴹ ⴰⵎⴰⵣⵉⵖ ⴷⴰ ⵜⵏ ⵏⵜⵜⴰⴼⴰ ⵣⴳⴰⵏⵜ, ⵍⵍⴰⵏⵜ ⴱⴷⴷⴰ, ⵙⵡⴰ ⴳ ⵜⵎⵢⴰⵖⵜ ⵏⴳⵔ ⵜⴰⵡⵔⴳⵍⴰⵜ ⴷ ⵉⵙⵍⵍⵡⵉ ⵏⵉⵖ ⵉⴹⵉⵚⵏ ⵏ ⵓⴷⵖⵔ ⴷ ⵡⵉⵏ ⵓⵎⴰⴹⵍⴰ. ⴱⵍⴰ  ⵏⵜⵜⴻⵜⵜⵓ  ⴰⴷⵔⵉⵣ ⴰⴷⵉⵏⴰⵎⵉⴽ  ⵏ ⵜⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⴷ ⵓⵙⴷⵉⴷⴷⵉ ⴷⴰ ⵜⵙⵙⵎⵏⵉⴷ ⴷⴰⵜ ⵜⴰⵡⵏⴳⵉⵎⵜ ⴷ ⵜⵉⵍⴰⵡⵜ ⵏ ⵜⵓⴷⵔⵜ ⵏ ⵉⵎⴰⵣⵖⵏ ( ⴰⵛⴽⵓ ⵜⴰⵛⵔⴷⵡⴰⵏⵜ ⵜⴳⴰ, ⴰⴷ ⵏⵉⵏⵉ, ⵜⴰⵙⵓⵍⵜ  ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ ⴰⵎ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⴷⴰ ⵏⵙⴰⵡⴰⵍ—ⵓⵔ ⴷ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⵏ ⵓⵙⴰⵍⴰⵢ ⵏⵉⵖ ⴰⴼⵙⴰⵔ ⵏ ⵜⵙⵏⴼⴳⴰⵏⵜ/ⵜⴰⵏⵟⵕⵓⴱⵓⵍⵓⵊⵉⵜ), ⵉⵙⵙⵓⵙⵎ ⴰⵖ ⴰⴷ ⵏⵙⵙⵎⵉⵔ ⴰⵍⴰⵖⵉ ⵃⵎⴰ ⴰⴷ ⵜⵙⵔⵙⵎ ⵜⴰⴷⵔⴰⵡⵜ ⵏⵡⵏ ⵅⴼ ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⴷ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ, ⵜⴰⵙⴽⵍⴰ ⴷ ⵜⵓⵙⵙⵏⴰ. ⴷⴰ ⵏⴰⵇⵇⵔⴰ ⵉ ⵉⵎⴰⵙⵙⴰⵏⵏ, ⵉⵎⵔⵣⵓⵜⵏ ⴷ ⵉⵎⴰⵔⴰⵏ ⴰⴼⴰⴷ ⴰⴷ ⵔⵣⵓⵏ ⴳ ⵜⴰⵡⵏⴳⵉⵎⵜ ⵜⴰⵎⵏⴰⴷⵎⴰⵡⵜ ⴷⴰ ⵉⵣⵖⵏⵏ ⵏⵉⵖ ⵉⵜⵜⵏⴰⵍⵏ ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ ⴳ ⵜⴰⵣⴷⴰⵢⵜ ⵏⵏⵙ ⴷ ⵡⴰⴷⴷⴰⴷ ⵏ ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵏ.

ⵉⴳⵔⴰⵏ ⵉⵎⵉⵍⵉⵜⵏ ⵏ ⵓⵔⵣⵣⵓ:

ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ

  • ⴰⴷⵡⴰⵍ ⵏ ⵉⵏⵉⴳⵍ (ⴰⵙⵏⴼⵍ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ) ⴷ  ⵜⵎⵣⵣⵉⵜ
  • ⵜⴰⴱⵉⴷⴰⴳⵓⵊⵉⵢⵜ. ⵜⴰⵏⴹⵡⴰ ⴳⵔ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ
  • ⴰⵡⴰⴹ ⴷ ⵓⵎⵏⵣⴰⵖ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ. ⵉⵕⵥⵉ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⴳ ⴽⵔⴰ ⵏ ⵉⵎⵏⴹⵏ ⵏ ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵏ
  • ⵜⵓⵙⵓⵔⵜ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⵏⵏⵉⴹⵏ ⵅⴼ ⵜⵙⴷⴷⴰⵙⵜ , ⴰⵎⴰⵡⴰⵍ , ⴰⵙⵜⵓⵜⵍ ⴰⵎⴰⵣⵉⵖ ⴷ ⵎⴳⴰⵍ ⵏⵏⵙ
  • ⵜⴰⴳⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⴷ ⵜⵓⵙⵓⵔⵜ ⵏⵏⵙ  ⵅⴼ ⵓⵙⵎⵔⵙ ⵏ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵜ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ

ⵜⴰⴷⵍⵙⴰ

  • ⵜⴰⵍⵍⴰⵙⵉⵏ ⵜⵉⵛⵔⴷⴰⵏⵉⵏ ⴳ ⵜⵓⵙⵙⵏⵎⴰⵉⵢⵜ ⴷ ⵓⴼⴰⵔⵙ ⴰⵎⵉⵡⴰⵏ
  • ⴰⵎⵙⴰⵙⴰ ⴰⵙⴳⴷⴰⵏ
  • ⴰⵎⵍⴰⵍⴰ  ⵏⴳⵔ  ⵜⵓⵜⵍⵢⵉⵏ ⴷ ⵜⴷⵍⵙⴰ  ⵏ ⵓⵎⴷⵔⵔⵓⵢ ⴷ ⵡⵉⵏ ⵉⵎⵣⴷⴰⵖⵏ ⵉⵎⵣⵡⵓⵔⴰ (ⴰⵎⵢⴰⴱⴱⴰⵢ, ⵉⵎⵏⵣⴰⵖⵉⵏ, ⵜⴰⵏⵣⴱⴰⵢⵜ …)
  • ⵜⴰⴷⵍⵙⴰ ⵜⴰⵎⵓⵟⵟⵓⵏⵜ , ⵜⵉⵎⵥⵉ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ (ⴳ ⵉⵥⵥⵍⵎⴷ ⵏ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ ⴷ ⴱⵕⵕⴰ)

ⵜⴰⵙⴽⵍⴰ:

  • ⵉⴹⵉⵚⵏ ⵉⵏⵡⵏ ⵉⵙⴽⵍⴰⵏⵏ ⴷ ⵓⵜⵉⵇⵏⵉ ⵏ ⵓⴷⴰⵔⴰⵎ ⴷ ⵢⵉⵎⵉⵏⴳ ⵅⴼ ⵜⵙⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ.
  • ⴰⴳⵍⴰⵎⵏ ⵓⵎⵢⴰⵏⴰⵡ ⴷ ⵜⴰⵛⵔⴷⵡⵏⵜ ⴳ  ⵜⴷⵍⵙⴰ ⴷ ⵜⵙⴽⵍⴰ ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵜ
  • ⵜⵉⵏⴰⵎⵉⵜⵉⵏⴷ ⵉⵙⵓⵖⵍⵏ ⵏ ⵉⴼⴰⵔⵙⵏ ⵏ ⵜⵙⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ ⵖⵔ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⵏⵏⵉⴹⵏ
  • ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜⴳ ⵜⵙⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ, ⵜⴰⵏⴳⵔⴹⵕⵉⵚⵜ
  • ⵜⴰⵙⴽⵍⴰⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ ⴳ ⵜⵓⵜⵍⴰⵢⵉⵏ ⵏⵏⵉⴹⵏ (ⵜⴰⵚⴱⵏⵢⵓⵍⵜ, ⵜⴰⵏⴳⵍⵉⵣⵜ, ⵜⴰⵄⵔⴰⴱⵜ,  ⵜⴰⴼⵕⴰⵏⵚⵉⵚⵜ, ⵜⴰⵟⴰⵍⵢⴰⵏⵉⵜ, ⵜⴰⵍⵉⵎⴰⵏⵉⵜ, ⵜⴰⵀⵓⵍⴰⵏⴹⵉⵜ)
  • ⴰⵅⴼⴰⵎⴰⵍⵍⴰⵙⴷ ⵓⵙⵡⵉⵏⴳⵎ ⵅⴼ ⵜⴰⴷⵍⵙⴰ ⴷ ⵜⵙⴽⵍⴰ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ
  • ⵜⵉⵖⵔⵉⵜⴰⴼⵕⴰⵏⵙⵍⵉⵜ ⴷ ⵜⴰⵏⴳⵍⵉⵙⵍⵉⵜ ⵉ ⵓⵏⴳⴰⵍⵏ ⵅⴼ ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵏ ⴷ ⵜⵎⴰⵣⵖⴰ

ⵜⵉⵙⵔⵜⴰⵢ  ⵜⴼⵍⵙⴰⴼⵜ

Ø ⵜⴰⵛⵔⴷⵡⵏⵜ ⴷ ⵓⴱⴷⴷⵉ ⵏ ⵉⵎⵣⵡⵓⵔⴰ

Ø ⵜⴰⵛⵔⴷⵡⵏⵜ ⴳ ⵓⴳⴰⴼⴰ ⵏ ⴰⴼⵔⵉⵇⵢⴰ ⴷ ⵜⵉⴷⴷⵓⴳⵔⴰ ⵜⴰⵎⴰⴹⵍⴰⵏⵜ

Ø ⴰⵔⵎⵎⵓⵙ ⵏ ⵉⵎⵣⵡⵓⵔⴰ ⵎⴳⴰⵍ ⵜⴰⵛⵔⴷⴰⵡⵏⵜ

ⴷⴰ ⵏⵙⵏⴱⴳⵉ  ⵜⵉⵖⵍⴰⴼⵉⵏ  ⵏⵡⵏ ⴳ ⵜⵡⵉⵍⴰ ⵉⵎⵢⴰⵏⴰⵡⵏ , ⴷⵉⴳⵙⵏ ⵉⵔⵣⵣⵓⵜⵏ , ⵉⵎⴳⵔⴰⴷⵏ ,ⵉⵙⵏⴼⵍⵓⵍⵏ  ⵏ ⵜⵉⵔⵔⴰ , ⵜⵉⵙⵓⵖⴰⵍ, ⵜⵉⵖⵓⵔⵉⵡⵉⵏ ⵜⵉⵙⵎⵣⴰⵣⴰⵍⵉⵏ. ⵎⴰⵕⵕⴰ ⵜⵉⵖⵍⴰⴼⵉⵏ ⵏⵏⵡⵏ ⵉⵇⵇⵏ ⴷ ⴰⴷ ⵎⵍⵏⵜ ⵜⴰⵡⵓⵔⵉ ⵜⴰⵙⵔⵉⵡⵜ ⴷ ⴰⴷ ⴷⵔⵓⵏⵜ ⴳ ⵓⵔⵎⴰⵙ ⴰⵔⴰⴼⵔⴰⵔ ⵉⴷⵔⴰⵏ ⵏ ⵜⵛⵔⴷⴰⵡⵜ ⴳ ⵓⵎⴰⴹⴰⵍ ⴰⵎⴰⵣⵉⵖ.

ⵉⵙⴱⴷⴰⴷⵏ ⵏ ⵓⵙⵔⵓⵙ:

  • ⵉⵇⵇⴰⵏ ⴷ ⴰⴷ ⵜⵜⵢⴰⵔⴰⵏ ⵉⵔⵣⵣⵓⵜⵏ  ⵙ ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵜ, ⵜⴰⵏⴳⵍⵉⵣⵜ ⵏⵉⵖ ⵜⴰⴼⵔⴰⵏⵚⵉⵚⵜ .
  • ⵙⵙⵓⵎⵓⵏ  ⵢⴰⵜ ⵜⴳⴹⵡⵉⵜ ⵏ 500 ⵏ ⵜⴳⵓⵔⵉⵡⵉⵏ  (ⵏⵉⵖ ⵢⴰⵜ ⵜⵙⵏⴰ) ⴷ ⵢⴰⵜ ⵜⵔⵉⴷⵉⵔⵜ ⵜⵓⴳⵣⵉⵍⵜ ⴷⵉⴳⵙ ⵉⵙⵎ ⴷ ⵡⴰⵏⵙⴰ ⴰⵍⵉⴽⵟⵕⵓⵏⵉ ⴷ ⵜⵎⵔⵙⵍⵜ
  • ⵉⵇⵇⴰⵏ ⴷ ⴰⴷ ⵜⴹⴼⴰⵕ ⵜⵉⵔⵔⴰ ⵉⵍⵓⴳⵏ ⵏ ⵜⵎⴰⵎⴽⵜ MLA  ⵓⵟⵟⵓⵏ ⵡⵉⵙⵙ 9
  • ⵓⵟⵟⵓⵏ ⵏ ⵜⴳⵓⵔⵉⵡⵉⵏ  ⵏ ⵓⵎⴳⵔⴰⴷ ⴷ ⵓⵔⵣⵣⵓ : 6000-10000 ⵏ ⵜⴳⵓⵔⵉⵡⵉⵏ

Ø  ⵉⵇⵇⴰⵏ ⴷ ⴰⴷ ⵉⴳ ⵡⴰⵣⴰⵏ ⵏ ⵡⴰⵔⵔⴰ ⴳ ⵜⵡⵉⵍⴰ ⵏ Word ⵉ  journalofamazighstudies@gmail.com

ⴰⴽⴷ 20  ⵏⵓⵡⵏⴱⵉⵔ 2023.

ⵉⵙⴰⴽⵓⴷⵏ ⵉⵏⴼⵔⴰⵔⵏ:

  • ⴰⵣⵎⵣ ⴰⵎⴳⴳⴰⵔⵓ ⵏ ⵓⵙⵔⵓⵙ: 20 ⵏⵡⴰⵏⴱⵉⵔ 2023
  • ⴰⵙⴼⵔⴰⵢ ⵙ ⵡⴰⵎⴰⵥ: 30 ⵏⵡⴰⵏⴱⵉⵔ 2023
  • ⵜⴰⵥⵔⵉⴳⵜ: 1 ⵏⵡⴰⵏⴱⵉⵔ 2024

ⴰⴷ ⵏⵙⵙⴽⵜⵉ ⵎⴰⵙ ⴰⴽⴽⵯ ⵉⵔⵣⵣⵓⵜⵏ ⵔⴰⴷ ⵉⵍⵉⵏ ⴳ ⵓⵣⵣⵔⴰⵢ ⴰⵎⵣⴷⴰⴳ ⵃⵎⴰ ⴰⴷ ⵏⴼⵔⴳ ⵓⵖⵓⴷ ⵏ ⵜⵥⵔⵉⴳⵜ ⵉ ⵉⵔⵣⵣⵓⵜⵏ

ⵉⵇⵙⵉⵜⵏ ⵏⵉⵖ ⵓⴳⴰⵔ ⵉⵙⵉⵙⴼⵉⵡⵏ, ⵏⵢⴰⵍⴽⴰⵎⴰⵜ ⴷ ⵜⴰⵔⴰⴱⵓ ⵏ ⵜⵙⵖⵓⵏⵜ ⵏ ⵜⵖⵓⵔⵉⵡⵉⵏ  ⵜⵎⴰⵣⵉⵖⵉⵏ ⴳ journalofamazighstudies@gmail.com

ⵜⴰⵔⴰⴱⴱⵓⵜ ⵏ ⵜⵙⵖⵓⵏⵜ ⵏ ⵜⵖⵓⵔⵉⵡⵉⵏ ⵜⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵉⵏ

1.5 Appel: Colloque “Les identités queer et trans* dans le monde francophone”

Les identités queer et trans* dans le monde francophone

Colloque

25 avril 2024

Université Mount Royal, Calgary, Canada

Date limite: 31 décembre 2023

Comité d’organisation : Justine Huet et Antoine Eche

Comité scientifique : Dr. Romain Chareyron (Université de la Saskatchewan), Dr. Jeffrey Klassen (Université de la Saskatchewan), Dr. Marie-Andrée Bergeron (Université de Calgary et Dr Laurel Iber (Oberlin College)

Conférencier·x invité·x: Sam Bourcier (Université de Lille)

La transidentité et le queer sont actuellement des sujets particulièrement sensibles, exigeant une approche multidimensionnelle tout en respectant la vulnérabilité des personnes concernées. Comme le notent Arnaud Alessandrin et Karine Espineira “[l]a transidentité […] est un puzzle d’expériences et de scènes d’observation contradictoires […]” (2015: 76), soulignant ainsi le caractère multiple, subjectif et contrasté du vécu des personnes trans*. Il découle d’un tel constat que les parcours de vie queer et trans* englobent une vaste gamme de créations littéraires, artistiques et médiatiques, reflétant des expériences à la fois corporelles et spirituelles. L’interprétation de ces artefacts culturels varie d’un pays francophone à l’autre, influencée par leurs positions géopolitiques distinctes et leurs histoires uniques. Nous souhaitons préciser ici que nous utilisons les termes “queer” et “trans*” pour nous référer aux personnes transsexuelles, genderqueer, intersexuelles, ainsi qu’à tout individu ne se conformant pas aux constructions binaires de genre, à la cisnormativité ou à l’hétéronormativité.

De plus, la question du pouvoir, du privilège, des inégalités économiques, de l’opposition à la formation de communautés, ainsi que l’appropriation du terme “woke” par la blanchité, tant progressiste que conservatrice, suivie de son utilisation ultérieure pour fragiliser les communautés queer et trans*, complexifient l’ensemble des débats sur les enjeux centraux des études queer et trans*. Comme le constate Ashley Mog, “Les études transgenres, tout comme les études sur le handicap, s’intéressent aux expériences corporelles vécues par les personnes qui ne correspondent pas aux normes de genre hégémoniques et à la manière dont ces personnes négocient des expériences corporelles qui se heurtent à des barrières sociétales qui ne privilégient que certains corps” (2008 – nous traduisons). Il nous apparaît donc essentiel d’adopter une approche transversale qui intègre l’apport des discours activistes (féministes, anti-capacitistes) dans le domaine de la création artistique.

L’objectif premier de cette conférence est de cultiver un espace propice à l’échange et à l’écoute, dans le but de mettre en valeur les différentes représentations culturelles des réalités queer et trans* dans le monde francophone. Nous cherchons ainsi à faciliter un dialogue riche et éclairant entre diverses approches, disciplines et régions francophones. Cette démarche vise à mieux comprendre les expériences des individus queer et trans*, ainsi que l’influence du contexte politique, socioéconomique et culturel dans le processus de création.

Les participant·x sont invité·x à soumettre des propositions de communications qui explorent les aspects suivants, sans s’y limiter :

  • Les expériences queer et trans* dans des contextes géopolitiques variés;
  • Les enjeux de pouvoir, de privilège et d’inégalités économiques au sein des communautés queer et trans*;
  • L’analyse des réactions sociétales aux mouvements « woke » et aux discours activistes;
  • L’importance des perspectives féministes et anti-capacitistes dans les études queer et trans*;
  • La contribution des arts, de la littérature et des médias à la compréhension des identités queer et trans*.

Références

Alessandrin, Arnaud et Karine Espineira. Sociologie de la transphobie, Pessac: Maison des sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2015.

Mog, Ashley. “Threads of Commonality in Transgender and Disability Studies,” Disability Studies Quarterly, 28:4, 2008. https://dsq-sds.org/index.php/dsq/article/view/152/152

Les propositions de communications accompagnées d’un bref CV devront être envoyées à: Antoine Eche (aeche@mtroyal.ca) et Justine Huet (jhuet@mtroyal.ca) avant le 31 décembre 2023.

Cette conférence se déroulera sur le territoire du traité numéro sept, patrie des Niitsítapi, Tsuut’ina, Ĩyãħé Nakón mąkóce, Mitchifs et Očhéthi. Sur ce territoire, le français constitue une langue coloniale et une langue officielle en contexte minoritaire.

1.6 Graduate Conference “Violence” University of South Carolina – Feb. 2–3, 2024

6th Annual “Cultural Carolina” Graduate Student Conference

Languages, Literatures and Cultures’ Graduate Student Association (LLCGSA)

Department of Languages, Literatures and Cultures

UNIVERSITY OF SOUTH CAROLINA

“VIOLENCE” (February 2nd-3rd, 2024)

Call for Papers – Deadline: November 26, 2023

Violence surrounds us, sometimes visibly (in times of conflict and wars, directly or mediated through images), and sometimes invisibly, as part of a statistic. With the increasingly extremist rhetoric on parts of the US political spectrum, the so-called “culture wars,” violent hate crimes against LGBTQ+ people have surged in recent years. During the COVID-19 pandemic, Pacific-Asians and Asian-Americans were targeted because of xenophobia and conspiracy theories. Similarly, the Black Lives Matter protests of 2020 were met with violent responses from authorities. Additionally, mass and school shootings hit an all-time high for two years in a row between 2021 and 2022. It seems that violence has been a part of America since its inception, the forceful appropriation of land and displacement of Native Americans, which also applies to other regions of the world – the expansionist histories of the British, French, Spanish, etc. Literature, from the very beginning, has engaged with these states of violence.

This conference encourages participants to think about these topics from the greatest range of perspectives possible and across disciplines such as literature, linguistics, languages, history, music, women’s & gender studies, cultural studies, sociology, biology, psychology, philosophy, etc.

Topics that papers might consider, but are not limited to, include:

  • Linguistic violence
  • Femicide, violence against women
  • Protest Movements, violent activism or violence against activism
  • Violence through “Culture Wars”
  • Psychological violence
  • Colonial and imperial violence
  • Violence against Queer communities
  • Structural violence
  • Representation of violence in the media landscape
  • Racial violence
  • Environmental violence
  • Cultural violence, appropriation, notions of property and theft
  • Economic and class violence

If you would like to participate in the conference, please fill out the following Submission form, where you will be able to paste your 250-word abstract by November 26, 2023. Please send questions and inquiries to llcgsa.uofsc@gmail.com. For panels, please submit a 250-word abstract for the panel and an abstract for each paper in the panel. Papers will be accepted in English only. If you plan to travel to the conference and need a place to stay, LLCGSA offers limited spots for accommodation.

1.7 9th SCS Postgraduate Conference reminder

Date: Thursday 18th April- Friday 19th April 2024
Venue: University of Warwick, Coventry, United Kingdom, CV4 7AL
DEADLINE FOR ABSTRACT SUBMISSION: Friday 15th December 2023
The Society for Caribbean Studies’ Postgraduate Network invites
submissions of abstracts of no more than 250 words for research papers
or posters on the Hispanic, Francophone, Dutch and Anglophone Caribbean
and their diasporas, for its annual postgraduate conference. We welcome
abstracts from postgraduates at various academic disciplines and stages
of their degree, whose research concerns any aspect of Caribbean
Studies. We also welcome proposals for complete panels, which should
consist of a minimum of 3 and a maximum of 4 presenters.
Presenters selected for the conference will be invited to register free
of charge and to give a 15-minute presentation. Abstracts of 250 words
should be submitted by email (see details below) along with a bio of no
more than 150 words, with the subject heading “SCS Postgraduate
Conference” .  Proposals received after the deadline will not be
considered.
Please note that though conference attendance is free, if you are not a
member of the Society for Caribbean Studies, you will be expected to
apply for membership and pay the membership fee of £15.00 prior to
presenting at the conference. Details on how to apply can be found on
our website:http://community-languages.org.uk/scs/about/join/
<http://community-languages.org.uk/scs/about/join/>   For current
members, please ensure that your membership is up-to-date prior to the
conference.
We are open to receiving abstracts and bios presented in languages other
than English (e.g. French and/or Spanish) but please note that English
translations should also be submitted, and it will be the responsibility
of the presenter to ensure that English translations of presentations
are provided before the conference.
This conference will be hosted in-person only at the University of
Warwick, located in the city of Coventry in the West Midlands, United
Kingdom. Details about travelling to the university and how to get
around campus will be provided to successful applicants closer to the
dates of the conference. Unfortunately, we will be unable to provide
hybrid functionalities during this conference.
The 9th Annual Postgraduate Conference of the Society for Caribbean
Studies is free to attend.  It builds on the tradition of previous
years’ postgraduate conferences. As Caribbean Studies postgraduates are
often dispersed across departments and universities, this event hopes to
offer delegates an opportunity to meet with others who share their
interests and to discuss their work, fostering ties that will endure
throughout their studies. The feedback from previous attendees of the
conference is that it provided them the opportunity to present their
work in a collaborative and supportive environment.  We intend this to
be an opportunity for delegates to share and receive feedback on their
work in a friendly and informal setting.
Please send abstracts of up to 250 words and bios of 150 words (in
English or with an English translation) to:
societyforcaribbeanstudies@gmail.com
<mailto:societyforcaribbeanstudies@gmail.com> , by Friday 15th December
2023
We look forward to hearing from you!
Please feel free to circulate this call in your networks.

1.8 Call for Submissions: Migrant Voices in Contemporary European Cinema, University of Kent 17-19 April 2024

Call for Submissions:
Migrant Voices in Contemporary European Cinema University of Kent

17-19th April 2024

We are delighted to announce that we have now secured the participation of filmmakers Khaled Abdulwahed and Amel Alzakout, who will join Arash T.Riahi and Daniela Berghahn as keynote speakers.

We have also extended the deadline until 30th November, to allow for additional submissions.

Conference website: https://research.kent.ac.uk/migrant-cinema/

Keynote Speakers:

Khaled Abdulwahed (Filmmaker)

Amel Alzakout (Artist and Filmmaker)

Prof. Daniela Berghahn (Royal Holloway, University of London)

Arash T. Riahi (Filmmaker, President of the Austrian Film Academy)

 

Feature-length Screenings:


For a Moment, Freedom (Riahi, 2008) 
– Fiction

Purple Sea (Alzakout & Abdulwahed, 2020) – Documentary

This inter-disciplinary conference will bring together scholars and practitioners to investigate the role of first and second-generation migrants in the European film, exploring the effects that financial and institutional parameters as well as creative and political discourses have on the diversity across the film industries of Europe, including the UK.

From Alice Diop in France and Rosine Mbakam in Belgium to Fatih Akin in Germany and Arash T. Riahi in Austria, migrant and second-generation filmmakers have shaped and continue to shape European cinema. At the same time, projects like the Palermo-based film laboratory FunKino or the Glasgow-based Refugee TV Film Lab, encourage young migrants to express their experiences through the medium of film, while initiatives like Refugee Voices in Film help to raise awareness for migrant filmmakers at important industry events like the Cannes and Berlin film festivals. Nevertheless, great disparities still exist in the extent to which migrant filmmakers have managed to penetrate established commercial film industries across different nations. Moreover, over the last fifteen years, the ‘refugee crisis’ of 2015, the UK’s withdrawal from the European Union, and the wars in Syria and Ukraine have substantially changed the political realities in Europe. At the same time, the increased availability of cheap and high-quality digital recording technology, the emergence of Social Media, and the spread of video streaming platforms have had a transformative impact on filmmaking, opening new possibilities for migrants to recount their own experiences through moving images. This conference aims to explore these issues and challenges to provide an up-to-date snapshot of the possibilities and challenges for migrant filmmaking in Europe.

We invite submissions in the form of either:

  • 20-minute academic papers
  • Practical submissions (short/medium/feature-length films, documentaries, video essays, etc.) by migrant filmmakers
  • Panel proposals (3-4 panelists, up to 90 minutes) Topics to be considered include, but are not limited to:
  • Migrant filmmaking within a specific national context;
  • Migrant filmmaking from a transnational or comparative dimension;
  • Political, economic or institutional barriers facing migrant filmmakers;
  • Specific schemes or initiatives promoting and fostering migrant filmmaking;
  • Case studies of individual migrant filmmakers;
  • Representation of migrants and/or migration;
  • The effect of national and transnational social movements on diasporic and exilic filmmaking and vice versa (e. g. the case of the Woman, Life, Freedom movement and its relationship with Iranian and Kurdish migrant filmmakers in Europe);
  • The impact of migrant filmmaking or the wider media/political discourse on migration;
  • The impact of particular events (e.g. the wars in Syria and Ukraine, Brexit, changes in government) on migrant filmmaking;

There will also be a specific panel on Kent’s unique position in relation to the post- Brexit debate on migration; Creative and academic contributions to this panel are welcome.

Selected contributions will be published in an edited collection.

For academic papers, please send a 200-word abstract and 100-word bio to migrantcinema@kent.ac.uk.

For practical submissions, please send a 200-word summary of the project and, optionally, a link to the completed film to migrantcinema@kent.ac.uk

Deadline for submissions: 30th November 2023

The conference will take place at the University of Kent, a national centre for research and activism on movement and migration, and will be organised between the departments of Film & Media and Modern Languages.

Fees & Bursaries

Fees for the conference will be £150 for those in full-time employment, £50 for post- graduates and those on fractional or precarious contracts or not currently in employment.
There will also be a number of fee waivers and bursaries available. If you fall into the latter category and wish to apply for a bursary, please include a few sentences at the end of your application detailing your employment situation and reasons why you should be considered. Bursaries will be competitive and awarded at the discretion of the organizing committee following acceptance of your submission.

Conference organisers:
Dr Kaveh Abbasian, Dr Tobias Heinrich, Dr Alex Marlow-Mann University of Kent

Conference supported by:

Eastern Arc Academic Research Consortium

Austrlan Cultural Forum

ILCS

MHRA

1.9 CFP – Rasanblaj Fanm: Stories of Haitian Womanhood, Past, Present and Future

We are excited to share the call for papers for our planned conference
“Rasanblaj Fanm: Stories of Haitian Womanhood, Past, Present and Future”,
which will take place at the University of Central Lancashire (Preston, UK)
between 10-12 July 2024. Please see call details below and contact the
organisers with any queries at this address.

Call For Papers: Rasanblaj Fanm: Stories of Haitian Womanhood, Past,
Present and Future, Institute for Black Atlantic Research, University of
Central Lancashire, Preston, United Kingdom, 10-12 July 2024

Haitian women are regarded as the poto mitan (central pillar) of Haitian
society. As caregivers, warriors, healers, artisans, traders, cultivators,
manbos, storytellers, companions and agitators, they have been vital agents
in shaping the fortunes of Haiti’s revolutionary anticolonial encounters
and its quest for sovereignty and legitimation as an independent state.
However, this term of veneration conceals diverse forms of political,
social and discursive exclusion that women in Haiti and across the dyaspora
confront in the present, and the myriad forms of silence and neglect to
which they have been subjected in the historical record.

The little that we know of the women whose courage, ferocity, resilience
and generosity paved a course for independence, postcolonial statehood and
the universal and permanent abolition of slavery in 1804 is often shrouded
in mythology, which, as Colin Dayan has highlighted, “not only erases these
women but forestalls our turning to [their] real lives.” Moreover, these
legendary “sheroes” of Haiti’s past have often been exploited for the sake
of political opportunity, symbolically deployed in the service of
nationalist sleights of hand which obscure the precarity, insecurity,
exploitation and vulnerability of Haitian women in the present. Piecing
together the scattered fragments produced by the violence and ruptures of
the colonialist archive and the continuing violence, neglect and
co-optation of the dominant political oligarchy necessitates a form of
rasanblaj, or (re)assembly, a practice advocated by Gina Athena Ulysse
which “demands that we consider and confront the limited scope of
segregated frameworks to explore what remains excluded in this landscape
that is scorched yet full of life, riddled with inequities and dangerous
and haunting memories.” Through rasanblaj, multiple modalities and
disciplinary perspectives offer pathways of intersection.

This conference invites opportunities to (re)assemble narratives,
theorisations, performances, mobilisations and representations of Haitian
womanhood, past, present and future. It welcomes proposals for 15-20-minute
presentations from scholars, artists, activists, performers, creators and
organisers that grapple with these diverse assemblages of Haitian
womanhood. Potential topics of discussion include (but are not limited to):

(Under)representations of women in histories of the Haitian Revolution

Literary, artistic and filmic re-imaginings of Haiti’s revolutionary
“sheroes” and women of Haiti’s pre- and post-revolutionary history

Haitian women as creators of art, literature, film, music and dance

Haitian women as subjects in art, literature, film and other media

The history of the feminist movement in Haiti

Haitian girlhood and education: where it’s been, where it is, where it’s
going

The restavek system in Haiti and its particular impact on girls and
young women

Land-tillers and Haiti’s moun andeyo

Makers, artisans and Madan Sara

Women and culinary traditions in Haiti

Cultural veneration of women icons and the notion of the poto mitan

Haitian women in the dyaspora

Manbos and the primacy of women in Vodou

Women elders, matriarchs and oral storytellers

Fashion icons and beauty queens from Haiti’s past and present

Women’s fashion in Haiti and the dyaspora

Women-led social justice organisations in Haiti and across the dyaspora

Stateswomen and women of the judiciary in Haiti

This event marks 220 years of Haitian independence, 200 years since
Marie-Louise Christophe, first and only Queen of Haiti, departed Britain,
and 90 years since the end of the U.S. Occupation of Haiti (1915-1934). It
also celebrates the tenth anniversary of the Institute for Black Atlantic
Research, whose record of hosting international events celebrating Haitian
history and culture is established. As a radically transnational,
interdisciplinary, collaborative, anticolonial and feminist endeavour, we
aspire to create a conference that is inclusive in its structure and its
mode of dissemination, and will make provisions for presenters in English,
French and (where possible) in Kreyòl. Though we hope to assemble as many
delegates in one common space as possible for this ambitious project, we
recognise the challenges and potential barriers to travel (especially for
our Haitian contingent). For this reason, and in order to promote inclusive
discussions, there will be some opportunities for remote and hybrid
participation.*

A selection of the accepted papers may be invited to further develop their
research for inclusion in an edited volume that may be produced after the
conference.

Confirmed keynote speakers include the Haitian-born artist Patricia Brintle
<https://patriciabrintle.com/#bio>, Ayitian Ourstorian and Vodouvi Professor
Bayyinah Bello <https://bayyinahbello.com/> and filmmaker and journalist Etant
Dupain <https://www.madansarafilm.com/team>.

Proposals for papers, panels, film/video presentations, workshops, and
roundtables are due by 13 January 2024. Please submit an abstract of up to
300 words (these should be “blinded”, with names and affiliations removed,
for peer review), along with a separate document containing a short
biography of no more than 200 words (to include name and
institutional/organisational affiliation if applicable). Proposals for
complete panels of three speakers (or up to a maximum of four, keeping in
mind that sessions will run for 90 minutes) are also welcomed. For full
panel submissions, a designated group representative should collate
abstracts and speaker biographies. All materials should be sent to the
conference organisers, Dr M. Stephanie Chancy and Dr Nicole Willson at
rasanblajfanm@gmail.com by the deadline date.

* Proposals should indicate language requirements and any needs for remote
participation.

Conference Committee

Dr M. Stephanie Chancy, Digital Library of the Caribbean, University of
Florida

Dr Nathan Dize, Washington University in St. Louis

Dr Rachel Douglas, University of Glasgow

Dr Raphael Hoermann, Institute for Black Atlantic Research, University of
Central Lancashire

Isabelle Dupuy, Writer and Trustee of the London Library

Dr Alyssa Goldstein Sepinwall, California State University San Marcos

Dr Nicole L. Willson, Institute for Black Atlantic Research, University of
Central Lancashire

1.10 Trajectoires et discours contemporains d’écrivaines dans et sur le monde arabe

Colloque international organisé par les Universités Al-Albayt (Jordanie) et La Sorbonne Abu Dhabi (EAU)

Les 3 et 4 mars 2024 à l’Université Al-Albayt

Appel à contributions 

Date d’échéance : 15 janvier 2024

Dans l’entretien qu’elle accorde à Xavière Gauthier, Marguerite Duras pour parler de son écriture en tant que femme évoque « le lieu où ça s’écrit, où on écrit »[1]. L’objet du présent colloque est d’interroger « le lieu où ça s’écrit, où on écrit » dans les œuvres littéraires des femmes arabes ou d’origine arabe consacrées au monde arabe au XXIe siècle. Bien évidemment, l’appellatif « monde arabe » recouvre une variété de réalités géographiques, linguistiques, sociétales et culturelles qu’il ne s’agira pas d’estomper mais bien au contraire de mettre en lumière.

Qui sont les écrivaines du monde arabe ou d’origine arabe aujourd’hui ? Quelles sont leurs trajectoires personnelles ? D’Assia Djebar à Leila Sebbar, d’Andrée Chédid à Leïla Othman, de Maïssa Bey à Fadia Faqir en passant par Thuraya Al-Baqsami et Malika Mokkedem, dans quelle lignée d’autrices pionnières s’inscrivent-elles ? Quels sont leurs rapports au monde arabe, du Maghreb à la Péninsule en passant par le Machrek ? À qui ces écrivaines donnent-elles la parole dans leurs écrits et pour qui écrivent-elles ? Quels sont leurs rapports à la langue arabe et en quelle langue écrivent-elles ? Poursuivent-elles des objectifs socioculturels et politiques dans le sens de l’empowerment ? Parce que la création littéraire n’est pas également valorisée ni également soutenue par les institutions locales et régionales, dans quelle mesure les contextes socio-culturels incitent-ils les femmes à appréhender l’écriture comme un espace de liberté d’expression, d’engagement vis-à-vis des autres femmes et de prise de pouvoir politique ?

À l’instar des hommes, les femmes ont investi le vaste domaine de l’autofiction dans la littérature mondiale. L’importance conférée au réel ainsi qu’aux formes mixtes les plus fréquemment adoptées par le roman et le roman graphique dans les écritures féminines du et sur le monde arabe montrent, en effet, que les approches sociologiques et ethnographiques sont privilégiées par les autrices contemporaines. Le nombre remarquablement élevé d’autobiographies, d’autofictions et d’auto-sociobiographies, voire d’auto-théories, pourra être questionné, de même que l’attrait pour le genre de l’essai ou de l’enquête. L’on pourra, par exemple, réfléchir au Maroc de Leila Slimani, dépeint sous le prisme de la sexualité (Sexe et Mensonges : La Vie sexuelle au Maroc, Les Arènes, 2017), autant qu’à la place du handicap et de la maladie dans la société koweïtienne (Shahd Alshammari, Head above water, 2022). Ces formes mixtes, entre faction et fiction, constituent des démarches d’introspection fictionnelle à explorer par la critique tant elles représentent une voie d’innovation importante dans les perspectives de renouvellement du genre romanesque. Fréquemment elles inaugurent l’entrée en littérature des femmes. L’on s’interrogera pour savoir si les écrivaines suivent des démarches spécifiques, convergentes ou, au contraire, si elles marquent leur présence et leur légitimité en participant au mouvement général du champ littéraire.

Parallèlement, l’on pourra envisager l’angle du témoignage, devenu prégnant depuis 2011 en raison des violence vécues de près ou de loin par les autrices. Le champ littéraire arabe est, effectivement, marqué par le développement de diasporas dont l’ampleur s’est accrue avec les « révolutions arabes ». L’on suivra, par exemple, la trajectoire de la Syrienne Maha Hassan, réfugiée en France dès 2004, tant elle est symptomatique des caractéristiques nouvelles de la littérature de la migration. Qui sont ces écrivaines de plus en plus nombreuses à se faire entendre et à créer des personnages féminins forts ? Quelle visibilité leur est conférée ? Les guerres sont, d’autre part, des facteurs de prise de parole des écrivaines. D’abord parce qu’elles sont le théâtre d’une double violence pour les femmes : la violence du conflit et les violences de genre. Quelles écrivaines contemporaines s’inscrivent dans le sillage d’Etel Adnan avec Sitt Marie Rose (1978) ou d’Evelyne Accad (Des femmes, des hommes et la guerre. Fiction et Réalité au Proche-Orient, 1993), qui a travaillé sur ce phénomène dans le roman libanais ?

L’on pourra cerner les particularités à la fois thématiques, poétiques, stylistiques et esthétiques des œuvres d’autrices originaires du monde arabe : de Fadia Faqir ou Hyam
Yared à Mai Al-Nakib en passant par Maha Gargash. L’on cherchera également dans quelle mesure la socialisation linguistique et culturelle ainsi que les traditions des littératures arabes comme celle des littératures occidentales influencent l’écriture contemporaine des femmes dans et sur le monde arabe. L’on orientera, par exemple, les recherches vers les autrices du Golfe qui les premières, au tournant du XXIe siècle, ont valorisé l’individuel, l’intime, le positionnement envers l’Autre et la transgression, en particulier la transgression sexuelle et de genre.

Afin de permettre le débat, quatre axes principaux sont envisagés, qui ne sont nullement exhaustifs.

1°/Le premier axe examinera plus particulièrement comment dans leurs publications les écrivaines représentent le monde arabe, qui pour certaines est leur ancienne patrie, et comment elles abordent la situation des femmes arabes.

Il pourra être question de migration, d’exil, de diaspora, de déplacement, de déracinement (avec Abla Farhoud, Le bonheur a la queue glissante (2004) ou Salma Kojok, Le dérisoire tremblement des femmes, 2019) mais aussi d’hospitalité et d’accueil, de coutumes, normes, comportements et pratiques déterminés. Il sera intéressant de scruter la position des écrivaines : celles qui écrivent depuis le monde arabe, celles qui constituent la diaspora et celles qui sont dans une position hybride, à l’instar de Raja Alem. L’on pourra décrire combien cette oscillation qui déplace les centres de gravité, modifie les représentations du centre et de la périphérie, réévaluent les identités et les rendent labiles, se traduit également dans la fiction (Banat al-Riyad de Raja Sani’ (2012) ou La passion (2003) d’Alia Mamdouh, par exemple). Dans un monde où la mobilité des personnes, de la littérature et de la critique est de mise, comment les femmes se positionnent-elles dans cet ensemble travaillé par la migration, la rencontre, la volonté d’émancipation, le désir d’intégrer le champ mondial de la littérature ?

Symétriquement, l’on pourra voir dans quelle mesure les écrivaines, traditionnellement gardiennes de la mémoire et passeuses d’histoires, nationales ou étrangères, proposent une réécriture de l’H/histoire qui permet de penser le passé des femmes et de garder vif le souvenir de leur lutte contre le patriarcat (Fawzia Zouari, Le corps de ma mère, 2016). En quoi les pratiques scripturales sont-elles mues par un devoir de mémoire ? De quelles voix, inaudibles ou oubliées, sont-elles porteuses ? On pourra à ce propos questionner la réécriture de l’histoire, caractéristique de la littérature du Golfe, avec Reem al-Kamali, Jokha al-Harthi. Umayma al-Hamis ou Umniyat Salim.

2°/Le deuxième axe portera sur la représentation de soi et des réalités de la féminité, de la corporalité et plus largement de la vie des femmes autour de questions locales (virginité, mariage, maternité, misogynie, sociabilité, sexisme ordinaire, violences…). Dans le sillage du travail de Martina Censi sur les romancières de Syrie, Le corps dans le roman des écrivaines syriennes contemporaines. Dire, écrire, inscrire la différence (2016), l’on questionnera le rôle du féminisme, entendu comme une sororité bienveillance et respectueuse de toutes les différences. Dans quelle mesure l’écriture constitue-t-elle un acte politico-culturel d’autonomisation des femmes ? Dans cette perspective, quel est le risque de voir le rôle de porte-parole prendre le pas sur la visée artistique ? Quels sujets les écrivaines abordent-elles le plus volontiers et pourquoi ?

Consécutivement, l’on interrogera, avec Alice Zeniter « cette frontière de genre qui voudrait que [les femmes n’écrivent] surtout, voire seulement, que pour les femmes »[2]. L’on se demandera à quel type de lectorat les œuvres d’autrices s’adressent : veulent-elles atteindre principalement les femmes ? Quelle est la part de pédagogie à l’œuvre derrière leur décision de faire de la littérature ? L’on s’interrogera, par exemple, sur la part de publications destinées à la jeunesse dans certaines trajectoires (Alice Zeniter, Zeina Abirached, Sheikha Bodour Al Qasimi, Boutheyna El-Essa…).

3°/Le troisième axe s’intéressera au choix de la langue qui se pose logiquement dans un territoire kaléidoscopique aux influences anglophones grandissantes. Qu’est-ce qui prévaut dans le choix de la langue d’écriture ? Le passé et l’approche postcoloniale qu’il induit dans certains pays ?

La volonté d’écrire dans une langue autre que l’arabe influence-t-elle le style des écrivaines ? L’on pensera notamment aux poètes émiraties qui écrivent directement en anglais, non seulement parce que la langue anglaise leur est devenue familière mais aussi parce que, langue véhiculaire à l’échelle mondiale, elle offre un lectorat potentiel beaucoup plus large que la langue arabe.

Qu’en est-il de la traduction des œuvres créées en arabe vers les langues européennes ? L’on s’interrogera également sur la question du plurilinguisme, du va-et-vient entre deux ou plusieurs langues d’écriture (cas du dialogue entre l’anglais et l’arabe chez la poétesse émiratie Hoor Al Nuaimi), sur la circulation des œuvres, sur les politiques traductives de et vers l’arabe

4°/Le quatrième axe enfin portera sur les parcours des autrices, à l’image qu’elles ont d’elles-mêmes en tant qu’écrivaines. L’on s’attachera aux conditions de la production littéraire et de l’édition/l’auto-édition, ainsi qu’aux actions institutionnelles et aux politiques de soutien à la création littéraire spécialement dédiée aux femmes. Il pourra être question de parcours emblématiques dans la sphère littéraire et éditoriale nationale et internationale, à l’instar de celui de Nina Bouraoui, Leila Slimani ou de Faïza Guène en France, de celui de Bothayna Al-Essa (All that I want to forget, 2019 ; Lost in Mecca, 2023) et de Thuraya Al-Baqsami (Cellar Candles, 1993) au Koweït. Sera envisagée, à l’échelle nationale et internationale, la question des prix littéraires décernés (en 2019, le Man Booker International Prize a ainsi été décerné pour la première fois à un roman arabe dans la catégorie Premier roman à Jokha Alharthi, une autrice omanaise pour Les Corps célestes, paru en 2021)[3].

Les propositions de communication en français (avec un titre provisoire) de 400 mots environ, accompagnées d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer jusqu’au 15 janvier 2024 aux adresses suivantes :

i.bernard@ju.edu.jo“>i.bernard@ju.edu.jo

karine.germoni@sorbonne.ae“>karine.germoni@sorbonne.ae

marina.hertrampf@uni-passau.de“>marina.hertrampf@uni-passau.de

Calendrier :

15 janvier 2024 : réception des propositions

31 janvier 2024 : diffusion des propositions retenues

3 et 4 mars 2024 : tenue du colloque

 

Informations utiles

Organisé en partenariat avec Sorbonne Université Abu Dhabi, le colloque se tiendra à Mafraq en Jordanie, sur le campus de l’Université Al-Albayt, les 3 et 4 mars 2024.

La durée des interventions est fixée à 30 minutes.  Il n’y aura pas de séance en ligne.

Une publication internationale des actes du colloque est prévue.

La langue acceptée pour les communications est le français.

Il n’y a pas de frais d’inscription. Sont à la charge des participants : les frais de transport pour venir à Amman, les frais d’hébergement et le dîner du 3 mars.

Les deux journées de colloque se prolongeront par une table ronde rassemblant des autrices arabes aux trajectoires et projets littéraires totalement différents. Ouvert au public, ce dialogue avec des artistes sera pour les participants l’occasion de découvrir des voix contemporaines singulières et d’échanger autour de la littérature du et sur le monde arabe.

Comité scientifique

Isabelle Bernard (Université de Jordanie)

Carmen Bustani (Université Saint-Esprit)

Alexandre Gefen (CRNS/Sorbonne Université)

Marina Ortrud Hertrampf (Université de Passau)

Jacqueline Jondot (Université de Toulouse-Le Mirail)

Waël Rabadi (Université Al-Albayt)

Élisabeth Vauthier (Université Lyon III)

Comité organisateur

Mohamed Al-Khatib (Université Al-Albayt)

Isabelle Bernard (Université de Jordanie)

Karine Germoni (Sorbonne Université Abu Dhabi)

Waël Rabadi (Université Al-Albayt)

Bibliographie indicative

Al-Samman Hanadi, Anxiety of Erasure. Trauma, Authorship, and the Diaspora in Arab Women’s Writings, New York : Syracuse University Press, 2019.

 

Ashour, Radwa ; Ghazoul, Ferial J. et Reda-Mekdashi, Hasna (dir.), Arab Women Writers : A Critical Reference Guide 1873–1999, Cairo, The American University in Cairo Press, 2008.

 

Ausoni, Alain, Mémoires d’outre-langue. L’écriture translingue de soi, Slatkine Érudition, 2018.

Badran, Margot et Miriam Cooke, Opening the gates a century of Arab feminist writing, Virago Press, 1990.

Belayhed, Hamad Al-, Approches du récit féministe, L’Harmattan, 2018.

Boustani, Carmen, Effets du féminin : variations narratives francophones, Karthala, 2003.

Boustani, Carmen, Des femmes et de l’écriture : le bassin méditerranéen, (en collaboration avec Edmond Jouve), Paris, Karthala, 2006.

Censi, Martina, Le corps dans le roman des écrivaines syriennes contemporaines. Dire, écrire, inscrire la différence, Brill, 2016.

Déjeux, Jean, La littérature féminine de langue française au Maghreb, Karthala, 1994.

Farès, Saba et Laurence Denooz, Femme et féminisme dans les littératures méditerranéennes et arabe actes de la table ronde de Nancy, 13- 14 mars 2008, ADRA, 2010.

Farhoud, Samira, Interventions autobiographiques des femmes du Maghreb. Ecriture de contestation, Peter Lang, 2013.

Fournier, Lauren, Autotheory as Feminist Practice in Art, Writing, and Criticism, MIT Press, 2022.

Geiser Myriam, « La “littérature beur” comme écriture de la post-migration et forme de “littérature monde” ». Expressions Maghrébines, vol. 7, n° 1, 2008, p. 121-139.

Halimi, Gisèle, La cause des femmes ; précédé de Le temps des malentendus, Gallimard, 1992.

Lammers, Philipp et Marcus Twellmann, « L’autosociobiographie, une forme itinérante », COnTEXTES, 06/06/2023, DOI : https://doi.org/10.4000/contextes.10515.

Mehta, Brinda, Rituals of Memory in Contemporary Arab Women’s Writing, New York : Syracuse University Press, 2007.

Mehta, Brinda, Dissident Writings of Arab Women. Voices Against Violence, London : Routledge, 2014.

Mestiri, Soumaya, Décoloniser le féminisme : une approche transculturelle, Vron, 2016.

Noiriel, Gérard, Le Creuset français : histoire de l’immigration, XIXe-XXe siècles, Seuil, 1988.

Pinçonnat Crystel, Endofiction et fable de soi. Écrire en héritier de l’immigration. Paris : Classiques Garnier, 2016.

Redouane, Rabia, Femmes arabes et écritures francophones. Machrek-Maghreb, L’Harmattan, 2014.

Sayad Abdelmalek, La Double Absence : des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré. Seuil, 1999.

Sid Larbi Attouche, Kheira, Paroles de Femmes: 21 clefs pour comprendre la littérature féminine en Algerie, ENAG, 2001.

Slimani, Leila, Sexe et Mensonges : La Vie sexuelle au Maroc, Les Arènes, 2017.

Suhair Majaj, Lisa; Sunderman, Paula et Saliba, Therese (dir.), Intersections : Gender,
Nation and Community in Arab Women’s Novels,
 New York : Syracuse University Press, 2002.

Vitali Ilaria, Intrangers post-migration et nouvelles frontières de la littérature beur. Louvain-la-Neuve : Acad. L’Harmattan, 2011.

Woodhull, Winifred, Transfigurations of the Maghreb feminism, decolonization and literatures, University of Minnesota Press, 1993.

Zahra, Ali, Féminismes islamiques, La Fabrique, 2012.

Zeidan, Joseph T., Arab Women Novelists. The Formative Years and Beyond, Albany : State University of New York Press, 1995.

Zeniter, Alice, Toute une moitié du monde, Flammarion, 2022.

Zouari, Fawzia, Pour un féminisme méditerranéen, L’Harmattan, 2012.

Contemporary trajectories and discourses of Women Writers in and on the Arab World

International conference organized by Al-Albayt Universities (Jordan) and La Sorbonne Abu Dhabi (UAE)

March 3 and 4, 2024 at Al-Albayt University

Call for papers

Deadline: January 15, 2024

In the interview she gave to Xavière Gauthier, Marguerite Duras, speaking about her writing as a woman, evokes “the place where it is written, where we write”. The purpose of this conference is to question “the place where it is written, where we write” in the literary works of Arab women or of Arab origin dedicated to the Arab world in the 21st century. Obviously, the term “Arab world” covers a variety of geographical, linguistic, societal and cultural realities that should not be blurred but, on the contrary, highlighted.

Who are the Women Writers in the Arab world or of Arab origin today? What are their personal trajectories? From Assia Djebar to Leila Sebbar, from Andrée Chédid to Leïla Othman, from Maïssa Bey to Fadia Faqir, via Thuraya Al-Baqsami and Malika Mokkedem, in which lineage of pioneering authors do they belong? What is their relationship with the Arab world, from the Maghreb to the Peninsula and the Mashreq? Who do these writers give voice to in their writings and for whom do they write? What is their relationship to the Arabic language and in which language do they write? Do they pursue sociocultural and political objectives towards empowerment? Because literary creation is not equally valued nor equally supported by local and regional institutions, to what extent do socio-cultural contexts encourage women to approach writing as a space of freedom of expression, of commitment to other women and taking political power?

Like men, women have invested the vast field of autofiction in world literature. The importance given to reality as well as to the mixed forms most frequently adopted by the novel and the graphic novel in women’s writings from and about the Arab world show, in fact, that sociological and ethnographic approaches are favoured by contemporary authors. The remarkably high number of autobiographies, autofictions and auto-sociobiographies, even auto-theories, can be questioned, as can the attraction to the genre of the essay or investigation. We can, for example, reflect on Leila Slimani’s Morocco, depicted through prism of sexuality (Sexe et mensonges: La vie sexuelle au Maroc, Les Arènes, 2017), as well as in the place of disability and disease in Kuwaiti society (Shahd Alshammari, Head above water, 2022). These mixed forms, between faction and fiction, constitute approaches to fictional introspection to be explored by critics as they represent an important path of innovation in the prospects for renewal of the novel genre. They frequently inaugurate the entry into literature of women. We will wonder whether women writers follow specific, convergent approaches or, on the contrary, if they mark their presence and their legitimacy by participating in the general movement of the literary field.

At the same time, we can consider the angle of testimony, which has become significant since 2011 due to the violence experienced directly or indirectly by the authors. The Arab literary field is, indeed, marked by the development of diasporas whose scale increased with the “Arab revolutions”. We will follow, for example, the trajectory of the Syrian Maha Hassan, a refugee in France in 2004, as it is symptomatic of the new characteristics of migration literature. Who are these more and more numerous women writers who are making themselves heard and creating strong female characters? What visibility is given to them? Wars are, on the other hand, factors in which women writers speak out. Firstly, because they are the scene of a double violence to women: the violence of the conflict and gender-based violence. Which contemporary writers follow in the wake of Etel Adnan with Sitt Marie Rose (1978) or Evelyne Accad (Des femmes, des hommes et la guerre. Fiction et Réalité au Proche-Orient, 1993), who worked on this phenomenon in the Lebanese novel?

We will be able to identify the thematic, poetic, stylistic and aesthetic particularities of the works of authors from the Arab world. We will also seek to what extent linguistic and cultural socialization as well as the traditions of Arab literatures as well as those of Western literatures influence the contemporary writing of women in and about the Arab world. We will direct, for example, the research towards the authors of the Gulf who were the first, at the turn of the 21st century, to value the individual, the intimate, the positioning towards the Other and transgression, in particular sexual transgression. and gender.

To enable debate, four main axes are considered, which are by no means exhaustive.

1°/The first axis will examine more particularly how in their publications women writers represent the Arab world, which for some is their former homeland, and how they address the situation of Arab women.

It could be a question of migration, exile (Salma Kojok, Le dérisoire tremblement des femmes, 2019), diaspora, displacement, uprooting but also of hospitality and welcome, customs, norms, behaviors and specific practices. It will be interesting to examine the position of women writers: those who write from the Arab world, those who constitute the diaspora and those who are in a hybrid position, like Raja Alem. We can describe how this oscillation which shifts the centers of gravity, modifies the representations of the centre and the periphery, re-evaluates identities and makes them labile, is also reflected in fiction (Banat al-Riyad by Raja Sani’ (2012) or La passion (2003) by Alia Mamdouh, for example). In a world where the mobility of people, literature and criticism is required, how do women position themselves in this whole worked by migration, encounter, the desire for emancipation, the desire to integrate the world field of literature?

Symmetrically, we will be able to see to what extent women writers, traditionally guardians of memory and conveyors of history, national or foreign, propose a rewriting of H/history which makes it possible to think about the past of women and to keep the past alive. memory of their fight against patriarchy (Fawzia Zouari, Le corps de ma mère, 2016). How are scriptural practices driven by a duty to remember? What voices, inaudible or forgotten, do they carry? In this regard, we can question the rewriting of history, characteristic of Gulf literature, with Reem al-Kamali, Jokha al-Harthi, Umayma al-Hamis or Umniyat Salim.

2°/The second axis will focus on the representation of oneself and the realities of femininity, corporeality and more broadly the lives of women around local issues (virginity, marriage, motherhood, misogyny, sociability, ordinary sexism, violence, etc.) What can be the role of feminism, understood as a caring sisterhood respectful of all differences? To what extent does writing constitute a political-cultural act of women’s empowerment? From this perspective, what is the risk of seeing the role of spokesperson take precedence over the artistic aim? What subjects do female writers tackle most readily and why?

Consecutively, we will question, with Alice Zeniter, “this gender boundary which would require [women to write] especially, or even only, for women”. We will ask ourselves what type of readership the works of female authors are aimed at: do they want to mainly reach women? What part of pedagogy is at work behind their decision to write literature? We will wonder, for example, about the share of publications intended for youth in certain trajectories (Alice Zeniter, Zeina Abirached, Sheikha Bodour Al Qasimi, Butheyna El-Essa, etc.).

3°/The third axis will focus on the choice of language which logically arises in a kaleidoscopic territory with growing English-speaking influences. What prevails in the choice of the writing language? The past and the postcolonial approach that it induces in certain countries?

Does the desire to write in a language other than Arabic influence the style of female writers? We will think in particular of the Emirati poets who write directly in English, not only because the English language has become familiar to them but also because, as a vehicular language on a global scale, it offers a much wider potential readership than the Arabic language.

What about the translation of works created in Arabic into European languages? We will also question the problematics of multilingualism, of the coming and going between two or more languages ​​of writing (case of the dialogue between English and Arabic in the work of the Emirati poet Hoor Al Nuaimi), on the circulation of works, on translation policies from and into Arabic.

4°/The fourth axis finally will focus on the journeys of the authors, the image they have of themselves as writers. We will focus on the conditions of literary production and publishing/self-publishing, as well as institutional actions and policies supporting literary creation specifically dedicated to women. It could be a question of emblematic careers in the national and international literary and editorial sphere, like that of Nina Bouraoui, Leila Slimani or Faïza Guène in France, those of Bothayna Al-Essa (All that I want to forget, 2019; Lost in Mecca, 2023) and Thuraya Al-Baqsami (Cellar Candles, 1993) in Kuwait. The question of literary prizes awarded will be considered, on a national and international scale (in 2019, the Man Booker International Prize was awarded for the first time to an Arabic novel in the First Novel category to Jokha Alharthi, an Omani author for The Celestial Bodies, published in 2021).

Communication proposals (with a provisional title) of approximately 400 words accompanied by a short bio-bibliography should be sent before January 15, 2024 to the following addresses:

i.bernard@ju.edu.jo“>i.bernard@ju.edu.jo

karine.germoni@sorbonne.ae“>karine.germoni@sorbonne.ae

marina.hertrampf@uni-passau.de“>marina.hertrampf@uni-passau.de

Calendar:

January 15, 2024: reception of proposals

January 31, 2024: dissemination of selected proposals

March 3-4, 2024: conference

Useful information

The conference will be held in Mafraq, Jordan, on the campus of Al-Albayt University on March 3 and 4, 2024.

The duration of the presentations is set at 30 minutes. A publication of the conference proceedings is planned.

The language ​​accepted for presentations is French. There will be no online session.

There are no registration fees.

Participants are responsible for: transport costs to come to Amman, accommodation costs and dinner of 3rd March.

The two days of the conference will continue with a round table bringing together Arab Writers with completely different trajectories and projects. Open to the public, this dialogue with artists will be an opportunity for participants to discover unique contemporary writings but also to exchange with the artists their apprehensions of literature from and about the Arab world.

Scientific committee

Isabelle BERNARD (The University of Jordan)

Carmen BUSTANI (Saint-Esprit University)

Alexandre GEFEN (CRNS/University of Paris-Sorbonne)

Marina Ortrud HERTRAMPF (University of Passau)

Jacqueline JONDOT (University of Toulouse-Le Mirail)

Waël RABADI (Al-Albayt University)

Élisabeth VAUTHIER (University Lyon III)

 

Organizing committee

Mohamed AL-KHATIB (Al-Albayt University)

Isabelle BERNARD (The University of Jordan)

Karine GERMONI (La Sorbonne-Abu Dhabi)

Waël RABADI (Al-Albayt University)

 

Indicative bibliography

 

Al-Samman Hanadi, Anxiety of Erasure. Trauma, Authorship, and the Diaspora in Arab Women’s Writings, New York : Syracuse University Press, 2019.

 

Ashour, Radwa ; Ghazoul, Ferial J. et Reda-Mekdashi, Hasna (dir.), Arab Women Writers : A Critical Reference Guide 1873–1999, Cairo, The American University in Cairo Press, 2008.

 

Ausoni, Alain, Mémoires d’outre-langue. L’écriture translingue de soi, Slatkine Érudition, 2018.

Badran, Margot et Miriam Cooke, Opening the gates a century of Arab feminist writing, Virago Press, 1990.

Belayhed, Hamad Al-, Approches du récit féministe, L’Harmattan, 2018.

Boustani, Carmen, Effets du féminin : variations narratives francophones, Karthala, 2003.

Boustani, Carmen, Des femmes et de l’écriture : le bassin méditerranéen, (en collaboration avec Edmond Jouve), Paris, Karthala, 2006.

Censi, Martina, Le corps dans le roman des écrivaines syriennes contemporaines. Dire, écrire, inscrire la différence, Brill, 2016.

Déjeux, Jean, La littérature féminine de langue française au Maghreb, Karthala, 1994.

Farès, Saba et Laurence Denooz, Femme et féminisme dans les littératures méditerranéennes et arabe actes de la table ronde de Nancy, 13- 14 mars 2008, ADRA, 2010.

Farhoud, Samira, Interventions autobiographiques des femmes du Maghreb. Ecriture de contestation, Peter Lang, 2013.

Fournier, Lauren, Autotheory as Feminist Practice in Art, Writing, and Criticism, MIT Press, 2022.

Geiser Myriam, « La “littérature beur” comme écriture de la post-migration et forme de “littérature monde” ». Expressions Maghrébines, vol. 7, n° 1, 2008, p. 121-139.

Halimi, Gisèle, La cause des femmes ; précédé de Le temps des malentendus, Gallimard, 1992.

Lammers, Philipp et Marcus Twellmann, « L’autosociobiographie, une forme itinérante », COnTEXTES, 06/06/2023, DOI : https://doi.org/10.4000/contextes.10515.

Mehta, Brinda, Rituals of Memory in Contemporary Arab Women’s Writing, New York : Syracuse University Press, 2007.

Mehta, Brinda, Dissident Writings of Arab Women. Voices Against Violence, London : Routledge, 2014.

Mestiri, Soumaya, Décoloniser le féminisme : une approche transculturelle, Vron, 2016.

Noiriel, Gérard, Le Creuset français : histoire de l’immigration, XIXe-XXe siècles, Seuil, 1988.

Pinçonnat Crystel, Endofiction et fable de soi. Écrire en héritier de l’immigration. Paris : Classiques Garnier, 2016.

Redouane, Rabia, Femmes arabes et écritures francophones. Machrek-Maghreb, L’Harmattan, 2014.

Sayad Abdelmalek, La Double Absence : des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré. Seuil, 1999.

Sid Larbi Attouche, Kheira, Paroles de Femmes: 21 clefs pour comprendre la littérature féminine en Algerie, ENAG, 2001.

Slimani, Leila, Sexe et Mensonges : La Vie sexuelle au Maroc, Les Arènes, 2017.

Suhair Majaj, Lisa; Sunderman, Paula et Saliba, Therese (dir.), Intersections : Gender,
Nation and Community in Arab Women’s Novels,
 New York : Syracuse University Press, 2002.

Vitali Ilaria, Intrangers post-migration et nouvelles frontières de la littérature beur. Louvain-la-Neuve : Acad. L’Harmattan, 2011.

Woodhull, Winifred, Transfigurations of the Maghreb feminism, decolonization and literatures, University of Minnesota Press, 1993.

Zahra, Ali, Féminismes islamiques, La Fabrique, 2012.

Zeidan, Joseph T., Arab Women Novelists. The Formative Years and Beyond, Albany : State University of New York Press, 1995.

Zeniter, Alice, Toute une moitié du monde, Flammarion, 2022.

Zouari, Fawzia, Pour un féminisme méditerranéen, L’Harmattan, 2012.

 

[1] Les Parleuses, Paris, Minuit, 1974.

[2] Toute une moitié du monde, Paris, Flammarion, 2022.

[3] Traduit de l’arabe (Oman) par Khaled Osman, Paris, Stéphane Marsan, 2021.

1.11 CFP: IMISCOE PhD Summer School on “Migration, Race and Inclusivity,” 3-7 June 2022, MIDEX/GRACE, University of Central Lancashire, Preston

3-7 June 2024, Preston- University of Central Lancashire & Online

2024 IMISCOE PhD School

Migration, Race and Inclusivity

Event organised by: the Centre for Migration, Diaspora and Exile (MIDEX) and  the Global Race Centre for Equality (GRACE) at the University of Lancashire (UCLan)

Deadline for application submissions: 26 November 2023

This PhD school will revolve around the concepts of migration, intersectionality and inclusivity in relation to race.

‘Migration’, the physical movement of people from one place to another for a short or long period of time, can be a source of opportunities and benefits, but it can also represent a powerful symbol of global inequality. Indeed, with the establishment of modern states and the emergence of a global economic system based on capital accumulation, human mobility has been increasingly regulated through borders, border regimes, immigration policies, and citizenship practices that built on and reinforced unequal and exploitative relations of power. For instance, the Transatlantic Enslavement Trade, rural to urban migration during the Industrial Revolution (which was fuelled by the profits of enslavement) and contemporary migration flows from peripheral to core areas shed light on how exploitation and oppression have been at the core of modern and contemporary human mobility.

Migration intersects with ‘race’. ‘Race’, a social construct embedded in larger socio-economic and political processes aiming to define hierarchies between different racial groups, has justified, on a global scale, dehumanising, racialised and racist attitudes aiming to distribute positions of power differently and reinforce inclusion/exclusion of certain racial groups within a society. Looking at migration through the lens of race helps to shed light on how notions of racial difference, ideas of race and racial experiences justify discrimination against certain racialised migrant groups. For instance, it is hard to understand the hostile environment against contemporary refugees in Europe without questioning how race/racialisation intersect with migrant experiences and identities. The opposite is also true: looking at race through the lens of migration allows to shed light on how racialised and racist attitudes are rooted in past migration patterns. For instance, recent events such as the Windrush scandal and the Black Lives Matter movement have sparked a global conversation on racial inequality and systemic violence. Though, racism directed against these communities often tends to obscure their colonial and neo-colonial roots of migration. As British-Sri-Lankan sociologist A. Sivanandan pithily summed up: ‘We are here because you were there.’ Furthermore, the contributions of racialised migrants have often been marginalised. For instance, as Paul Gilroy contends, protagonists of the Black Atlantic crossed the ocean not merely as commodities but also as agents of liberation, thus shaping transatlantic modernity. Importantly, several scholars have demonstrated that race could not be looked at in isolation: instead, the notion of race is relational and intersects with various other identities, such as religion, ethnicity, class, colour, gender, to produce differentiated and mutable experiences of domination and suppression throughout history. For instance, slavery, (neo-)colonialism, neo-liberalism, white supremacy, border regimes, refugee policies and practices have created intersections of oppression that often feature race.

To break experiences of oppression and domination and favour inclusion of racialised groups, various governments have promoted inclusive practices and policies providing equal access to opportunities and resources. Nevertheless, inclusive practices should not be framed solely as a top-down initiative. Individuals and social groups also engage in everyday activities as well as discursive, performative, and creative practices that foster different forms of membership and belonging within the communities they belong to. In light of this picture, solidarity plays an important role as it opens up possibilities for inclusion that are not necessarily or solely led by top-down initiatives. Solidarity refers to powerful stories of courage, unity, and civic engagement developed by marginalised individuals and communities. Historically embedded and geographically located, solidarity refers to a heterogeneity of political and social practices describing social and communal bonds, civic obligation, and social groups’ struggles for social justice that occasionally transcend racial boundaries.

It is not a coincidence that this PhD summer school will take place in Preston, a city on the English periphery that integrates the principle of ‘community wealth building’ with that of inclusive citizenship via the so-called Preston Model. This model aims to create an ecosystem of change that tackles inequalities by ensuring a more inclusive culture and society and a more sustainable and equal economic development amongst all its residents, including those who are marginalised due to their race/gender/mobility status. Thus, in the attempt to further contribute to the analysis of race and migration, this PhD school also aims to facilitate discussions around community wealth building, solidarity and inclusive citizenship programmes and their economic, social, political, or cultural impact on marginalised migrant/displaced groups and the broader societies they are part of.

Potential themes and topics are the following (but are not limited to them):

  • Race, migration and the Black Atlantic
  • Black Lives Matters Movement
  • The Black Community Liberationist movement
  • Anti-racism and communities of resistance
  • Migrations of anti-racist thought
  • Migration, race and intersectionality
  • Narratives and representations of migration and race/racism
  • Migration, race/racism and practices of solidarity
  • Migration, race/racism and community wealth building

List of speakers

In this PhD summer school, you will have a chance to interact and learn from a diverse range of scholars, artists and professionals who made a mark in their field in the UK, Europe and globally:

Prof Dr Natasha A. Kelly has a PhD in Communication Studies and Sociology from the University of Münster, Germany. A bestselling author and editor of ten books, she has held visiting professorships at numerous universities in Germany, Austria and the USA. In Fall 2023, she will take-up a three-year position as Professor for Cultural Studies at the Berlin University of Arts. She is the co-director of the Black European Academic Network (BEAN), a network that addresses systemic racism and discrimination in Europe and advocates for greater equity and inclusion within the European academic community. Kelly also acts as curator, artist, filmmaker, and theater director. Her artistic works have been shown at museums and on stages worldwide. As a member of the Black Speculative Arts Movement (BSAM), her academic and artistic works advance to the digital space to include visions of Black futures. Kelly presently heads Germany’s first Institute for Black German Arts and Culture, opening in Fall 2023. Her latest publication “Schwarz. Deutsch. Weiblich. Warum Feminismus mehr als Geschlechtergerechtigkeit fordern muss“ was published at Piper Publishing House in August 2023.

Dr Bavaragh Dagalomai Jolan HSIEH (Ph.D. in Justice Studies, 2002, Arizona State University – Tempe) is Professor of Ethnic Relations and Cultures, at the College of Indigenous Studies of National Dong Hwa University, Taiwan. Her research expertise covers Human Rights, Law and Society, Gender / Ethnic / Class Studies, Critical Legal Studies and Transitional Justice, Global Indigenous Movement and Politics, Decolonization Indigenous Epistemology, Education, and Mainstreaming Policy. She has co-edited and authored: “Indigenous Reconciliation in Contemporary Taiwan  – From Stigma to Hope” (Routledge, 2023) , “Collective Rights of Indigenous Peoples – Identity-Based Movement of Plain Indigenous in Taiwan” (Routledge, 2006) , “Siraya Peoples: A Historical Studies of Kang-a-na Tribal Village” ( The Taiwan Historica, 2022), ” Indigenous Knowledge and Transdisciplinary Research” (NDHU, 2021),  “Identity In Between, Research Practice and Methods as Indigenous Ceremony.” (DawHsing, 20017), and many other multi-language book chapters and journal articles.

Dr Jade de Montserrat lives and works in North Yorkshire and was born in London. Concerned with challenging structures of care in institutions and with the intersection of gender, race, class, and colonialism, often in the context of life in rural communities, she makes artworks that explore the vulnerability of bodies, the importance of recording and preserving history, and the tactile and sensory qualities of language. She was the recipient of the Stuart Hall Foundation Scholarship supporting her PhD and the development of her work from her Black diasporic perspective in the North of England. She was also awarded a Jerwood Student Drawing Prize in 2017. Jade is represented by Bosse & Baum Gallery, London.

Prof Angelina Muniz-Huberman is a Spanish exiled/Mexican writer, academic, poet and professor. She is known for her work and research on exile and Jewish studies. As a writer she has been awarded several prestigious prizes such as the Xavier Villaurrutia Award and the Sort Juana Inés de la Cruz Prize. She is also a member os the Academia Mexicana de la Lengua (AML) since January 2021.

Zaffar Kunial lives in Hebden Bridge, West Yorkshire, and was born in Birmingham. His debut collection, Us, was shortlisted for a number of prizes, including the T. S. Eliot Prize. England’s Green, his latest collection, has been shortlisted for the T. S. Eliot Prize, the Rathbones Folio Prize and the Ondaatje Prize. https://www.faber.co.uk/author/zaffar-kunial/

Naush Sabah is a writer, editor, critic, and educator. She is the co-founded Editor and Publishing Director of Poetry Birmingham Literary Journal. She is also the co-founded and Editor-at-Large of Pallina Press, and trustee at Poetry London. Her writing has appeared in The Poetry Review, the TLS, PN Review, The Dark Horse, Modern Poetry in Translation, and elsewhere. A limited-edition double micro-pamphlet box set Heredity/ASTYNOME was published by Broken Sleep Books imprint Legitimate Snack in June 2020. She was shortlisted for the Royal Society of Literature’s 2021 Sky Arts Writers Award. Her debut pamphlet Litanies was published by Guillemot Press in November 2021 and shortlisted for the Michael Marks Poetry Award in 2022. She is also a visiting lecturer in creative writing at Birmingham City University. (Adapted from https://naushsabah.com/biography)

Dr Antri Kanikli is an Assistant Professor in Linguistics at UCLan Cyprus university. Her research interests focus on generative grammar, language disorders and multilingual acquisition. Antri is an experienced researcher. Her work has been published in top international linguistic journals, and she has led several externally funded research projects, including the award-winning Erasmus+ project “Planting Languages” for which she was the UCLan Cyprus Partner Leader.

Dr Ming-tso Chien is currently based in Taipei, Taiwan. He is an Experiential Education Manager affiliated with Minerva University. Mingtso earned his PhD in Education from the University of Maine in 2023 and has performed different roles within the education sector, including but not limited to a teacher, instructor, facilitator, experience designer, and education researcher. Academically, his core area of interests lies at the intersection of language, education, and migration. In his doctoral research, he explored the self-/positionings of a group of raciolinguistically minoritized transnational adolescent students in Maine through a multimodal method of inquiry in order to create space for alternative (ways of representing) narratives of transnational lived experiences within that particular educational context.

Dr Saulo Cwerner (Refugee and Asylum Lead at St Helen Council, UK) has 11 years of experience in Local Government, in the fields of equality and community cohesion, 6 years of experience as lead on refugee and asylum seeker issues, including the coordination of a refugee resettlement programme. He holds a PhD in Sociology, with over 5 years’ experience in academic research, with articles published in the fields of asylum, migration, mobility and cultural studies.

Dr José María Naharro-Calderón (Ph.D. 1985, University of Pennsylvania) is Professor of Spanish Literature, Iberian Cultures and Exile Studies, at the University of Maryland, College Park. His research covers both contemporary Spain and Latin America, specially exile literature and film, areas where he is recognized for his seminal work. He has authored: Entre el exilio y el interior. El “entresiglo” y Juan Ramón Jiménez (1994), and Entre alambradas y exilios. Sangrías de ‘las Españas’  y terapias de Vichy (2017).

Prof Champika Lasanthi Liyanage (UCLan) is the Co-director of UCLan’s Centre for Sustainable Transitions, and she is actively involved in a wide array of research relating to sustainability, facilities and infrastructure management, and capacity building in disaster resilience. She also is a member of the University’s Charter Marks group which provides a public opportunity to focus on equality strands.

Dr Roxanne Khan (UCLan) is an expert in violence and aggression. As Director of Honour Abuse Research Matrix (HARM), an international research consortium working to establish evidence-based policies and front-line responses to honour abuse, she is responsible for coordinating a multi-disciplinary transnational network of researchers, practitioners, policy makers, support agencies and survivors working to develop sustainable evidence-based strategies in response to the global health crisis of honour abuse, in all its forms – violence, killings, forced marriage and FGM. She is also Expert Advisor and Research Ethics Committee Reviewer, Centre of Expertise on Child Sexual Abuse, a multi-disciplinary team, funded by the Home Office and hosted by Barnardo’s.

Other activities will include a visit to Lancaster caste and slave trade tour (organised by Prof Alan Rice, Director of MIDEX), a Tai-chi Session (organised by Feixia Yu, Awardee of the Mayor of Preston Coronavirus Pandemic City Hero), an ice-breaking session (organised by UCLan Postgraduate Research Team).

Mode of participation and costs

The PhD school will take place in Preston (UK) at the University of Central Lancashire. Participation can be in person and online:

  • In person participation:
    • £250 – Participants affiliated to IMISCOE Member Institutes
    • £300 – Participants not affiliated to IMISCOE Member Institutes
  • Online:
    • £100 – Participants affiliated to IMISCOE Member Institutes
    • £150 – Participants not affiliated to IMISCOE Member Institutes

Bursary up to £800 will be available for students with financial difficulties to attend the PhD summer school in person (upon presentation of travel documents and receipts)

Each participant is expected to submit a paper/PhD chapter linked to their presentation; the paper/PhD chapter will be shared with the participants in similar area of interest before the PhD summer school. One discussant will be assigned for each paper/presentation.

Timeline

  • 26 November 2023: deadline for submission of expressions of interest (see below)
  • 11 December 2023: notification of successful applicants
  • 20 April 2024: paper submission (max 6,000 words)

How to apply

Follow this link https://app.oxfordabstracts.com/stages/6786/submitter and complete the relevant parts:

  • Bio (max 100 words)
  • Abstract (max 300 words)
  • How does your project resonate with the broader theme of the PhD summer school (max 150 words)
  • If you apply for the bursary, please explain why you need financial support (max 150 words)

For more information, please contact: IMISCOEPhDSchool@uclan.ac.uk

1.12 Guillaume Oyono Mbia: Beyond the Stage (12/15/2023)

We invite chapter proposals for a bilingual edited volume on Guillaume Oyono Mbia (1939-2021), one of the founding fathers of contemporary Cameroonian drama, whose influence on the African literary landscape is profound and far-reaching.

Oyono-Mbia belongs to the “first generation of African dramatists who demonstrably embodied the innovative robustness of the modernist spirit” (Okoye, 2015). Though he is mostly known for his famous play Three Suitors… One Husband, the Cameroonian writer authored several (radio and stage) plays and three volumes of short stories about life in Mvoutessi, his native village. In April 2023, his last play, Les choses vont changer! Suivi de Le discours was published posthumously.

Oyono-Mbia was a dramatist, a stage director, and a storyteller. His ability to translate his work in English or French earned him a wide audience at home and abroad. Furthermore, although his stories are primarily rooted in the Cameroonian (and African) experience, the topics he explores call for a transcultural and transnational reading and interpretation of his literary production.

We invite proposals for chapters in English or French on topic including, but not limited to:

  • Guillaume Oyono Mbia: writer and translator
  • Drama and political / socio-cultural activism
  • Satire and humor
  • Music on stage
  • Short-story and/vs. drama
  • Culture(s) and Tradition(s)
  • Westernization
  • Freedom & Education
  • Gender Boundaries
  • Writing in several languages
  • Teaching Oyono-Mbia’s plays

Submit abstracts of 250-350 words and a short bio (150-200words) to Michele Kenfack and Sandra Mefoude-Obiono at G.oyonombia@gmail.com by December 15, 2023.

XXX 

Nous vous invitons à soumettre vos propositions de chapitres pour un volume bilingue sur Guillaume Oyono Mbia (1939-2021), l’un des père fondateurs du théâtre camerounais contemporain, dont l’influence s’étend bien au-delà du paysage littéraire africain.

Oyono-Mbia appartient à la “première génération de dramaturges africain qui symbolisent clairement la solide dynamique d’innovation de l’esprit moderne.” (Okoye, 201) Bien qu’il soit surtout connu pour sa célèbre pièce de théâtre, Trois prétendants…un mari, l’écrivain camerounais est l’auteur de plusieurs autres pièces, ainsi que de trois volumes de nouvelles centrées sur la vie à Mvoutessi, son village natal. En avril 2023, sa dernière pièce, Les choses vont changer! Suivi de Le discours a été publiée a titre posthume.

Oyono-Mbia fut à la fois dramaturge, metteur en scène, et conteur. En traduisant ses textes en anglais ou en français, il a ouvert son univers littéraire à une vaste audience à l’échelle nationale et internationale. Bien plus, même si ses œuvres mettent principalement en relief l’expérience camerounaise (et africaine), les sujets que l’écrivain aborde permettent d’inscrire ses textes dans une perspective transculturelle et transnationale.

Nous invitons des propositions de chapitres en anglais ou en français portant sur les sujets non exhaustifs suivants :

  • Guillaume Oyono Mbia: écrivain et traducteur
  • Théâtre et activisme politique / socio-culturel
  • Satire et humour
  • La musique sur/en scène
  • Nouvelle et/vs. théâtre
  • Culture(s) et Tradition(s)
  • Occidentalisation
  • Education et liberté
  • Frontières de genre(s)
  • Ecrire en plusieurs langues
  • Enseigner les pièces théâtrales de Guillaume Oyono-Mbia

Bien vouloir soumettre vos propositions de 250-350 mots ainsi qu’une brève note bio-bibliographique (150-200 mots) à Michele Kenfack et Sandra Mefoude-Obiono à G.oyonombia@gmail.com au plus tard le 15 décembre 2023.

1.13 Mémoires postcoloniales francophones : retours, réécritures et complexités

 Mémoires postcoloniales francophones : retours, réécritures et complexités

Synergies Portugal (revue francophone de SHS)

Numéro 12 de la revue, coordonné par José Domingues de Almeida (Université de Porto)

et Dominique Faria (Université des Azores)

La mutation des approches théoriques et critiques des fictions francophones, et notamment la dérive de la langue vue comme un stigmate (surconscience, insécurité, diglossie) vers des soucis davantage identitaires et politiques, voire militants (Provenzano, 2011) s’est traduite par le foisonnement de plusieurs thématiques qui, plutôt que d’interroger le contexte présent, revisitent les mémoires à partir de la complexité et du potentiel identitaire actuels, et dont les études postcoloniales se sont emparées (Beniamino, 1999 ; Moura, 2005).

Ainsi, les (inter)textes littéraires francophones revisitent et réinterprètent les textes canoniques tant hexagonaux que périphériques (Mathieu-Job, 2004 ; Panaïté et Klekovkina, 2017) et produisent des répliques fictionnelles postcoloniales où la question (post)mémorielle est très présente, et assume parfois un déploiement mondialisé.

De fait, dans les œuvres francophones, le rapport à la mémoire et au passé (partagés ou pas) interroge les récits historiaux institutionnels, engendrant des tensions et des relectures à partir des retombées et enjeux lisibles dans les poétiques de P. Chamoiseau, A. Djebar, A. Kourouma, W. N’Sondé, M. Mbougar, par exemple.

En outre, les mémoires mises en fiction par les textes francophones sont traversées par des drames et mobilisent des représentations croisées inscrites dans l’espace (Gilroy, 1993) sur base de retours, réécritures et circulations complexes et palimpsestiques des conséquences du passé.

Aussi, invitons-nous les chercheurs que la problématique de la mémoire dans les littératures francophones intéresse et interpelle à soumettre une proposition de contribution (article) dans un des axes suivants dans les littératures francophones :

  •       Retours (post)mémoriels ;
  •       Croisements mémoriels et identitaires ;
  •       Réécritures et reconfigurations des textes canoniques et mythiques ;
  •       Lectures postcoloniales du présent et du passé ;
  •       Littératures francophones et Études Régionales (Area Studies) ;
  •       Mémoire et Littérature-monde.

Références bibliographiques

Beniamino, M. (1999). La Francophonie littéraire. Essai pour une théorie. Paris : L’Harmattan.

Gilroy, P. (1993). The Black Atlantic : Modernity and Double Consciousness. Cambridge :  Harvard University Press.

Mathieu-Job, M. (2004). L’Entredire francophone. Bordeaux : P. U. Bordeaux.

Moura, J.-M. (2005). Littératures francophones et théorie postcoloniale. Paris : PUF.

Panaïté, O.; Klekovkina, V. (eds.) (2017). Entre-Textes. Dialogues littéraires et culturels. Abingdon : Routledge.

Provenzano, F. (2011). Vies et mort de la francophonie. Une politique française de la langue et de la littérature. Bruxelles : Les Impressions nouvelles.

 Modalités de contribution

Langue de rédaction : français.

Date limite d’envoi des propositions (résumés 250 mots) : 15 mars 2024.

Avis du comité scientifique : 5 avril 2024.

Date limite de l’envoi de l’article (texte intégral) pour l’évaluation en double aveugle : 25 juin 2024.

Avis du comité scientifique : 15 septembre 2024.

Date limite de remise de l’article (après corrections) : 20 septembre 2024.

Les propositions devront inclure les données suivantes : nom, institution de rattachement, notice biobibliographique (autour de 200 mots), titre, axe thématique retenu, résumé dans la langue de rédaction (français, portugais, anglais), en français et en anglais, accompagné de 3-5 mots-clés.

Les propositions (résumés) et les articles sont à envoyer à l’adresse suivante : synergies.portugal.redaction@gmail.com

La rédaction de Synergies Portugal vous remercie de votre collaboration.

1.14 CfP: George Rudé Seminar in French History & Culture (incl. Alison Patrick Prize)

The 24th George Rudé Seminar

in French History and Culture

11–13 July 2024

Call for Papers

(version française ci-dessous)

The conference organisers are pleased to invite you to the 24th George Rudé
Seminar in French History and Culture, which will be held in-person from 11
through 13 July 2024 at Macquarie University in Sydney, Australia. The George
Rudé Seminar in French History and Culture, held every second year in
Australia or New Zealand, brings together specialists in French history and
culture from across the world in recognition of the contribution made by
George Rudé to the study of French history and culture in Australasia and
internationally.

We welcome papers, including from postgraduate students*, on all aspects of
French and Francophone history (including colonial and post-colonial
contexts), from the medieval period through to contemporary times. Papers may
be in English or in French and will normally be of 20 minutes’ duration.
Proposals for thematic panels of three or four papers will also be considered.
We are also interested in other presentation approaches including roundtables,
shorter “lightning” sessions, or workshops that reflect the variety of recent
scholarship, pedagogical concerns, and contemporary issues relating to France
and the Francophone world.

The deadline for submitting a proposal is 15 December 2023. Abstracts of
approximately 250 words, together with a 100-word bio, including name and
professional affiliation (if applicable), should be sent to
georgerudeseminar2024@gmail.com.

Please note that only a very limited number of online papers delivered via
Zoom will be accommodated on a case-by-case basis. Please provide
justification in your proposal if you would like to present via Zoom.

Each Rudé conference produces a peer-reviewed selection of papers in the
journal French History and Culture, published free and online through H-France
at http://www.h-france.net/rude/rudepapers.html.

For further information on the George Rudé Society and on earlier conferences,
see https://h-france.net/rude/

Macquarie University is a public research university twenty minutes from
Sydney’s Central Business District, in the suburb of Macquarie Park on the
unceded land of the Wallumattagal Clan of the Dharug Nation.

Organising committee: Keith Rathbone (Macquarie University), Robert Aldrich
(University of Sydney), Alison Downham Moore (WSU), Ben Mercer (ANU), Briony
Neilson (University of Sydney), Stephen Pascoe (UNSW), and Elizabeth
Rechniewski (University of Sydney).

*Alison Patrick Memorial Scholarship, George Rudé Seminar

Applications are invited for a scholarship in memory of Alison Patrick, to
enable (post)graduate students to attend the George Rudé Seminar in French
History and Culture. The Scholarship provides up to $2500 (AUD) towards travel
and expenses.

Alison Patrick was Reader in History at the University of Melbourne. She had a
lifelong interest in the scholarship of the French Revolution, and a strong
commitment to students. She was one of the founders of the Rudé Seminar and
presented papers over many years.

Eligibility:

The Scholarship is open to students undertaking full- or part-time doctoral
study in French or francophone history (or a related field) at a recognised
university anywhere in the world.

Applications:

Applications for the Scholarship to attend the 2024 George Rudé Seminar at
Macquarie University, Sydney, should be sent to:
georgerudeseminar2024@gmail.com
Applicants should send a CV, a 500-word paper proposal, and provide the names
of two academic referees (one of whom should be the candidate’s supervisor).
The email application must be clearly marked ‘Alison Patrick Memorial
Scholarship Application’ in the subject line.
Closing Date: 15 December 2023
Conditions:

The recipient/s is expected to attend and to present a paper at the Rudé
Seminar. They will also be expected to offer the paper as an article for
publication in French History and Culture. Papers from the George Rudé
Seminar, published on H-France. If accepted, following referees’ reports, the
published article will carry an acknowledgement of the Scholarship.
Costs incurred will be reimbursed upon presentation of receipts. In certain
cases, fares may be paid directly by the Scholarship fund.
Part scholarships may be offered to more than one applicant. The Scholarship
will not be awarded to the same person twice. If numerous applications of
equal quality are received, preference may be given to papers on the French
Revolution, Alison Patrick’s primary area of interest.

Appel à Communications

XXIVe « George Rudé Seminar in French History and Culture »
Macquarie University
11, 12 et 13 juillet 2024

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le vingt-quatrième « George Rudé
Seminar in French History and Culture » se déroulera en présentiel du 11 au 13
juillet 2024 à Macquarie University, Sydney, Australie. Le « George Rudé
Seminar in French History and Culture » est un colloque biennal qui rassemble
des spécialistes de l’histoire et de la culture françaises venant du monde
entier. Il est dédié à la mémoire de George Rudé et à sa contribution à
l’étude en Australasie et sur la scène internationale, de l’histoire et la
culture de la France.

Nous vous invitons à nous adresser des propositions de communications, y
compris de la part de doctorant•e•s**, sur tout aspect de l’histoire française
et francophone, y compris coloniale et post-coloniale, du Moyen Âge à nos
jours. Le colloque accueille des communications d’environ vingt minutes, en
français ou en anglais. Elles peuvent être individuelles ou en panel de 3 ou
de 4 communications. D’autres formats (tables rondes, présentations « éclair »
ou ateliers qui rendent compte des nouvelles directions de recherche, des
questions pédagogiques et enjeux contemporains) sont également possibles.

Les propositions de communications, comprenant un titre, un résumé d’environ
1800 signes, et une notice bio-bibliographique d’environ 700 signes, sont à
envoyer au plus tard le 15 décembre 2023 à georgerudeseminar2024@gmail.com.

Veuillez noter que le séminaire se déroulera en présentiel. Les demandes de
présenter sur Zoom seront évaluées au cas par cas.  Veuillez expliquer les
raisons de votre demande en soumettant votre proposition de communication.

Après chaque séminaire, et suite à une évaluation par les pairs, une sélection
des communications est publiée dans la revue French History and Culture,
disponible gratuitement sur le site internet H-France.

Pour plus d’informations sur la Société George Rudé et les séminaires
précédents, voir https://h-france.net/rude/past-conferences/

Macquarie University est située à vingt minutes du centre de Sydney, dans la
banlieue de Macquarie Park, sur les terres non cédées du clan Wallumattagal,
de la nation Dharug.

Le comité d’organisation : Keith Rathbone (Macquarie University), Robert
Aldrich (University of Sydney), Alison Downham Moore (WSU), Ben Mercer (ANU),
Briony Neilson (University of Sydney), Stephen Pascoe (UNSW), et Elizabeth
Rechniewski (University of Sydney).

**Bourse dédiée à la mémoire d’Alison Patrick, George Rudé Seminar

Les doctorant•e•s voulant assister au colloque sont invités à solliciter la
bourse dédiée à la mémoire d’Alison Patrick (Alison Patrick Memorial
Scholarship). La bourse, d’une valeur de $2500 (AUD), est destinée à couvrir
les frais de voyages et autres dépenses.

Alison Patrick fut maître de conférences à l’Université de Melbourne. Elle eut
un intérêt durable dans l’étude de la Révolution française, ainsi qu’un
engagement conséquent envers les étudiants. Elle fut l’une des fondatrices du
Rudé Seminar et elle y participa pendant de nombreuses années.

Éligibilité :

La bourse est ouverte aux doctorant•e•s en histoire française ou francophone
(ou une discipline annexe), à plein ou à mi-temps, dans une université
reconnue, de tout pays du monde.

Demandes de bourse :

Les demandes de bourses pour participer au George Rudé Seminar qui se
déroulera en 2024 à Macquarie University, à Sydney, sont à envoyer à l’adresse
suivante : georgerudeseminar2024@gmail.com
Les candidats devront envoyer un CV, une proposition de communication de 500
mots, ainsi que les noms de deux références, dont l’une sera le directeur ou
la directrice de thèse. Il faudra clairement stipuler ‘Alison Patrick Memorial
Scholarship Application’ dans le titre de l’email.
Date limite : 15 décembre 2023
Conditions :

Le(s) bénéficiaire(s) de la bourse devront assister au Rudé Seminar et y
présenter une communication. Il/elle sera tenu•e de soumettre cette
communication, en forme d’article, à French History and Culture. Papers from
the George Rudé Seminar, publié sur H-France. Si l’article est accepté, il
devra faire mention de la bourse Alison Patrick.
Les dépenses seront remboursées sur présentation des reçus. Dans certains cas,
les frais en question seront payés directement par les fonds de la bourse.
Il se peut que la bourse soit divisée et attribuée à plusieurs candidats. La
bourse ne sera pas attribuée deux fois à la même personne. Si plusieurs
dossiers de qualité similaire sont reçus, priorité peut être donnée aux
communications portant sur la Révolution française, le champ d’intérêt
principal d’Alison Patrick.

1.15 Tracées tricontinentales de Daniel Boukman. Marronnage poétique et militance culturelle (Fort-de-France)

Colloque international
Tracées tricontinentales de Daniel Boukman
Marronnage poétique et militance culturelle
Fort-de-France, 28-30 octobre 2024

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Il ne faut pas que l’écho soit plus fort que le bruit
Daniel Boukman

Flanm-difé pa ka dòmi anba sann
Daniel Boukman, Labim Solo

Le présent colloque est consacré à une personnalité martiniquaise dont le parcours humain, l’itinéraire intellectuel, le cheminement poétique et l’engagement politique ont incontestablement compté parmi les plus riches et les plus remarquables de sa génération. Cette manifestation scientifique vise à explorer les différentes facettes de la contribution de Daniel Boukman à la littérature antillaise, à la créolité, aux mouvements anticoloniaux et à la désaliénation culturelle entre trois continents aux résonnances historiques emblématiques : les Antilles (Amérique), la France métropolitaine (Europe) et l’Algérie (Afrique).

S’il est vrai que l’expansion coloniale de l’Occident lui a largement permis d’assurer les bases matérielles d’un développement économique sans précédent, on sait les conséquences tragiques de ce processus historique. En soumettant à la violence de ses lois et de ses intérêts d’immenses parties du monde, en asservissant et en exploitant par toutes formes de moyens des millions d’hommes, de femmes et d’enfants à l’échelle planétaire, l’Occident a d’abord déstructuré des sociétés entières, suscitant par là même de multiples formes de résistance. À cet égard, les exemples ne manquent pas de ces figures d’exception qui ont incarné, à travers l’histoire récente ou plus lointaine, l’esprit de révolte et de résistance patriotique. On pense évidemment, pour l’Afrique, à l’Émir Abdelkader, à Samori Touré ou, plus près de nous, à Patrice Lumumba, Nelson Mandela. Pour les Antilles, on se rappellera bien sûr de l’épopée de Toussaint Louverture.

Mais en se lançant dans son aventure impérialiste, l’Occident a aussi précipité brutalement ce qui deviendra le « Tiers- Monde » dans les turbulences de l’Histoire moderne. Force est alors de constater que c’est précisément dans l’expérience de la terreur et de la souffrance imposée par l’Occident que se forgeront les « armes miraculeuses » (Césaire) de la résilience culturelle. On pense ici à des parcours emblématiques, tels ceux de W. E. B. Du Bois, Alioune Diop ou Cheikh Anta Diop ou encore Léopold Sédar Senghor. Et comment ne pas évoquer ici le nom de Frantz Fanon. Autant de figures dont il importe – surtout dans le contexte mondial actuel – de transmettre la mémoire active aux jeunes générations. Toute une lignée de rebelles dans laquelle s’inscrit précisément Daniel Boukman.

Depuis près de sept décennies, l’œuvre de Daniel Edmond Athanase Blérald, alias Daniel Boukman, né en 1936 à Fort-de-France en Martinique, n’a cessé d’illustrer les multiples aspects d’une identité forgée dans le creuset de la résistance poétique, de la lutte politique et du militantisme culturel. À commencer par l’emprunt d’un nom de plume à celui du héros nègre-marron de l’insurrection de Bois Caïman à Saint-Domingue en 1794.

Daniel Boukman incarne à merveille la figure du rebelle intrépide (figure chère au Césaire de Et les chiens se taisaient), résolument opposé à toute forme de répression. En témoigne, de manière admirable, du côté algérien notamment, son refus assumé d’obéir à l’ordre d’appel durant la guerre en Algérie et sa décision de rejoindre les rangs de l’Armée de Libération Nationale (ALN) en 1961. Avec les conséquences judiciaires de cette insoumission qui l’amèneront à s’installer durablement en Algérie où il résidera jusqu’en 1981. Cette période décisive dans la biographie personnelle de Daniel Boukman, – évoquée dans Du Morne-des-Esses au Djebel (2021), l’un des derniers romans de Raphaël Confiant – coïncide avec le début de son exploration de l’écriture dramaturgique. À côté du cinéma (qui fera chez lui l’objet d’une longue passion), le théâtre devient un vecteur essentiel de sa quête poétique et politique, dans la mesure où elle le pousse à élaborer de nouvelles formes d’expression engagées. À travers ses différentes pièces, Daniel Boukman expose ainsi ses positions politiques, ses visées idéologiques ainsi que ses valeurs éthiques.

Au fur et à mesure de ses années d’exil algérien, se constitue ainsi le noyau dur d’une œuvre marquée par un engagement total et sans compromis en faveur de la justice et de la liberté mais aussi par un appel constant à la désaliénation politique et à la vigilance idéologique. Le premier exemple que l’on pourrait citer se trouve déjà dans son Orphée nègre (1962) – troisième et dernier texte du recueil Chants pour hâter la mort du temps des Orphée ou Madinina île esclave – à travers le cri de révolte du militant appelant à une nécessaire prise de conscience : « Alors camarades, le temps des Orphées est mort ! Nous voyons assez clair, maintenant, pour aller plus loin… Nous ne sommes pas seuls sur le chemin… La LIBERTE, c’est avant tout de vos mains qu’elle sortira, camarades ? ». En réalité, cette exhortation signifie avant tout la remise en question d’une certaine « négritude », incapable de dépasser le stade de la dénonciation pour accéder à celui de la rupture définitive d’avec l’ordre ancien. Comme le note Jack Corzani dans Littérature des Antilles-Guyane françaises (1978), Daniel Boukman adopte donc une posture singulière relativement au « mythe » de la Négritude dans le contexte historique de l’évolution de ce vaste mouvement.

De même, s’agissant de mythologie, comme l’observe la critique et universitaire Christina Oikonomopoulou (« La réception des mythes et du théâtre hellénique antique à la production dramaturgique de la Caraïbe insulaire francophone », Parabasis, 17-18/1, 2023), si l’œuvre de Daniel Boukman peut se référer à l’univers culturel des classiques grecs et, plus généralement, au théâtre antique, il est évident que ces références sont retravaillées et refaçonnées de manière à produire un discours artistique et politique là encore très singulier au sein de la Caraïbe francophone. On pourrait sans doute en dire autant à propos des influences du théâtre brechtien sur son écriture théâtrale.

On note une prise de distance critique du même type dans La Véridique histoire de Hourya, écrite au milieu des années 1960 pendant le séjour algérien. Daniel Boukman y dénonce l’injustice qui est faite aux Algériennes dans l’Algérie indépendante, et ce à partir d’une recontextualisation de La Mégère apprivoisée de Shakespeare. Pour lui, il est inacceptable que la femme algérienne se retrouve dans une position d’éternelle soumise alors même que la révolution l’a poussée à se joindre à ses frères dans les maquis pour libérer leur pays de la domination coloniale. Autre exemple, la pièce Et jusqu’à la dernière pulsation de nos veines (1976) où il exprime sa solidarité envers les victimes des massacres en Jordanie et au Liban en août 1976 et, surtout, où il témoigne de la volonté farouche et inébranlable des Palestiniens de résister face à la terreur et à la répression de l’ennemi sioniste.

Outre ses récentes incursions dans le domaine de la sculpture (avec ses mas-kokos), la production artistique de Daniel Boukman comprend plus d’une quarantaine de publications et se caractérise par sa grande diversité générique. En effet, on y trouve du théâtre mais aussi de la poésie, des essais, des manuels et un nombre appréciable de contes (originaux, traduits ou adaptés). On remarque au passage sa préférence pour les formes orales et, plus généralement, l’oraliture, ainsi que sa prise de distance vis-à-vis du roman. Autant de choix de création révélateurs d’une certaine vision de la « militance culturelle » qui mérite d’être explorée plus avant. Surtout à la lumière de son engagement en faveur du créole.

En effet, de retour en Martinique à la fin des années 1990, Daniel Boukman va développer un ensemble d’actions et d’initiatives visant à promouvoir une véritable prise en charge de la problématique linguistique en Martinique. Son retour coïncide aussi avec son implication au GEREC aux côtés des éminents défenseurs du créole à l’instar de Jean Bernabé et de Raphaël Confiant. Un contexte où la reconnaissance et la normalisation de la langue créole commencent à émerger dans le paysage culturel antillais, rappelant l’époque où Daniel Boukman lui-même réapprivoisait sa langue maternelle. Dans un entretien accordé à Félix-Lambert Prudent, auteur de l’Anthologie de la nouvelle poésie créole (1984), Daniel Boukman explique « Je suis en train d’apprendre à écrire en créole ». Son affection profonde pour le créole s’illustre à travers l’affirmation passionnée des liens consubstantiels de la langue et de l’expression littéraire : « La littérature a besoin du créole ; le créole a besoin de la littérature » écrit-il dans la préface de son recueil de poésie Migannaj Mélanges (2005).

L’illustration et la défense de la langue créole deviennent ainsi le leitmotiv et l’obsession de Boukman, conscient des risques de son enfermement dans la seule oralité, voire d’une extinction qui serait préjudiciable au peuple antillais. Pour Boukman, le créole doit emprunter la même voie que le français qui a acquis sa légitimité historique en tant que langue. Son objectif est non seulement de développer le fond littéraire en créole, mais aussi de travailler à assurer les conditions d’une relation équilibrée (et donc d’une possible coexistence pacifique) entre les deux langues, s’inscrivant ainsi dans la perspective évoquée par l’éminent linguiste Jean Bernabé qui prônait la fin du « duel » entre le français et le créole et l’avènement d’un « duo des langues » (Jean Bernabé). Pour ce faire, le poète-dramaturge se consacrera également, corps et âme, à un véritable “sacerdoce pédagogique” qui mobilisera toutes sortes de médias (émissions de radio, conférences, interventions dans la presse, sur Internet, etc.).

En conclusion, ce colloque apparaît à la fois comme un projet utile et nécessaire. Utile pour mieux comprendre et apprécier la diversité et la richesse des écritures caribéennes à travers un itinéraire de vie et un parcours de création emblématiques, au carrefour d’au moins trois continents. Nécessaire compte tenu de l’actuel contexte économique, politique, idéologique, culturel. Un contexte dans lequel s’exacerbent les contradictions d’un système mondial globalisé, décidément hors de contrôle et où il devient plus qu’urgent d’écouter les voix de ceux et celles qui, à l’instar de Daniel Boukman, appellent au grand « marronnage » politique, éthique et poétique.

Axes thématiques

  1.         Engagement et identité: explorer les modalités d’engagement politique et culturel exprimées et prises par Daniel Boukman à travers son œuvre littéraire, et comment cette dernière contribue à façonner une identité caribéenne résistante et plurielle.
  2.        Langue et créolité : analyser comment Daniel Boukman “navigue” entre les langues (française et créole), en examinant la diversité des interactions et en quoi celles-ci nous informent sur sa vision de la créolité et de son expression à travers les arts caribéens.
  3.         Écriture théâtrale: analyser les pièces de théâtre de Daniel Boukman tant du point de vue de l’écriture que des choix dramaturgiques mais aussi en tant qu’expressions de diverses formes de résistance, de contestation et d’affirmation culturelle.
  4.         Dialogue culturel et influences littéraires: étudier les interactions, les intertextualités, les formes de réécritures (traduction, adaptation) et résonnances entre les références antillaises et les influences extérieures à la Caraïbe, spatiales et temporelles (Algérie, antiquité grecque) dans l’œuvre tout en mettant en lumière le dialogue (constant ou non) avec la culture antillaise et d’autres traditions littéraires.
  5.         Langue et transmission: rendre compte de la contribution de Daniel Boukman à la préservation de la langue créole à travers ses œuvres de littérature de jeunesse, et son rôle dans la transmission intergénérationnelle de la culture.
  6.         L’Art comme langage de résistance: analyser les différentes pratiques artistiques congruentes à l’œuvre littéraire de Daniel Boukman et les liens qu’entretiennent ces créations, par exemple les mas-koko (masques-coco) avec le créole. Comment ce masque traditionnel de la culture afro-caribéenne est-il utilisé dans une perspective de réappropriation culturelle et de marquage idéologique ?
  7.         Perspectives postcoloniales / décoloniales: mettre en évidence la manière dont l’œuvre de Daniel Boukman reflète les dynamiques du colonialisme, de la résistance et de la construction des identités dans les Caraïbes francophones. Il est possible d’examiner plusieurs axes mettant en évidence les éléments qui participent à la création d’un imaginaire baroque, réel merveilleux ou utopique dans son œuvre.

Responsables scientifiques

Patricia Conflon (Université des Antilles – CRILLASH)
Gerry Letang (Université des Antilles – CRILLASH)
Mourad Yelles (INALCO-LACNAD)

Modalités de participation

Résumé
300 mots maximum. Indiquer les coordonnées complètes (y compris l’adresse électronique), l’affiliation institutionnelle et une brève bio-bibliographie.

Échéancier

Date limite de réception des propositions : 1er juin 2024
Date limite de réponse (uniquement acceptation) : 1er septembre 2024

Modalités d’envoi

Les propositions, rédigées en anglais et/ou en français, sont à envoyer à : colloquedanielboukman@gmail.com

Contacts

Patricia Conflon : p.conflongd@gmail.com
Mourad Yelles :  mourad_yelles@yahoo.fr

1.16 Imaginaires culturels de la marge : déplacer et décentrer la théorie littéraire / Imaginarios culturales del margen: desplazar y descentrar la teoría literaria

Universidad Autónoma de Tlaxcala, en collaboration avec l’Université de Limoges et la Universidad Nacional Autónoma de México

Congrès International

Imaginaires culturels de la marge : déplacer et décentrer la théorie littéraire

6, 7 et 8 mai 2024

Appel à communications

L’ordre mondialisé des sociétés contemporaines se caractérise par la circulation accélérée des produits culturels et des formes de représentation. Loin de mettre un terme aux processus de hiérarchisation, cette planétarisation accentue la portée du phénomène. La circulation à grande échelle connecte en effet des cultures hétérogènes (García Canclini, 1999) qui risquent d’être exposées à la tentation d’une uniformisation globale.

Ces critères se trouvent notamment au fondement du canon littéraire, entendu comme répertoire de textes agencés par les détenteurs d’une autorité issue de la reconnaissance collective. Les anthologies abondent, faisant catalogue des œuvres dignes de conférer l’image supposément la plus juste d’une tradition. Or tout canon est par essence relatif car il est culturellement situé, c’est-à-dire déterminé par un ensemble de facteurs valides dans un certain contexte historique, social, linguistique et, ici, littéraire. Le fait que le canon diverge d’une aire culturelle à l’autre est non seulement inévitable, mais il est le garant de la diversité des points de vue distribués au sein des cultures mondiales, riches de leur hétérogénéité. En revanche, dès lors qu’un canon se veut unique, il se prête à devenir l’agent d’une hégémonie culturelle (Clavaron, 2018). Les hasards de l’universalisme ne sont jamais loin, a fortiori lorsque celui-ci s’insère dans la matrice du capitalisme mondial et de la « colonialité du pouvoir » (Quijano, 1992, 2000) qui le sous-tend. De l’universel, il ne reste alors qu’un point de vue unique et surplombant, partiel et partial, vecteur de fermeture au divers.

Il convient de ne pas omettre que le canon détient une force pragmatique, qui idéalement prétend transformer le monde auquel il s’applique. L’exemple le plus frappant demeure sans doute celui de l’expansion coloniale européenne, un projet qui a érigé le canon culturel occidental en l’instrument d’une hégémonie intellectuelle. Les populations dominées se sont trouvées non seulement exclues du canon, mais aussi écartées des sphères de légitimation culturelle en général (Moretti, 2013). Heureusement, le canon est destiné à évoluer en fonction des conditions sociales et historiques. C’est pour cette raison que de nombreuses réflexions théoriques ont pu porter, depuis environ quatre décennies, sur sa réorientation.

Une analyse de la production, de la circulation et de la réception des œuvres engage une discussion bien plus nuancée du canon littéraire dit occidental, qui n’est d’ailleurs plus tant, aujourd’hui, celui d’une aire géographique que celui d’un système d’échange des valeurs culturelles (Mignolo, 1998 ; Rodríguez, 2001). Aussi pourrait-on envisager que le canon littéraire contemporain ne serait pas tant « euro- » ou « occidentalo-centré », que « capitalo-centré » (Kadir, 2016, 78 ; Zavala, 2022, 216-217), c’est-à-dire bâti à l’aune des dynamiques du marché éditorial mondial, pour qui la valeur économique fait partie intégrante de la mesure de la valeur littéraire. Pour se garder de verser dans l’ethnocentrisme, la première démarche consisterait peut-être à admettre qu’il n’existe pas un, mais des canons : que l’on pense au jing chinois, d’ailleurs plus ancien que le kanon grec, ou au sūtra de la tradition bouddhique. Ces trois concepts posséderaient d’ailleurs une parenté telle qu’ils seraient mutuellement traduisibles (Zhang, 2016).

L’heure n’est donc plus à la contemplation d’un canon stabilisé, du genre de celui qu’avait proposé Harold Bloom dans The Western Canon: The Books and School of the Ages (1994). Depuis les travaux fondateurs de comparatistes comme Pascale Casanova en France (1999) ou David Damrosch aux États-Unis (2003), les études centrées autour de la question de la World Literature ou de la Littérature-monde offrent les outils nécessaires à la prise en compte d’une vision globale des effets du capitalisme sur les marchés culturels (Menozzi, 2020). Ils aident à situer les textes littéraires au sein d’un système global d’interactions et d’échanges des formes comme des biens culturels. L’étude des logiques qui structurent la république mondiale des lettres laisse apparaître des centres politiques, des luttes de pouvoir et par conséquent des périphéries. Il devient ainsi possible de remonter à la racine du problème et de se demander, à l’image du théoricien du cosmopolitisme Pheng Cheah : What is a World? (2016).

Cette question ouvre un chantier épistémologique vaste. Elle constitue une source d’interrogations salutaires lorsqu’elle porte sur les catégories à travers lesquelles nous interprétons les hiérarchies littéraires. Elle appelle à un nécessaire recul et à la prise en compte des limites de nos points de vue. En corollaire, cette interrogation suppose aussi l’essor de stratégies interprétatives aptes à rendre visibles les asymétries générées par la diffusion de conceptions et d’imaginaires littéraires. Il ne s’agit bien sûr pas d’annuler absolument la validité des catégories que nous projetons sur les corpus que nous lisons, mais de souligner leur nature ethnocentrée et leur incomplétude. C’est à ce prix qu’il deviendra possible de se confronter réellement à l’Autre, c’est-à-dire aux formes diverses d’altérité culturelle, et ainsi de se décentrer du familier pour mieux s’ouvrir à un régime de pensée situé « hors cadre » (Jullien, 2005, 11).

Que l’on conçoive la « littérature monde » comme une « totalité littéraire » (Moura, 2023) ou un « infini culturel » (Westphal, 2023), le champ véritable de la littérature planétaire ne se conçoit que sous la forme d’un horizon à jamais fuyant, ou bien d’une totalité que toutes les vies du monde ne sauraient appréhender. Ce constat invite à considérer l’ouverture et le croisement des approches comme le point nodal de toute discussion.

Axes de réflexion

Ce congrès international se fonde sur l’idée que la théorie littéraire répond à des dynamiques du même ordre que celles qui affectent la fiction et la World Literature. Nous proposons pour cette raison de réfléchir aux possibilités d’une World Theory ou d’une théorie mondiale, des concepts qu’il est indispensable de décliner au pluriel. Il s’agit d’abord de remarquer que le champ académique possède ses propres instances de légitimation, son propre canon et par conséquent son propre système de hiérarchies (Mencé-Caster et Bertin-Elisabeth, 2018). Apparaît alors la nécessité d’interroger la porosité des modèles théoriques, afin d’examiner l’hybridation et les déplacements possibles de leurs outils d’analyse, forts des imaginaires qu’ils véhiculent. À l’image des textes littéraires, l’accès à la traduction est en ce sens un élément décisif pour jauger la circulation des théories et des approches critiques (Ning, 2010).

En marge de l’anglais, de l’espagnol, voire du français, du chinois mandarin, de l’allemand et du portugais, il semble difficile de marquer de son empreinte le champ littéraire global, y compris académique (Sapiro, 2009). Dans ce cadre, la traduction et le transfert des théories d’un système culturel à un autre ne représenteraient-ils pas, d’une certaine manière, un acte critique en soi ? Ne rendraient-ils pas possible le déplacement des réussites critiques constituées depuis les champs hégémoniques, en même temps qu’un gain de visibilité pour les théories issues d’aires linguistiques et culturelles longtemps considérées comme subalternes ? Pour peu qu’il existe une « littérature mineure » (Deleuze et Guattari, 1975), produite dans les langues dominantes mais à partir des périphéries, n’en irait-il pas de même pour une « théorie mineure », capable de décentrer les cadres d’interprétation dominants au profit de la circulation des idées ? Et que faire des apports du translinguisme, de ceux des multiples déplacements rendus possibles par les percées exophones ou allophones réalisées en dehors ou contre un système linguistique unique (Barthes, 1978 ; Cassin 2016) ?

Ces questionnements assurent une légitimité à la confrontation du « canon théorique » à de nouvelles épistémologies issues de l’« extériorité » des champs critiques traditionnellement dominants (Dussel, 1996, 2015). Favorisées par une circulation à l’échelle globale, la redécouverte et l’apparition de tant de nouveaux corpus rendent cette possibilité plus que jamais concrète. Ils révèlent un peu plus à chaque fois le pouvoir que possède la sphère esthétique à l’égard du politique (Han, 2005). Des objets d’études auparavant éclipsés ou invisibilisés se font désormais jour, et il y a fort à parier que cette logique s’applique également aux modèles théoriques et aux outils critiques produits en dehors des systèmes culturels considérés comme centraux (Palou García, 2018). Pour gagner en visibilité, ces champs d’interprétation se doivent d’être promus par des chercheurs et chercheuses issu.e.s d’horizons divers et à même d’ouvrir un spectre d’analyse plus ample.

Comment ce répertoire théorique peut-il être formalisé, diffusé et exploité ? Existe-t-il des limites à l’importation et à l’usage de ces outils critiques ? Où se trouverait la frontière entre un usage juste des théories du monde et un « extractivisme épistémique » (Grosfoguel, 2022), écueil retors de l‘ethnocentrisme ? Comment s’assurer de leur prise en compte et du respect du point de vue qui les inspire au-delà des contraintes inhérentes à la mondialisation et au marché éditorial global ? Voilà quelques-uns des questionnements qui s’inscriront dans la logique de ce congrès.

Organisation

Organisé en collaboration avec l’UR 13334 Espaces Humains et Interactions Culturelles de l’Université de Limoges (EHIC), le Cuerpo Académico Lengua y Literatura Hispanoamericana (CA-241) de la Universidad Autónoma de Tlaxcala, et le Centro de Estudios Literarios del Instituto de Investigaciones Filológicas de la Universidad Nacional Autónoma de México, ce congrès international s’inscrit dans une démarche d’ouverture à la pluralité des approches et des aires culturelles. Le comité d’organisation encourage à ce titre les chercheur.euse.s confirmé.e.s comme les jeunes chercheur.euse.s et doctorant.e.s de tous horizons à contribuer à cette réflexion, en espagnol ou en français. En cas de réponses nombreuses, la priorité sera toutefois donnée aux sujets portant sur l’Amérique latine. Ce projet est développé avec le soutien de l’Institut Universitaire de France, ici représenté par Bertrand Westphal.

Axes thématiques

  • Production, diffusion et application des théories issues des périphéries
  • Construction de solutions alternatives à un canon théorique exclusivement occidental
  • Planétarisation de théories issues du Global South
  • Inter- et trans-disciplinarités théoriques
  • Circulation et traduction des théories issues des périphéries
  • Théories fondées sur le translinguisme, le plurilinguisme ou l’exophonie
  • Réception de la théorie littéraire
  • Marchés de la théorie
  • Sociologie de la littérature appliquée à la production de la théorie littéraire
  • Études et applications des théories et concepts issus de langues dites minoritaires

Précisions pour les propositions de communication

L’envoi des propositions de communication se fera à l’adresse suivante et comprendra les éléments cités ci-dessous : congresomargenes2024@gmail.com

  • Titre de la communication
  • Nom, prénom de l’auteur.e
  • Statut de l’auteur.e, établissement et équipe de recherche de rattachement
  • Résumé bio-bibliographique de l’auteur.e (6 lignes maximum)
  • Résumé de la communication (250 mots maximum)
  • Cinq mots-clés

Date limite d’envoi de propositions de participation : 11 février 2024.

Évaluation des propositions et délai de réponse estimé du comité : 10 mars 2024.

Langues de communication : espagnol ou français.

Précisions pour les communications

Le congrès se déroulera en format hybride, depuis la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Autónoma de Tlaxcala (Mexique) et en ligne par visioconférence.

Les communications auront une durée de 20 minutes maximum.

Les actes de ce congrès feront l’objet d’une publication (ouvrage collectif ou numéro de revue).

Bibliographie critique

BARTHES, Roland. (1978). Leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France. Paris : Éditions du Seuil.

BLOOM, Harold. (1994). The Western Canon: The Books and School of the Ages. New York : Harcourt Brace.

CASANOVA, Pascale. (1999). La République mondiale des lettres. Paris : Éditions du Seuil.

CASSIN, Barbara. (2016). Éloge de la traduction. Compliquer l’universel. Paris : Fayard.

CHEAH, Pheng. (2016). What Is a World? On Postcolonial Literature as World Literature. Durham : Duke University Press.

CLAVARON, Yves. (2018). Francophonie, postcolonialisme et mondialisation. Paris : Classiques Garnier.

DAMROSCH, David. (2003). What Is World Literature?. Princeton : Princeton University Press.

DELEUZE, Gilles et GUATTARI, Félix. (1975). Kafka, pour une littérature mineure.  Paris : Les Éditions de Minuit.

DUSSEL, Enrique. (1996). Filosofía de la liberación. Bogota : Nueva América.

_________. (2015). Filosofías del Sur. Descolonización y transmodernidad. Mexico : Akal.

GARCÍA CANCLINI, Néstor. (1999). La globalización imaginada. México – Buenos Aires – Barcelona : Paidos.

GROSFOGUEL, Ramón. (2022). De la sociología de la descolonización al nuevo antiimperialismo decolonial. México : Akal.

HAN, Byung-Chul. (2005). Hyperkulturalität: Kultur und Globalisierung. Berlin : Merve.

JULLIEN, François. (2005). Conférence sur l’efficacité. Paris : PUF.

KADIR, Djelal. (2016). « Literature, the World, and You ». In : Thomas Claviez (ed.) The Common Growl. Towards a Poetics of Precarious Community (72-90). New York : Fordham University Press.

MENCÉ-CASTER, Corinne et BERTIN-ELISABETH Cécile. (2018). « Approches de la pensée décoloniale ». In : Archipélies [En ligne], N° 5, mis en ligne le 15 juin 2018, consulté le 07 novembre 2023. .

MENOZZI, Filippo. (2020). World Literature, Non-Synchronism, and the Politics of Time. Londres : Palgrave Macmillan.

MIGNOLO, Walter. (1998). « Los cánones (y más allá) de las fronteras culturales (O ¿de quién es el canon del qué hablamos? ». In : E. Sullà Álvarez (ed.) El canon literario (237-270). Madrid : Arco Libros.

MORETTI, Franco. (2013). « Conjectures on World Literature ». In : Distant Reading (43-62). Londres : Verso.

MOURA, Jean-Marc. (2023). La Totalité littéraire. Théorie et enjeux de la littérature mondiale. Paris : PUF.

NING, Wang. (2010). « World Literature and the Dynamic Function of Translation ». In : Modern Language Quarterly, Vol. 71, N° 1, p. 1-14.

PALOU GARCÍA, Pedro Ángel. (2018). La ciudad crítica. Xalapa : Universidad Veracruzana.

QUIJANO, Aníbal. (1992). « Colonialidad y Modernidad/Racionalidad ». In : Perú Indígena, Vol. 13, N° 29, 1992, p. 11-20.

_________. (2000). « Colonialidad del poder, eurocentrismo y América Latina ». In : Edgardo Lander (ed.) La colonialidad del saber: eurocentrismo y ciencias sociales. Perspectivas latinoamericanas (201-249). Buenos Aires : CLACSO.

RODRÍGUEZ, Juan Carlos. (2001). La norma literaria. Madrid : Debate.

SAPIRO, Gisèle. (2009). « Mondialisation et diversité culturelle : les enjeux de la circulation transnationale des livres ». In : G. Sapiro (ed.) Les Contradictions de la globalisation éditoriale (275-301). Paris : Nouveau Monde Éditions.

WESTPHAL, Bertrand. (2023). L’Infini culturel. Théorie littéraire et fragilité du divers. Leyde – Boston : Brill.

ZAVALA, Oswaldo. (2022). « Neoliberalism, Distinction, and World Literature in Mexico in the Twenty-First Century », In : Ignacio M. Sánchez Prado (ed.), Mexican Literature as World Literature, (215-230). New York : Bloomsbury.

ZHANG, Longxi. (2016). « Canon and World Literature », In : Journal of World Literature, N° 1, p. 119-127.

Comité scientifique

Martha Elia ARIZMENDI DOMÍNGUEZ – Universidad Autónoma del Estado de México – CA-35 Historia y Crítica de la Literatura Hispanoamericana Contemporánea (siglos XX y XXI)

Germán Abraham BECERRA ROMERO – Universidad Autónoma de Guerrero – CA-202 Estudio, Significación y Uso del Discurso

Cécile BERTIN-ELISABETH – Université de Limoges, EHIC – UR-13334

Yves CLAVARON – Université Jean Monnet Saint-Étienne, ECLLA

Ana Paula COUTINHO – Universidade do Porto, ILCML

Celina MARTINS – Universidade da Madeira, CEC

Eduardo RAMOS-IZQUIERDO – Sorbonne Université, CRIMIC – UR-2561

Salomón Mariano SÁNCHEZ – Universidad Autónoma de Guerrero – CA-202 Estudio, Significación y Uso del Discurso

Fatou Ghislaine SANOU – Université Joseph Ki-Zerbo, LLAES

Héctor Fernando VIZCARRA GÓMEZ – Universidad Nacional Autónoma de México –  Instituto de Investigaciones Filológicas

Comité organisateur

Licenciatura en Lengua y Literatura Hispanoamericana – Universidad Autónoma de Tlaxcala

CA-241 Lengua y Literatura Hispanoamericana – Universidad Autónoma de Tlaxcala

Julia Isabel EISSA OSORIO – Universidad Autónoma de Tlaxcala

Sofía MATEOS GÓMEZ – Universidad Nacional Autónoma de México – CEL – IIFL

Nicolas PIEDADE – Université de Limoges, EHIC – UR-13334

Bertrand WESTPHAL – Institut Universitaire de France ; Université de Limoges, EHIC – UR-13334

Mingfei ZHA – Université de Limoges, EHIC – UR-13334

1.17 Maryse Condé and Caribbean Crossings, 10 May 2024: CALL FOR PAPERS

10 May 2024

 

(version française ci-dessous)

Call for Papers

A celebration of the work of Maryse Condé in the Caribbean context, jointly organised by the Centre for Comparative Literature and the Centre for Caribbean and Diaspora Studies at Goldsmiths, University of London.

To open the celebrations, a round table will be held at the Institute Français du Royaume-Uni on the afternoon of 9 May 2024.

 

Keynote Speaker: Simone A. James Alexander (Seton Hall University, USA)

Maryse Condé is the Caribbean island of Guadeloupe’s most fêted author, one of the French-speaking world’s greatest writers, the recipient of numerous major prizes and accolades, and the author of novels, plays, short stories, children’s books, memoirs and essays that criss-cross the Caribbean and the Black diaspora.

This conference, Maryse Condé and Caribbean Crossings, will examine how crossings manifest themselves not only geographically, but in multiple intersecting ways in Maryse Condé’s works. The conference will also honour her remarkable oeuvre by exploring its interconnections with, and impact on Caribbean literature, theatre and thought more broadly. Just one example of Condé’s extraordinary impact in the Caribbean is provided by the echoes of her writings found in the theatres of Ina Césaire, Simone Schwarz-Bart, Gerty Dambury and Suzanne Dracius.

Migration and exile in all directions along the triangular trans-Atlantic route – between Africa, the Caribbean and South America, between the Americas and Africa, between the Caribbean and Europe, between Europe and Africa – feature in much of her work, as do journeys that are more than merely spatial and include visitations from the world of spirits to the living by ancestors and parents, representing haunting, spectral stories that illustrate how the past – histories of enslavement, the Middle Passage, colonial occupation, racial discrimination, bereavement, filial alienation – resurfaces in successive generations. But the interaction between spirits and the living can also be protective, and establish connections between the sacred and the secular, thought and nature, animate and inanimate worlds, providing characters with insights and solace.

Condé’s characters are caught in the crossfire of history, the universes created by her writings are typified by hybridity, nomadism, métissage, creolity, multiculturalism and plurality, exploring syncretism both on national and global scales, in linguistic and cultural spheres, and on a personal level, where power dynamics play out between characters of different ‘races’, classes and genders.

Intertextual references abound in her work, which also combines her postcolonial revision of canonical works with more popular literary forms. Condé’s fiction lies at the aesthetic crossroads not only between the haut style of the French literary tradition and popular fiction, and between historical narration and fictional fabulation, but also between the intimately poetic and the cinematically epic, while navigating the choppy waters, at times courting controversy, between Caribbean artistic and activist movements like négritudeantillanité or créolité. As she expresses in her essay ‘Order, Disorder, Freedom, and the West Indian Writer’ (1993), she favours the fluidity of interconnections over the fixity of identity.

The notion of ‘crossing’, which features in the title of one of Condé’s novels, Crossing the Mangrove (1989), will guide enquiries and debates over the course of our conference. Examining how Condé’s works move across and between different aesthetic, linguistic, cultural, geographical, historical and ontological sites, this conference welcomes contributions on all Caribbean literatures in the expanded sense – including theatre and performance – in French, English, Spanish and Creole.

Topics can include but are not limited to:

  • Geographical journeys;
  • Communication between the living and the dead;
  • Contact between the human and non-human worlds;
  • Family genealogies;
  • Intersecting stories and narrative techniques;
  • Generic hybridity;
  • Syncretic, hybrid, plural, intersecting cultures;
  • Transitions between French, Creole and other languages;
  • Translation;
  • The combination of history and fiction – history as fiction, and fiction as history;
  • Crossing lines between what is perceived as acceptable and polemical;
  • Intertextual connections or rewritings (e.g. Dickens, Brontë and other works from the canon);
  • The impact of Maryse Condé on Caribbean literature.

Please send your proposal of not more than 300 words for a 20-minute paper by 22 December 2023 to: CCL@gold.ac.uk (please include the words “Caribbean Crossings” in the subject line).

Papers can be presented in English or French. French papers should be accompanied by a one-page summary in English.

For more information, please visit visit the Conference webpage at https://sites.gold.ac.uk/comparative-literature/maryse-conde-and-caribbean-crossings.

For queries, please contact Clare Finburgh Delijani: c.finburgh-delijani@gold.ac.uk

Maryse Condé – Traversées caribéennes

 

10 mai 2024

 

Appel à communications

 

Une célébration de l’œuvre de Maryse Condé dans son contexte caribéen, organisée par le Centre for Comparative Literature et le Centre for Caribbean and Diaspora Studies de Goldsmiths, Université de Londres.

 

Pour ouvrir les célébrations, une table ronde aura lieu à l’Institut français du Royaume-Uni l’après-midi du 9 mai 2024.

Conférence plénaire : Simone A. James Alexander (Seton Hall University, USA)

Maryse Condé est l’auteure la plus fêtée de l’île de la Guadeloupe, l’une des plus grandes écrivaines du monde francophone, la titulaire de nombreux prixet distinctions majeurs, et  l’auteure de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, de livres pour enfants, de mémoires et d’ essais, qui sillonnent les Caraïbes et la diaspora noire.

Ce symposium, Maryse Condé – traversées caribéennes, s’attachera à montrer comment les traversées se manifestent non seulement géographiquement, mais encore de multiples manières, dans l’écriture de Maryse Condé. Le symposium rendra également hommage à son œuvre remarquable en examinant son impact sur la littérature, le théâtre et la pensée caribéenne au sens large. Pour ne donner qu’un exemple, on trouve des échos de ses écrits dans les théâtres d’Ina Césaire, de Simone Schwarz-Bart, de Gerty Dambury et de Suzanne Dracius.

Tout au long de la route triangulaire transatlantique, et quel que soit le sens – entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique du Sud, entre les Amériques et l’Afrique, entre les Caraïbes et l’Europe, entre l’Europe et l’Afrique – la migration et l’exil occupent une place importante dans l’œuvre de Condé, tout comme des voyages qui sont plus que simplement spatiaux et incluent des visites du monde des esprits à celui des vivants par les ancêtres ou les parents, sous la forme d’histoires spectrales obsédantes qui illustrent la façon dont le passé – histoires de l’esclavage, du passage du milieu, de l’occupation coloniale, de la discrimination raciale, du deuil, de l’aliénation filiale – revient dans les générations successives. Mais l’interaction entre les esprits et les vivants peut aussi être protectrice et établir des liens entre le sacré et le profane, la pensée et la nature, les mondes animés et inanimés, ce qui apporte aux personnages de son œuvre bienveillance et compassion.

Les personnages de Condé sont pris entre deux feux, les univers créés par ses écrits sont caractérisés par l’hybridité, le nomadisme, le métissage, la créolité, le multiculturalisme et la pluralité, et explorent le syncrétisme tant à l’échelle nationale et mondiale, dans les sphères linguistiques et culturelles, que sur un plan personnel, la dynamique de pouvoir se jouant entre des personnages de « races », de classes et de genres différents.

Les références intertextuelles abondent dans son œuvre, qui combine également sa révision postcoloniale d’œuvres canoniques avec des formes littéraires plus populaires. La fiction condénne se situe à la croisée esthétique non seulement entre le haut style de la tradition française et la fiction populaire, ainsi qu’entre la narration historique et la fabulation, mais aussi entre le poétique intime et l’épique cinématographique, tout en naviguant dans les eaux troubles, et en suscitant parfois la polémique, des mouvements artistiques et activistes caribéens tels que la négritude, l’antillanité ou la créolité. Comme elle l’exprime dans son essai « Order, Disorder, Freedom, and the West Indian Writer » (1993), Condé préfère la fluidité des interconnexions à la fixité de l’identité.

La notion de « traversée », qui figure dans le titre de l’un de ses romans, Traversée de la mangrove (1989), guidera les recherches et les débats au cours de notre symposium. Afin d’examiner comment les œuvres de Condé se déplacent à travers et entre différents sites esthétiques, linguistiques, culturels, géographiques, historiques et ontologiques, nous accueillerons des contributions sur la littérature caribéenne au sens large – y compris le théâtre et la performance – en français, en anglais, en espagnol et en créole.

Les thèmes abordés pourront inclure, sans s’y limiter, les sujets suivants :

  • Traversées géographiques ;
  • Communication entre les vivants et les morts ;
  • Contact entre le monde humain et le monde non-humain ;
  • Généalogies familiales ;
  • Histoires entrecroisées et techniques narratologiques ;
  • Hybridité générique ;
  • Cultures syncrétiques, hybrides, plurielles, croisées ;
  • Transitions entre le français, le créole et d’autres langues ;
  • La traduction ;
  • Franchir les limites entre ce qui est perçu comme acceptable et polémique ;
  • La combinaison de l’histoire et de la fiction – l’histoire en tant que fiction, et la fiction en tant qu’histoire ;
  • Intertextualité ou réécriture (par exemple Dickens, Brontë et d’autres œuvres du canon) ;
  • L’impact de Maryse Condé sur la littérature caribéenne.

Les propositions de communication (300 mots au maximum pour une communication de 20 minutes) sont à envoyer avant le 22 décembre 2023 à : CCL@gold.ac.uk (veuillez inclure les mots « Caribbean Crossings » dans l’objet de l’e-mail).

Les communications peuvent être présentées en anglais ou en français. Les communications en français doivent être accompagnées d’un résumé d’une page en anglais.

Pour plus d’informations et pour le concept et la portée détaillés du symposium, veuillez consulter la page web : https://sites.gold.ac.uk/comparative-literature/maryse-conde-and-caribbean-crossings

Pour tout renseignement veuillez contacter Clare Finburgh Delijani : c.finburgh-delijani@gold.ac.uk

1.18 ASMCF-SSFH POSTGRAD STUDY DAY – JO24: Representing the Nation/JO24 : Représenter la Nation

As Paris prepares to host the 2024 Jeux Olympiques, millions of sports fans around the world turn their eyes to France–but what, exactly, are they looking at? If the Games will cast the French nation in a celebratory light, they nevertheless come at a moment of perceived crisis in the history of la République. Cast as an opportunity to ‘sell’ France–and, particularly, les banlieues parisiennes–to the world, the Jeux Olympiques invite us to consider anew the debates over national identity which have raged since the Revolution, and which, today, show no signs of abating.

This Study Day provides an opportunity to interrogate questions of nationhood, belonging and representation which have proved so enduring throughout modern French history. We ask how debates over national identity and citizenship have been represented in a range of media, and how these representations have been shaped, in turn, by processes of political, economic, social and environmental change.

We are delighted to invite all Postgraduate students working on French and Francophone Studies to submit abstracts of no more than 250 words, in either English or French. Possible topics include, but are not limited to:

  • Defining Frenchness
  • Imperial legacies: empire, decolonisation and la Francophonie
  • Rethinking borders: Europeanisation and globalisation Secularism and the Republic
  • Universalisme and communautarisme
  • Gentrification and control: from la banlieue to Le Grand Paris
  • Center vs periphery
  • Heritage and memory
  • Language and identity
  • Representation and spectacle
  • The nation in the Anthropocene
  • Power and Resistance
  • Sport and the nation

Abstracts should be sent to: asmcf.ssfh.pgstudyday@gmail.com by 18:00 (GMT) on 13th January 2024.

[FR]

 

JO24 : Représenter la Nation

 

Alors que Paris se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de 2024, des millions de spectateurs du monde entier ont les yeux tournés vers la France – mais que regardent-ils exactement ? Si les Jeux placent la nation française sous le signe de la célébration, ils interviennent néanmoins à un moment perçu comme une crise dans l’histoire de la République. Présentés comme l’occasion de “vendre” la France – et en particulier les banlieues parisiennes – au monde, les Jeux Olympiques nous invitent à reconsidérer les débats sur l’identité nationale qui ont fait rage depuis la Révolution et qui, aujourd’hui, ne montrent aucun signe d’apaisement.

Cette journée d’étude est l’occasion de s’interroger sur ces questions de nation, d’appartenance et de représentation qui ont traversé l’histoire moderne de la France. Nous nous demanderons comment les débats sur l’identité nationale et la citoyenneté ont été représentés dans un éventail de médias, et comment ces représentations ont été façonnées, à leur tour, par des processus de changement politique, économique, social et environnemental.

Nous avons le plaisir d’inviter tous les étudiants de troisième cycle concernés par les études françaises et francophones à soumettre des résumés de 250 mots maximum, en anglais ou en français.

Les sujets possibles incluent, mais ne sont pas limités à :

  • Qu’est-ce qu’être français.e ?
  • Héritages impériaux : empire, décolonisation et francophonie
    Repenser les frontières : Européanisation et mondialisation
  • Laïcité et République
  • Universalisme et communautarisme
  • Gentrification et contrôle : de la banlieue au Grand Paris
  • Centre vs périphérie
  • Patrimoine et mémoire
  • Langue et identité
  • Représentation et spectacle
  • La nation à l’heure de l’Anthropocène
  • Pouvoir et résistance
  • Le sport et la nation

Les résumés peuvent être envoyés à asmcf.ssfh.pgstudyday@gmail.com avant 18h (GMT) le 13 janvier 2024.

1.19 Fatima Mernissi : Féministe, Chercheuse, Activiste politique. Célébration d’une vie, 1940-2015 (revue Expressions maghrébines)

Expressions maghrébines

Revue de la Coordination internationale des chercheur.e.s sur les littératures du Maghreb

Vol. 24, no 1, été 2025 : Appel à articles

Fatima Mernissi : Féministe, Chercheuse, Activiste politique.

Célébration d’une vie (1940-2015)

Dossier coordonné par Valérie K. Orlando

Date limite de soumission des articles : 30 juin 2024

Parution : mai 2025.

Dix ans après son décès en 2015, Fatima Mernissi, féministe marocaine, militante sociale, sociologue et auteure, demeure une voix puissante dans la contextualisation des théories sur les rôles et la place des femmes dans la société, sur les influences de l’héritage du colonialisme, ainsi que sur l’importance de l’activisme social dans un monde qui, depuis sa mort, est confronté à un nombre croissant de défis.

Ce numéro d’Expressions maghrébines se consacre à la fois à la célébration et à l’analyse des œuvres de Fatima Mernissi et à la manière dont elles continuent à résonner à travers les langues, les disciplines, les contextes socioculturels et politiques au Maroc et dans le monde arabe. Depuis sa première publication en anglais, Beyond the Veil : Male-Female Dynamics in Modern Muslim Society (1975), qui analysait les rôles des femmes dans les cultures musulmanes traditionnelles et ouvrait la voie à de nouvelles façons d’envisager la modernisation de ces rôles, jusqu’à ses publications ultérieures, notamment Scheherazade Goes West (2001), Islam and Democracy : Fear of the Modern World (2002) et Les Femmes du Maroc (2009), publiées en français et en anglais, les ouvrages de Fatima Mernissi ont influencé des générations de féministes et d’activistes sociales dans le monde entier.

Très tôt, Mernissi s’est révélée être une porte-parole exceptionnelle pour aborder des sujets controversés considérés comme tabous dans le Maghreb et ailleurs dans le monde arabe. En même temps, elle a cherché à contrer les stéréotypes des femmes musulmanes en Occident, notamment dans Dreams of Trespass : Tales of a Harem Girlhood (1994). Dès le début de sa carrière universitaire, après avoir obtenu son doctorat en sociologie en 1973 à l’Université Brandeis, aux États-Unis, Mernissi s’est imposée comme une féministe cosmopolite travaillant en trois langues. Comme le souligne miriam cooke dans son hommage à Fatima Mernissi publié dans la Review of Middle East Studies (Vol. 49, n° 2, août 2015, pp. 217-219), « Fatima Mernissi, avec Nawal El Saadawi, Mahnaz Afkhami et Deniz Kandiyoti, a mis le public au défi de prendre le genre au sérieux et d’intégrer les études sur les femmes dans tout le Moyen-Orient » (cooke 2015 : 219).

En plus d’intégrer le féminisme dans le monde arabo-musulman, Mernissi a défié l’autorité officielle de son pays d’origine, d’abord dans Le Maroc raconté par ses femmes (1983), révisé et réédité sous le titre Paroles des femmes du Maroc (1991), puis en anglais sous le titre Doing Daily Battle (Royaume-Uni, 1988 ; États-Unis, 1989). Plus tard, en 2004, dans Les Sindbads marocains : Voyage dans le Maroc civique, Mernissi soulignait que ce sont les gens ordinaires à travers le pays qui s’engagent dans une révolution pacifique, consacrant leur vie à l’action civique nécessaire pour faire avancer le pays au XXIe siècle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes (2004 : 51).

L’éditrice de cette édition spéciale consacrée à l’œuvre de Mernissi dix ans après sa mort sollicite des contributions de chercheurs et d’universitaires dans le domaine des lettres, des littératures et des sciences humaines et sociales. Les sujets possibles sont les suivants :

  •       En quoi les théories de Mernissi sur le genre et la représentation féminine dans les sociétés maghrébines traditionnelles sont-elles restées pertinentes ?
  •       Comment l’écriture académique et l’engagement civique de Mernissi ont-ils remis en question le patriarcat, la classe, le genre et la langue au Maroc ainsi qu’ailleurs en Afrique du Nord et dans le monde arabe ?
  •       Comment les œuvres de Mernissi ont-elles été reçues et considérées par les universitaires et le grand public au Maroc ?
  •       Quelles sont les dimensions mondiales de l’œuvre de Mernissi, et comment a-t-elle trouvé un écho auprès des femmes du monde entier ?
  •       Quels (nouveaux) médias permettent la diffusion de l’écriture de Mernissi (blogs, vidéos, podcasts, bandes dessinées…) ?
  •       Comment les mouvements féministes récents, tels que le mouvement #MeToo, ont-ils incorporé les écrits théoriques de Mernissi sur les femmes et la société, par exemple, le « féminisme décolonial » proposé par Françoise Vergès (2019) ?

Les articles ne devront pas dépasser 40.000 signes, espaces inclus (6.000 mots environ). La ponctuation, les notes et les références doivent être conformes aux normes appliquées par la revue : https://expressions-maghrebines.tulane.edu/.

Les demandes de renseignements complémentaires et les articles complets doivent être adresses par courrier électronique à la présidente du comité scientifique : expressions.maghrebines@ub.edu.

La section VARIA de la revue maintient toujours un appel aux articles (sans date limite de soumission) concernant les cultures maghrébines : littérature, cinéma, arts.

2. Job and Scholarship Opportunities

2.1 Leverhulme ECF @ University of Glasgow

The School of Modern Languages and Cultures (SMLC) at the University of Glasgow invites expressions of interest for this year’s Leverhulme postdoctoral scheme.

Full details on the scheme are available on the Leverhulme website.

As one of the UK’s largest Schools of Modern Languages, research in SMLC brings a transnational and multi-lingual perspective to the questions that preoccupy humanity and the humanities in the twenty-first century.

A core feature of our research community is the breadth of its engagement with questions of ongoing ethical, social and cultural concern. Current themes include legacies of empire and slavery, migration and exile, travel, sustainability, minority languages, urban space, geopoetics, cultures of work and consumption, gender issues including gender-based violence, illness and health, memory and trauma, translation and untranslatability.

A significant strand of research in the School is concerned with the circulation of texts, images and ideas across linguistic and cultural boundaries.

Expertise in French ranges across literature, theory, film, history, visual culture and text/image studies and encompasses French, Francophone African and Francophone Caribbean cultures.

We welcome applications from candidates who have a strong research profile and meet the Leverhulme eligibility criteria. Interested candidates in French Studies should identify and reach out to a potential mentor or contact Jackie.Clarke@glasgow.ac.uk at the earliest opportunity. We have an internal deadline of 1 December 2023 for this scheme.

2.2 Job: Chair and Head of Department, Languages, Cultures and Film, University of Liverpool

The School of Histories, Languages and Cultures at the University of Liverpool wishes to appoint a Head of Department in Languages, Cultures and Film. You may be a specialist in any field of Languages, Cultures and Film.

The role of Head of Department will be fixed term until 31 July 2029 initially and will be offered in combination with a permanent post at Professorial level.

The closing date and time for applications is 23:30 on 8 December 2023. It is likely that interviews will take place early in 2024. The salary is negotiable.

For full details of the post and the application process, please see:

https://tinyurl.com/mt73uyym

OR

https://findajob.dwp.gov.uk/details/13397339?v=E2E6BD769FEA5A80ED0AB6CC12CD54AFBDC934E5

2.3 Tufts University: Assistant Professor in Francophone Media and Cultural Studies (Affiliated with Film and Media Studies program)

The Department of Romance Studies at Tufts University invites applications for a full-time, tenure-track, Assistant Professor in Francophone Media and Cultural Studies to begin September 1, 2024.  Teaching load is 2/2. The successful candidate will teach three courses in French on Francophone cultural studies and media in Romance Studies (their home department), and one course in the affiliated Film and Media Studies program (FMS) in English, ranging from introductory courses to upper-level courses in their area(s) of expertise. The successful candidate will demonstrate an expertise in global Francophone cultural studies and cinema and/or media beyond Europe such as African, Maghreb, Caribbean, Pacific, or Asian traditions; additional focus on diasporic, post-colonial or immigrant Francophone media and cultural studies in a transnational framework encouraged. Applicants must have native or near native command of French and English, demonstrated excellent teaching record, strong commitment to scholarly research, and Ph.D. in hand by time of appointment.

All application materials are submitted via http://apply.interfolio.com/134995.  Please provide a cover letter, a CV, a research statement, a teaching statement that includes evidence of the candidate’s commitment to diversity, equity, and inclusion, teaching evaluations from the most recent year or two of teaching, and a journal article or book chapter of at least 8,000 words that has recently been published or is slated for publication. Three letters of recommendation addressing candidate’s scholarship, teaching and future research should be uploaded directly by recommenders to Nina Gerassi-Navarro in Interfolio. Review of applications will begin December 15, 2023 and continue until the position is filled.

Questions about the position may be directed to Bridget Erickson at bridget.erickson@tufts.edu.

Interviews of selected candidates via video-conferencing will be held in January.

All offers of employment are contingent upon the completion of a background check.

Equal Employment Opportunity Statement

Tufts University, founded in 1852, prioritizes quality teaching, highly competitive basic and applied research, and a commitment to active citizenship locally, regionally, and globally. Tufts University has also committed to becoming an anti-racist institution and prides itself on the continuous improvement of diversity, equity and inclusion work. Current and prospective employees of the university are expected to have and continuously develop skill in, and disposition for, positively engaging with a diverse population of faculty, staff, and students.

Tufts University is an Equal Opportunity/Affirmative Action Employer. We are committed to increasing the diversity of our faculty and staff and fostering their success when hired. Members of underrepresented groups are welcome and strongly encouraged to apply. See the University’s Non-Discrimination statement and policy here https://oeo.tufts.edu/policies-procedures/non-discrimination/. If you are an applicant with a disability who is unable to use our online tools to search and apply for jobs, please contact us by calling the Office of Equal Opportunity (OEO) at 617-627-3298 or at oeo@tufts.edu. Applicants can learn more about requesting reasonable accommodations at https://oeo.tufts.edu/

2.4 Assistant Professor of Atlantic World History, U. of Central Missouri

The University of Central Missouri History Department seeks to hire a tenure-track faculty

member with expertise in the history of the early modern Atlantic World and with preferred
expertise in the digital humanities and public history. Additional desired subfields include
women’s and gender history, African history, Latin American history, Indigenous history, and/or
early United States history.

Candidates should submit (1) a cover letter that outlines the applicant’s interest, qualifications, and experience for the position; (2) a curriculum vitae; (3) unofficial transcripts for all awarded degrees; and (4) teaching philosophy.

In addition, please send three (3) letters of recommendation to Ms. Elizabeth Tizzano electronically (tizzano@ucmo.edu) or via the Department of History, 136 Wood Hall, University of Central Missouri, Warrensburg, MO 64093. Only completed online faculty profiles with attached documents will be reviewed for this position.

If contacted for an interview, official transcripts for all awarded degrees will be required.

Review of applications will begin on January 15, 2024 and continues until the position is filled. The desired starting date for this appointment is August 2024. This is a 9-month appointment. Pay
and title will be based upon Ph.D. completion.

Direct inquiries regarding this position to: Search Chair, Dr. Micah Alpaugh (alpaugh@ucmo.edu)

For information about the on-line application process contact Human Resources at iobs@ucmo.edu or (660)543-4255.

A background check is required for the selected candidate of this position and any job

For information about the on-line application process contact Human Resources at jobs@ucmo.edu or (660)543-4255.

UCM requires that all faculty applicants complete the on-line faculty profile. All documents requested must be attached to the profile at the time of application. Only completed faculty profiles with attached documents will be accepted for this position.

The University of Central Missouri is an AA/EEO/ADA employer. Women and minorities are encouraged to apply. Veteran status and people with disabilities are encouraged to apply.

https://jobs.ucmo.edu/postings/30385

2.5 Laming Junior Research Fellowship in Living Foreign Languages

Laming Junior Research Fellowship in Living Foreign Languages

The Queen’s College, University of Oxford, is offering a Junior Research Fellowship in Living Foreign Languages for candidates who hold a doctorate in the languages, literatures and cultures represented in the Faculties of Medieval and Modern Languages and Asian and Middle Eastern Studies, or are close to completing such a doctorate. The Fellowship offers early career researchers the opportunity to develop their research within one of the world’s leading universities and so strengthen their future position in the academic job market. Many previous Laming Fellows have moved on to permanent faculty positions at leading world universities.

Consideration will be given to any field of specialisation in Modern Foreign Languages, but particular consideration will be given to comparative projects with a focus on literary translation. Eligible candidates should have no more than three years of post-doctoral research experience by the anticipated start date of the appointment, 1st October 2024.

The Laming JRF will be required (i) to engage in research of a quality commensurate with publication in leading refereed and international journals; (ii) to develop and manage their own programme of independent research; (iii) to propose and undertake a course of study which requires a period of residence, of normally no less than three terms, in a foreign country, provided always that English is not the official language of the country selected (occasional exceptions to the latter conditions may be made); (iv) to present their research at international conferences and research workshops; and (v) to participate in the intellectual life of the College by attending, and where possible by organising, seminars, workshops, conferences, and other academic events. Junior Research Fellowships are tenable for a fixed term of three years and it is expected that the successful candidate will take up the post no later than 1st October 2021.

The Junior Research Fellow will be a member of the Senior Common Room at The Queen’s College, and entitled to free meals. The appointee will be nominated for membership of the Faculties of Medieval and Modern Languages and Asian and Middle Eastern Studies.

There are no teaching responsibilities associated with the post. However, the Junior Research Fellow may engage in paid teaching up to a maximum of six hours weekly and, if teaching undergraduates, would normally be expected to give priority to the College’s own undergraduate teaching needs.

We are committed to fostering equality, diversity and inclusiveness. We particularly encourage applications from women, disabled people and people from Black, Asian and minority ethnic backgrounds, as these groups are currently under-represented in the College’s academic staff.

Salary and Allowances:

The salary for this post is £36,024. A personal research allowance of £1,921 per annum is provided by the College for research activities such as conference attendance, research assistance, and the purchase of books, computer equipment and software. The College will provide a non-residential study room on the main site in central Oxford. It may also be possible to provide, as an alternative, single residential accommodation at a charge. When not abroad, the successful candidate is expected to reside in or near Oxford. The Laming Junior Research Fellow may request reimbursement of reasonable travelling expenses incurred at the beginning and end of their period of residence in a foreign country.

The closing date for applications is midday Friday 9th February 2024. Interviews will be held in the week beginning Monday 22nd April 2024.

Please download the Further Particulars for more information: https://www.queens.ox.ac.uk/wp-content/uploads/2023/11/Laming_JRF_in_Living_Foreign_Languages-Further_Particulars_2024.pdf

Source: https://www.queens.ox.ac.uk/vacancies/laming-junior-research-fellowship-in-living-foreign-languages

2.6 Hamilton Junior Research Fellowship in French

The Queen’s College, University of Oxford, is offering a Junior Research Fellowship in French for candidates who hold, or are close to completing, a doctorate in French, including literature of the French-speaking world or a related field. The Fellowship offers early career researchers the opportunity to develop their research within one of the world’s leading universities and so strengthen their future position in the academic job market. Many previous Junior Research Fellows have moved on to permanent faculty positions at leading world universities. Eligible candidates should have no more than two years of post-doctoral research experience by the anticipated start date of the appointment, 1st October 2024.

The JRF will be required (i) to engage in research of a quality commensurate with publication in leading refereed and international journals; (ii) to develop and manage their own programme of independent research; (iii) to present their research at international conferences and research workshops; and (iv) to participate in the intellectual life of the College by attending, and where possible by organising, seminars, workshops, conferences, and other academic events.

The Fellowship offers researchers the opportunity to develop their research within one of the world’s leading universities and so strengthen their future position in the academic job market. Many previous Junior Research Fellows have moved on to permanent faculty positions at leading world universities.

The Hamilton Junior Research Fellow will be a member of the Senior Common Room at The Queen’s College, and entitled to free meals. The appointee will be nominated for membership of the Faculty of Medieval and Modern Languages.

There are no teaching responsibilities associated with the post. However, the Hamilton Junior Research Fellow may engage in paid teaching up to a maximum of six hours weekly and, if teaching undergraduates, would normally be expected to give priority to the College’s own undergraduate teaching needs.

We are committed to fostering equality, diversity and inclusiveness. We particularly encourage applications from women, disabled people and people from Black, Asian and minority ethnic backgrounds, as these groups are currently under-represented in the College’s academic staff.

Salary and Allowances:

The salary for this post is £36,024. A personal research allowance of £1,921 per annum is provided by the College for research activities such as conference attendance, research assistance, and the purchase of books, computer equipment and software. The College will provide a non-residential study room on the main site in central Oxford. It may also be possible to provide, as an alternative, single residential accommodation at a charge.

Applications close on midday Friday 12th January 2024. Interviews will be held in the week beginning Monday 4th March 2024.

Please download the Further Particulars for more information: https://www.queens.ox.ac.uk/wp-content/uploads/2023/11/Hamilton_JRF_in_French_Further_Particulars_2024.pdf

Source: https://www.queens.ox.ac.uk/vacancies/hamilton-junior-research-fellowship-in-french

2.7 Assistant Professor of Teaching, FR and AAS, Purdue University

Job Summary

The School of Languages and Cultures at Purdue University is seeking an Assistant Professor of Teaching (non-tenure-track clinical faculty) for a joint-appointment in French (School of Languages and Cultures) and African American Studies (School of Interdisciplinary Studies) in the College of Liberal Arts beginning in Fall 2024. The person hired for this position will generally teach four classes per semester at the undergraduate and graduate levels and will be expected to participate in some departmental service activities. Teaching expertise should include the Diaspora of the Atlantic World, Black Transnationalism, and Francophone Cultures.

The candidate must have a Ph.D. in Francophone Studies, African American Studies, or related field in hand before the start of this position, must be able to conduct classes in French and in English at all levels and have previous teaching experience at the college level.

Salary is competitive and commensurate with experience and qualifications. The clinical faculty position at Purdue is benefits-eligible and starts with a three-year contract (renewable), and there is a pathway to promotion to the ranks of associate and full professor.

Interested candidates should submit a letter of application indicating relevant experience and qualifications, curriculum vitae, and names of three potential references (letters not required for the initial screening stage).

We will begin reviewing applications on December 8, 2023 and we will continue to accept applications until the position is filled. The contract of the successful candidate will begin on August 12, 2024. A background check is required for employment in this position.

Purdue University is an EOE/AA employer. All individuals, including minorities, women, individuals with disabilities, and veterans are encouraged to apply.

https://careers.purdue.edu/job/West-Lafayette-Assistant-Professor-of-Teaching%2C-FR-and-AAS-IN-47906/1096516300/

2.8 Two Postdoctoral Teaching Scholars in Interdisciplinary Studies, North Carolina State University

Position Information

Position Overview

Essential Job Duties The Postdoctoral Teaching Scholar will be expected to teach two classes per semester (two
30-seat sections of the same course) in the College of Humanities and Social Sciences. The course is designed to teach undergraduates humanistic critical thinking skills through the examination of
transformative texts.

The Teaching Scholar will also pursue their own individual research agenda and be guided by a
faculty mentor in their field/discipline. A research presentation in the Spring semester of each year
will summarize their progress.

The Teaching Scholar will be evaluated on a regular basis regarding their teaching and mentoring of students.

Other Work/Responsibilities The Teaching Scholar must complete NC State’s Teaching Certificate:
https://grad.ncsu.edu/professional-development/teaching-programs/teaching-certificate/

Requirements and Preferences

Work Schedule 40 hours per week
Department Required Skills Undergraduate teaching experience.
Preferred Years Experience, Skills, Training, Education Ph.D. or equivalent doctorate in one of the degree granting departments of the College of Humanities and Social Sciences, or a closely related field, awarded no more than five (5) years from initial date of postdoctoral appointment.

Doctoral project/dissertation that demonstrates ability to perform close readings of texts.

Experience as instructor of record preferred (though experience as teaching assistant
acceptable).

Preference given to candidates who incorporate study of American texts into their scholarship
and/or teaching.

Training/education: Experience mentoring undergraduate students desired. Motivation to
teach, mentor, conduct and publish research and/or scholarship expected.

If there are questions please email dmproven@ncsu.edu.

2.9 SFS Postdoctoral Prize Fellowship (2024-2025)

Applicants are invited to apply before 31 January 2024. 

The Society for French Studies is pleased to invite applications for our funding scheme directed at postdoctoral researchers in recognition of the very difficult employment situation for those who have completed a PhD in French. The postdoctoral Prize fellowship scheme runs every two years, alternately with the existing Prize research fellowship scheme aimed at researchers in permanent posts. The postdoctoral Prize fellowship scheme will run in the 2024–2025 academic session.

The award offers the fellow an opportunity to develop their research profile over a period of six months (during which the fellow will be paid at a rate equivalent to a lectureship at the lowest point of the Junior Lecturer scale, to include gross salary, National Insurance, superannuation and a London allowance where applicable). The fellow may also choose to spread the award over 12 months (at 0.5 FTE).

Eligibility

Applications will only be accepted from those who are not full-time permanent employees of a Higher Education Institute, and who have not already received a fully-funded early career fellowship (e.g. British Academy, Leverhulme or Institutional JRF) of a period exceeding one year.

Applicants must be within five years of the award of a doctorate in the field of French studies (for this year’s scheme, this means being awarded via a viva voce examination between 30 December 2018 and 30 December 2023). The Society will make allowances for special circumstances, e.g. documented periods of maternity or sickness leave.

Applicants must be supported by the UK host institution in which they wish to hold the Fellowship.

Applicants must be a member of the Society.

Applicants must be either a UK/EEA national, or have completed a doctorate at a UK university.

Criteria

The overriding criteria for selection are (i) the potential of the proposed research to result in a major contribution that will enhance the standing of French Studies; (ii) the academic standing and achievements of the applicant, taking into account their current career stage, supported by reference and examiners’ report; (iii) institutional support.

The research may involve bringing to publication all or parts of the doctoral thesis and/or post-doctoral work.

How to apply

Applicants are invited to send a research proposal with a maximum length of 1,500 words, together with a CV, letter of support, reference and reports to the President of the Society, Professor Diana Holmesby 31 January 2024. This should specify the timetable for production of outputs, and the choice to take one semester fully-funded (equivalent to a lectureship at the lowest point of the Junior Lecturer scale, to include gross salary, National Insurance, superannuation and a London allowance where applicable) or to spread the award (funded at 0.5 FTE) over 12 months.

All applications must be accompanied by:

– one reference plus the full PhD examiners’ report (pre- and post-viva);

– a letter of support from the Head of Department, Dean or other managerial post-holder to specify that the Fellowship can be taken up in their department of Modern Languages and that they will provide appropriate support including mentoring, access to training courses, office accommodation and facilities. It is assumed that candidates who choose to take one semester fully-funded will not do more than 2-3 hours teaching per week; while those who are choosing to take the award over 12 months may be invited to do more as long as this is compatible with the demands of the research and writing specified in the application. All teaching should be paid separately by the institution at the appropriate hourly rate.

Those seeking exemption from the ‘within 5 years of PhD’ eligibility criterion should also supply a covering letter explaining the relevant circumstances.

The support of the Society for French Studies should be acknowledged in the publication(s) produced on the basis of the work carried out during the period of the award.

The decision will be made by April for a grant which will begin on 1 September 2024.

For more information visit: https://www.sfs.ac.uk/funding/postdoctoral-prize-fellowship

2.10 Assistant/Associate Professor of Francophone Studies (Wayne State University in Detroit, Michigan)

Assistant or Associate Professor of Francophone Studies

The Department of Classical and Modern Languages, Literatures, and Cultures at Wayne State University in Detroit, Michigan (www.clas.wayne.edu/languages/) invites applications for a full-time, tenure-track Assistant or Associate Professor in Black Francophone Studies to begin August 19, 2024. Ph.D. in French/Francophone studies required by date of appointment. Salary commensurate with qualifications and experience. Applicants must have university-level teaching experience and native or near-native fluency in French and English. The successful candidate will teach all levels of French and Francophone language, literature, and culture, create courses in Black Francophone Studies in French and English, and have a developing or established scholarly research program in Francophone African Studies. We welcome candidates who have an interest in any area of African Studies, including Colonial/Postcolonial Studies, Global/Transnational Studies, Film/Media Studies, Environmental Studies, etc. The candidate would be expected to teach 2 courses per semester, mentor undergraduate, MA, and PhD students, and demonstrate promise in their field of research. Wayne State University is a premier urban research university located in vibrant Midtown, the cultural center of Detroit. Wayne State is one of only two U.S. public universities to hold both the “Highest Research Activity” (R1) and “Community Engagement” designations from the Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching. Our commitment to excellence, collaboration, diversity, and inclusion creates exceptional educational opportunities for students, preparing them to thrive in a diverse, global society. At Wayne State, you’ll find a supportive collegial environment, faculty mentoring programs, research funding opportunities, and several institutes and centers that foster interdisciplinary work. Wayne State University provides equal employment opportunities (EEO) to all employees and applicants for employment without regard to race, color, religion, sex, national origin, age, disability or genetics. The university encourages applications from women, people of color and other underrepresented people. Wayne State is an affirmative action/equal opportunity employer.

Please apply online at https://waynetalent.csod.com/ux/ats/careersite/2/home?c=waynetalent

Please include:

  •       Cover letter
  •       CV
  •       Statement of research
  •       Statement of teaching philosophy
  •       3 letters of recommendation should be sent directly to the search committee chair, at alina.cherry@wayne.edu

Materials will be viewed by full-time faculty in the French/Francophone major program and by members of the position search committee who have diverse academic backgrounds and specializations, interdisciplinary, more broadly humanities. To be assured full consideration, all application materials must be received by December 18, 2023. Preliminary interviews will be conducted via Zoom from mid-December 2023 through early January 2024.

2.11 Professeur.e de Théories et critiques littéraires à l’Université du Québec à Trois-Rivières

Professeure régulière ou professeur régulier

Département de lettres et communication sociale

(Théories et critiques littéraires)

Université du Québec à Trois-Rivières

Affichage du 24 novembre 2023 au 5 janvier 2024

Discipline : Théories et critiques littéraires

Fonctions :  l’enseignement, la recherche, le service à la collectivité et la direction pédagogique

Exigences :

Doctorat (Ph. D.) en littérature ou dans un domaine connexe.
Une spécialisation en études féministes est un atout.
Expérience :

Avoir une expérience en enseignement universitaire.
Recherche en théories et critiques littéraires; publications scientifiques dans le domaine visé par le poste.
Autres:

Aptitudes à travailler en équipe et à mener un travail de recherche dans le cadre de projets subventionnés.
Capacité à encadrer les étudiants aux trois cycles d’études.
Prière de joindre à votre dossier deux lettres de recommandation et les pièces que vous jugez appropriées pour son étude par le comité de sélection.
Notes :

Une connaissance suffisante de la langue française ou être déterminé à l’apprendre une fois en poste. L’UQTR offre un soutien à l’apprentissage de la langue française;
Toutes les personnes qualifiées sont invitées à postuler. Veuillez noter que, conformément aux exigences de l’immigration canadienne, la priorité sera toutefois accordée aux personnes détenant la citoyenneté canadienne ainsi que le statut de résident permanent;

Le poste et l’embauche sont sous réserve de l’approbation des instances.

Date d’entrée en fonction : 1er juin 2024 ou date à convenir avec l’Université

Traitement : selon la convention collective des professeurs et professeures

Toute candidature sera traitée confidentiellement.

Veuillez faire parvenir votre candidature avant 17 h, le 5 janvier 2024.

Seules les candidatures soumises sur le site des offres d’emploi de l’UQTR seront considérées.​​​​​​​

L’Université du Québec à Trois-Rivières est engagée dans une démarche menant vers une université pleinement équitable, diversifiée et inclusive (ÉDI). En ce sens, elle porte un regard sur ses pratiques et souhaite être un acteur engagé dans son milieu et au sein de la société. Elle valorise la diversité au sein de son personnel et reconnaît le caractère pluriel des identités. Elle encourage particulièrement les femmes, les personnes autochtones, les membres de minorités visibles ou ethniques, les personnes ayant des limitations ainsi que les personnes issues des communautés LGBTQ+ à soumettre leur candidature. Conformément à la Loi, l’Université souscrit au programme d’accès à l’égalité en emploi. Sur demande, le processus de recrutement peut être adapté selon les besoins des personnes vivant avec des limitations. Le respect de la confidentialité des informations est pris au sérieux.

https://atlas.workland.com/work/32217/professeure-reguliere-ou-professeur-regulier-departement-de-lettres-et-communication-sociale-theories-et-critiques-litteraires-campus-de-trois-rivieres-e0226

2.12 Professeur.e (Poésie) à l’Université du Québec à Trois-Rivières

DESCRIPTION DU POSTE

Affichage du 24 novembre 2023 au 5 janvier 2024

Discipline : Poésie

Fonctions :  l’enseignement, la recherche, le service à la collectivité et la direction pédagogique

Exigences :

Doctorat (Ph. D.) en littérature ou dans une discipline connexe.
Une spécialisation en poésie constitue un atout.
Expérience :

Avoir une expérience en enseignement en littérature aux trois cycles d’études.
Publications dans le domaine visé par le poste.
Autres:

Aptitudes à travailler en équipe et à mener des travaux dans le cadres de projets subventionnés.
Capacité à encadrer les étudiants aux trois cycles d’études.
Prière de joindre à votre dossier deux lettres de recommandation et les pièces que vous jugez appropriées pour son étude par le comité de sélection.
Notes :

Une connaissance suffisante de la langue française ou être déterminé à l’apprendre une fois en poste. L’UQTR offre un soutien à l’apprentissage de la langue française;
Toutes les personnes qualifiées sont invitées à postuler. Veuillez noter que, conformément aux exigences de l’immigration canadienne, la priorité sera toutefois accordée aux personnes détenant la citoyenneté canadienne ainsi que le statut de résident permanent;
Le poste et l’embauche sont sous réserve de l’approbation des instances.

Date d’entrée en fonction : 1er juin 2024 ou date à convenir avec l’Université

Traitement : selon la convention collective des professeurs et professeures

Toute candidature sera traitée confidentiellement.

Veuillez faire parvenir votre candidature avant 17 h, le 5 janvier 2024.

Seules les candidatures soumises sur le site des offres d’emploi de l’UQTR seront considérées.​​​​​​​

L’Université du Québec à Trois-Rivières est engagée dans une démarche menant vers une université pleinement équitable, diversifiée et inclusive (ÉDI). En ce sens, elle porte un regard sur ses pratiques et souhaite être un acteur engagé dans son milieu et au sein de la société. Elle valorise la diversité au sein de son personnel et reconnaît le caractère pluriel des identités. Elle encourage particulièrement les femmes, les personnes autochtones, les membres de minorités visibles ou ethniques, les personnes ayant des limitations ainsi que les personnes issues des communautés LGBTQ+ à soumettre leur candidature. Conformément à la Loi, l’Université souscrit au programme d’accès à l’égalité en emploi. Sur demande, le processus de recrutement peut être adapté selon les besoins des personnes vivant avec des limitations. Le respect de la confidentialité des informations est pris au sérieux.

https://atlas.workland.com/work/32219/professeure-reguliere-ou-professeur-regulier-departement-de-lettres-et-communication-sociale-campus-de-trois-rivieres-e9275?fbclid=IwAR0JZhbqlXcxYUVyuDIFBhPk_FfUAQxy8OF0fophApBzP-HgxuHK2L-PSCo

3. Announcements

3.1 The 2023 Sonia Marks Memorial Lecture

The 2023 Sonia Marks Memorial Lecture 

Wednesday 6 December 2023
4.30pm – 6pm
SSB Lecture Theatre 200

Social Sciences Building A02, University of Sydney  

 

Professor Françoise Lionnet (Harvard University, USA) 

Breathing and Relationality: Air in Aimé Césaire, Ananda Devi and Luce Irigaray 

  

An event presented by French and Francophone Studies  

at the University of Sydney, Australia

Using works by Martinican poet Aimé Césaire (Cahier d’un retour au pays natal, « Le Cri ») and Mauritian novelist and poet Ananda Devi (Joséphin le fouLe long désir), Professor Lionnet’s presentation will weave together multiple insularities and link them to the international Black Lives Matter movement. She will reflect on the process of breathing as a key element in our human ability to resist oppression, understand relationality, and emerge into the community of sentient beings. The Covid pandemic has highlighted our profound interdependence on a planetary scale, and Professor Lionnet argues that Irigaray’s philosophical approach in L’oubli de l’air (The Forgetting of Air) can help us amplify discussions of identity and power in literature. Her goal is to illuminate the relationship between colonial and postcolonial crises of respiration, the allegories of asphyxiation present in Devi and Césaire, as well as our growing ecological and sociopolitical problems.

A past-President of the American Comparative Literature Association, Professor Françoise Lionnet is currently Research Professor both at Harvard and the University of California, Los Angeles. At UCLA, she served as Chair of the Department of French and Francophone Studies, then as Director of the James Coleman African Studies Center. She also co-directed the Mellon Postdoctoral Program “Cultures in Transnational Perspective” and the “Global Studies” Postdoctoral Program. At Harvard, she served as Acting Chair of the Committee on Degrees in Studies of Women, Gender and Sexuality and Professor in Residence in Romance Languages and Literatures, Comparative Literature, and African and African American Studies. Her numerous publications include a two-volume study published in Mauritius, her native island, in 2012: Écritures féminines et dialogues critiques. Subjectivité, genre et ironie and Le su et l’incertain. Cosmopolitiques créoles de l’océan Indien. The ground-breaking Autobiographical Voices: Race, Gender, Self-Portraiture (Cornell UP 1989) and Postcolonial Representations: Women, Literature, Identity (Cornell UP 1995), were followed by two collaborative volumes co-edited with Shu-mei Shih: Minor Transnationalism (Duke UP 2005), The Creolization of Theory (Duke UP 2011), and a project on the 18th c. Creole poet from Reunion Island, Évariste Parny: Selected Poetry and Prose (MLA 2018). She has edited or co-edited numerous collections of essays for journals such as Comparative Literature, Yale French Studies, Signs: Journal of Women in Culture and Society, L’Esprit créateur, Modern Language Notes, the International Journal of Francophone Studies, and Words Without Borders. Her research focuses primarily on Indian Ocean literary, cultural, and historical studies, in relation to Atlantic and Caribbean Studies. She is interested in the longue durée of colonialism in those regions and focuses on 18th to 21st century writers. In 2021, she was awarded the medal of l’Ordre des Francophones d’Amérique by the Conseil supérieur de la langue française of the Province of Quebec, Canada, for her contributions to the fields of French and Francophone studies.

Registration
The lecture is an in-person event. It is free with required registrations. Register here. 

This year, the Sonia Marks Memorial Lecture will be held just before the start of the annual ASFS (Australian Society of French Studies) Conference, which is hosted by the University of Sydney.

 

About the Sonia Marks Memorial Lecture
The Sonia Marks Memorial fund was set up in 1985 to commemorate the life and achievements of Sonia Marks, whose untimely death deprived the University of a much appreciated teacher and colleague. The fund provides for annual student prizes for students from the beginner language stream and a memorial lecture on French Studies. 

For more information, contact: Dr Victoria Souliman (victoria.souliman@sydney.edu.au)

3.2 Wif-Australia programme séminaire ‘Au-delà des clichés : représentations et pratiques socio-culturelles de la polygamie dans les œuvres créatives de femmes subsahariennes’ 17/01/2024

Programme : 

Au-delà des clichés : représentations et pratiques socio-culturelles de la polygamie dans les œuvres créatives de femmes subsahariennes

[Beyond clichés: social-cultural representations and practices of polygamy across Sub-Saharan women’s creative works]

Séminaire en ligne : 17 janvier 2024, 14h-18h30 (heure de Paris)

https://monash.zoom.us/j/87853199614?pwd=dDlEbUo0ZmtRdGdVRFZTd1d0a1Zmdz09

Code d’accès / access code: 329663

Présentation générale

14h

Panel 1: Polygamie et sororité / Polygamy and sorority 

14:05-15h30 (heure de Paris)

Chair: Charlotte Mackay

14h05-14h20: Feriel Lamri, (Université Mohamed Khider Biskra/Algérie)

“Vers une vision réconciliatrice de la polygamie dans Baba Segi, ses épouses, leur secret de Lola Shoneyin.”

14h20-14h35: Mariama Thior & Cheikh Diop, (Université Assane Seck – Ziguinchor)

“La représentation du ménage polygamique dans les romans et téléfilms sénégalais.”

14h35-14h50: A. Stevellia Moussavou Nyama, (Université d’Aix-Marseille)

“Pratique détournée de la polygamie : la Tchiza, le Bureau, la Maîtresse.”

14h50-15h05: Sigame Boubacar Maiga, (Ecole Normale Supérieure de Bamako)

Les enjeux sociaux de la polygamie face au discours féministe en Afrique subsaharienne

15h05-15h25: Discussion

Pause (5 min)

Panel 2: Pouvoir et violences en polygamie / Power and violence in polygamy

15h30-16h55 (heure de Paris)

Chair: Sandra Tiako Djomatchoua

15h30-15h45: Lebbal Sara, (Université Moustapha Benboulaid-Batna 2)

“De la subversion religieuse à la réhabilitation du statut féminin : La polygamie dans  celles qui attendent de Fatou Diome.”

15h45-16h00: Karen Ferreira-Meyers, (Université de Université d’Eswatini)

“La polygamie dans la littérature africaine francophone et anglophone : quelles représentations ?”

16h00-16h15: Diweng Mercy Dafong, (University of Alabama)

“Polygamy as rhizomatic awakener in the migrant woman in Calixthe Beyala’s Le Petit prince de Belleville and Fatou Diome’s Celles qui attendent.”

16h15-16h30: Assia Marfouq, (Université de Hassan Premier de Settat)

“Polygamie et enfance saccagée dans La Répudiation de Rachid Boudjedra.”

16h30-16h50: Discussion

Pause (10 min)

Panel 3: Subversion et négociation / Subversion and negotiation

17h-18h30 (heure de Paris) 

Chair: Stevellia Moussavou Nyama

17h00-17h15: El Bazi El Houcine, (Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan)

“La polygamie entre consentement et subversion.”

17h15-17h30: Sidi Mohamed Bouhssine, (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès)

“Polygamie et représentations artistiques : corps, temps et espace dans Une si longue lettre de Mariama Bâ.”

17h30-17h45: Virginia Iglesias Pruvost, (Université de Grenade/Espagne)

“Le Clan des femmes (2010) d’Hemley Boum : les rouages d’une concession polygame, une institution patriarcale très normée.”

17h45-18h00: Latifa Boutazat, (Université de Rabat)

“Représentation socio-culturelle de la polygamie au Sahel : cas des œuvres de Djaïli Amadou Amal.”

18h00-18h30: Discussion et mot de fin

3.3 Malcolm Bowie Prize 2023 now open

In 2008 the Society for French Studies launched an annual Malcolm Bowie Prize, to be awarded for the best article published in the preceding year by an early-career researcher in the broader discipline of French Studies.

The Society invites nominations of articles published during 2023 from editors of learned journals, editors or publishers of collected volumes, and heads of university departments. Authors may not self-nominate (but may ask editors, publishers, or university departments to consider nominating them). Articles may be published anywhere in the world, but must be written in French or English.

To be eligible for nomination, authors:

– must be within five years of obtaining their PhD when their article is published. Due allowance will be made for career interruptions that have prevented continuous research and publication, such as parental leave or sick leave.

– must have been registered for their PhD, and/or worked since their PhD, in a Department of French/Modern Languages, or equivalent.

The deadline for receipt of nominations for the 2023 Prize is 27 February 2024. Entries may be submitted immediately.

For full details see <https://www.sfs.ac.uk/prizes/malcolm-bowie-prize>

3.4 SFS R. Gapper Postgraduate Essay Prize now open

prize is awarded annually by the Society for French Studies for the best essay submitted by a postgraduate student at a university based in the United Kingdom or the Republic of Ireland. The award includes:

  • cashprize of £750
  • expenses-paidtravel to the next annual conference of the Society for French Studies
  • mentionin the French Studies Bulletinand on the Society for French Studies website

Conditions of entry

To be eligible for submission the essay must be:

  • entirely the student’s own work and submitted in unrevised form
  • written since 1stOctober 2021 by a postgraduate student currently registered (or within one year of registration having terminated)
  • addressing a topic within the scope of the discipline of French studies
  • written in either English or French, with any quotations from French supplied in the original language
  • up to 6,000 words in length (including notes but excluding bibliography)
  • word-processed with numbered pages
  • submitted without the name of the student, or institution, appearing in the essay
  • submitted by the university, with the student’s agreement, as one of up to three annual submissions per university
  • accompanied by a separate coversheet
  • submitted on the understanding that no correspondence will be entered into by the Society regarding individual essays.

Institutions submitting to the prize should download the coversheet from this page, and submit each essay and coversheet as a separate file to Fionnuala Sinclair at Finn.Sinclair@ed.ac.ukEntries for 2023 are open now. The closing date is 18th December 2023.

https://www.sfs.ac.uk/prizes/r-gapper-postgraduate-essay-prize

3.5 Warwick Seminar for Interdisciplinary French Studies: Sinan Richards (KCL), ‘Stand and Deliver! Your money or your life: Lacan and Fanon on Freedom and Psychosis’

We invite you to join us this Wednesday, 29 November, at 4.30pm in the Warwick Faculty of Arts Building room FAB3.30 for the Warwick Seminar for Interdisciplinary French Studies.

Sinan Richards (KCL), ‘Stand and Deliver! Your money or your life: Lacan and Fanon on Freedom and Psychosis’

Sinan Richards (KCL), ‘Stand and Deliver! Your money or your life: Lacan and Fanon on Freedom and Psychosis’

In 1946, the French neurologist and psychiatrist Henri Ey claimed that ‘if we were to follow Lacan’s conception of psychogenesis, there would no longer be any psychiatry’. By 1946, Jacques Lacan was already a dangerous outlier and radical figure in French psychiatric circles, threatening the foundations of the empirical psychiatric sciences. So, why did the young trainee psychiatrist, Frantz Fanon, read, cite, and dedicate a portion of his doctoral thesis to the mystical Lacan while he was a student in Lyon in the early 1950s? This talk will demonstrate the close intellectual proximity of Lacan’s psychoanalytic project to Fanon’s anticolonial, revolutionary clinic. Through a careful reassessment and reconstruction of the early Lacan and the early Fanon, focusing primarily on untranslated materials, I will show the specific ways that Lacan’s iconoclastic contributions to psychiatry from 1928-1953 informed and influenced Fanon in the period 1951-1961. Central to my argument is Fanon’s concept of alienation from Peau noire, masques blancs, which is, as I will show, inherited from Lacan’s concept of the same name. For both Lacan and Fanon, alienation is directly connected to his twin concepts of psychosis and freedom.

Sinan Richards is a British Academy Postdoctoral Fellow based at King’s College London. He is also a member of Centre de recherches interdisciplinaires sur le politique (CRIPOLIS) based at the Université Paris Cité. His first book, Dialectics of Love in Sartre and Lacan (Palgrave) examined Sartre’s and Lacan’s writings on love to draw out a distinctly Lacanian conception of love and subjectivity. Dr Richards is currently finishing his next book, Homo Alienatus: Freedom and Psychosis in Lacan and Fanon (British Academy Monographs, Oxford University Press, forthcoming), which will investigate the many overlapping connections between the early Lacan and the young Fanon.

3.6 The First International Black Speculative Writing Festival

A 3 day in person Black Speculative Writing Festival at Goldsmiths
University, London celebrates Black British and international speculative
writers from 2-4 February 2024.

Invited international guests include award winning writer Karen Lord from
Barbados and Reynaldo Anderson, co-founder of the Black Speculative Arts
Movement and professor at Temple University, USA. UK based award winning
writers include Leone Ross and Courttia Newland.

Special events include ‘Fassungslos’ (German: ‘disconnected’ or ‘stunned’). New
speculative writing from Akila Richards and Claudia Monteith use multi-art
forms to produce work that explores the experience of mixed(European/African)
heritage people, in partnership with the Black Speculative Arts
Movement/Carnegie Hall (USA) Spring season on the Weimar Republic.

The festival includes a symposium: panel sessions throughout the weekend
with postgraduate researchers of speculative fiction one of whom has
graduated from the MA in Black British Literature at Goldsmiths. Current
and alumni students of the MA in Black British Literature will run
bookclubs to introduce readers to ‘spec. fic.’

The festival includes readings from Black speculative writers around the
globe including *Glimpse* – the first Black British speculative fiction
anthology edited by Leone Ross, *The Cuckoo Cage* from Comma Press and the
winners of The Caine Prize for African Writing 2023, Mame Bougouma Diene
and Woppa Diallo.

The weekend provides resources for writers to develop excellence in this
genre and to encourage new readers through discussions, workshops for
writers, readings, storytelling, networking, and a Top 50 recommended list
of books. Family orientated events include storytelling sessions during the
day and an African masquerade performance in the evening.

Partners of the festival are Arts Council National Portfolio Organisations:
Spread The Word, TLC, Comma Press, Peepal Tree Press, Yaram Arts, New
Writing South and Writing East Midlands.

*THE DIGITAL FESTIVAL*

The 1st International Speculative Writing Festival includes a one-day
online festival on 4 February with priority bookings for people who cannot
attend an in-person festival due to distance or disability. Hosted by Sarah
Ozo-Irabor literary critic, blogger and podcaster of ‘Books and Rhymes’ and
Writing our Legacy. The online festival is headlined by Sheree Renée Thomas,
the first Black editor of *The Magazine of Fantasy & Science Fiction.*

Festival founder Kadija Sesay, commissioned *Glimpse, *the first Black
British Speculative Fiction anthology for Peepal Tree Press in 2022 which
includes ‘The Beard,’ by Alinah Azadeh, selected for the Best British Short
Stories 2023, published by Salt. She is the co-founder of Mboka Festival of
Arts Culture and Sport in The Gambia and has organised other festivals and
symposiums over the past 20 years including ‘Word From Africa’ at The
British Museum and the Southbank as the pre-cursor to Africa Writes, the
Sable LitFest in Brixton in 2005 and in The Gambia in 2007. In 2024, she
leads the Mboka Festival team to stage GamAfroLatinFest, a Salsa Festival
in The Gambia. Kadija’s article on Black Speculative Fiction appeared in
the award-winning Black issue of *The Bookseller. *She has received
fellowships and awards for her work and commitment to the literary field
including an Honorary Fellowship from Goldsmiths University, an Honorary
Fellowship from the RSL and a scholarship funded PhD in Black British
Publishing.

https://www.thebookseller.com/comment/rise-black-speculative-fiction-1252601
<https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=0CDcQw7AJahcKEwiQ0tjfsbaBAxUAAAAAHQAAAAAQAw&url=https%3A%2F%2Fwww.thebookseller.com%2Fcomment%2Frise-black-speculative-fiction-1252601&psig=AOvVaw3Q230pikSiTJEwgEW9gd5E&ust=1695203105901973&opi=89978449>

The festival is supported using public funding by Arts Council England and with
the support of Prof. Deirdre Osborne and the Dept. of English and Creative
Writing at Goldsmiths University

*For press information: Saffi Haines*

blackspecwritingfest@gmail.com

*For general information:*

blackspecwritingfest@gmail.com

*For bookings:*

blackspeculativewritingfest.eventbrite.co.uk

3.7 Behind-the-Scenes: Conversations on Fieldwork Seminar Series (Wed 6 Dec 2023)

https://ilcs.sas.ac.uk/events/behind-scenes-conversations-fieldwork-seminar-series-0

 

6 December 2023

6:00PM – 7:00PM

Online seminar

Anxieties and Excitements of Archival Work: Some Considerations 

Speaker: Aurora Sturli (Cambridge)
Chair: Claire Griffiths (Chester)
Respondent: Naomi Wells (ILCS)

This presentation focuses on the procedures involved in preparing for fieldwork, such as identifying archives and institutions where relevant material is held, and on the expected or unexpected challenges that arise during the time spent doing research. These include uneasiness due to solo-travelling, extreme weather events connected to climate change, and limited availability of archives due to reduced opening times and staff shortages. Drawing on these experiences of archival work in Italy in July 2023, the speaker reflects upon the personal and professional rewards that archival work can offer to researchers.

 

Bio
Aurora Sturli
 is a second-year PhD candidate in Italian Studies at Cambridge University. She is working on women writers in post-Unification Italy, with a focus on their contemporary and later reception. Her project investigates potential correlations between women writers’ editorial strategies and their future destinies of recognition and oblivion in the Italian and international context. She completed her Bachelor and Master’s Degrees in Italian Studies at the University of Bologna.

The focus of the Behind-the-Scenes seminar series is an exploration of the processes we engage with on the journey towards producing the published research output, covering all the stages involved in fieldwork in geographical, virtual or un-sited fields. From the aspirations and expectations that precede fieldwork, through the messy and unpredictable circumstances of conducting the research, the scope of the series is wide and includes research design; funding; logistical preparations for engaging in fieldwork, dealing with unexpected challenges; the emotional impacts of the work, the multiple rewards of fieldwork collaborations, methods for analysing, cataloguing, and storing information during fieldwork, along with information retrieval from fieldwork. And in the aftermath of fieldwork, the series covers how we engage with the tortuous process of selecting what goes into the final polished output, which invariably includes excising valuable insights accumulated during fieldwork in the process. Behind-the-Scenes is a space where we can look at all those facets of fieldwork, including those which often remain unexplored and unspoken.

 

Seminar Series
Wed 15 Nov 2023:
From border to border: volunteering, photo-voicing, listening, and here we go again!
Wed 6 Dec 2023:
Anxieties and Excitements of Archival Work: Some Considerations
Wed 31 Jan 2024:
Collaboration is a two-way road, or regarding ethnographic work with antagonistic institutions
Wed 7 Feb 2024:
Fieldwork with Indigenous Amazigh Communities
Fri 23 Feb 2024 (practical – hands on session):
Practical approaches to using participatory photography in research
Wed 13 March 2024:
Researching Undocumented Women in Transit. Challenges and Strategies of Fieldwork on the Mexican Border
Wed 24 April 2024:
The sound of amateur cinema: collections, oral history, experimentation workshops

All are welcome to attend this free seminar series. You will need to register in advance for each session to receive the online joining link. To register for the seminar taking place on Wed 6 Dec 2023 please go visit:

https://ilcs.sas.ac.uk/events/behind-scenes-conversations-fieldwork-seminar-series-0

3.8 Kwazman Vwa with Estelle-Sarah Bulle and Sylvain Duffard re: Guadeloupe, paysages intranquilles

The Kwazman Vwa team will be welcoming novelist Estelle-Sarah Bulle and photographer Sylvain Duffard to discuss their haunting collaboration in Guadeloupe, paysages intranquilles (Éditions Long Cours, 2022). Duffard’s photographs, accompanied by Bulle’s prose, offer a meditation on postcolonial time and duration, as perceived in the carefully documented conversation between landscapes and humans. In these images, Bulle writes, “human beings are furtive silhouettes who keep their mystery, buried in the depths of time. The landscape is the subject. It invades everything. The eye wanders through it as in a book. Nature is there, open. But it is a nature definitely marked by human presence. Few animals. Roofs, parking lots, roads, electrical wires. Simple and concrete signs of our influence; a hold that persists even when no one is on the horizon.” Charly, Jennifer and Corine will lead the discussion, which will be held in French via Zoom. Register via Kwazman Vwa’s website to receive the Zoom link.

3.9 Reading Africa: An Annual Celebration of African Literature

“This place called Africa. You think you know it. You have learned about it in school. You have come across stories about it in the media. Perhaps, you have visited the place or better still live there and so you feel that you really know it. It is not until you pick up a book that you realize that you probably do not know this place called Africa — its many countries and peoples, its multitudes of languages and experiences, its overwhelming diversity and vibrancy — as well as you think you do. And that is the beauty and joy of reading African Literature — the constant discovery.”
—Siphiwe Gloria Ndlovu, author The Theory of Flight and The History of Man

2023 EVENTS
ALL EVENTS ARE ONLINE, AND BEGIN AT 12PM ET | 5PM LONDON | 7PM SAST

Tuesday, December 5 From Nairobi to New York: Kenyan Writers on the Rise: Panelists TBA, moderated by Dr. Lizzy Attree: Register here

Thursday, December 7 Writing a Greener World: How African Writers are Responding the Climate Crisis: Register here

Panelists

Chinelo Onwualu, speculative fiction writer and co-founder of Omenana Magazine

Dr. Uchechukwu Peter Umezurike, author of short fiction, poetry, and children’s fiction. Assistant professor of English at the University of Calgary

Helon Habila, novelist and poet. Professor at George Mason University Dela Gwala, feminist facilitator, researcher, creative chameleon and a multidisciplinary storyteller

Nelson Rolon, speculative fiction writer. Author of Saudade and Sponsor Coordinator and Tech Assistant at FIYAH Literary Magazine

Moderated by Bridget Pitt, South African author and environmental activist, and author of Eye Brother Horn

Friday, December 8 African Languages, Global Audiences: Publishers and Writers on the Art of Translation Register here

Panelists

Hannes Barnard is a South African-born author of both English and Afrikaans novels.

Tina Kover is the translator of more than a dozen works of fiction and nonfiction. Her translations have twice been nominated for the IMPAC Dublin International Literary Award and she was the recipient in 2009 of a Literary Translation Fellowship from the U.S. National Endowment for the Arts.

Bhakti Shringarpure is a writer and editor who runs the Radical Books Collective and is the founding editor of Warscapes online magazine.

Raphael Thierry is a literary agent and founder of Ægitna Literary Agency, which is dedicated to world literature and targets unconventional fiction and non-fiction publications and translations.

3.10 Revising Your PhD Thesis for Publication, 4th December 2pm

School of Advanced Study • University of London

Revising Your PhD Thesis for Publication

Research Training

Monday 4th December  2023, 14:00 – 15:30 (London)

Online live via Zoom   

Register here: https://www.sas.ac.uk/events/revising-your-phd-thesis-publication-0

One of the key aims of this training session is to get doctoral researchers thinking about the process of transforming the PhD thesis into a monograph. Focusing in particular on writing a book proposal, participants will work towards producing short summaries of their projects that communicate effectively to the two main audiences for a book proposal: the academic reviewer and the publisher.

Session Leaders: Joseph Ford (Institute of Languages, Culture and Societies, SAS) and Emma Gallon (UoL Press)

3.11 University of the West Indies / University of Leicester International Summer School: applications open for the May 2024 summer school at the University of the West Indies, St Augustine Campus, Trinidad

Applications open for the May 2024 summer school at the University of the West Indies, St Augustine Campus, Trinida

The University of the West Indies / University of Leicester International Summer School is running again next year.

Dr Lucy Evans, Associate Professor in Postcolonial Literature, School of Arts, University of Leicester, has sent this message for any staff, students and post doctoral researchers who may be interested in applying for this International Summer School.

Please see this link for information about the next University of the West Indies / University of Leicester International Summer School which is to be held at the University of the West Indies, St Augustine Campus, Trinidad in May 2024: https://le.ac.uk/cssah/uwi-summer-school.

The UWI/UL International Summer School is an annual, week-long intensive programme with an emphasis on both academic and professional development. It has a focus on global studies and is aimed at postgraduate students, early career researchers and professionals from the Caribbean, the UK and North America.

The Summer School is jointly organised by University of West Indies and University of Leicester staff, and takes place in alternate years at the University of the West Indies and the University of Leicester. The next summer school will be hosted by the Institute for Gender and Development Studies at the University of the West Indies, St Augustine, Trinidad, from 27-31 May 2024, with a theme of ‘Gender, Violence and Conflict’. The programme will include seminars and lectures on topics such as women, peace and security; masculinities, power and nonviolence; building resilience against child exploitation and abuse; health, wellness and citizen security; human rights and gender identity.

The application deadline is 22nd December 2023. The webpage contains a link to an online application form. For more information, please contact the organisers at: igds@sta.uwi.edu<mailto:igds@sta.uwi.edu>; sita.rambaran@sta.uwi.edu<mailto:sita.rambaran@sta.uwi.edu>; whitney.katwaroo@sta.uwi.edu<mailto:whitney.katwaroo@sta.uwi.edu>; Sue-Ann.Barratt@sta.uwi.edu<mailto:Sue-Ann.Barratt@sta.uwi.edu>.

3.12 AUPHF+ SMALL GRANTS

We are pleased to offer small grants to AUPHF+ members who are unable to claim support or have limited support from their home institution to help defray the costs of research events (conferences, study days, workshops etc.).

For more information and to apply:

http://www.auphf.ac.uk/news-events

To become a member:

http://www.auphf.ac.uk/about-us#membership

Who are we?

Our website: http://www.auphf.ac.uk/home

Twitter/X: https://twitter.com/AUPHF2

3.13 Save Language, Translation & Interpreting degrees at the University of Aberdeen

Please feel free to share widely, if you inclined. Unless this process is halted, University of Aberdeen is very likely to become the first ancient university in the world not to offer language degrees, setting a concerning precedent. Please consider urging your institution to send a letter to our Principal George Boyne and publish it online, as Edinburgh, St Andrews and Stirling have done already. UCFL and SCILT have also published messages of support.

Senators have just voted two motions that should help in the lead-up to Court meeting next week. The situation can yet be reversed. Please keep the pressure on.

If you have no prior awareness of the situation, perhaps start here. I’m resending the petition link, too.

Concerns about the proposed restructuring of Modern Languages (in brief)

In its Consultation Document circulated to the whole university on 30 November, the Steering Group recommends radical change to the Modern Languages, Translation & Interpreting (MLTI) cluster in LLMVC. All its options involve making all or many MLTI staff redundant, cancelling some or all of its degree programmes, and ceasing all research activity in MLTI.

These recommendations are based on (a) large-scale inaccuracies in the financial data and (b) fundamental misinterpretations of the data, in both cases depicting MLTI as a failing unit and a drain on investment. The way in which the whole process has been carried out also contravenes core aspects of due process and governance as specified in this university’s policies. The Steering Group’s distorted picture of MLTI performance has already begun inflicting severe reputational damage on the university as a whole, as well as internal reputational damage to MLTI. We hope that this message, and the linked files, will correct this impression and enable us all to work towards a more constructive way forward.

Major inaccuracies on which the restructuring proposals are based include:

  • overstating, by 24% (5.64 FTE), the total FTE count of permanent academic staff in MLTI

o   correcting this error saves approx. £300,000, based on median academic salary

  • understating, by a factor of 20, the total FTE count of current PGR students supervised by MLTI staff: this figure is 19.33 FTE, not 0.54 as claimed (and is dominated by fee-paying international students)

o   correcting this error increases MLTI income by £279,617

  • inflated and inaccurate claims about the staff-student ratio in MLTI

Fundamental misinterpretations of data include:

  • the claim that Modern Languages’s REF performance was below the University’s overall level of performance

o   it was among the higher-performing arts & humanities units, and at a median level among arts, humanities & social sciences units

o   its performance has shown steady improvement between 2014, 2021 and the Stocktake

  • the claim that disinvestment in MLTI research would somehow increase the university’s overall REG share (it would shrink, and PG recruitment would cease)
  • a false narrative of ‘accelerated decline’ in student enrolments to MLTI that is not in keeping with either Student Records System data or wider national reports on language enrolments at schools and universities

Core aspects of governance and due process contravened or ignored include:

  • the University’s risk assessment, EDI and change management policies and processes
  • the severe EDI implications of the proposals themselves

o   over half of LLMVC’s female professors are in MLTI

  • the principle of timely communication between Court/SMT and the School affected (including the Head of School) on the urgency and gravity of the challenge
  • the principle of evidence-based strategy, passed by Senate in December 2017
  • the principles of clarity and transparency in proposing major change
  • the University’s charitable mission, as the only university north of the Tay to provide language degrees
  • the fact that disciplines and discipline-clusters are not financial units (reflected in the fact that many of their contributions to the university’s income go beyond their own disciplines and in some cases Schools)
  • the fact that it is for the university’s Research Committee, not this self-appointed Steering Group, to decide whether or not research in MLTI will cease and that no 2028 REF submission will be made in this unit.

The restructuring is being rushed through, during a university holiday period, on a seriously flawed evidential and procedural basis, with no concern for the university’s league-table rankings and reputation, and without adequate representation from staff involved in delivering the relevant programmes and REF submission. Aside from these concerns, the Steering Group’s recommendations do not even deliver the financial savings claimed. Their default recommendation, option 3 – the harshest of the three in terms of staff cuts – is claimed to deliver ‘rapid’ savings (defined by members of the Steering Group at a focus group as meaning ‘this financial year’), although the 6-month notice period of most MLTI staff means that sacking them all in January would cost the School their salaries up to the financial year end, so the scale of ‘rapid’ savings would in reality be very small. This suggests that planning for next academic year is, after all, the only plausible way of achieving large-scale savings at School level.

In light of these concerns, we feel that it is essential to begin again, this time adopting an evidence-based approach grounded in the university’s stated policies and procedures, and properly involving the unit concerned, so that we can play our part in improving the university’s financial position. We have already developed, at very short notice, a draft set of counter-proposals focused on growth and we hope that these can be built on in future constructive discussion.

The linked files document more fully our concerns, our response to the Consultation Document, evidence on which this response is based, and our own proposals for income generation. We hope that this will be found helpful.

Response document:

https://drive.google.com/file/d/1LmczBLOQEgW8mkkY9SwFIoA9WEt9cBkj/view?usp=sharing

Rebuttal Table:

https://drive.google.com/file/d/1r1-tvWgGl3V67tgBg_MQ29UR7jgBimbA/view

3.14 ASMCF x SFS Postgraduate Reading Group 2024

The ASMCF and SFS are excited to announce ‘Contemporary Critical Approaches’, a new postgraduate reading group taking place online in Spring 2024. This interdisciplinary reading group for postgraduates explores contemporary critical thinking around four central themes: archives, the posthuman, decoloniality, and pedagogy. Each session will be an opportunity for resource-sharing and discussion in a friendly and informal environment. The full programme can be found below.

To register, and to receive PDFs of the invited readings, please follow this link: https://www.eventbrite.com/e/sfsasmcf-online-reading-group-tickets-772827226037.

We hope to see many of you there!

Many thanks and best wishes,

Cécile Guigui (ASMCF), David Ewing (SFS), and Elly Walters (SFS)

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SEMINAR 1: Archives of the Body

Wednesday 24 January 2024, 6pm–7.15pm (GMT)

  1. Allan Sekula, ‘The Body and the Archive’, October 39 (1986): 3–64
  2. Saidiya Hartman, ‘Venus in Two Acts’, Small Axe2 (2008): 1–14
  3. Ann Laura Stoler, ‘Chapter 1: Prologue in Two Parts’ in Along the Archival Grain: Epistemic Anxieties and Colonial Common Sense(Princeton, NJ: Princeton University Press, 2009), pp. 1–16 [optional]

SEMINAR 2: Posthuman Ecologies

Wednesday 7 February 2024, 6pm–7.15pm (GMT)

  1. Rosi Braidotti and Iu Andrés, ‘Interview with Rosi Braidotti: “What is necessary is a radical transformation, following the bases of feminism, anti-racism and anti-fascism”’, CCBC(2 April 2019)
  2. Cecilia Åsberg, Redi Koobak, and Ericka Johnson, ‘Beyond the Humanist Imagination’, NORA: Nordic Journal of Feminist and Gender Research4 (2011): 218–30
  3. Marie-Claire Messouma Manlanbien, ‘L’être, l’autre et l’entre’, exhibition, Palais de Tokyo (2023) [optional]

SEMINAR 3: Decoloniality

Wednesday 21 February 2024, 6pm–7.15pm (GMT)

  1. Achille Mbembe, ‘Avant-Propos’ and ‘Introduction’ in Sortir de la grande nuit: Essai sur l’Afrique décolonisée(Paris: La Découverte, 2010) pp. 9–29
  2. Olúfẹ́mi O. Táíwò, ‘What, After All, Is Decolonisation?’ in Against Decolonisation: Taking African Agency Seriously(London: Hurst & Co., 2022) pp. 24–49
  3. Olúfẹ́mi O. Táíwò, ‘Decolonise This! Taking History and Agency Seriously’ in Against Decolonisation: Taking African Agency Seriously(London: Hurst & Co., 2022) pp. 113–34 [optional]

SEMINAR 4: Pedagogy

Wednesday 6 March 2024, 6pm–7.15pm (GMT)

  1. bell hooks, ‘Introduction’, Teaching to Transgress: Education as the Practice of Freedom(New York; London: Routledge, 1994) pp. 1–12
  2. Eugenia Zuroski, ‘”Where do you know from?” An exercise in placing ourselves together in the classroom’, MAI Feminism(27 January 2020)
  3. Jacques Rancière, Andréa Benvenuto, Laurence Cornu, and Patrice Vermeren, ‘L’actualité du “Maître ignorant”: entretien avec Jacques Rancière’, Le Télémaque(2005)

3.15 France, Niger, Uranium, and Nuclear Power: SFHS event

Society for French Historical Studies’

French Presse

hosts

Filmmaker Idrissou Mora-Kpai and Historian Carina Ray in Conversation

1 pm (EST)  on Sunday, December 10th  – ONLINE

Mora-Kpai’s extraordinary “Arlit:  Deuxième Paris,” described as a “a case study in environmental racism set in a uranium mining town in the Sahara Desert of Niger” will serve as a springboard for a timely discussion on the history of France-Niger relations, nuclear power, and everyday life in the former French colony. The coup d’état of 2023 invites reflection on the imbrications of past in present, touching on policy, economy, environment, public health, and politics from the perspective of lived experience in the mining town.

Carina E. Ray, A.M. and H.P. Bentley Chair in African History and Associate Professor of History, University of Michigan. Author, Crossing the Color Line: Race, Sex, and the Contested Politics of Colonialism in Ghana (Athens, OH, 2015); coeditor, Darfur and the Crisis of Governance in Sudan: A Critical Reader (Ithaca, 2019).

Idrissou Mora-Kpai, Guggenheim Fellow for Film & Video (2023), fellow at The Africa Institute, Sharjah, UAE. Assistant Professor, Department of Media Arts, Sciences and Studies, Ithaca College. Recent works include “America Street” (2020) and “Indochina – Traces of a Mother” (2011). See, https://idrimora.com/.

This event is made possible through the generous sponsorship of Africa Is a Country, Bard College’s Center for Civic Engagement, Center for Human Rights and the Arts, French Studies Program, Historical Studies Program, Human Rights Project, Office of the Dean of the College, and Science, Technology, and Society Program.

Register for the event on Eventbrite:

https://www.eventbrite.com/e/sfhs-conversation-on-france-niger-uranium-and-nuclear-power-tickets-767853008017?aff=oddtdtcreator

4. New Publications

4.1 George Steinmetz, The Colonial Origins of Modern Social Thought: French Sociology and the Overseas Empire (Princeton: Princeton University Press, 2023)

In this provocative and original retelling of the history of French social thought, George Steinmetz places the history and development of modern French sociology in the context of the French empire after World War II. Connecting the rise of all the social sciences with efforts by France and other imperial powers to consolidate control over their crisis-ridden colonies, Steinmetz argues that colonial research represented a crucial core of the renascent academic discipline of sociology, especially between the late 1930s and the 1960s. Sociologists, who became favored partners of colonial governments, were asked to apply their expertise to such “social problems” as detribalization, urbanization, poverty, and labor migration. This colonial orientation permeated all the major subfields of sociological research, Steinmetz contends, and is at the center of the work of four influential scholars: Raymond Aron, Jacques Berque, Georges Balandier, and Pierre Bourdieu.

In retelling this history, Steinmetz develops and deploys a new methodological approach that combines attention to broadly contextual factors, dynamics within the intellectual development of the social sciences and sociology in particular, and close readings of sociological texts. He moves gradually toward the postwar sociologists of colonialism and their writings, beginning with the most macroscopic contexts, which included the postwar “reoccupation” of the French empire and the turn to developmentalist policies and the resulting demand for new forms of social scientific expertise. After exploring the colonial engagement of researchers in sociology and neighboring fields before and after 1945, he turns to detailed examinations of the work of Aron, who created a sociology of empires; Berque, the leading historical sociologist of North Africa; Balandier, the founder of French Africanist sociology; and Bourdieu, whose renowned theoretical concepts were forged in war-torn, late-colonial Algeria.

https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691237428/the-colonial-origins-of-modern-social-thought

4.2 Sara Rahnama, The Future Is Feminist: Women and Social Change in Interwar Algeria (Ithaca: Cornell University Press, 2023)

The Future Is Feminist by Sara Rahnama offers a closer look at a pivotal moment in Algerian history when Algerians looked to feminism as a path out of the stifling realities of French colonial rule. Algerian people focused outward to developments in the Middle East, looking critically at their own society and with new eyes to Islamic tradition. In doing so, they reordered the world on their own terms—pushing back against French colonial claims about Islam’s inherent misogyny.

Rahnama describes how Algerians took inspiration from Middle Eastern developments in women’s rights. Empowered by the Muslim reform movement sweeping the region, they read Islamic knowledge with new eyes, even calling Muhammad “the first Arab feminist.” They compared the blossoming women’s rights movements across the Middle East and this history of Islam’s feminist potential to the stifled position of Algerian women, who suffered from limited access to education and respectable work. Local dynamics also shaped these discussions, including the recent entry of thousands of Algerian women into the workforce as domestic workers in European settler homes.

While Algerian people disagreed about whether Algeria’s future should be colonial or independent, they agreed that women’s advancement would offer a path forward for Muslim society toward a more prosperous future. Through its use of Arabic-language sources alongside French ones, The Future Is Feminist moves beyond Algeria’s colonial relationship to France to illuminate its relationship to the Middle East.

Product Details

4.3 Suzanne Crosta & Sada Niang, Francophone African Women Documentary Filmmakers: Beyond Representation (Bloomington: Indiana University Press, 2023)

Francophone African Women Documentary Filmmakers is groundbreaking edited collection which explores the contributions of Francophone African women to the field of documentary filmmaking. Rich in its scope and critical vision it constitutes a timely contribution to cutting-edge scholarly debates on African cinemas.
Featuring 10 chapters from prominent film scholars, it explores the distinctive documentary work and contributions of Francophone African women filmmakers since the 1960s. It focuses documentaries by North African and Sub-Saharan women filmmakers, including the pioneering work of Safi Faye in Kaddu Beykat, Rama Thiaw’s The Revolution Will Not be Televised, Katy Lena Ndiaye’s Le Cercle des noyes and En attendant les hommes, Dalila Ennadre’s Fama: Heroism Without Glory and Leila Kitani’s Nos lieux interdits.
Shunned from costly fictional- 35mm-filmmaking, Francophone African Women Documentary Filmmakers examines how these women engaged and experimented with documentary filmmaking in personal, evocative ways that countered the officially sanctioned, nationalist practice of show and teach/promote.

Product Details

4.4 Julie Kalman, The Kings of Algiers: How Two Jewish Families Shaped the Mediterranean World during the Napoleonic Wars and Beyond (Princeton: Princeton University Pres, 2023)

At the height of the Napoleonic Wars, the Bacri brothers and their nephew, Naphtali Busnach, were perhaps the most notorious Jews in the Mediterranean. Based in the strategic port of Algiers, their interconnected families traded in raw goods and luxury items, brokered diplomatic relations with the Ottomans, and lent vital capital to warring nations. For the French, British, and Americans, who competed fiercely for access to trade and influence in the region, there was no getting around the Bacris and the Busnachs. The Kings of Algiers traces the rise and fall of these two trading families over four tumultuous decades in the nineteenth century.

In this panoramic book, Julie Kalman restores their story—and Jewish history more broadly—to the histories of trade, corsairing, and high-stakes diplomacy in the Mediterranean during the Napoleonic Wars and their aftermath. Jacob Bacri dined with Napoleon himself. Thomas Jefferson, James Madison, and Horatio Nelson considered strategies to circumvent the Bacris’ influence. As the families’ ambitions grew, so did the perils, from imprisonment and assassination to fraud and family collapse.

The Kings of Algiers brings vividly to life an age of competitive imperialism and nascent nationalism and demonstrates how people and events on the periphery shaped perceptions and decisions in the distant metropoles of the world’s great nations.

https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691230153/the-kings-of-algiers

4.5 Judith Misrahi-Barak, Ritu Tyagi, and H. Kalpana (eds.), Kala Pani Crossings, Gender and Diaspora: Indian Perspectives (London: Routledge, 2023)

To Brij V. Lal (1952–2021) and to Brinsley Samaroo (1939-2023)
In Memoriam

This volume explores the intersections of diaspora and gender within the diasporic and Indian imagination. It investigates the ways in which race, class, caste, gender, and sexuality intersect with concepts of home, belonging, displacement, and the reinvention of the nation and of self.
Positioning itself as a companion to Kala Pani Crossings: Revisiting 19th Century Migrations from India’s Perspective (Routledge, 2021), the present book examines whether indentureship and diasporic locations marginalised women and men or empowered them; how negotiations or resistances have been determined by race, class, caste, or ethnicity; how traditional standards of Indianness and gender relations have been reshaped; how ideas of home, self, and the nation have been impacted in the diaspora and in India after the 19th- and early 20th-century indentureship migration; and what 21st-century Indians stand to gain by theorising the legacy of 19th-century indenture through a gender framework. To understand how fiction and non-fiction writers have negotiated the legacy of indentureship to create spaces where normative practices can be interrogated and challenged, the book gives pride of place to interviews with writers such as Cyril Dabydeen, Ananda Devi, Ramabai Espinet, Davina Ittoo, Brij Lal, Peggy Mohan, Shani Mootoo, and Khal Torabully.
Thus rooted in critical analyses but also in subjective and creative perspectives, this volume is a major intervention in understanding Indian indenture and its legacy in the diaspora and in India. It will be of great interest to scholars and researchers of literature, history, Indian Ocean studies, migration, and South Asian studies.

Table of Contents
Introduction: Texts and Contexts: Rethinking Gender in Kala Pani Narratives
Judith Misrahi-Barak, Ritu Tyagi and H. Kalpana Rao

Part I Rethinking the Kala Pani: Theoretical and Pedagogical Approaches
1 Revisiting Literary Studies of the Indian Diaspora: Possible Strategies for a Comparatist Approach
Mala Pandurang
2 ‘The Sea is History’: The Concept of Space in Women’s Kala Pani Crossings
Himadri Lahiri
3 Women and Indenture: Revisiting Indian Discourses
Amba Pande

Part II Past and Present: Revisiting the ‘Sexual Contract’
4 ‘Intimate Violence’ and the ‘Sexual Contract’: Female Convicts and Marriage ‘System’ in Andamans, c. 1860–c.1920
Suparna Sengupta
5 Marriage and Man-Woman Relationship in Coolie Diaspora
Auritra Munshi
6 Queer Diaspora and Hindu Rituals: Shani Mootoo’s Moving Forward Sideways Like a Crab
Arnab Kumar Sinha

Part III Voice and Vision Redeemed
7 Francophone Narratives of the Returnee: Epistemic Disobedience on Both Sides of the Kala Pani
Vijaya Rao
8 The Traces of the Silenced: Indian Indentured Women Labourers in Colonial Literature of Réunion
Jenni Balasubramanian
9 Between Homes and Shores: Reimagining Her ‘Silences’ from Kala Pani Crossings in Indo-Caribbean Poetry
Praveen Mirdha
10 Visions, Trances, and Other Abnormalities of Indenture in Jahajin, The Swinging Bridge and Sea of Poppies
Gargi Dutta

Part IV In Conversation with India: Memorial Narratives Inside Out
11 Popular Resolution of the Bhojpuri Women’s Question: Examining the Socio-cultural Legacy of the Bidesiya in Select Bhojpuri Films
Ridhima Tewari
12 Remembering Mariamman
Stephanos Stephanides

Part V In the Writers’ Own Voices
Edited by Judith Misrahi-Barak, Ritu Tyagi, H. Kalpana Rao and Kusum Aggarwal
Interviews with Brij V. Lal, Ananda Devi, Shani Mootoo, Peggy Mohan, Cyril Dabydeen, Davina Ittoo, Ramabai Espinet and Khal Torabully

Judith Misrahi-Barak is Professor in postcolonial studies in the English department, University Paul Valéry Montpellier 3, France. She is a member of the research centre EMMA and is General Editor of the series PoCoPages (Pulm, Montpellier). Her areas of specialisation and publication are Anglophone Caribbean, Indo- and Sino-Caribbean literatures, diaspora and migrant writing, as well as Dalit literatures. Her recent monograph in French is entitled Entre Atlantique et océan Indien: les voix de la Caraïbe anglophones (Classiques Garnier, Paris, 2021).
Ritu Tyagi is Associate Professor at Pondicherry University since 2012. She has published numerous articles on Francophone Literature, Postcolonial and Feminist Writing. Her book Ananda Devi: Narration, Polyphony and Feminism was published in 2013 and was well received by critics.
H. Kalpana Rao is Professor in the Department of English, Pondicherry University, Puducherry, India. She has received several awards; she has several publications to her credit including a book, Quilting Relationships: A Cruise through Comparative Literary Studies. Her areas of interest include Canadian and American literature, women’s literature, gender and feminist studies, cultural and diaspora studies, and new literatures in English.

https://www.taylorfrancis.com/books/edit/10.4324/9781032639437/kala-pani-crossings-gender-diaspora-kalpana-ritu-tyagi-judith-misrahi-barak

4.6 Ana Lucia Araujo, The Gift: How Objects of Prestige Shaped the Atlantic Slave Trade and Colonialism (Cambridge: Cambridge University Press, 2023)

The Gift explores how objects of prestige contributed to cross-
cultural exchanges between Africans and Europeans during the Atlantic slave
trade. An eighteenth-century silver ceremonial sword, commissioned in the port
of La Rochelle by French traders, was offered as a gift to an African
commercial agent in the port of Cabinda (Kingdom of Ngoyo), in twenty-first
century Angola. Slave traders carried this object from Cabinda to Abomey, the
capital of the Kingdom of Dahomey in twenty-first century’s Republic of Benin,
from where French officers looted the item in the late nineteenth century.
Drawing on a rich set of sources in French, English, and Portuguese, as well
as artifacts housed in museums across Europe and the Americas, Ana Lucia
Araujo illuminates how luxury objects impacted European–African relations, and
how these economic, cultural, and social interactions paved the way for the
European conquest and colonization of West Africa and West Central Africa.

Reviews

‘A remarkable counternarrative told through the history of material objects
troubles what we know about commodification in West and West Central Africa.
The Gift brilliantly reframes the best thinking on circulation at the height
of the trans-Atlantic slave trade. In the expansive tapestry woven by Ana
Lucia Araujo, readers will discern new ways of seeing and thinking about
cultural objects and the elaboration of power in the Atlantic World. A
rewarding and necessary book.’
Herman Bennett – author of African Kings and Black Slaves: Sovereignty and
Dispossession in the Early Modern Atlantic

‘A brilliant fusion of social and art history, this gem of a book dazzles with
scholarly depth. A testament to dual training, an exquisite narrative
captivates, enlightens, and transcends conventional boundaries. A truly
enriching, must-read gift.’
Roquinaldo Ferreira – author of Cross-Cultural Exchange in the Atlantic World:
Angola and Brazil during the Era of the Slave Trade

‘Following the itinerary and many lives of a silver knife, gifted and re-
gifted across the commercial, familial, and political networks linking France
to west and west-central Africa in the 18th and 19th century, Araujo crafts a
productively speculative account that gives new depths to our understanding of
the Atlantic slave trade.’
Cécile Fromont – author of Images on a Mission in Early Modern Kongo and
Angola

‘In tracing a ceremonial silver sword and its meanings from France to Central
and West Africa and back to Europe, this creative and nuanced book sheds light
on gift-giving in the Atlantic slave trade, French connections to multiple
African regions, and the depredations of colonial invaders. As it reminds us,
material objects have stories to tell!’
Lisa Lindsay – author of Atlantic Bonds: A Nineteenth Century Odyssey from
America to Africa

The book is out in the UK/Europe and will be available in the United States in
December. It can be ordered on Cambridge University Press website with 20%
discount by using the code ARAUJO23 at checkout:
https://www.cambridge.org/core/books/gift/62EDFCC01526938F638EF77AB6A4E8A9#fndtn-information

If you are in Cambridge, UK, I will be launching the book at Cambridge
University Press Bookshop on December 14, 2023, in conversation with historian
Toby Green, you can register to attend here
https://www.eventbrite.co.uk/e/book-launch-the-gift-by-ana-lucia-araujo-tickets-737882756187

4.7 Sally Frances Low, Colonial Law Making: Cambodia under the French (Singapore: NUS Press, 2023)

In Colonial Law Making, Sally Low draws on colonial archives to reveal the contests and transactions that shaped justice in the French protectorate of Cambodia (1863–1954). She compares Cambodia with other indirectly colonised countries in Southeast Asia, demonstrating the significance of different methods of colonial domination. Her work crosses the boundaries of comparative legal history, area studies, and sociology to show the structural as well as the contingent factors that made colonial law.

“Sally Low’s innovative study of legal reform in French colonial Cambodia is a vital addition to the conversation on the legacies of colonialism on nation-building, governance, and the law in post-colonial nations. She reveals that the utilitarian jurisprudence molded by French colonialism underpins weaknesses in governance and rule of law in post-colonial Cambodia.” – Sokhieng Au, Northwestern University

“Sally Low has delivered a meticulously researched monograph on the legal history of Cambodia that traces the legacies of French colonial rule on postcolonial Cambodia’s jurisprudence. She unstintingly reveals how the French replaced Cambodian laws with French-derived codes, put in place a weak judiciary, and empowered Cambodia’s monarchy as essential to Khmer culture and nationalism.” – Tamara Loos, Cornell University

“In this pioneering study Sally Low shows how a hybrid, multi-jurisdictional legal system in Cambodia emerged from the indigenous system during French colonial rule. Students of colonial law-making in Southeast Asia and elsewhere in the world will find this book essential reading.” – Craig J. Reynolds, Australian National University

Sally Frances Low holds a doctorate in legal history from the University of Melbourne and has worked extensively in Cambodia and Southeast Asia.

Colonial Law Making: Cambodia under the French

4.8 Marronnages Volume 2, No. 1 Conditions raciales de l’enquête

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du nouveau numéro de Marronnages : Volume 2, No 1 Les conditions raciales de l’enquête, dont voici le sommaire :

DOSSIER THÉMATIQUE

Daphné Bédinadé, Evélia Mayenga
Les conditions raciales de l’enquête en sciences sociales

Rachid Bouchareb
Tenter d’atténuer la distance raciale lors des interactions d’enquête: Viabilité et limites d’une stratégie d’appariement racial

Félicien Faury
Race et extrême droite: Réflexions sur les conditions raciales d’une recherche sur le Rassemblement national

Iman El Feki
« Vous êtes musulmane et vous travaillez sur la radicalisation ? Il n’y a pas un problème ? »: Quand la religiosité visible interroge la radicalisation

Ary Gordien
Entre une minorité dominante et une majorité historiquement racisée ? Ethnographier des réseaux guadeloupéens noirs et blancs en outsider within

Jiyoung Kim
Les conditions raciales de la gentrification: Une étudiante asiatique enquête sur les restaurants d’un quartier parisien

VARIA

Fabrice Dhume, Samuel Bérard
Être personnel scolaire racisé·e: Formes et signification de l’expérience du racisme au travail dans l’éducation nationale française

Evelia Mayenga
Les traductions françaises de l’intersectionnalité: Race, mondes académiques et profits intellectuels

LECTURES

Mathias Möschel
Dhume, Fabrice, Xavier Dunezat, Camille Gourdeau, et Aude Rabaud. 2020. Du racisme d’État en France ? Lormont : Le Bord de l’eau.

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