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SFPS Monthly Mailing: May 2026

29th May 2026

Contents

  1. Calls for Papers/Contributions

1.1 Voix autorisées: archives, corps, corpus (Nouvelles Études Francophones/NEF)

1.2 Histoire, mémoire et écriture : l’histoire et sa représentation dans les textes francophones écrits par des femmes (Université de Séville)

1.3 Languages at the Crossroads: Imagining Futures, Bridging Divides (Australian National University)

1.4 « La didactique du français au prisme des études postcoloniales : problèmes et possibilités »  (numéro thématique de Contextes & Didactiques)

1.5 European-Indigenous relations in the French Americas (Special issue of French Historical Studies)

1.6 Rhymes, Rhythms and Revolutions: Radical Histories of the Transimperial Dutch Caribbean (Utrecht University)

1.7 “Who Cares?” – NU FRIT Interdisciplinary Graduate Conference (Northwestern University)

1.8 Empire and (neo)colonialism in contemporary French politics (University of Leeds)

1.9 Interdisciplinary Perspectives on Pop and Popular Culture (The University of Texas at Austin)

1.10 Espaces et temps queer (Nouvelles Études Francophones/NEF)

1.11 The Politics of New Caledonia (The French Australian Review)

1.12 Colloque international en hommage à Sony Labou Tansi (FLSH Limoges)

1.13 Les langues de l’Afrique. Nouveaux contextes sociolinguistiques et géopolitiques, nouvelles problématiques scientifiques. Colloque international en hommage à Babatunde Ayeleru (Ibadan, Nigéria)

1.14 La langue migrante dans la poésie francophone aux Antilles / Caraïbes / Guyane / Québec et francophonies canadiennes (Toulouse & en ligne)

1.15 Mythes, récits écologiques et pratiques artistiques dans l’océan Indien : vers une écosensibilité indianocéanique (Université de La Réunion)

1.16 Plurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ? Regards critiques et perspectives contemporaines (Paris)

1.17 Naître et mourir pendant le voyage migratoire (Revue Scientifique)

1.18 Abdelaziz Kacem, un humaniste des deux Rives (Sousse, Tunisie)

1.19 Guelma Kateb Yacine : la poétique de la rupture. 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma (Guelma, Algérie)

  1. Job and Scholarship Opportunities

2.1 Teaching Associate in Francophone Postcolonial Studies (Fixed term), (University of Cambridge)

2.2 Departmental Tutor in French language (University of Oxford)

2.3 Teaching Assistant in French (University of Limerick)

2.4 Lecturer in Modern Languages (French or German) (University College Cork)

2.5 Lecteur/Lectrice (Language Teaching Assistant In French x 2) (Magdalen College, Oxford)

2.6 Two temporary positions in French (University of Liverpool)

2.7 French Literature Lecturer (UCSD)

2.8 Part-time French Instructor (Rhodes College)

2.9 French and Francophone Department: Visiting Assistant Teaching Professor, Full Time (Connecticut College)

  1. Announcements

3.1 Programme provisoire du colloque « Aziz Chouaki, artiste total », Nanterre, 15 et 16 juin 2026

3.2 Call for Submissions for the 15th Annual Lawrence R. Schehr Memorial Award

3.3 Forum on the future of French and Francophone Studies, University of Surrey, Tuesday 16 June 2026

3.4 French Screen Studies small research and travel bursaries

3.5 Malcolm Bowie Prize

3.6 SFS R. Gapper Undergraduate Essay Prize 2026: Now Open

3.7 ASMCF Undergraduate Prizes 2026

  1. New Publications

4.1 Colonial Negatives: Picturing History and Identity in Morocco, by Patricia Goldsworthy

4.2 Modern & Contemporary France May Issue (34.2)

 

 

1.   Calls for Papers/Contributions

1.1 Voix autorisées: archives, corps, corpus (Nouvelles Études Francophones/NEF)

Appel à contributions

Nouvelles Études Francophones (NEF) – Dossier spécial, volume 42.2

VOIX AUTORISÉES : ARCHIVES, CORPS, CORPUS

Éric Tsimi eric.tsimi@northwestern.edu & Nasrin Qader n-qader@northwestern.edu

Les littératures et cultures afrodiasporiques en français ont élaboré une critique tenace des conditions de l’énonciation : qui peut parler, doit témoigner, ou va représenter ? Au nom de qui et selon quels régimes d’autorisation ? La notion de « voix autorisée » implique des appareils de légitimation (archives, imprimé, institutions savantes, médias, scène) qui produisent le canon.

Les débats contemporains sur l’archive, la restitution et les régimes de réparation invitent à réorienter l’enquête. On veut certes « faire parler » les traces, mais encore décrire les opérations qui convertissent certaines paroles en preuve, en mémoire publique ou en capital littéraire, tandis que d’autres voix demeurent reléguées à l’infra-discours. De The Libertine Colony (Doris L. Garraway) à Awakening the Ashes (Marlene L. Daut) en passant par Programme de désordre absolu (Françoise Vergès), des outils convergents permettent d’analyser ces conversions (arts, édition, scène). Sur le plan fictionnel, La plus secrète mémoire des hommes (Mohamed Mbougar Sarr, 2021) et Une somme humaine (Makenzy Orcel, 2022) en éprouvent les dispositifs, en faisant de l’archive, de la transmission et de la consécration le ressort même du récit.

Comment, du régime colonial à ses survivances postcoloniales, s’institue une voix représentative (porte-parole, témoin, expert, écrivain légitime) ? Et par quels mécanismes de droit, d’archive, d’édition, de scène et de circulation médiatique ? Comment les écritures et pratiques culturelles caribéennes et subsahariennes déplacent-elles ces mécanismes (contre-archives, traduction, performance, poétiques du corps, auto-édition, tension entre repair et reparation) et les reconfigurent ?

Les propositions pourront notamment explorer la manière dont une parole se trouve d’abord archivée et autorisée, ensuite incarnée, performée ou contestée, puis fixée en corpus, en canon ou en contre-canon. Il pourra s’agir d’études consacrées aux archives comme lieux de preuve et d’autorité (archives coloniales et postcoloniales, dossiers juridiques, pétitions, correspondances, pratiques éditoriales) à partir, par exemple, des récits de Saint-Domingue chez Moreau de Saint-Méry, des reprises contemporaines de l’archive chez Évelyne Trouillot ou Fabienne Kanor, ou encore des débats de restitution et de lisibilité autour d’objets et de collections liés à Haïti, au Bénin ou au Sénégal. On accueillera également des travaux portant sur les corps comme lieux où se nouent droit, désir, voix et mémoire, qu’il s’agisse des scènes de témoignage chez Maryse Condé, Yanick Lahens ou Gisèle Pineau, des articulations entre oralité, performance et rituel chez Werewere Liking, ou encore des usages littéraires et culturels du carnaval, du vodou ou du gwoka comme formes d’adresse collective. Enfin, les contributions pourront examiner les corpus comme effets de sélection, de circulation et de consécration, à partir des fortunes contrastées de René Maran, Jacques Roumain ou Édouard Glissant, des circulations transatlantiques d’œuvres de Dany Laferrière, Mohamed Mbougar Sarr ou Makenzy Orcel, ainsi que du rôle joué par les anthologies, les prix, les programmes universitaires, les bibliothèques, les musées, les supports numériques ou l’autoédition dans la fabrication, le déplacement ou la contestation du canon.

Propositions en français (résumé 250–500 mots, titre provisoire, coordonnées, affiliation institutionnelle et notice bio-bibliographique d’environ 120 mots) : à envoyer avant le 30 mai 2026 à eric.tsimi@northwestern.edu et n-qader@northwestern.edu. Réponse : 15 juin 2026. Articles (5 000–6 000 mots, normes MLA) : 15 septembre 2026. Évaluation externe et anonyme en double aveugle : septembre–novembre 2026. Versions révisées : 5 janvier 2027. Dossier complet remis à la NEF : 15 janvier 2027.

Repères bibliographiques:

Azoulay, Ariella Aïsha. Potential History: Unlearning Imperialism. Verso, 2019.

Daut, Marlene L.. Awakening the Ashes: An Intellectual History of the Haitian Revolution.

University of North Carolina Press, 2023.

Garraway, Doris L.. The Libertine Colony: Creolization in the Early French Caribbean. Duke University Press, 2005.

Glissant, Édouard. Poétique de la relation. Gallimard, 1990.

Hartman, Saidiya. Wayward Lives, Beautiful Experiments: Intimate Histories of Riotous Black Girls, Troublesome Women, and Queer Radicals. W. W. Norton, 2019.

Sharpe, Christina. In the Wake: On Blackness and Being. Duke University Press, 2016.

Stoler, Ann Laura. Along the Archival Grain: Epistemic Anxieties and Colonial Common Sense.

Princeton University Press, 2009.

Trouillot, Michel-Rolph. Silencing the Past: Power and the Production of History. Beacon Press,

1.2 Histoire, mémoire et écriture : l’histoire et sa représentation dans les textes francophones écrits par des femmes (Université de Séville)

Appel à communications

Colloque international

Histoire, mémoire et écriture : l’histoire et sa représentation dans les textes francophones écrits par des femmes

5 et 6 octobre 2026

Université de Séville

Facultad de Filología

La relation entre les femmes, l’écriture et l’histoire n’a cessé d’évoluer au fil des siècles. Des correspondances et des écrits personnels qui reflétaient des expériences souvent absentes des récits officiels, jusqu’aux œuvres littéraires contemporaines qui revisitent et réinterprètent le passé, les femmes ont développé diverses manières d’inscrire leurs voix dans la mémoire collective. À travers ce colloque international et interdisciplinaire, nous cherchons à analyser dans quelle mesure l’histoire et sa transmission constituent des thèmes essentiels des textes écrits par les auteures francophones des différentes époques.

Luce Irigaray a montré comment toute une généalogie de femmes a été oubliée, censurée par le discours patriarcal (1981 : 29-30). Une attention particulière sera accordée dans ce colloque à la redécouverte dans les archives de textes féminins qui témoignent d’une histoire autre, longtemps ignorée. Nous nous attacherons aussi à analyser comment les écrivaines francophones réécrivent l’histoire en remettant en question les versions officielles traditionnelles et en créant un espace de reconstruction de la mémoire collective. Comme l’ont montré Hayden White (1973) et Michel de Certeau (1975), l’histoire est un récit narrativisé, résultat d’une série de sélections discursives. Les écrivaines francophones mettent en question l’histoire officielle, en créant des récits alternatifs, souvent fragmentés. La mémoire et sa transmission constituent des thèmes récurrents dans leurs œuvres, qui fusionnent ou juxtaposent fréquemment les espaces et les temporalités afin de dénoncer les « abus de la mémoire » tels que les a définis Todorov (1995). Nous étudierons comment les écrivaines font revivre des figures féminines du passé afin de les mettre en valeur et d’éviter qu’elles ne tombent dans l’oubli. Leurs œuvres ne se contentent pas de faire entendre des voix marginalisées, mais au contraire, elles interrogent les manières dont l’histoire est racontée, légitimée et transmise. Dans cette perspective, la littérature devient un outil capable de déstabiliser les interprétations hégémoniques du passé et d’élaborer des mémoires plurielles qui donnent naissance à de nouveaux imaginaires historiques.

Nous espérons que ce colloque constituera un espace de réflexion et d’échange autour des écritures féminines francophones et de la façon dont elles renouvellent les relations entre histoire et mémoire. Les contributions pourront s’inscrire, sans s’y limiter, dans les axes suivants :

  • Écriture de l’histoire et subjectivité féminine : modalités d’inscription du sujet féminin dans l’histoire ; tensions entre témoignage, fiction et autobiographie.
  • Réécritures et contre-discours : stratégies de subversion des récits officiels et élaboration de contre-mémoires.
  • Généalogies féminines et construction d’une mémoire alternative : création, par les autrices, de filiations symboliques entre femmes du passé et du présent ; enjeux d’identification et de reconstruction mémorielle et historique.
  • Genre, histoire et pouvoir : articulation entre rapports de genre et construction historiographique.
  • Archives, manuscrits et redécouverte des textes féminins : édition et analyse de documents (correspondances, journaux intimes, manuscrits inédits) produits par des femmes ; enjeux méthodologiques liés à leur édition, leur transmission,  leur interprétation, ou leur canonisation.

 

 

Modalité de soumission : les propositions de communication (300 mots), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 1 juin 2026 à l’adresse suivante : historiaescrituramemoriaus@gmail.com

Langues du colloque : français et espagnol.

 

Durée des communications : 20 minutes. Le colloque se tiendra uniquement en présentiel.

Frais d’inscription :

  • Étudiants de l’Université de Séville: gratuit
  • Autres étudiants sans présentation de communication: 10 €
  • Assistance générale sans communication: 20 €
  • Doctorants présentant une communication: 40 €
  • Chercheurs présentant une communication: 60 €

Dates importantes :

Date limite d’envoi des propositions : 1 juin 2026

Notification d’acceptation : 19 juin 2026

Date limite d’inscription : 30 juin 2026

Lieu et date du colloque : Facultad de Filología, Universidad de Sevilla, 5 et 6 octobre 2026.

 

Coordination :

Eva Pich-Ponce

 

Comité d’organisation :

Caballero Muñoz, Marina Isabel

Ceballos Cuadrado, Antonia

Del Castillo Viveros, María Granada

Pacheco Caballero, María Jesús

Pich-Ponce, Eva

Reales Pérez, Francisco Javier

Rubio Platero, María Liliana

Zilliox, Alexia

Comité scientifique :

Bermudez Medina, Lola (Universidad de Cádiz)

Ferrety Montiel, María Victoria (Universidad de Cádiz)

Fouchard, Flavie (Universidad de Sevilla)

Hoffman, Maxim (Université de Neuchâtel)

Illanes Ortega, Inmaculada (Universidad de Sevilla)

Oberhuber, Andrea (Université de Montréal)

Pérez Pérez, Concepción (Universidad de Sevilla)

Pujante González, Domingo (Universitat de València)

Ramírez Gómez, Carmen (Universidad de Sevilla)

Renouprez, Martine (Universidad de Cádiz)

Vassallo, Helen (University of Exeter)

1.3 Languages at the Crossroads: Imagining Futures, Bridging Divides (Australian National University)

LCNAU Colloquium 2026
Languages at the Crossroads: Imagining Futures, Bridging Divides
Australian National University
Ngunnawal and Ngambri Country | 23–25 November 2026

https://slll.cass.anu.edu.au/events/languages-and-cultures-network-australian-universities-lcnau-colloquium-2026

About the Colloquium

The Languages and Cultures Network for Australian Universities (LCNAU) invites proposals for the 2026 National Colloquium, to be held at the Australian National University on the lands of the Ngunnawal and Ngambri peoples, 23–25 November 2026.

The theme Languages at the Crossroads: Imagining Futures, Bridging Divides recognises a pivotal moment for language and culture education, as well as for research, policy and community engagement. Language education is being reshaped by new digital technologies and the rapid uptake of AI, prompting new questions about how languages are taught, learned, assessed and valued. At the same time, rising nationalism, culture wars and the spread of disinformation and ‘fake news’ place renewed pressure on communication, trust and public dialogue.

In this context, language and culture education remains a powerful site of pedagogical innovation, creative exchange and learner-centred experimentation. It equips learners with critical literacy, ethical awareness and intercultural competencies, while also fostering curiosity, empathy and openness to linguistic and cultural difference. Language classrooms continue to be spaces where students learn not only how to communicate, but how to engage thoughtfully with complexity, diversity and uncertainty.

The 2026 Colloquium will bring together educators, researchers, policymakers and community practitioners to explore how language and culture education can respond to contemporary challenges while also opening pathways to more inclusive, imaginative and connected futures.

For Australia in particular, these conversations are timely. Engagement with Asian languages continues to decline despite the nation’s location within a linguistically rich and increasingly influential region, while Australian Indigenous languages require further sustained investment and long-term support. At the same time, many European and other less commonly taught languages face challenges of visibility, resourcing and institutional sustainability. Addressing these issues requires not only policy responses, but renewed attention to teaching practice, curriculum design, program leadership and collaboration across sectors.

Confirmed Keynote Speakers

Dr Kay-Lee Jones – University of Canterbury

Associate Professor Alice Chik – Macquarie University

Associate Professor Francesco Ricatti – Australian National University

We welcome abstracts from all areas of language and culture education, including research, learning and teaching practice, curriculum and program development, teacher education, educational leadership and community engagement. Contributions grounded in classroom practice, assessment and reflective pedagogy are especially encouraged. Topics may include, but are not limited to, those listed below.

Sub-Themes & Possible Topics

  1. Language, Democracy & Social Justice
  • Language education as civic participation
  • Countering disinformation and propaganda through critical literacies
  • Language rights, migration, citizenship and equity
  • Equitable access to language education, including Asian and less commonly taught languages
  1. Multilingualism & Global Challenges
  • Translanguaging and translingual practices in the classroom
  • Multilingual approaches to climate communication, sustainability and public health
  • Identities and lived experiences of heritage and multilingual speakers
  • Australia’s place in the Asia–Pacific region and the future of Asian and Pacific language education
  1. AI, Digital Media & the Future of Communication
  • Algorithmic bias, data ethics and linguistic justice
  • Language educators’ AI literacy: training, practices, perceptions and challenges
  • Teacher and learner attitudes toward AI-assisted learning and assessment
  • Digital storytelling, gaming and new media in the language classroom
  1. Curriculum Futures & Institutional Change
  • Decolonising curriculum and assessment
  • Student engagement and the affective dimensions of language learning
  • Teacher professional identities and reflective classroom practices
  • Sustainable program models and institutional support for Asian and less commonly taught languages
  1. Intercultural Creativity & Collaboration
  • Arts-based, creative and project-driven classroom practices
  • Language learning as transformative experience
  • Multilingual collaborative storytelling in the classroom
  • Teacher–student co-creation and peer learning in intercultural classrooms
  1. Indigenous Languages, Knowledges & Sovereignty
  • Teaching and learning Australian Indigenous languages in higher education
  • Indigenous methodologies, epistemologies and language pedagogies
  • Digital archives, language documentation and technology for revitalisation
  • Supporting Indigenous language sovereignty and policy reform

Formats and Submission Guidelines

We invite proposals for:

  • Individual Papers. 20 minutes. Papers will present original research, practice-based insights and/or theoretically informed reflections. Proposals should include the paper title; the author’s name and affiliation; a 250–300-word abstract outlining the research question or focus, approach or methodology (if applicable), and the paper’s significance; and 3–5 keywords. Individual papers will be grouped into thematic sessions by the organising committee. A maximum of three papers is allowed per person (one as first author, two as co-author).
  • Panel Sessions. 90 minutes, 3 speakers on shared theme + combined Q&A. Proposals should include the panel title; a brief statement of the overarching theme or focus; the names, affiliations and paper titles of the three presenters; a 100–150-word abstract for each paper; and an indication of how the papers cohere. Panel proposals should be submitted by a single organiser on behalf of all presenters.
  • Workshops. Interactive, up to 3 hours. Proposals should clearly outline the workshop theme; its justification and relevance to the colloquium; the target audience; the activities to be conducted; and the intended outcomes of the session. Proposed workshops may take different forms and be offered as professional development for primary, secondary and/or tertiary language teachers.
  • Roundtables. 90-minute, dialogue-focused sessions. Proposals should outline the topic or problem the roundtable will address; the names and affiliations of the proposed panellists; a brief outline of the key questions or perspectives that will guide the discussion; and what the session aims to achieve or contribute to the colloquium theme.
  • Posters. Posters will present works-in-progress, practice-based projects or teaching innovations in a visual format and will be displayed during a 90-minute session, with presenters available to respond to questions from attendees. Each presenter will also deliver a 2-minute lightning talk to introduce their poster at the start of the session. Proposals should include the poster title; the presenter’s name and affiliation; a 150–200-word summary of the topic, approach and key insights; and 3–5 keywords.
  • Submission email:  lcnau2026@anu.edu.au
  • Deadline for submissions: 7 June 2026
  • Notification of acceptance: July 2026

All proposals must be in English (to facilitate the peer-review process), although presentations in other languages are welcome.

LCNAU 2026 ANU Organising Committee

Ash Collins (French), Catherine Travis (Spanish), Elly Kent (Indonesian), Eve Chen (Chinese), Wesley Lim (German), Takuya Kojima (Japanese), Fabricio Tocco (Spanish), Maw Maw Tun (Burmese).

 

**LCNAU + ASFS + FATFA**

The 2026 LCNAU colloquium will be taking place alongside two other Language Studies conferences held at the ANU in the same week: the Australian Society for French Studies annual conference from 24—27 November and the Federation of Associations of Teachers of French in Australia (FATFA) conference from 27—28 November:

  • Monday 23: LCNAU only
  • Tuesday 24: LCNAU + ASFS Postgraduate Afternoon
  • Wednesday 25: LCNAU + ASFS (separate conferences, shared venue + catering)
  • Thursday 26: ASFS only
  • Friday 27: ASFS + FATFA (shared conference day)
  • Saturday 28: FATFA Only

Combined conference registration is strongly encouraged and discounted rates will apply.

The ASFS Postgraduate Day will take place on the afternoon of November 24 and all LCNAU and FATFA HDRs are also welcome to attend.

1.4 « La didactique du français au prisme des études postcoloniales : problèmes et possibilités »  (numéro thématique de Contextes & Didactiques)

Appel à contributions pour un numéro thématique

Contextes & Didactiques

« La didactique du français au prisme des études postcoloniales : problèmes et possibilités »

Coordonné par Antonia Wimbush & Diane de Saint Léger (The University of Melbourne, Australia)

L’émergence du champ des études postcoloniales ou postcolonial studies dans le monde anglophone, marqué notamment par les travaux d’Edouard Said (1979) et Gayatri Chakravorty Spivak (1988), a connu une vague d’opposition assez vive dans les milieux universitaires français. Cette approche met en exergue l’asymétrie des rapports de force en présence et s’attache à déconstruire ces rapports dans un but émancipatoire d’affirmation de soi et de légitimation de récits marginalisés (Spivak, 1988). Traditionnellement associé aux études littéraires, ce courant s’est aussi développé en Amérique du Sud (Quijano, 2000) en se recentrant sur des questions économiques et sociales et de colonialité du pouvoir (Boidin, 2009 ; Bancel, 2024). De nombreuses critiques, parfois cinglantes, du champ des postcolonial studies en France existent à cause notamment de la tension entre les approches postcoloniales qui insistent sur les identités individuelles et le modèle républicain français qui valorise un universalisme abstrait. Cette approche, reprise dans le cadre de l’éducation et de l’enseignement des langues, s’est attachée à déconstruire et rendre visible les rapports de force en présence afin de promouvoir une société plus inclusive, plus juste, plus emphatique (Phipps, 2021).

Dans le contexte de la didactique des langues et des cultures, la place et le rôle de la compétence plurilingue et pluriculturelle des locuteurs et locutrices, c’est-à-dire le répertoire linguistique et culturel unique que chaque étudiant·e mobilise dans le processus d’apprentissage d’une langue, a été régulièrement renforcé dans le cadre commun de référence au cours du temps (CECR, 2018). Si l’accent est mis sur le bagage linguistique et culturel individuel des apprenant·es  et donc sur l’écoute et le dialogue dans un but émancipatoire de prise de parole, de valorisation des compétences et de « rencontre fructueuse pour tous » (Castelotti & Moore, 2010, p. 5), il devient dès lors difficile de passer outre les différents rapports de force qui existent entre les langues ou les hiérarchies entre les variétés d’une même langue comme c’est le cas pour le français. Les questions d’insécurités linguistiques, de violences symboliques ou de distinction se placent alors au cœur du dispositif d’apprentissage et de la réflexion pédagogique afin de démystifier ce qui est généralement entendu par  « langue » (c’est-à-dire homogène, fixe, imperméable à l’influence d’autres langues – voir par exemple Makoni & Pennycook, 2007). Dans cette optique, la positionnalité de chacun·e dans la salle de classe et l’espace linguistique dans lequel cet apprentissage prend place, deviennent centraux, ce qui, dans un espace aussi géographiquement étendu et linguistiquement divers que celui du monde francophone dans lequel s’inscrit la France et ses outre-mer, invite nécessairement à prendre en compte la façon dont les attaches coloniales mises en place au cours du temps ont forgé et continuent de forger un rapport à soi, à l’Autre et aux langues autour de soi comme l’ont si éloquemment exprimé des auteurs comme Aimé Césaire, Maryse Condé et plus récemment Patrick Chamoiseau, Alain Mabanckou, Chantal Spitz ou Titaua Peu.

Ce numéro spécial propose de mettre en dialogue les différentes disciplines issues de traditions distinctes pour lesquelles la question de l’enseignement du français, de ses variations et de ses cultures sont centrales (par exemple, les French Studies de part et d’autre du monde non-francophone, les sciences sociales, sciences du langage ou sciences de l’éducation). L’objectif sera d’examiner les enjeux identitaires, politiques et sociaux soulevés par une perspective postcoloniale de l’enseignement du français en contextes plurilingues et pluriculturels où les questions de décentrement constituent une problématique clé.

Cette approche peut-elle dans certains contextes nous aider à mieux « comprendre le réel » (Bancel, 2024, p. 122) en nous aidant à formuler différemment nos problématiques, en modifiant notre rapport aux langues et aux cultures et en décloisonnant les savoirs ? Existe-t-il un « juste milieu » entre les écueils essentialistes souvent reprochés aux études postcoloniales en France et la posture républicaine universaliste qu’une approche plurilingue de l’enseignement du français rend par ailleurs intenable au sein de la salle de classe ? Quel apport les études postcoloniales peuvent-elles dans ce cas avoir ?

Le numéro abordera les questions suivantes (ainsi que toute autre question concernant le rapport entre la didactique du français et les approches postcoloniales) :

  • Théorie et conceptualisation : que veut dire enseigner selon une perspective postcoloniale ? En quoi les cadres postcoloniaux peuvent-ils éclairer l’apprentissage du français en contexte plurilingue et pluriculturel et quels en sont les éventuels problèmes?
  • Pratiques pédagogiques : comment mettre en pratique cette approche, selon le niveau linguistique et le vécu culturel (politique, identitaire) des apprenant·es ? Dans quelles situations/avec quelles ressources/quelles méthodologies ?
  • Dispositif d’évaluation : comment mettre en œuvre ces principes au sein de l’évaluation ? quel type d’évaluation et dans quel but ?
  • Formation et identité enseignante : de quelle manière l’identité et la posture des enseignant·es influence-t-elle la mise en œuvre d’approches postcoloniales? Comment susciter la réflexivité des enseignant·es pour qu’ils prennent conscience de leur positionnalité face aux enjeux postcoloniaux?  Comment gérer l’inconfort pédagogique qu’une telle approche peut susciter ?
  • La diversité linguistique et culturelle des étudiant·es et leur trajectoire : comment prendre en compte les compétences des élèves issu·es de milieux linguistiques minorisés ? Comment mettre en exergue leur agentivité sans réifier leurs savoirs et leurs compétences ?
  • Langue et norme : comment repenser la relation à la langue en contexte plurilingue pour en faire un outil d’émancipation plutôt que de domination ?
  • Nouvelles technologies : comment les nouvelles technologies facilitent-t-elles une pédagogie basée sur la diversité, la décolonisation des savoirs et la réflexion ?
  • Savoirs autochtones : quelle est la place et le rôle des savoirs et des langues autochtones dans le processus d’apprentissage ?

Nous acceptons des études de cas, des analyses comparatives, des recherches qualitatives et quantitatives, des autoethnographies et des propositions d’innovation pédagogique.

Nous encourageons des propositions issues de disciplines et de contextes géographiques divers où la question de l’enseignement des langues et cultures francophones se pose.

Modalités de soumission et calendrier 

Les résumés de 800 mots en français ou en anglais (bibliographie non incluse) sont à envoyer d’ici le 1 septembre 2026 au format .doc par voie électronique aux deux adresses suivantes : ddsl@unimelb.edu.au et antonia.wimbush@unimelb.edu.au.

Les propositions de contribution devront inclure un titre, 5 mots clés et une courte notice bio-bibliographique. Les résumés seront évalués selon les critères suivants :

Pertinence de la problématique ou de l’objet de recherche

Cadre théorique et méthodologique

Qualité de la rédaction

Cohérence et adéquation de la thématique à l’appel

La version complète des articles sélectionnés devra comporter 50 000 signes environ soit 8000 à 9000 mots (espaces non comprises, bibliographie comprise) et devra être rendue le 1er mars 2027. Les articles seront soumis à une double expertise en aveugle.

Calendrier :

  • Envoi des résumés : 1 septembre 2026
  • Acceptation : 1 octobre 2026
  • Envoi des articles complets : 1 mars 2027
  • Retour de l’expertise aux auteurs : 10  juin 2027
  • Réception de la version finale de l’article : 10 octobre 2027
  • Parution du numéro 30 de la revue Contextes et Didactiques :15 décembre 2027

Références bibliographiques

Boidin, C. (2010). Études décoloniales et postcoloniales dans les débats français. Cahiers des Amériques Latines, 62, 129-141. ⟨halshs-00559954⟩
Bancel, N. (2024). L’émergence et l’état des questions coloniales et postcoloniales en France, Hommes & migrations, 1346-1347, https:// doi.org/10.4000/12mah
Castelotti, V., & Moore, D. (2010, 2-4 novembre). Valoriser, mobiliser et développer les répertoires plurilingues et pluriculturels pour une meilleure intégration scolaire [Rapport]. Conférence Le droit des apprenants à la qualité et l’équité en éducation – Le rôle des compétences linguistiques et interculturelles, Genève, Suisse. Conseil de l’Europe.
Conseil de l’Europe. (2018). Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer – Volume complémentaire. Éditions du Conseil de l’Europe. www.coe.int/lang-cecr
Makoni, S. & Pennycook, A. (2007). Disinventing and Reconstituting Languages. Multilingual Matters.
Phipps, A. (2021). Decolonising the Languages Curriculum: Linguistic Justice for Linguistic Ecologies. In T. Beaven & F. Rosell-Aguilar (Eds), Innovative Language Pedagogy Report (pp. 5-10). Research-publishing.net. https://doi.org/10.14705/rpnet.2021.50.1228
Quijano, A. (2020). Coloniality of Power and Eurocentrism in Latin America. Neplanta(3), 533-580. https://doi.org/10.1177/0268580900015002005
Said, E. (1979). Orientalism. Pantheon Books.
Spivak, G. (1988). Can the Subaltern Speak? In G. Nelson & L. Grossberg (Eds.), Marxism and Interpretation of Culture (pp. 271-313). University of Illinois Press.

1.5 European-Indigenous relations in the French Americas (Special issue of French Historical Studies)

CALL FOR PAPERS

Special issue of French Historical Studies
on European-Indigenous relations in the French Americas

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on European-Indigenous relations in the French Americas to appear in 2028. Topics may range chronologically from the sixteenth century to the present; they may focus on historical regions in the Americas where French-Indigenous encounters routinely occurred, including Acadia, Brazil, the Caribbean, Florida, French Guiana, the St. Lawrence Valley, the Great Lakes region, and Upper and Lower Louisiana; they may also focus on the historical experiences of French-Indigenous relations in the Americas beyond zones of French imperial influence, including the British, Dutch, Portuguese, Spanish empires, as well as elsewhere throughout the Atlantic World, Europe and beyond.

Ideally, the articles selected for this special issue will suggest the richness of scholarship on these topics in French and francophone contexts, reflect current concerns and approaches, and indicate productive future directions.

We are particularly interested in papers that address the following themes, though authors are by no means limited to these:

  • Métissage, cultural hybridity, and mixed-descent peoples
  • Rhetoric, diplomacy, and mediation
  • Indigenous power, governance, and sovereignty
  • Circulation, mobilities, and transatlantic connections
  • French-Indigenous relations in environmental context
  • The symbolic, cultural, political, and economic dimensions of French-Indigenous commercial exchange
  • French-Indigenous relations after the end of the French empire in North America
  • Indigeneity in France’s DOM-TOMs and across the francophone world in the 20th and 21st centuries
  • Indigenous peoples in French historical memory and popular culture (museums, bande dessinée, literature, film, television, radio, theater, popular music, visual and plastic arts, fashion, official commemorations, etc.)

Scholars with questions about whether their research would fit into the special issue are encouraged to contact the guest editors, Paul Cohen (p.cohen@utoronto.ca) and Scott Berthelette (sab25@queensu.ca). Please submit article manuscripts (in English or in French) by August 31, 2026 through the Scholar One portal, as detailed on the journal’s guidelines for submission here: https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/pages/Submission-Guidelines. Please follow The Chicago Manual of Style, seventeenth edition, and the journal’s style guide. Manuscripts should not exceed 10,000 words in length (excluding footnotes). Be sure to indicate that your manuscript is to be considered for the special issue.

Appel à communications, numéro spécial de French Historical Studies sur les relations entre Européens et Autochtones dans les Amériques françaises

La revue French Historical Studies lance un appel à contributions pour un numéro à paraître en 2028 consacré aux relations entre Européens et Autochtones dans les Amériques françaises. Ce dossier accueillera des articles portant sur toutes les périodes entre le 16e siècle et aujourd’hui.  Les articles pourront traiter les régions des Amériques où les rencontres entre Français et Autochtones furent récurrentes ou régulières – notamment l’Acadie, le Brésil, les Caraïbes, la Floride, la Guyane française, la vallée du Saint-Laurent, la région des Grands Lacs, et la Louisiane – ; ils pourront également interroger les expériences historiques des relations franco-autochtones à travers les Amériques au-delà des zones d’influence impériale française, y compris au sein des empires britannique, espagnol, hollandais, et portugais, ainsi qu’ailleurs dans le monde Atlantique, en Europe et au-delà.

Les articles retenus pour ce dossier mettront en évidence la richesse des travaux sur ces thématiques dans les contextes français et francophone, traduiront les préoccupations et approches actuelles et ouvriront des pistes fécondes pour la conception de futurs programmes de recherche.

Les contributions pourront interroger les axes suivants, sans toutefois s’y limiter :

  • Métissage, hybridité culturelle et populations métisses
  • Rhétorique, diplomatie et médiation
  • Pouvoir, gouvernance et souveraineté autochtones
  • Circulations, mobilités et connexions transatlantiques
  • Relations franco-autochtones et histoire environnementale
  • Dimensions symboliques, culturelles, politiques et économiques des échanges commerciaux franco-autochtones
  • Relations franco-autochtones après la fin de l’empire français en Amérique du Nord
  • Indigénéité dans les DOM-TOM français et à travers le monde francophone aux 20eet 21e siècles
  • – Peuples autochtones dans la mémoire historique et la culture populaire françaises (musées, bande dessinée, littérature, cinéma, télévision, radio, théâtre, musiques populaires, arts visuels et plastiques, mode, commémorations officielles)

Nous invitons les chercheur.se.s intéressé.e.s à adresser toute question à nos deux directeurs du numéro spécial : Paul Cohen (p.cohen@utoronto.ca) et Scott Berthelette (sab25@queensu.ca).  La date limite de remise des articles est le 31 août 2026.  Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français ; mais dans les deux cas, ils doivent respecter les consignes de soumission de la revue : https://read.dukeupress.edu/french-historical-studies/pages/Submission-Guidelines. Toute soumission doit suivre le format du Chicago Manual of Style (17ème édition), ainsi que les exigences de soumission de la revue.  Les articles ne doivent pas dépasser 10.000 mots (hors notes). Merci de bien indiquer que votre manuscrit est soumis en vue du numéro spécial.

1.6 Rhymes, Rhythms and Revolutions: Radical Histories of the Transimperial Dutch Caribbean (Utrecht University)

Call for Papers – Rhymes, Rhythms and Revolutions: Radical Histories of the Transimperial Dutch Caribbean

27 November 2026
Utrecht University, the Netherlands

*Comparative work with the French and Francophone Caribbean most welcome!

Dominant narratives of the Dutch Caribbean have long portrayed the region – consisting of the Antillean islands of Aruba, Curaçao, Bonaire, St. Maarten, St. Eustatius and Saba and the South American territory of Suriname – as a relatively discrete and isolated part of the wider Caribbean. Prioritizing the study of imperial relations and structures over regional and hemispheric connections, historians have tended to limit the study of the Dutch Caribbean by political and linguistic boundaries and spaces.

This symposium seeks to move beyond these interpretive frameworks by exploring how cross-border and cross-cultural entanglements have impacted and shaped Dutch Caribbean societies in the twentieth century. By exploring how transimperial and transnational mobility, exchange, and circulation informed cultural, artistic and intellectual developments in the region, it opens a broad field of inquiry that emphasizes relations in and around Caribbean communities in all their richness and complexity.

Under the banner of “Rhymes, Rhythms and Revolutions” the symposium particularly seeks to unravel how cultural spaces have facilitated the circulation of radical ideas and ideologies within and beyond the Dutch Caribbean. This involves the study of music, sound, poetry, literature, film, and visual arts, but also includes broader analyses of political cultures of resistance, revolutionary voices, and vernacular knowledges, enabling us to reflect critically on common dichotomies such as urban vs. rural, creolized vs. western, compliant vs. critical, and, more generically, insider vs. outsider. By bringing these insights into a circum-Caribbean conversation, this symposium seeks to generate and reclaim new historical narratives and center actors whose contributions have been marginalized and overlooked.

Proposals may engage with – but are not limited to – the following themes:

  • Revolutionary ideologies in regional, hemispheric and global context
  • Movement and mobility within and beyond the Dutch Caribbean
  • Transimperial and transnational exchanges involving the Dutch Caribbean
  • Dutch Caribbean actors in cultural, social and political movements
  • Foreign engagement with in Dutch Caribbean culture, society and politics
  • Discourses and practices of belonging, solidarity and activism
  • Diaspora identities and cultural heritage

This symposium is organized by Dr. Margo Groenewoud, Dr. Debby Esmeé de Vlugt and Dr. Rachel Gillett, and will be held at Utrecht University, the Netherlands, on 27 November 2026. We welcome proposals from scholars across career stages, disciplinary backgrounds, and affiliations (also outside academia). The working language of the symposium is English. Although in-person attendance is preferred, researchers outside the Netherlands without access to funding, or for whom travel presents accessibility barriers, may submit a request for online participation. Applicants from the Caribbean may also request support from the organizers in applying for travel funding.

Submission Guidelines
Proposals must include an abstract (200-250 words), a short bio (100 words) and contact information. Please submit these through this form by 6 July 2026. Notification of selected proposals will be sent out in the following weeks.

As we plan to invite a number of participants to contribute to a joint publication (either a special issue with a peer-reviewed journal or an edited volume with an academic press), participants will be expected to submit a draft paper by 1 November 2026. Projects need not yet be completed, but should be advanced enough to allow for meaningful feedback.

Questions
Should you have any questions regarding this symposium, please do not hesitate to reach out to the organizers:

Dr. Debby Esmeé de Vlugt (d.e.devlugt@uu.nl)
Dr. Margo Groenewoud (groenewoudresearch@gmail.com)
Dr. Rachel Gillett (r.a.gillett@uu.nl)
Contact Email

d.e.devlugt@uu.nl

1.7 “Who Cares?” – NU FRIT Interdisciplinary Graduate Conference (Northwestern University)

Call For Papers: “Who Cares?” – NU FRIT Interdisciplinary Graduate Conference, November 6th 2026

The Department of French and Italian at Northwestern University is pleased to invite submissions for our upcoming Interdisciplinary Graduate Conference 2026 “Who Cares?” which will take place on our campus in Evanston, IL, on November 6th 2026. Please find the full call for papers below.

CALL FOR PAPERS “WHO CARES”

Keynote Speaker TBD

Taking up care in both theory and political practice is inherently complex in a moment when ideological and identitarian differences are constantly grounds for fracturing communities. To unpack these complexities, Saidiya Hartman’s provocation that “care is the antidote to violence” can push us to trace the possibilities, limits, and modalities of care, as both a force for collective survival and as a pretext for harm.

Care is both the means by which we sustain our shared existence and the mechanism through which that existence is organized and disciplined. On the one hand, in his Poetics of Relation, Edouard Glissant envisions care without the danger of universalization; as a practice of honoring difference and opacity. On the other hand, if care can nurture alternative modes of being-together, it can also function as an instrument of governance, a cloak to mask exclusion, surveillance and normalization. Feminist and Marxist critiques have underscored how care labor is devalued or instrumentalized under neoliberal and capitalist regimes of social reproduction (Nancy Fraser, Joan Tronto). Can care resist the neoliberal logic, or is it inevitably shaped by it? Or can care, as Lauren Berlant or José Esteban Muñoz argue, build new worlds for collectivized survival?

Literature plays a unique role in depicting and practicing different politics of care: writers respond, propose, and resist its different sides. By rendering visible narratives around care, what might literature as a form suggests about care for others and care for oneself? How do literature, art, and cinema render visible the tensions between care, control, repair, and violence? Going beyond addressing who cares and what do we care about, how can we examine the critical contours of care in theory and (political) practice? Perhaps our task is not to simply reject care but to expose its contradictions; to ask what forms of care might open new possibilities for living otherwise? In short, how can we attend to care’s generative potential while remaining alert to its disciplinary force?

We invite papers from graduate students from diverse fields of study and disciplines (humanities, social sciences) that can provoke us to consider care and relationality in innovative and interdisciplinary ways. Topics and areas of contributions may include but are not limited to:

  • queer kinship and world-making
  • migrations, postcolonial, decolonial narratives of care
  • mutual aid, collective action and fugitive modes of care
  • disability studies approaches to care
  • politics of care work
  • epistemology of care
  • Care in wartime and postwar narratives
  • Spaces of care
  • State care, surveillance and the biopolitics of care
  • Hierarchies of care
  • Performances of care
  • Environmental, animal, and posthuman approaches to care

Submission Guidelines:

  • Abstract submission by July 20th, 2026

Abstracts should be approximately 300 words and sent to the following address: nufritconference2026@gmail.com

Please include a short biography (100 words)

Presentations will be in English and between 15 and 20 minutes in length

  • Notice of acceptance by August 20th, 2026

For any questions please contact the organizing committee at nufritconference2026@gmail.com

1.8 Empire and (neo)colonialism in contemporary French politics (University of Leeds)

CfP – Empire and (neo)colonialism in contemporary French politics – (PSA French Politics Specialist Group 2026 Annual Workshop – Friday 11 September 2026, University of Leeds)

Empire and (neo)colonialism in contemporary French politics

Call for papers

France occupies a singular position in contemporary debates over colonial legacies and reparations: a republic that defines itself through universalist principles of liberty, equality, and indivisibility, yet one whose history, institutions, and global reach remain deeply shaped by empire. Though he has claimed that French neocolonial interference on the continent is a thing of the past, Emmanuel Macron’s choice to partner with Kenya for the recent 2026 Africa Forward summit in Nairobi, as well as his paternalistic interventions during the summit, illustrate this contradiction. Although politicians, activists and academics in Africa and beyond are highly critical of French colonial and neocolonial policies in the African continent, the French president is nonetheless able to keep relying on opportunistic paternalism to extol the virtues of cooperating with France.

As expressed in ongoing debates surrounding subjects as diverse as the memorialisation of and reparations for the transatlantic slave trade, the content of school curricula, the conspicuous presence of French capital and military forces across the African continent, or the Kanak struggle for independence in New Caledonia, questions of colonialism are far from settled historical matters. The impending corruption trial targeting Vincent Bolloré’s business empire in Francophone Africa, and alleged use of forced labour in plantations run by subsidiaries of French businesses in Cameroon, provide striking examples of the entanglement of French corporate interests, political influence, and post-colonial dependency. 60 years after formal decolonisation, French (neo)colonialism remains a live and contested system of power. At the same time, France’s internal architecture and history, tradition of centralisation, marginalisation of postcolonial immigrants and their descendants, and ongoing suspicion of regional languages and identities, as well as the ambivalent constitutional status of its overseas territories, raise parallel questions about who belongs to the Republic, on what terms, and at what cost.

This workshop therefore invites scholars to examine the multiple and intersecting ways in which France’s colonial-imperial past and present structure its politics, governance, identity, and international role. Papers drawing on perspectives from political economy, IR, or area studies, as well as sociology, cultural studies, or other relevant disciplines are welcome. Topics may include, but are not limited to:

  • Colonial memory and identity
  • How is France’s imperial past taught, researched, commemorated, or silenced?
  • How do postcolonial and decolonial frameworks (such as those elaborated by Césaire, Fanon, and more recently Mbembe or Vergès) translate, or fail to translate, into French political, media, and academic discourses?
  • What is the role of cultural production in educating about, memorialising, or problematising the nation’s history and quest for identity?
  • How do different political parties and/or movements deal with questions of colonial memory and national identity, and how do they relate them to the topic of immigration? Or to racism?
  • What is the role of ‘race’ and ‘whiteness’ in understanding French (neo)colonialism and imperialism?
  • In what ways can the afterlives of colonialism be considered to be playing out in metropolitan France?
  • La Françafrique and French neocolonialism
  • What does French neocolonialism look like today, at a time when political leaders disavow the notion of ‘la Françafrique’?
  • How do the French state and corporate actors compete and/or cooperate in neocolonial projects in Africa or indeed elsewhere?
  • Are there differences between nations which were or were not colonised by France?
  • Overseas territories, citizenship, and nation-building
  • From the social movements in Martinique and Guadeloupe to the specific status of New Caledonia after its independence referendums, what do the relations between the metropole and overseas territories reveal about republican universalism, colonialism and its afterlives, and racism?
  • In one of Europe’s most centralised states, can parallels be drawn between regionalisms within the metropole and nationalism in the overseas territories? Where are the most significant differences?
  • To what extent do the contemporary relations between regions, territories, and ‘nation’ reflect historical processes of nation-building in France? Are there similarities between that violent process of nation-building and the assimilationist policies of the 20th and 21st century?
  • What does ‘making nation’ mean in France? How does the Left position itself on the Nation?

Submission details

Abstracts of 200-300 words for a presentation of up to 20 minutes should be sent by email to the convenors of the PSA French Politics Specialist Group by Friday 12th June. Selected contributors will be notified by the end of June.

Please note that we are unfortunately unable to help finance travel/accommodation expenses. While in-person presentations will be prioritised, colleagues for whom travelling to Leeds would be unrealistic (e.g. due to high travel costs or visa requirements) are invited to submit online paper proposals. Our aim is for online papers to total up to one quarter of total presentations on the day.

Convenors: Salomé Ietter (salome.ietter@glasgow.ac.uk) and Fraser McQueen (F.J.McQueen@leeds.ac.uk).

1.9 Interdisciplinary Perspectives on Pop and Popular Culture (The University of Texas at Austin)

French and Italian Annual Symposium

The University of Texas at Austin

November 12-13, 2026

Theme: Interdisciplinary Perspectives on Pop and Popular Culture

The French and Italian Graduate Student Organization at the University of Texas at Austin invites submissions for our annual symposium, to be held on November 12-13th, 2026. This year’s theme, Interdisciplinary Perspectives on Pop and Popular Culture, seeks to explore the dynamics of mass culture, folk culture, and other notions of widespread cultural practices and/or experiences across various fields of study.

We approach pop culture and popular culture not as fixed or opposing categories, but as historically contingent and politically charged constructs—whose distinction has been both instrumentalized by institutional power and long marginalized within academic inquiry, despite their centrality to everyday cultural expression.

From the perspective of Pierre Bourdieu’s theorizing of taste and lifestyles through the lens of distinction, familiarity with “high” culture constitutes a signifier of social status, whereas popular culture stands, in opposition, as the less legitimate, more immediately available, culture for the masses. For Antonio Gramsci, popular culture is conceived of as a site of counter-hegemonic struggle allowing for the formation of alternative viewpoints which challenge the dominant ideology upheld by organic intellectuals may be articulated. In the new millennium and within Media Studies, Henry Jenkins proposes the idea of participatory culture wherein the masses engage with, reinterpret, and expand from bottom up the content of commercially-produced, top-down pop culture. Here, popular and pop cultures overlap, intersect, and are situated primarily as a site of interaction rather than distinction. Building on these frameworks—as well as on the contributions of thinkers such as Benedict Anderson, Umberto Eco, and Jean Baudrillard—this call invites contributions that critically engage with the production, circulation, and reception of pop and popular cultures across different historical and cultural contexts. We are particularly interested in how these forms intersect with structures of power, identity, and community formation.

Possible questions include, but are not limited to: How can we conceptualize pop/popular culture in relation to shifting configurations of power? Who produces these cultural forms, and for whom? What forms of agency, resistance, or negotiation do they enable? How have definitions and understandings of pop/popular culture evolved across time, media, and cultural frameworks?

For our second symposium, we welcome papers or interventions from a variety of methodological and theoretical perspectives. As we hope to promote transdisciplinary conversations, we especially encourage contributions that engage with multiple disciplines or resist disciplinary convention.

We welcome papers that engage with this theme from a variety of disciplinary angles, including but not limited to:

Popular Culture Studies

Folk Culture and Vernacular Traditions

Mass Media and Cultural Industries

Film, Television, and Media Studies

Comparative Literature and Cultural Analysis

Visual Arts, Art History, and Creative Practices

Sociology and Cultural Sociology

Sociolinguistics and Language Practices

Anthropological Perspectives

Ethnomusicology and Sound Studies

Food Studies and Culinary Cultures

Religious Studies

History

Feminist, Gender, and Queer Studies

Black Studies and Critical Race Studies

Postcolonial and Decolonial Studies

Environmental Humanities

Digital Humanities

Social Movements, Activism, and Public Culture

Pedagogy and Educational Practices

Submissions may come from any discipline and any time period. Presentations and abstracts must be submitted in English. We especially encourage papers that draw upon French and Italian studies related to these themes. The symposium also welcomes creative presentations, including short film screenings, end-of-the-day performance presentations, and discussions involving community activists and educators.

Submission Guidelines:

  • Abstract length: 250–500 words
  • Languages: Abstracts may be submitted in English, and presentations must be in English
  • Deadline for submission: June 20th, 2026
  • Notification of acceptance: On a rolling basis
  • Presentation format: 15–20 minute presentations, followed by discussion
  • Please submit your abstract along with a short bio (100 words) to utfritas@gmail.com by June 20th, 2026

For any inquiries, please contact utfritas@gmail.com

1.10 Espaces et temps queer (Nouvelles Études Francophones/NEF)

Nouvelles Études Francophones (NEF) – Dossier spécial, Volume 42.2 Automne/hiver 2027

Espaces et temps queer

Cris(tina) Robu et Alex Noël : queerspacesandtimes@gmail.com

Protéiforme et multidimensionnelle, la queerité se déploie en tension avec l’espace-temps hétéronormatif, sans pour autant se réduire à une simple posture de contestation. Issue de l’allemand qver – « oblique, de travers, pas à sa place »[1] – la notion de queer embrasse une multiplicité de sens et d’expériences : elle désigne à la fois une identité et un mouvement postidentitaire[2], une praxis politique et esthétique, une expérience intime et partagée de subjectivation. Autrement dit, le queer n’affecte pas uniquement les catégories de genre et d’orientation sexuelle, mais traverse et reconfigure un ensemble plus vaste de normes informant nos manières d’être et d’habiter le monde. À ce titre, en s’autoperformant, la queerité déconstruit les cadres normatifs de la temporalité et de la spatialité, et interroge la manière dont ces catégories façonnent nos existences quotidiennes. Dans le sillage des travaux de Jack Halberstam, qui publiait il y a plus de vingt ans l’ouvrage In a Queer Time and Place (2005), ce dossier spécial de Nouvelles Études Francophones entend interroger la manière dont le queer habite les espaces et les temporalités dans les mondes francophones. Nous souhaitons explorer la façon dont ces espaces et temps deviennent, restent, sont ou font semblant d’être queer ainsi que d’analyser comment ils sont représentés, vécus, habités et contestés de manière queer. Il ne s’agit pas seulement de transposer des cadres théoriques anglo-saxons dans les études francophones, mais d’examiner leur réception, leur remaniement et parfois leur subversion dans des contextes situés, marqués par des histoires coloniales, des cadres juridiques distincts, des économies linguistiques spécifiques et des trajectoires militantes variées. Une telle réflexion suppose ainsi de rester attentive aux multiples rapports de pouvoir qui traversent les espaces et temporalités queer dans les mondes francophones. Ceux-ci, dans certains contextes, ne peuvent être pensés indépendamment d’autres régimes de pouvoir (héritages coloniaux, logiques d’impérialisme culturel, dynamiques de racialisation, plurilinguisme, etc.) participant à la production différenciée des subjectivités et des expériences situées du temps et de l’espace queer. La réflexion sur les espaces et temps queer dans la francophonie implique également une réappropriation critique des concepts, une lecture qui soit attentive aux conditions de production locales du savoir et aux expériences minorisées.

Problématique

Ce dossier spécial souhaite voir comment les diverses temporalités queer – qu’elles soient décalées, répétitives, anticipatoires, archivistiques, traumatiques ou suspendues – se matérialisent dans des espaces concrets. Comment les lieux de vie, de lutte, de mémoire, de fête, de soin ou de passage deviennent-ils des sites de recomposition des normes sexuelles, genrées, raciales, sociales et politiques ? À quelles conditions les espaces queer peuvent-ils être pensés comme des lieux de refuge, de création et de résistance, tout en restant exposés à la surveillance, à la violence, à la marchandisation ou à la gentrification ?

Comment la temporalité queer transforme-t-elle la perception et l’usage des espaces, et inversement, comment certains lieux réorganisent-ils le temps vécu ? Comment le corps queer et atypique habite-t-il et reconstruit-il le temps et l’espace ? Comment la migration ou l’exil transforme-t-il la vie queer dans l’espace-temps des villes et campagnes francophones ? Quelle est la relation entre les espaces de contrôle (douanes, institutions, camps) et les espaces de résistance queer ? Comment certains espaces effacent-ils ou réactivent-ils les histoires LGBTQIA2+ ? Quelle est l’influence des cultures queers globalisées dans les contextes locaux francophones et réciproquement ? Quelles représentations sont faites des lieux queers alternatifs (lieux auto-organisés, squats, jardins communautaires, espaces de rave, etc.) et des espaces « non-habitables » ? Comment le numérique peut-il générer des temporalités et spatialités obliques en contexte queer francophone ? Enfin, comment peut-on penser la responsabilité et le soin dans l’occupation des lieux queers ?

Cette collection d’articles entend aussi interroger la dimension ambivalente de l’espace-temps queer, pensé comme un pharmakon : à la fois poison et remède, exposition et protection, vulnérabilité et puissance collective. Cette tension est particulièrement visible dans les espaces communautaires, les lieux de culture, les archives, les plateformes numériques, les frontières, les institutions médicales ou carcérales, où se rejouent des formes complexes de visibilité et d’invisibilité.

Axes de réflexion

Les propositions pourront notamment s’inscrire dans les axes suivants :

  • Temporalités queer : linéarités interrompues, retards, accélérations, temporalités de la transition, du deuil, de l’attente, du désir, de la survie ou de la réinvention de soi.
  • Espaces queer : seuils, placards, maisons, scènes, archives, lieux de culte détournés, plateformes numériques, institutions, frontières, espaces de soin ou de fête, lieux de drague.
  • Géographies queer francophones : circulations, mobilités contraintes, migrations, exils politiques, tourisme LGBTQIA2+, diasporas, ancrages locaux, espaces urbains et ruraux.
  • Mémoires et contre-archives : transmission, effacement, réactivation du passé, archives communautaires et personnelles, récits minorés, histoire des luttes, archives vivantes, mémoires performatives.
  • Corps, affects et perceptions : vulnérabilité, honte, plaisir, violence, intimité, réparation, soin, performativité, saisis dans leur rapport au temps et à l’espace.
  • Médicalisation et dépathologisation : santé et institution, savoir biomédical et expériences queer, humanités médicales queer, neuroqueerité et corpographèse.
  • Formes et esthétiques queer : exploration de la manière dont les œuvres littéraires, artistiques, performatives ou médiatiques expérimentent le temps et l’espace queer à travers leur structure, leur narration, leur mise en scène, leur matérialité, leurs images ou leur langage. Cet axe accueille les analyses de dispositifs formels, de styles poétiques, d’esthétiques visuelles et sonores, ainsi que les pratiques créatives qui interrogent et transforment les normes spatiales et temporelles.
  • Médias et intermédialité : chronotopie intermédiale, dispositifs et espaces de médiation, supports et temporalités, médias et formes de la représentation de l’espace-temps, hybridation médiatique, adaptation, transposition, remaniement et queerité. Ex. bande dessinée et séquentialité, cinéma et image-mouvement.
  • Méthodologies queer : ethnographie, autoethnographie, cartographie critique, analyse discursive, approches sensibles, épistémologies décoloniales, autohistoire et autothéorie, écocritique queer, lectures réparatrices, méthodes de création ou pratiques artistiques réflexives.

Ouverture disciplinaire

Le dossier est interdisciplinaire. Il accueille notamment des contributions en littérature, cinéma, arts visuels, théâtre, études urbaines, géographie critique, histoire des sexualités, études trans, études féministes, études postcoloniales, sociologie, anthropologie et medical humanities. Il souhaite également favoriser des travaux attentifs aux voix trans, non-binaires, racisées, migrantes, personnes en situation de handicap et précaires, ainsi qu’aux formes de savoir situées produites par les communautés elles-mêmes. Les propositions pourront porter sur des corpus littéraires, artistiques, médiatiques ou sociopolitiques, et interroger aussi bien les représentations que les pratiques, les dispositifs d’énonciation, les expériences vécues et les espaces de circulation des savoirs.

Modalités de soumission

Les propositions d’article, d’une longueur de 300 à 500 mots, seront rédigées en français. Elles devront être accompagnées d’un titre, d’une courte notice biobibliographique d’environ 100 mots et des coordonnées complètes du/de la proposant·e. Les propositions peuvent être issues de la recherche émergente ou confirmée. Elles devront être envoyées avant le 15 août 2026  à Cris(tina) Robu et Alex Noël à l’adresse suivante : queerspacesandtimes@gmail.com.

Remise des articles (5500-6000 mots) : 15 janvier 2027. Si votre proposition est retenue, vous recevrez le protocole de rédaction à suivre avec la réponse d’acceptation de votre proposition.

Nouvelles Études Francophones (NEF), ISSN 1552-3152, publiée par les Presses Universitaires du Nebraska, est la revue officielle du Conseil International d’Études Francophones (CIÉF). Revue scientifique biannuelle de langue française, NEF diffuse la recherche dans les domaines de la langue française, de la littérature, des arts, des sciences sociales, de la culture et de la civilisation des pays et régions francophones.

Bibliographie :

  1. Ahmed, Sara. Vandalisme queer. Paris : éditions Burn~ Août, 2024.
  2. Ahmed, Sara. Phénoménologie queer: Orientations, objets, autres. Traduction française par Laurence Brottier. Paris: Éditions Amsterdam, 2018.
  3. Baril, Alexandre. « Temporalité trans : identité de genre, temps transitoire et éthique médiatique », Enfances Familles Générations [En ligne], 27 | 2017, mis en ligne le 31 août 2017, consulté le 20 mars 2026. URL : http://journals.openedition.org/efg/1359
  4. Barthe-Deloizy, Francine, et Claire Hancock. « Introduction: le genre, constructions spatiales et culturelles. » Géographie et cultures 54 (2005): 3-9.
  5. Bell, David, and Jon Binnie. The Sexual Citizen : Queer Politics and Beyond. Cambridge : Polity Press, 2000.
  6. Blidon, Marianne. « Géographie de la sexualité ou sexualité du géographe ? Quelques leçons autour d’une injonction ». Annales de géographie, 2012/5 n° 687-688, 2012. p.525-542. URL :https://doi.org/10.3917/ag.687.0525.
  7. Boisclair, Isabelle, et al. Québequeer : Le Queer Dans les Productions Littéraires, Artistiques et Médiatiques Québécoises, Montréal : Les Presses De l’Université De Montréal, 2020.
  8. Borghi, Rachele. « De l’espace genré à l’espace “queerisé”. Quelques ré-flexions sur le concept de performance et sur son usage en géo-graphie. » ESO Travaux et Documents Espaces et Sociétés UMR 6590 (2012): 109-116.
  9. Browne, Katherine. “Imagining cities: living the other: between the gay urban idyll and rural lesbian lives.” Open Geography Journal, vol. 1, 2008, pp. 25–32.
  10. Cavanagh, Sheila L. Queering bathrooms: Gender, sexuality, and the hygienic imagination. Toronto : University of Toronto Press, 2010.
  11. Cvetkovich, Ann. An Archive of Feelings: Trauma, Sexuality, and Lesbian Public Cultures. Durham: Duke University Press, 2003.
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  14. Erlick, Eli. “On rural transgender visibility.” Representing Rural Women.(Smith WW, Thomas-Evans M. eds.) Lexington Books: London (2019): 177-192.
  15. Evans, Elliot. The body in French queer thought from Wittig to Preciado: Queer permeability. Londres : Routledge, 2020.
  16. Freeman, Elizabeth. Time Binds: Queer Temporalities, Queer Histories. Durham: Duke University Press, 2010.
  17. Gopinath, Gayatri. Impossible Desires: Queer Diasporas and the Subversion of Sexuality. Durham: Duke University Press, 2005.
  18. Halberstam, J. Jack. In a queer time and place: Transgender bodies, subcultural lives. Vol. 3. New York : NYU press, 2005.
  19. Kosofsky Sedgwick, Eve. Épistémologie du placard. Paris: Éditions Amsterdam, 2008.
  20. Leroy, Stéphane. « Le Paris gay. Éléments pour une géographie de l’homosexualité », Annales de Géographie, n° 646, 2005, p. 579-601, 2005, DOI : 10.3917/ag.646.0579
  21. McDowell, Linda. “Space, place and gender relations: Part II. Identity, difference, feminist geometries and geographies.” Progress in Human Geography17(3), 1993, 305-318.
  22. Mitchell, Larry. The Faggots & Their Friends Between Revolutions. Illustrations de Ned Asta. New York : Nightboat Books, 2019 [1977].
  23. Muñoz, José Esteban. Cruiser l’utopie : l’après et l’ailleurs de l’advenir queer. Traduit de l’anglais par Alice Wambergue. Paris : Les Presses du réel. 2021 [2009].
  24. Preciado, Paul B. Je suis un monstre qui vous parle: rapport pour une académie de psychanalystes. Paris : Grasset, 2020.
  25. Prieur, Charlotte. « Des géographies queers au-delà des genres et des sexualités ? »
    EspacesTemps.net, 2015.
  26. Redoutey, Emmanuel. « Géographie de l’homosexualité à Paris, 1984-2000. » Urbanisme 325 (2002): 59-63.
  27. Sanchez, Alix Teffo. “Teaching Teenagers About Gender Norms and Sexuality Through Spatiality in French Rurality.” Mapping LGBTQ Spaces and Places: A Changing World. Cham: Springer International Publishing, 2022. 739-753.
  28. Schulman, Sarah. La gentrification des esprits. Traduit de l’anglais par Émilie Notéris. Paris : B42, 2018 [2012].
  29. Valentine, Gill. “(Hetero) sexing space: lesbian perceptions and experiences of everyday spaces.” Environment and Planning D: Society and Space 11.4 (1993): 395-413.
  30. Warner, Michael, and Social Text (Collectif). Fear of a Queer Planet : Queer Politics and Social Theory. Minneapolis : University of Minnesota Press, 1993.
  31. Wittig, Monique, La pensée straight. Paris : Éditions Amsterdam, 2018.

[1] Ahmed, Sara. Vandalisme queer. Paris : Éditions Burn~ Août, 2024, p. 13.

[2] Boisclair, Isabelle, et al. Québequeer : Le Queer Dans les Productions Littéraires, Artistiques et Médiatiques Québécoises, Montréal : Les Presses De l’Université De Montréal, 2020. ProQuest Ebook Centralhttp://ebookcentral.proquest.com/lib/davidson/detail.action?docID=6938630.
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1.11 The Politics of New Caledonia (The French Australian Review)

The French Australian Review

Call for Paper Proposals

The Politics of New Caledonia

The provincial elections scheduled for 28 June 2026 once again put the tensions and complexities of New Caledonian politics in the limelight. Despite the Bougival Accord of 2025 and the subsequent attempts to resolve the fundamental differences between Loyalist and Independence parties through the Elysée-Oudinot agreements, the constitutional and political problems of the territory appear intractable and its future unpredictable.

This special issue of The French Australian Review aims to address the background to this uncertain and rapidly evolving situation, and the wider issues relating to the role of New Caledonia in the region. This focus is all the more timely in a context where France is seeking to strengthen its presence in the Indo-Pacific and reviewing its relationship with Australia.

Proposals of research-based articles analysing any aspect of the political situation of New Caledonia, in the broad sense of the term, are hereby invited. Both historical and contemporary perspectives will be considered. Some general areas that might be addressed include (non-exhaustive list) :

  • local politics
  • the relationship with metropolitan France
  • politics and foreign policy

– New Caledonia as a Pacific player

– New Caledonia’s interactions with Australia

– the impact of the politics of New Caledonia on French-Australian relations

  • economic, social and environmental issues
  • political engagement in the arts and literature

Schedule and deadlines

Submission of proposals (250-300 words) : 14 July 2026

Notification of acceptance/rejection : 21 July 2026

Submission of texts (up to 7,000 words, including notes & abstract) : 15 October 2026

Final submission of texts (with revisions if required by readers) : 30 November 2026

Publication : Australian summer (January/February 2027)

Proposals and enquiries should be addressed to the Editor, John West-Sooby, at isfar.journal@gmail.com

Note : The French Australian Review is predominantly an English language journal but occasionally publishes articles in French. All articles are assessed by a process of double blind peer review.

1.12 Colloque international en hommage à Sony Labou Tansi (FLSH Limoges)

Sony Labou Tansi. Écologie du sensible et politiques de l’espace (Limoges)

  • Date de tombée (deadline) : 15 Juin 2026
  • À : FLSH, Limoges

Colloque international en hommage à Sony Labou Tansi

FLSH Limoges, 19-20 novembre 2026

Depuis 1995, les lectures de Sony Labou Tansi ont privilégié l’extériorité politique : satire des régimes postcoloniaux, cartographies de la dictature, scènes de pouvoir et contre-pouvoir – de La Vie et demie, souvent décrite comme un « ovni » grinçant qui dit la « mocherie » du monde, aux expériences scéniques portées par la troupe de Brazzaville. Cette focale demeure décisive, mais elle masque souvent la dynamique inverse : une intériorité où s’agrègent mémoire, affects, voix, souffle, et d’où se fabrique le sujet postcolonial. Nous proposons d’articuler ces deux plans : lire la critique des pouvoirs à partir d’une écologie du sensible qui reconfigure les espaces vécus (géographiques, scéniques, textuels), les régimes de normativité (institutionnels, sociaux, moraux) et leurs transgressions, ainsi que les médiations (édition, scène, école, médias) qui cadrent la circulation des œuvres et des imaginaires. Cette articulation prend appui sur des repères établis – la réception dans la presse francophone, les jalons biographiques et la trajectoire collective du Rocado Zulu Théâtre, les distinctions littéraires qui ont balisé le parcours – mais aussi sur un chantier d’archives et d’éditions critiques qui rendent aujourd’hui visible la fabrique matérielle et poétique des textes.

Concrètement, il s’agit de déplacer le regard : ne plus seulement inventorier les topologies de la domination (pays imaginaires, villes fracturées, scènes d’anomie), mais décrire les milieux d’expérience où se composent des sujets – par la voix (poésie et théâtre), par les gestes (mise en scène, pratique de troupe), par la mémoire (archives, correspondances, variantes), par des régimes d’affect (mélancolie, colère, espérance) qui reconfigurent les normes et l’espace commun. L’« écologie du sensible » permet de tenir ensemble : 1) la lecture géopolitique (pouvoir/contre-pouvoir) ; 2) l’analyse des spatialités vécues et des transgressions (comment les corps, certes, mais aussi les voix, les collectifs et les dispositifs déplacent les frontières du « permis ») ; 3) l’attention aux médiations et aux genres (roman, théâtre, poésie) par lesquelles ce discours se performe et circule. Cette approche offre un cadre comparatif pour croiser les écritures de soi, les récits de filiation et les imaginaires politiques dans les littératures francophones contemporaines.

Ce repositionnement s’appuie sur un socle factuel connu : la trajectoire de Marcel Ntsoni / Sony Labou Tansi (1947-1995), ses rôles croisés d’écrivain, metteur en scène et chef de troupe à Brazzaville, ses prises de position publiques et ses distinctions (notamment le Grand Prix littéraire d’Afrique noire pour L’Anté-peuple), qui ancrent l’œuvre dans un dialogue serré entre création et histoire politique. Mais il bénéficie aussi d’un accès sans précédent aux manuscrits et dossiers (dépôts et expositions à la Bfm de Limoges) et aux éditions critiques – pensons à l’imposant volume Poèmes coordonné par Claire Riffard et Nicolas Martin-Granel – qui donnent à voir le laboratoire d’écriture, la porosité des genres et la matérialité des voix. En ce sens, lire l’ensemble du discours littéraire de Sony, c’est prendre acte d’une pensée qui se déploie en réseau : textes, scènes, archives, dispositifs de publication et de réception.

Dans cette perspective, ce colloque invite à formuler des propositions qui fassent travailler, sans hiérarchie préalable, le roman, le théâtre, la poésie et les écrits publics, en les abordant comme autant de milieux d’énonciation où se rejouent la norme et son écart, l’espace et sa réinvention, l’imaginaire et ses médiations. L’objectif n’est pas de sacraliser un « cas Sony », mais d’éprouver une méthode : montrer comment une écologie du sensible éclaire la constitution des sujets, la fabrique des lieux, l’économie des affects, et – plus largement – une manière de penser l’Afrique, le rapport à l’Afrique, à soi et au monde depuis l’après-colonie. Les retombées attendues sont doubles : affiner les lectures politiques en les adossant aux régimes d’affect et aux médiations concrètes ; affiner les lectures de l’intime en les orientant vers les spatialités, les normes, les circulations et les archives qui en font des forces publiques.

Axes scientifiques (indicatifs, non limitatifs)

  • Extériorité : cartographies du pouvoir, géocritique des lieux (pays imaginaires, villes fracturées), dispositifs satiriques, contre-pouvoirs, sosciosémiotique, sémiotique du politique ;
  • Intériorité : affects (mélancolie, colère, espérance), voix/souffle (poésie, scène), pratiques de troupe, subjectivation postcoloniale ;
  • Normes / Transgressions : droit/coutume/censure, hétérodoxies, reconfigurations du « permis » dans les espaces sociaux ;
  • Archives & génétique : manuscrits, variantes, correspondances (dépôt/valorisation à la BFM), médiations scéniques et scolaires ;
  • Genres & imaginaires : circulations entre roman/théâtre/poésie ; intersection genre/classe/race ; mythologies politiques ; traductions intersémiotiques ; intermédialité ;
  • Scène(s) et archive(s) : procédés de textualisation ; dramaturgies ; l’archive comme objet cross-media ; mémoire et patrimoine.

Comité d’organisation

Buata Malela (EHIC, Université de Limoges)

Cécile Bertin-Élisabeth (EHIC, Université de Limoges)

Valeria De Luca (CERES, Université de Limoges)

Les propositions de communication, d’environ 500 mots, assorties d’un titre et de quelques lignes de présentation bio-bibliographique, seront à envoyer par courriel au plus tard le 15 juin 2026 aux adresses suivantes : buata.malela@unilim.fr , cecile.bertin@unilim.fr et valeria.de-luca@unilim.fr

Le colloque se tiendra les 19-20 novembre 2026 à l’Université de Limoges, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, 39e rue Camille Guérin, 87036 Limoges.

Après évaluation des propositions par le comité scientifique, les notifications d’acceptation seront communiquées avant le 30 juillet 2026.

https://www.fabula.org/actualites/134297/sony-labou-tansi-ecologie-du-sensible-et-politiques-de-l-espace.html

1.13 Les langues de l’Afrique. Nouveaux contextes sociolinguistiques et géopolitiques, nouvelles problématiques scientifiques. Colloque international en hommage à Babatunde Ayeleru (Ibadan, Nigéria)

Les langues de l’Afrique. Nouveaux contextes sociolinguistiques et géopolitiques, nouvelles problématiques scientifiques. Colloque international en hommage à Babatunde Ayeleru (Ibadan, Nigéria)

  • Date de tombée (deadline) : 28 Octobre 2026
  • À : UNIVERSITÉ D’IBADAN. NIGERIA

UNIVERSITÉ D’IBADAN. NIGERIA

COLLOQUE INTERNATIONAL EN LIGNE

Les langues de l’Afrique : 

Nouveaux contextes sociolinguistiques et géopolitiques, nouvelles problématiques scientifiques.

Colloque international en hommage à Babatunde Ayeleru

Les 28 & 29 octobre 2026

La présente rencontre vise à mettre l’accent sur les nouvelles configurations du contexte sociolinguistique du continent africain. Les bouleversements géopolitiques, socioéconomiques, linguistiques, technologiques et éducatifs que l’Afrique rencontre ces dernières décennies nous mettent devant la nécessité de revoir nos schémas interprétatifs pour établir de nouveaux contours qui répondent plus efficacement à nos besoins et aux nouvelles problématiques que nous affrontons quotidiennement.

L’Afrique a toujours possédé un patrimoine linguistique très riche, longtemps dominé par la tradition orale et les langues autochtones. Le continent a vu son paysage évoluer vers une mosaïque florissante mais très complexe, aux langues locales se mêlent d’autres langues héritées principalement de la période coloniale ou imposées par la mondialisation et l’ouverture sur le monde. Dans ce contexte où les langues constituent le socle et le moteur fondamental de la culture, une observation minutieuse laisse apparaître une profonde influence de l’oralité. Une tradition fortement ancrée dans l’imaginaire collectif, qui le nourrit spirituellement et moralement et contribue à son épanouissement en façonnant sa vision du monde.

Aujourd’hui, l’enjeu majeur réside dans la promotion d’un véritable plurilinguisme, notamment par l’intégration des langues maternelles au cœur des systèmes éducatifs. Les études scientifiques qui traitent cette situation expliquent que l’on ne peut appréhender tous ces idiomes de la même manière car tous ne peuvent avoir le même statut ni le même rôle (Henry Tourneux, 2017).

Le colloque s’ouvre sur plusieurs perspectives scientifiques, les propositions peuvent aborder un des axes suivants (mais la liste reste ouverte et non exhaustive) :

Les langues de/dans l’Afrique d’aujourd’hui.
Regards critiques sur les nouveaux contextes sociolinguistiques africains
Nouvelles configurations sociolinguistiques des pays africains.
Apports du numérique et du technologique dans la gestion des langues en Afrique
Langue(s) et littérature(s) en Afrique
L’oralité en langues et en littérature : quelles nouvelles considérations épistémologiques en Afrique d’aujourd’hui ?
Langues de la rencontre : français, anglais.

Calendrier

Dernier délai pour l’envoi des propositions : 30 juin 2026

Réponses et notifications : 15 juillet 2026

Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante : colloquebabatunde@gmail.com

Présidents du colloque : 

  1.    Souheila HEDID. Université Frères Mentouri Constantine 1. Labo RIDILCA. Algérie
  2.    Kayode AYOBAMI ATILADE. Université Obafemi-Awolowo (OAU). Nigeria
  3.    Richard AJAH. Université de l’Uyo. Nigeria

Comité scientifique (par ordre alphabétique)

  1.    Michael ABECASSIS. Université d’Oxford. Angleterre
  2.    Ouardia ACI. RIDILCA. Université Blida 2. Algérie
  3.    Damola ADEYEFA. Université de l’Ibadan, Nigeria
  4.    Richard AJAH. Université de l’Uyo. Nigeria
  5.    Mohamed Chérif AIFOUR. Université Oum El Bouaghi. Algérie
  6.    Houda AKMOUNE. RIDILCA. Université Blida 2. Algérie
  7.    Mhand AMMOUDEN. Université de Bejaïa. Algérie
  8.    Amer AMMOUDEN. Université de Bejaïa. Algérie
  9.    Amira Khadoudja AMRANI. RIDILCA. Université de Guelma. Algérie
  10.    Gratien ATINDOGBE. Université de Buéa. Cameroun
  11.    Babatunde AYELERU. Université d’Ibadan. Nigéria
  12.    Kayode AYOBAMI ATILADE. Université Obafemi-Awolowo (OAU). Nigeria
  13.    Rania Meriem BOUCHOUKA. Université Frères Mentouri. Constantine 1. Algérie
  14.    Francesca DELL’ORO. Université de Bologne. Italie
  15.    Djouroukoro DIALLO (Herausgeber). Université de Berne. Suisse
  16.    Souheila HEDID. RIDILCA. Université Frères Mentouri. Constantine 1. Algérie
  17.    Fatoumata KEITA. Yambo Ouologuem. Université de Bamako. Mali
  18.    Nadji KHATIB. RIDILCA. Université Sétif 2. Algérie
  19.    Dalia Atika LAROUS. Université Frères Mentouri. Constantine 1. Algérie
  20.    Gudrun LEDEGEN. Université Rennes 2. France
  21.    Fiona MCLAUGHLIN. Université de Floride. USA
  22.    Eléonora NIKOLAÉVA. MGIMO-Université de Moscou. Russie
  23.    Samson NZUANKE. University de Calabar. Nigeria
  24.    Eyiwumi Bolutito OLAYINKA. Université d’Ibadan. Nigéria
  25.    Bert van PINXTEREN. Université de Leiden. Pays-Bas
  26.    Maia PONSONNET. CNRS/ Université Lyon 2/ Université de Western Australia
  27.    Taiwo OLORUNTOBA-OJU, Université d’Ilorin. Nigeria
  28.    Billian OTUNDO, Université de Bayreuth. Allemagne
  29.    Philip W. RUDD. Université de Pittsburgh. USA

https://www.fabula.org/actualites/134354/les-langues-de-l-afrique-nouveaux-contextes-sociolinguistiques-et-geopolitiques.html

1.14 La langue migrante dans la poésie francophone aux Antilles / Caraïbes / Guyane / Québec et francophonies canadiennes (Toulouse & en ligne)

La langue migrante dans la poésie francophone aux Antilles / Caraïbes / Guyane / Québec et francophonies canadiennes (Toulouse & en ligne)

  • Date de tombée (deadline) : 26 Octobre 2026
  • À : Institut Catholique de Toulouse

Chaire Francophonie et migrations ICT

Appel pour le 26 novembre 2026

envoi des résumés avant le 26 octobre 2026

La langue migrante dans la poésie francophone aux Antilles / Caraïbes / Guyane / Québec et francophonies canadiennes

26 novembre 2026, ICT / Mixte Webinaire

Organisation : Chaire Francophonie et migrations, axe: Espace Amériques (Antilles/Caraïbes/Guyane/Canada francophone)

Argumentaire

L’étude de la langue française dans les espaces des Antilles, de la Caraïbe, de la Guyane et du Québec a largement été structurée par des paradigmes désormais bien identifiés (créolisation, hybridité, postcolonial, plurilinguisme). Sans en nier la pertinence, cet appel propose de s’en écarter afin d’explorer une zone critique moins investie, que nous proposons de désigner comme une micro-poétique migratoire.

Par cette expression, il ne s’agit pas de substituer un modèle dominant à un autre, mais de circonscrire un angle d’analyse : celui des transformations de très faible amplitude qui affectent le français dans les pratiques poétiques, sans se laisser immédiatement subsumer sous des catégories existantes. La « langue migrante » sera ainsi envisagée comme une suite d’altérations à bas bruit, internes à la langue elle-même, souvent dépourvues de marque spectaculaire.

Dans cette perspective, l’analyse portera sur des phénomènes rarement constitués en objet central : glissements syntaxiques mineurs, hésitations énonciatives, reprises altérées, micro-variations rythmiques, déplacements lexicaux non stabilisés. Ces traits, souvent relégués au rang de singularités stylistiques, seront ici considérés comme des indices d’une migration linguistique diffuse.

La poésie constitue un lieu d’observation privilégié de ces phénomènes, en ce qu’elle expose la langue à des régimes de précision et de contrainte qui rendent perceptibles ses plus faibles variations. Plutôt que de lire ces textes à partir de catégories fortes (identité, altérité, contact), il s’agira de les aborder comme des espaces d’infime désaccord, où la langue ne coïncide jamais tout à fait avec elle-même. Ce déplacement implique également un recours à des références théoriques peu habituellement mobilisées dans ce champ. On pourrait ainsi convoquer :

la stylistique des « écarts » chez Leo Spitzer, envisagée non comme déviation expressive mais comme indice structurel minimal ;
les analyses de Jean-Claude Milner sur la matérialité du signifiant et ses points de butée ;
la linguistique du détail chez Gustave Guillaume, attentive aux opérations microscopiques de la langue ;
certaines propositions de Henri Meschonnic, non pas sur le rythme comme catégorie globale, mais sur ses manifestations ténues ;
ou encore les réflexions de Nelson Goodman sur la variation et la « différence minimale » comme opérateur de sens.
Ces apports permettront de penser une langue migrante sans recourir aux cadres dominants, en privilégiant une approche fondée sur la description rigoureuse de phénomènes marginaux. L’enjeu sera de répondre à des questions telles que : comment décrire une migration linguistique sans événement visible ? Quels outils pour analyser des transformations sans rupture ? Comment faire de la variation minimale un objet critique à part entière ?

Cet appel entend ainsi proposer une inflexion méthodologique : substituer aux grandes catégories explicatives une attention aux formes faibles, aux écarts discrets et aux instabilités mineures qui travaillent la langue poétique. Une attention particulière pourra être portée à des œuvres où ces phénomènes se donnent à lire de manière privilégiée, notamment chez Édouard Glissant, Gaston Miron ou encore Aimé Césaire, à condition de déplacer leur lecture vers ces zones de faible intensité linguistique, souvent laissées en marge des analyses.

Axes proposés 

Micro-poétique migratoire : définition, enjeux, limites
Altérations mineures : écarts syntaxiques, lexicaux ou rythmiques non systématisés
Variation minimale et signification : approches théoriques et études de cas
Reprises et transformations : répétition altérée, quasi-identité
Instabilités énonciatives : hésitation, flottement, indécision
Stylistique du détail : méthodes et outils d’analyse
Textes sans seuil visible : migration sans rupture
Relecture critique des corpus antillais, caribéens, guyanais et québécois à partir de ces micro-phénomènes

Modalités de soumission

Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer à l’adresse suivante : marie-christine.seguin@ict-toulouse.fr

Langues: français (principalement), anglais / espagnol (acceptés)

Calendrier = Date limite d’envoi des propositions/résumés  : 26 octobre 2026

marie-christine.seguin@ict-toulouse.fr

https://www.fabula.org/actualites/134384/la-langue-migrante-dans-la-poesie-francophone-aux-antilles.html

1.15 Mythes, récits écologiques et pratiques artistiques dans l’océan Indien : vers une écosensibilité indianocéanique (Université de La Réunion)

Mythes, récits écologiques et pratiques artistiques dans l’océan Indien : vers une écosensibilité indianocéanique

  • Date de tombée (deadline) : 22 Juin 2026
  • À : Université de La Réunion

Appel à communications 

Colloque de lancement du projet MELAPI

« Mythes, récits écologiques et pratiques artistiques dans l’océan Indien : vers une écosensibilité indianocéanique »

2 – 4 novembre 2026

Université de La Réunion

Format hybride : présentiel et distanciel

Le projet MELAPI (« Mythes et récits écologiques dans les Littératures et les pratiques Artistiques de l’océan Indien : contribution à la construction d’un Patrimoine Indianocéanique »), financé dans le cadre du programme INTERREG VI océan Indien, entend ouvrir un espace de réflexion sur les manières dont les sociétés de l’océan Indien — entendues à la fois comme espaces insulaires (îles de l’océan Indien) et comme ensemble élargi des pays riverains formant le « Grand océan Indien » — pensent, représentent et expérimentent le vivant.

L’océan Indien ne constitue pas seulement un espace de circulations humaines, commerciales et culturelles. Il forme également un espace de relations écologiques, de cohabitations, de déplacements, de conflits et de négociations entre humains et non-humains. Les récits, mythes, œuvres littéraires et artistiques produits dans les îles et les pays riverains donnent à voir des manières spécifiques d’habiter le monde, forgées dans des contextes marqués par la colonisation, les migrations, la plantation, l’extraction et la vulnérabilité environnementale.

Or ces formes de pensée du vivant demeurent encore largement invisibilisées dans les paradigmes écologiques dominants. Les savoirs vernaculaires, les cosmologies, les mémoires et les pratiques esthétiques de l’espace indianocéanique restent trop rarement pensés ensemble, malgré les résonances qui les traversent. Le colloque de lancement du projet MELAPI a d’abord pour ambition de constituer un réseau de recherche réunissant les partenaires du projet et des chercheuses et chercheurs associés désireux de contribuer à ses travaux. Il s’agira, à partir des échanges engagés lors du colloque, d’identifier des corpus d’éco-récits, de faire émerger des terrains communs, de mettre en dialogue des approches et de jeter les bases d’un programme de recherche collectif consacré aux éco-récits de l’océan Indien.

Les propositions devront privilégier une approche littéraire et/ou artistique, envisagée dans toute sa diversité de corpus, de supports et de pratiques. Elles pourront toutefois être nourries par des perspectives anthropologiques, historiques, géographiques, philosophiques, traductologiques, sociologiques ou plus largement interdisciplinaires. Elles pourront porter sur toutes les aires de l’océan Indien, dans une approche comparée (mettant en relation plusieurs espaces, langues, corpus ou traditions afin de faire apparaître circulations, écarts, transferts ou convergences) ou localisée (centrée sur un terrain, une aire culturelle, un corpus ou une pratique spécifique, envisagé dans sa singularité, ses conditions d’émergence et ses logiques propres), ainsi que sur des corpus de toutes périodes, langues et supports.

Axes et pistes d’étude

Axe 1. Poétiques et représentations du vivant

Cet axe s’intéresse aux formes par lesquelles les récits et les pratiques artistiques donnent à percevoir les relations entre humains, animaux, végétaux, éléments, lieux et puissances invisibles.

Les propositions pourront notamment explorer :

les mythes, contes, légendes et récits fondateurs mettant en scène les relations entre humains et non-humains ;
les figures animales, végétales, marines ou élémentaires dans les littératures et les arts de l’océan Indien ;
les poétiques de la mer, des récifs, des mangroves, des forêts, des volcans, des cyclones ou des espaces insulaires ;
les formes esthétiques du care, du soin, de la réparation et de la cohabitation avec le vivant ;
les représentations de la perte écologique, de la disparition des milieux, de la solastalgie et de l’ecological grief ;
les récits de catastrophes environnementales, de dérèglement climatique ou de destruction des écosystèmes ;
les mémoires de la plantation, de l’extraction, de la déforestation ou de l’acclimatation forcée des espèces ;
les liens entre oralité, performance, rituel, chant, danse et transmission d’un savoir écologique ;
les formes contemporaines de réinvention des cosmologies et des imaginaires du vivant dans les arts visuels, la photographie, le cinéma, la bande dessinée, les arts numériques ou la création sonore.

Axe 2. Cartographies des éco-récits : migrations, circulations, traductions

Le projet MELAPI accorde une importance particulière aux mouvements des récits, des imaginaires et des savoirs au sein du « Grand Océan ». Cet axe invite à penser les circulations qui relient les îles, les littoraux et les diasporas.

Les contributions pourront notamment porter sur :

la circulation des mythes et des récits écologiques entre différentes aires linguistiques et culturelles de l’océan Indien ;
les transferts et réappropriations d’imaginaires liés à la mer, aux animaux, aux plantes ou aux paysages ;
les récits des migrations humaines, non humaines et les pratiques transportés durant ces migrations : déplacements forcés, diasporas, routes maritimes, migrations animales ou circulations végétales ;
les cartographies alternatives, critiques ou décoloniales de l’océan Indien ;
les enjeux politiques, éthiques et épistémologiques de la traduction des éco-récits ;
les pratiques de traduction multilingue entre français, anglais, tamoul, créoles, malgache, swahili, arabe, indonésien, hindi, thaï, langues austronésiennes ou langues africaines… ;
les méthodes par lesquelles les récits sont recueillis, les façons de les écouter et les questions éthiques afférentes à ces démarches ;
les archives oubliées, marginalisées ou subalternisées et leur rôle dans la constitution d’un patrimoine indianocéanique ;
les humanités numériques, les plateformes collaboratives, les atlas ou les dispositifs de cartographie permettant de rendre visibles les circulations des récits et des savoirs ;
les relations entre création, traduction et transmission dans la constitution d’un espace culturel indianocéanique partagé.

Axe 3. Définir une écosensibilité indianocéanique

Cet axe entend interroger ce que les récits et les pratiques artistiques de l’océan Indien permettent de penser au-delà des catégories écologiques dominantes.

Les propositions pourront notamment examiner :

les conceptions vernaculaires du vivant et les formes de savoirs écologiques situés ;
les remises en cause du partage nature/culture dans les cosmologies indianocéaniques ;
les approches décoloniales de l’écologie dans l’océan Indien ;
les formes de résilience, d’adaptation et de réconciliation avec les milieux ;
les rapports entre spiritualités, croyances, présences invisibles et savoirs écologiques ;
les figures spectrales, les fantômes, les ancêtres, les esprits ou les présences surnaturelles comme médiateurs d’une relation au vivant ;
les hydropoétiques, les pensées de l’insularité, les études océaniques et leurs limites lorsqu’elles sont appliquées aux corpus indianocéaniques ;
les formes de postmémoire, de mémoire palimpsestique et de transmission intergénérationnelle des expériences écologiques ;
les imaginaires de l’après-catastrophe, de la réparation, de la justice environnementale et de l’empouvoirement des sociétés indianocéaniques ;
les propositions théoriques susceptibles de contribuer à définir une « approche indianocéanique écosensible ».
Pistes transversales

Les organisateurs accueilleront également avec intérêt des propositions portant sur :

les corpus destinés à l’enfance et à la jeunesse ;
les productions populaires, médiatiques ou numériques ;
les rapports entre sciences, arts et activismes écologiques ;
les expérimentations artistiques menées avec des communautés locales ;
les créations collectives, participatives ou situées ;
les enjeux pédagogiques et patrimoniaux liés à la transmission des éco-récits ;
les dialogues entre l’océan Indien, l’Afrique, l’Asie, la péninsule Arabique ou l’Australie.

Formats possibles des propositions

Quatre formats d’intervention sont possibles :

une communication individuelle s’inscrivant dans l’un des trois axes du colloque ;
une proposition de table ronde, réunissant plusieurs intervenants autour d’une problématique relevant de l’un des trois axes ;
un poster présentant une recherche en cours, un terrain, un corpus ou une création artistique en lien avec les axes du colloque. Les posters seront affichés durant toute la durée du colloque ;
une proposition d’atelier réunissant au minimum trois intervenants, autour d’un corpus, d’un terrain, d’une méthode, d’une pratique de création ou d’un enjeu transversal. Les ateliers peuvent prendre la forme de workshops de recherche ou de création artistique.
Modalités de soumission

Les propositions, quel que soit leur format (communication, table ronde ou atelier), prendront la forme d’un résumé de 300 à 500 mots accompagné d’une brève notice bio-bibliographique (100 mots maximum).

Pour les tables rondes et les ateliers, la proposition devra préciser le titre de la session, sa problématique générale, le nom des intervenants pressentis et comporter au minimum trois participants.

Chaque proposition devra préciser :

le titre de la communication ;
l’axe dans lequel elle s’inscrit ;
le corpus, la pratique ou le terrain étudié ;
la problématique et la méthodologie.
Les propositions pourront être rédigées en français ou en anglais.

Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : melapi.projet@gmail.com

Calendrier prévisionnel

Date limite d’envoi des propositions : 22 juin 2026
Notification aux auteurs et autrices : 15 juillet 2026
Colloque de lancement MELAPI : du 2 au 4 novembre 2026

Porteuse de projet: Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, (LCF-UR 7390 – Université de La Réunion)

Co-porteur.e.s: Bénédicte Letellier (DIRE – UR 7387 – Université de La Réunion); Guilhem Armand (DIRE – UR 7387 – Université de La Réunion); Carpanin Marimoutou (LCF-UR 7390 – Université de La Réunion).

Ingénieure de recherche: Elisa Huet (LCF-UR 7390 – Université de La Réunion).

Universités partenaires:

Université d’Antsiranana (Madagascar)

Université des Comores

University of Mauritius

Université de Pondichéry (Inde)

Université de Toliara (Madagascar)

https://www.fabula.org/actualites/134468/appel-a-communications-colloque-de-lancement-du-projet-melapi-mythes.html

1.16 Plurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ? Regards critiques et perspectives contemporaines (Paris)

Plurilinguisme et éducation aux langues, un pilier invisibilisé de la démocratie ? Regards critiques et perspectives contemporaines

  • Date de tombée (deadline) : 10 Octobre 2026
  • À : Paris

Appel à communication

Les 12, 13, 14 mai 2027, Université Sorbonne Nouvelle

 

En partenariat avec l’Observatoire européen du plurilinguismeAPI Education Forum et l’UFR LLD – Les nouvelles rencontres de la Sorbonne Nouvelle

Retrouvez ici le pdf de l’appel à communications en : Englishعربيespañolfrançais

Cet appel à communication s’inscrit dans le prolongement de notre expertise située en sociolinguistique et en didactique des langues. Le colloque que nous organisons a cependant pour ambition d’élargir ce dialogue à d’autres disciplines ainsi qu’à d’autres aires géographiques. Il vise à proposer un espace de réflexion et de dialogue scientifique autour du rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des démocraties.

« Comment conjuguer différences et démocratie ? » (Wieviorka, 2019, p. VII).

Les démocraties actuelles font face à des crises politiques et sociales alimentées par des idéologies discriminatoires et xénophobes remettant en question la légitimité de la diversité et la reconnaissance de l’autre (Piccardo, 2017 ; Dalgalian, 2017 ; Spaëth, 2010 ; Rancière, 2005). Dans ce contexte où le nationalisme se banalise (Billig, 1995), ce colloque propose d’examiner, dans une perspective critique et à la lumière des événements mondiaux récents, le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la préservation des systèmes démocratiques (Dănişor, 2025 ; Diagne, 2024 ; Brudermann, Aguilar Río & Abouzaïd, 2019).

Liens et ruptures entre langues et démocratie

La démocratie est un concept polysémique, dont le sens varie selon les contextes et interprétations idéologiques auxquels il renvoie. Par exemple, pour C. Taylor (2019, 2014), elle peut être envisagée, au regard du pluralisme, comme un système de partage basé sur une forme de réciprocité à l’intérieur des sociétés. Selon cette vision, les principes d’égalité-participation et d’égalité-redistribution régissant les relations sociales reposeraient alors sur une diversité productive, impliquant une circulation systématique des savoirs, des ressources et des services.

La reconnaissance institutionnelle de cette diversité et son inclusion dans les pratiques politiques constitueraient par ailleurs une des bases de la démocratie, un régime politique que le Conseil de l’Europe (2019) considère comme une culture qu’il est possible d’enseigner à travers une éducation plurilingue et interculturelle. Dans ce cas, le plurilinguisme décrit les pratiques linguistiques de personnes capables d’utiliser plusieurs langues, registres ou variétés linguistiques (Juillard, 2007), mais pas seulement, car « la langue est au cœur de l’individu, à la fois expression personnelle – et sa voie de communication – vers l’Autre. Partant de là, la langue est pour chacun – bien davantage que son statut social, professionnel ou économique – indissociable de son être au monde, de sa personnalité  » (Dalgalian, 2017, p. 83). Au-delà du fait social, le plurilinguisme est une notion politique et scientifique qui vise la promotion de la pluralité des langues (Nelde, 2004).

Représentativité des démocraties et agentivité des populations plurielles sur un territoire donné

La problématique de la reconnaissance et de la valorisation par les instances politiques de la diversité des personnes au sein des systèmes démocratiques renvoie notamment à la question de l’agentivité (Bandura, 2001) des populations minorées dans nos sociétés : locuteur.rice.s de langues menacées, groupes sociaux marginalisés pour des raisons politiques et culturelles, ressortissant·e·s étranger·ère·s, réfugié·e·s, etc. (Wei & Schnell, 2025). Elle renvoie également aux modalités de leur inclusion (qu’elle relève de l’intégration ou de l’assimilation (Schnapper, 2007) par le biais de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, ainsi qu’aux mécanismes de hiérarchisation des capitaux linguistiques dans le « marché aux langues » (Heller 2023 [2002] ; Calvet, 2002 ; Bourdieu, 1982), où certaines langues se voient attribuer une valeur politique et économique plus élevée que d’autres.

Il convient ici de rappeler que tout acte de parole – qu’il soit produit en langue première, seconde ou étrangère – est indissociable de ses conditions d’effectuation. Un énoncé performatif, par exemple, ne peut acquérir une existence sociale que s’il est porté par l’institution qui lui confère sa légitimité ; en dehors de ce cadre, il perd sa portée sociale (Bourdieu, 1982, p. 71). De ce fait, les locuteur·rice·s de langues régionales ou étrangères voient leur pouvoir agir affaiblie et se retrouvent relégué·e·s à des positions inférieures dans l’espace civique. Ainsi que le souligne S. Breidbach (2003), les droits juridiques ne peuvent être exercés que si les individus disposent des moyens nécessaires pour les revendiquer et y accéder. Par conséquent, ceux qui sont exclus du capital social, linguistique et culturel se trouvent marginalisés dans l’exercice de leurs droits : une situation qui souligne le rôle majeur de l’enseignement et de l’apprentissage des langues.

Face à ces enjeux, se pose dès lors la question de la légitimité des normes linguistiques, de leur transmission et de leurs variations – souvent ancrées dans des habitus culturels institutionnalisés – et celle, corollaire, de la marginalisation des normes issues des groupes minoritaires (Guerin, 2023 ; Costa, 2022). De tels processus idéologiques sont susceptibles de produire chez les locuteur·rice·s un sentiment d’insécurité linguistique et d’alimenter des représentations sociales discriminatoires et/ou xénophobes, participant ainsi à la reproduction des rapports de domination (Francart, 1997).

Dans ces conditions, la relation entre citoyenneté, égalité face aux droits et aux devoirs, et égalité des chances à chaque étape de la vie mérite d’être réexaminée, tant à la lumière des politiques linguistiques, éducatives et migratoires en vigueur, qu’en tenant compte des pratiques d’enseignement des langues et des cultures, qui varient également selon les contextes.

Face à cette complexité, il est important de s’intéresser aux approches didactiques et pédagogiques qui renforcent le pouvoir agir des apprenant·e·s et reconnaissent leur diversité dans l’espace civique. Parmi elles, on peut citer la didactique de l’appropriation (Castellotti, 2017), la didactique intégrée des langues (Candelier, Escudé et Manno, 2023), les éducations plurilingues (Schmor et Piccardo, 2024 ; Conseil de l’Europe, 2021), la pédagogie des multiliteracies (Cellier, 2025 ; Cope et Kalantzis, 2000), les biographies langagières (Molinié, 2016) et les approches interculturelles (Cayet, 2024). Ces dernières illustrent que, puisque langues et cultures d’enseignement peuvent devenir des obstacles à l’accès aux savoirs, des dispositifs de différenciation pédagogique et de personnalisation des apprentissages peuvent être mis en œuvre pour promouvoir une meilleure égalité des chances dans la société (David & Leconte, 2022 ; Pierozak, Debono, Feussi & Huver, 2018).

Sur cette base, en questionnant le rôle du plurilinguisme et de l’éducation aux langues dans la construction et la stabilité des démocraties, ce colloque ambitionne en définitive d’insuffler des valeurs pluralistes dans les politiques linguistiques, éducatives et migratoires, ainsi que dans les pratiques enseignantes qui en sont dépourvues, tout en revitalisant celles qui sont actuellement fragilisées par des dérives extrémistes.

Axes du colloque 

Les propositions de communication devront s’inscrire dans au moins l’un des axes suivants :

Éducation aux langues, démocratie et inclusion. Cet axe vise à interroger la manière dont l’enseignement et l’apprentissage des langues peuvent contribuer à l’émergence d’une société démocratique inclusive. Quelles articulations peut-on établir entre éducation aux langues, démocratie et inclusion ? En quoi les approches actuelles favorisent-elles le développement de l’agentivité des apprenants en classe et dans la société ? Comment l’enseignement des langues peut-il contribuer à la formation à la citoyenneté ? Dans quelle mesure la prise en compte du ressenti émotionnel des apprenants permet-elle de renouveler la réflexion sur le vivre-ensemble à travers les langues ?

Démocratie et langues minorées. Cet axe examine les enjeux liés à la préservation et à la valorisation des langues et des populations minorées dans la pérennisation des démocraties. Dans quelles mesures ces populations, ainsi que leurs pratiques linguistiques et culturelles sont-elles représentées et incluses dans les systèmes démocratiques par les institutions politiques et selon quelles modalités ? Quels sont les obstacles à la revitalisation de leurs langues et cultures? En quoi le ressenti des locuteur.rice.s face à des formes de domination linguistique ou de marginalisation influence-t-il leur rapport à la démocratie ? Le rôle de la transmission des langues comme vecteur de lien entre les populations minorées et les instances politiques peut alors être questionné.

Politique linguistique et démocratie. Cet axe s’intéresse aux rôles actifs des politiques linguistiques et éducatives dans la constitution et la préservation des démocraties, ainsi qu’aux modalités de leur mise en œuvre. Dans quelle mesure l’éducation aux langues favorise-t-elle la participation démocratique des personnes sur un territoire donné ? Quels mécanismes permettent aux politiques linguistiques et éducatives d’influencer les dynamiques d’inclusion ou d’exclusion au sein de cadres démocratiques (Pradeau, 2025, 2021 ; OECD, 2025) ? Il s’agit enfin d’interroger dans quelle mesure les politiques linguistiques portent, explicitement ou implicitement, des valeurs démocratiques.

Pratiques langagières et migration. Cet axe s’intéresse aux pratiques langagières développées dans des situations de migration volontaire ou forcée, inscrites dans des processus complexes de mondialisation, liés notamment à la (dé)colonisation, aux guerres et aux bouleversements climatiques, dans une perspective critique attentive aux rapports de pouvoir, aux inégalités linguistiques et aux conditions d’une démocratisation effective de l’éducation aux langues. Dans quelle mesure les pratiques langagières favorisent ou entravent la participation démocratique, ainsi que le pouvoir agir des personnes en situation de migration ? Quels sont les enjeux démocratiques liés à l’accès à la participation citoyenne et à la reconnaissance des répertoires plurilingues des personnes migrantes ?

Plurilinguisme et citoyenneté numérique. Les démocraties peuvent être mises à l’épreuve par le manque de régulation des instances institutionnelles et par les dynamiques de  déterritorialisation-reterritorialisation inhérentes au numérique (De Lespinois, 2017). Cet axe porte à la fois sur les tensions entre les langues dans les espaces numériques (Aguilar Río et Brudermann, 2024 ; Faucompré et Putsche, 2023) et sur la formation à la citoyenneté numérique dans le cadre de l’enseignement et de l’apprentissage des langues, envisagée selon une approche pluraliste (Ollivier & Jeanneau, 2023). Comment les idéologies individuelles et communautaires circulant dans les espaces numériques se confrontent-elles aux principes de la citoyenneté numérique, et quelles tendances en émergent ? De quelle manière ces espaces contribuent-ils à la revitalisation des langues minorées, et quelles représentations et expériences du plurilinguisme contribuent-ils à façonner ?

Bibliographie

AGUILAR RÍO J. I., BRUDERMANN C. (2024). « Confronter les directives politiques aux pratiques linguistiques à l’œuvre dans le champ de la recherche en SHS en Europe : Analyses quantitatives ». LEM – The LANGSCAPE Journal, 6, 17‑33.

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CONSEIL DE L’EUROPE. (2019). Cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie. Strasbourg : éditions du Conseil de l’Europe.

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WIEVIORKA M. (2019), [1992]. Cinq questions à Michel Wieviorka. Dans C. Taylor. Multiculturalisme. Différence et démocratie. Paris : Éditions Champs-Flammarion.

Soumission des propositions 

Formats de présentation possibles :

Exposés individuels (20 minutes de présentation et 10 minutes de discussion) ;

Symposiums (90 minutes) ;

Workshop (90 minutes) ;

Escape game  (90 minutes) ;

Vidéo (10 minutes, en cas d’impossibilté de se déplacer).

Les présentations sont ouvertes aux acteurs du terrain.

Remarque : tous les formats de présentation (oral/ppt) doivent être bilingues (anglais, français ou une autre langue).

Modalités de dépôt des propositions

Les propositions sont à déposer jusqu’au 10 octobre 2026 sur l’espace SciencesConf du colloque : https://plurilingdemo.sciencesconf.org/

Elles comporteront 500 mots maximum et des références bibliographiques. Les propositions comportent deux résumés qui doivent être présentés sous un format bilingue et comprendre a minima l’anglais, le français et/ou l’espagnol.

Contact :amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr“>amelie.cellier@sorbonne-nouvelle.fr ; jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr“>jose.aguilar@sorbonne-nouvelle.fr

Publication

Une publication sera envisagée à la suite du colloque.

Calendrier 

Lancement de l’appel à communication : mai 2026

Fin de l’appel à communication : 10 octobre 2026

Notification des résultats aux auteurs : mi-décembre 2026

Inscription au colloque : janvier – février 2027

Envoi du programme pour vérification : mars 2027

Envoi du programme définitif : avril 2027

Envoi des présentations de type PowerPoint ou autres logiciels : mai 2027

Colloque : 12, 13, 14 mai 2027

Comité d’organisation

Amélie Cellier, Université Sorbonne Nouvelle

José Aguilar Río, Université Sorbonne Nouvelle

Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle

Cédric Brudermann, Conservatoire national des arts et métiers

Amal Khaleefa, Université de Jordanie

Natalia Bichurina, Université Sorbonne Nouvelle

Marylou Bouvet, Université Sorbonne Nouvelle

Comité scientifique

Yahya Al-Abdullah, EHESS

Dagmar Abendroth-Timmer, Université de Siegen

Weesam Amer, Université de Cambridge

Brahim Azaoui, Université de Montpellier

Fabrice Barthélémy, Université Sorbonne Nouvelle

Marion Bendinelli, Université Marie et Louis Pasteur

Violaine Bigot, Université Grenoble Alpes

Manon Boucharéchas, Université Grenoble Alpes

Stephan Breidbach, Université Humboldt Berlin

Lucile Cadet, CY Cergy Université

Michel Candelier, Le Mans Université

Cristelle Cavalla, Université Sorbonne Nouvelle

Jean-Louis Chiss, Université Sorbonne Nouvelle

Simon Coffey, King’s College London

James Costa, Université Sorbonne Nouvelle

Esther Cyna, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay

Jean-Marc Dewaele, Birkbeck College London

Sabine Doff, Université de Bremen

Morgane Dujmovic, CNRS

María González-Davis, Université Ramón Llul

Emmanuelle Guerin, Université Sorbonne Nouvelle

Christian Koch, Université Humboldt Berlin

Mickael Idrac, Université de Liège

Fumiya Ishikawa, Université Rikkyo

Milla Luodonpää-Mani, Université de Turku

Séraphine Malan, Université Sorbonne Nouvelle

Patricia Mothes, Université Catholique de l’Ouest

Iris Padiou, Université Sorbonne Paris Nord

Kevin Petit, Université de Clermont Auvergne

Kenia Puig, Post-Primary Languages Ireland

Coraline Pradeau, Université de Rouen Normandie

Isabelle Rigoni, INSEI

Zorana Sokolovska, Université de Fribourg

Valérie Spaëth, Université Sorbonne Nouvelle

Caterina Sugrañes, Université Ramón Llul

Nermina Wikström, The Swedish National Agency for Education

https://www.fabula.org/actualites/134545/colloque-international-plurilinguisme-et-education-aux-langues-un-pilier.html

1.17 Naître et mourir pendant le voyage migratoire (Revue Scientifique)

Naître et mourir pendant le voyage migratoire

  • Date de tombée (deadline) : 15 Juillet 2026
  • À : Revue Scientifique

Appel à contributions pour un dossier thématique

Naître et mourir pendant le voyage migratoire

L’expérience migratoire commence bien avant d’arriver à destination et les conditions du voyage dépendent de la typologie de migration : selon la situation administrative, géographique, financière, selon l’époque historique, le niveau d’étude et le genre, on n’entreprend pas le même voyage. Les voyages migratoires ne sont donc pas égalitaires, bien au contraire. Il existe, à l’échelle globale, un déséquilibre entre les élites, qui peuvent se déplacer sans risques, et les personnes qui n’ont pas ce luxe. Ces inégalités sont dénoncées, par exemple par l’Organisation Internationale pour les Migrations, qui plaide pour une migration sûre dans un monde en mouvement et qui a notamment lancé la Journée internationale des migrants. Toujours dans le but d’éviter les connotations négatives, la même organisation propose cette définition :

Migrant – Terme générique non défini dans le droit international qui, reflétant l’usage commun, désigne toute personne qui quitte son lieu de résidence habituelle pour s’établir à titre temporaire ou permanent et pour diverses raisons, soit dans une autre région à l’intérieur d’un même pays, soit dans un autre pays, franchissant ainsi une frontière internationale. Il englobe un certain nombre de catégories juridiques de personnes bien déterminées, comme les travailleurs migrants ; les personnes dont les types de déplacement particuliers sont juridiquement définis, comme les migrants objets d’un trafic illicite ; ainsi que celles dont le statut et les formes de déplacement ne sont pas expressément définis par le droit international, comme les étudiants internationaux.

Le poids des inégalités est encore plus marquant pour qui naît ou meurt durant le voyage migratoire. Ces deux événements, la naissance et la mort, sont en effet traités de manière profondément asymétrique. La question de la mortalité est très médiatisée et fait l’objet d’une traque statistique et militante. On s’applique à comptabiliser les morts pendant le voyage migratoire, des données d’ailleurs très difficilement quantifiables, on s’intéresse à la mortalité maternelle chez les migrantes lors de l’accouchement, à celle des enfants à la naissance, difficiles elles aussi à chiffrer. Mais si les rapports officiels regorgent de chiffres concernant les décès, les naissances durant le voyage migratoire demeurent un angle mort, ce qui pourrait faire penser qu’elles sont rares, alors que les chiffres sont inconnus. Quand il arrive qu’une naissance sorte de l’ombre, on la célèbre alors comme un évènement exceptionnel et le récit héroïque qui en résulte occulte souvent la réalité juridique et administrative des enfants nouveaux-né.e.s.

Ces naissances sont régies par une géographie du hasard où le droit international se heurte aux frontières nationales. Dans les pays de tradition latine européenne comme la France, l’Italie ou la Roumanie, la primauté du sang prévaut, rendant l’enfant né en transit dépendant de la nationalité de ses parents. À l’opposé, les pays d’Amérique du sud comme le Brésil ou l’Argentine appliquent un droit du sol quasi absolu qui s’étend à leurs pavillons maritimes et aériens. En effet, une tension entre le jus sanguinis et le jus soli se manifeste lorsqu’il faut décider de la nationalité des enfants qui naissent durant le voyage migratoire risquant parfois l’apatridie, même s’ils sont a priori protégés par une convention internationale, signée en 1961, qui oblige les États à accorder leur nationalité aux personnes nées sur leur territoire. Cette divergence crée une inégalité fondamentale : selon la route empruntée, les enfants deviennent immédiatement citoyens ou restent des « fantômes juridiques » en attente de reconnaissance.

Face à ces naissances invisibles et à ces morts anonymes survenues pendant le voyage migratoire, la restitution de la dignité passe par le récit et la trace documentaire. Le Missing Migrants Project, un autre projet mené par l’OIM, œuvre à la réhabilitation de l’invisible en essayant de garder une trace de chaque vie perdue en Méditerranée. Dans cet espace de transit, les journaux de bord des navires d’ONG et les certificats de naissance rédigés en mer constituent les seuls remparts contre l’oubli et l’apatridie.

La variété des situations et les inégalités qui en résultent poussent à s’interroger sur le statut des personnes décédées ou nées au cours d’un voyage migratoire. S’agit-il toujours de migrant.e.s ou ont-elles un statut particulier ? Qu’en est-il des rituels autour de la mort et de la vie ? Est-ce que le voyage migratoire influe sur la façon dont sont perçues la mort et la naissance ? À qui revient la responsabilité de garantir un début et une fin de vie sereines et dignes ?

Ces questions complexes méritent d’être étudiées par des approches inter et trans-disciplinaires, dans une démarche qui relève à la fois de l’expérience collective et du parcours individuel. Pour ce dossier thématique, sont donc demandés des articles qui proposent une comparaison entre la représentation de la mort et celle de la naissance pendant le voyage migratoire, à travers des corpus artistiques de toute nature (roman, poésie, théâtre, film, série télévisée, BD, photographie, peinture, sculpture, performance, musique, etc.) et de toute provenance géographique. Seront privilégiés les textes proposant des thématiques et des points de vue qui questionnent les représentations médiatiques conventionnelles et stigmatisantes.

Calendrier et modalités

Merci d’envoyer vos propositions, rédigées en français ou en italien, sous la forme d’un résumé de 300 mots, d’un titre et d’un bref CV (200 mots) avant le 15 juillet 2026 à : alessandra.giro@umpv.fr et isabelle.felici@umpv.fr

Communication des résultats de la sélection : septembre 2026

Envoi des articles : mai 2027 pour une publication prévue en 2028.

Bibliographie

Alexopoulos de Girard, C. et Oulahal, R. (2022). « Du risque de la mort pendant le parcours migratoire à la reconstruction d’une identité post mortem pour les personnes décédées et leurs communautés d’appartenance ». Études sur la mort, 158(2), 155-170. https://doi.org/10.3917/eslm.158.0155 (consulté le 29 avril 2026).

Boillet, V., Arnaiz, P., Nguyen, M. S. (2016). Actualité du droit des étrangers – Les apatrides – Staatenlose, Bern, Stämpfli Verlag AG.

Cheong, A. R., Gaucher, M., Li, J., Nedoshytko, S., Chai Yun Liew, J., Contreras-Chavez, A. M., … Brush, D. (2025). « Unpacking ‘birth tourism’: incidental citizenship and the diverse migration and reproduction trajectories of nonresident mothers in Canada », Journal of Ethnic and Migration Studies, [En ligne], 51(17), 4299–4319. https://doi.org/10.1080/1369183X.2025.2534416 (consulté le 29 avril 2026).

Cleuziou, J. « Editorial: Death and Migration: Perspectives from the Post-Soviet Space », Revue européenne des migrations internationales [En ligne], vol. 39 – n°1 | 2023, mis en ligne le 07 février 2023. [En ligne] DOI : 10.4000/remi.21944 (consulté le 17 mars 2026).

Eslier M, Azria E, Chatzistergiou K, Stewart Z, Dechartres A, Deneux-Tharaux C. « Association between migration and severe maternal outcomes in high-income countries: Systematic review and meta-analysis ». PLoS Med. 2023 Jun 22; 20(6). [En ligne] Disponible sur : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10328365/ (consulté le 17 mars 2026).

Felici, I. (2014). « L’émigré ce héros: Les étapes du parcours migratoire dans les récits d’émigration. Ghidina Jean-Igor; Violle Nicolas. Récits de migration en quête de nouveaux regards ». Presses universitaires Blaise Pascal, pp.19-27.

Gissler M, Alexander S, MacFarlane A, Small R, Stray-Pedersen B, Zeitlin J, Zimbeck M, Gagnon A. « Stillbirths and infant deaths among migrants in industrialized countries ». Acta Obstet Gynecol Scand. 2009 ; 88(2) : 134-48. [En ligne] Disponible sur : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19096947/ (consulté le 17 mars 2026).

GMDAC, Calculating “death rates” In the context of migration journeys: Focus on the Central Mediterranean, OIM. [En ligne] Disponible sur : https://publications.iom.int/system/files/pdf/mortality-rates.pdf (consulté le 17 mars 2026).

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Nations Unies, Convention sur la réduction des cas d’apatridie, 30 août 1961, New York, Nations Unies, 1961, Article 3. [En ligne] Disponible sur : https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-reduction-statelessness (consulté le 17 mars 2026).

Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), « Termes clés de la migration », Site officiel de l’OIM, Genève, 2024. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/termes-cles-de-la-migration (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Notre droit de passage doit se faire par un processus de migration sûre, pas à bord d’embarcations vétustes », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2023. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/notre-droit-de-passage-doit-se-faire-par-un-processus-de-migration-sure-pas-bord-dembarcations-vetustes (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Le Directeur général de l’OIM lance un appel urgent pour une migration sûre dans un monde en mouvement à l’occasion de la Journée internationale des migrants », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2023. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/le-dg-de-loim-lance-un-appel-urgent-pour-une-migration-sure-dans-un-monde-en-mouvement-loccasion-de-la-journee-internationale-des-migrants (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Née en toute discrétion, la petite Mona succombe après une fuite désespérée de Mossoul », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2023. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/nee-en-toute-discretion-la-petite-mona-succombe-apres-une-fuite-desesperee-de-mossoul (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Les corps de 26 femmes victimes de traite sont débarqués à Salerne en Italie », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2017. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/les-corps-de-26-femmes-victimes-de-traite-sont-debarques-salerne-en-italie-tandis-que-154-609-migrants-sont-arrives-en-europe-par-la-mer-en-2017-2-925-migrants-y-ont-perdu-la-vie (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Rapport mensuel sur la situation dans la Méditerranée », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2020. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/rapport-mensuel-sur-la-situation-dans-la-mediterranee-7-168-arrivees-de-migrants-77-deces (consulté le 17 mars 2026).

OIM, « Naissance spéciale : un couple de Libériens rebrousse chemin d’un dangereux périple vers l’Europe et devient parent », Communiqué de presse, Genève, OIM, 2019. [En ligne] Disponible sur : https://www.iom.int/fr/news/naissance-speciale-un-couple-de-liberiens-rebrousse-chemin-dun-dangereux-periple-vers-leurope-et-devient-parent (consulté le 17 mars 2026).

Rachédi, L., Montgomery, C., et Halsouet, B. « Mort et deuil en contexte migratoire : spécificités, réseaux et entraide », Enfances Familles Générations [En ligne], 24 | 2016. URL : http://journals.openedition.org/efg/1041(consulté le 27 avril 2026).

Ruseishvili, S. (2024). « Beyond ‘birth tourism’: transnational birth mobilities and dual citizenship amid geopolitical instability », Citizenship Studies, [En ligne], 28(7), 763–782. https://doi.org/10.1080/13621025.2025.2470762 (consulté le 29 avril 2026).

Vik, E.S., Aasheim, V., Schytt, E. et al. « Stillbirth in relation to maternal country of birth and other migration related factors: a population-based study in Norway ». BMC Pregnancy Childbirth 19, 5 (2019). [En ligne] Disponible sur : https://doi.org/10.1186/s12884-018-2140-3 (consulté le 17 mars 2026).

https://www.fabula.org/actualites/134557/naitre-et-mourir-pendant-le-voyage-migratoire.html

1.18 Abdelaziz Kacem, un humaniste des deux Rives (Sousse, Tunisie)

Abdelaziz Kacem, un humaniste des deux Rives

  • Date de tombée (deadline) : 30 Octobre 2026
  • À : Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse, Sousse, Tunisie.

Colloque international 

Université de Sousse – FLSH

Laboratoire École et Littératures 

Les 29 et 30 avril 2027

«Abdelaziz Kacem, un humaniste des deux Rives»

Coordinateur : Sami Hochlaf

Argumentaire

Cet argumentaire se distingue des approches académiques habituelles : il ne porte ni sur une école, ni sur un courant, mais sur une personnalité intellectuelle, universitaire et littéraire tunisienne majeure. Le Laboratoire École et Littératures de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Sousse est conscient de la nécessité de consacrer des espaces de réflexion aux femmes et aux hommes de pensée tunisiens dont l’œuvre, malgré son importance, n’a pas toujours bénéficié des études approfondies qu’elle mérite. Notre laboratoire entend ainsi instituer une tradition scientifique consacrée à l’étude de figures tunisiennes dont la contribution intellectuelle et littéraire rayonne aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger. Une telle démarche n’exclut nullement l’ouverture à d’autres grandes figures universelles ayant contribué à éclairer le destin de l’humanité.

Poète, essayiste et universitaire tunisien originaire de Bennane, dans le gouvernorat de Monastir, Abdelaziz Kacem compte parmi les figures importantes de la pensée humaniste contemporaine en Tunisie. Son œuvre se caractérise par une double maîtrise de l’arabe et du français, ainsi que par un engagement constant en faveur du dialogue des cultures et de la réconciliation des héritages méditerranéens.

Parcours et formation

Il est diplômé de l’Université de la Sorbonne Paris, titulaire d’une Agrégation de langue et de littératures arabes et d’un Deug de lettres modernes.
Maître-assistant, il a enseigné à l’Institut de presse et des sciences de l’information, à l’École normale supérieure de Tunis et à l’Université de La Manouba.
Il a occupé de hautes fonctions dans les domaines de la culture et des médias :
Il a notamment été Directeur général de :
la Bibliothèque nationale de Tunisie, de la Lecture publique, des relations culturelles extérieures et du Centre culturel international de Hammamet.
PDG de la Radiotélévision tunisienne.
Écrivain bilingue, Abdelaziz Kacem écrit aussi bien en arabe qu’en français, situation emblématique de nombreux intellectuels tunisiens. Il définit lui-même cette dualité linguistique en ces termes : « J’ai une langue mère et une langue nourrice, deux noms pour chaque chose et deux horizons pour un imaginaire. » Cette conscience du bilinguisme dépasse chez lui la simple pratique littéraire : elle devient une mission intellectuelle. Son œuvre cherche à reconstruire les ponts délabrés entre les deux rives de la Méditerranée et repose sur une conviction profonde : entre l’arabe et les langues romanes existe une parenté organique que l’ignorance et les fanatismes, des deux côtés, ont trop souvent occultée.

« J’aurai sans cesse entre les dents

La langue au goût de lait

Qui pour Villon a fait de moi

Un imprévu frère de lai » (L’hiver des brûlures)

Dans sa poésie comme dans ses essais, Abdelaziz Kacem œuvre à organiser les retrouvailles d’un couple historique souvent séparé par les conflits et les incompréhensions : l’Orient et l’Occident. Cette vision nourrit son intérêt pour la littérature comparée, qu’il mobilise pour étudier, entre autres, les rapports entre la poésie des troubadours et la poésie arabo-andalouse, ou encore l’influence des modèles arabes sur les premiers romantiques européens. Revisitant les travaux orientalistes consacrés à ces questions, il les prolonge, les affine et les interroge avec une perspective méditerranéenne originale. Son œuvre constitue ainsi un terrain privilégié pour les études comparatistes.

Œuvres principales

Il est l’auteur de recueils de poésie et d’essais. Il publie régulièrement des articles de réflexion sur les problèmes culturels de notre temps. Pas moins d’une centaine de contributions dans la revue Leaders. D’autres contributions parues dans des ouvrages collectifs ainsi que dans divers périodiques et revues traitent de littérature comparée, de poésie et de perspectives culturelles : voir notamment al-Fikr (Tunis), l’Annuaire de l’Afrique du Nord  (Aix-en-Provence), Les Nouvelles littéraires (Paris), La Revue de Littérature Comparée (Paris), Riveneuve Continents (Paris), Le Journal des poètes (Bruxelles).

Parmi ses ouvrages :

  • En arabe (poésie) :

Hasâd al-Chams (Moisson de soleil, 1975).
Nawbat hubb fî ‘asr al-karâhiyya (Accès d’amour au temps de la haine, 1990).
Plusieurs articles consacrés à la poésie arabe, celle de Nizar Qabbani, notamment.

  • En français (poésie) :

Le Frontal (préface Pierre Emmanuel,1983).
L’hiver des brûlures (1994).
Zajals (préface François Nizery 2014).
Quatrains en déshérence (2021).
(En remplacement de Léopold Sédar Senghor, décédé en 2001, A. Kacem a été élu Président d’honneur de la Maison internationale de la poésie à Bruxelles).

Essais, dont :

Science et conscience des mots (1994).
Culture arabe/culture française : la parenté reniée, 2002.
Le voile est-il islamique ?(préf. Behja Traversac, 2004).
(Avec Daniel De Smet) Lumières du Levant : Abu al-‘Alâ’ al-Ma‘arri et son temps (2006).
Al-Andalus, vestiges d’une utopie (2013).
L’Occident d’une vie (préface de André Miquel, 2016).
L’Occident et nous (préf. Chedli Klibi, postface Pierre Hunt, 2016).
À la recherche d’un humanisme perdu ( préf. Hatem Ben Salem  2024).
Distinctions

Il a reçu plusieurs récompenses, notamment :

Le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises, (Académie française, 1998),
Le Prix Ibn Zaydun (Instituto Hispano Arabe de Cultura, Madrid, 1986),
Des distinctions culturelles tunisiennes et internationales.
La pensée d’Abdelaziz Kacem sur la francophonie s’inscrit dans une réflexion plus large sur le dialogue des cultures, sur la place de la langue française dans les sociétés postcoloniales et sur la possibilité d’un humanisme méditerranéen renouvelé. Chez lui, la francophonie n’est ni un simple héritage colonial ni un instrument purement culturel : elle devient un espace de rencontre et de réflexion universelle. Il rejoint Léopold-Sedar Senghor dans cette perception de la francophonie. Cette dernière n’est plus un simple code linguistique, elle devient le réceptacle de la diversité langagière et culturelle du monde. Proche collaborateur d’un autre père de la Francophonie, Habib Bourguiba, Abdelaziz Kacem, considère le discours prononcé, en 1968, par le président tunisien à l’Université de Montréal, comme feuille de route. La francophonie y apparaissait comme un projet de civilisation fondé sur le dialogue, l’ouverture et le refus des replis identitaires.

Plusieurs axes majeurs structurent ainsi la pensée d’Abdelaziz Kacem :

La francophonie comme espace de dialogue entre les cultures
S’appuyant sur la littérature comparée, Abdelaziz Kacem conçoit la langue française comme un lieu de médiation entre plusieurs traditions culturelles. Dans le contexte tunisien et maghrébin, le français demeure un héritage historique complexe ; toutefois, il propose de dépasser cette lecture conflictuelle pour faire de cette langue un instrument de communication interculturelle et d’ouverture intellectuelle. Il écrit à ce propos : « J’ai un litige avec le passé colonial de la France, du général Bréart au général Garbay, mais mon rapport à Voltaire demeure positif. »
La parenté des langues et des civilisations
Pour Abdelaziz Kacem, « la langue de Molière n’est pas la rivale de la langue de Jâhidh ; elle en est une cousine plus proche qu’on ne le croit ». Il rappelle ainsi les innombrables emprunts lexicaux d’origine arabe qui ont irrigué le français entre le XIIe et le XVIIe siècle. Dans cette perspective, le français peut jouer aujourd’hui un rôle comparable à celui qu’assuma jadis l’arabe comme langue de transmission et de médiation entre les civilisations.
La défense des valeurs humanistes
La francophonie représente également, à ses yeux, un combat en faveur des Lumières et des valeurs universelles. Il affirme : « Le combat pour la francophonie consiste à défendre les valeurs que seule la langue des Lumières véhicule. » Et il ajoute, dénonçant les discours de haine et de xénophobie : « Le discours qui ne fait que dresser les pauvres contre les pauvres est un solécisme mental ; il n’est pas français. »
La critique des modernisations superficielles
Abdelaziz Kacem développe enfin une réflexion critique sur la modernité dans les sociétés contemporaines : « Toute technologie greffée sur des structures mentales et sociales archaïques ne sera jamais autre chose qu’une prothèse », déclarait-il lors d’une conférence prononcée à Académie tunisienne Beït al-Hikma. Cette pensée souligne l’exigence d’une réforme intellectuelle et culturelle profonde accompagnant toute modernisation technique.
Située au croisement des civilisations arabes, européennes et africaines, la Tunisie occupe, dans la pensée d’Abdelaziz Kacem, une place singulière. Elle constitue un espace privilégié de rencontre entre l’Orient et l’Occident, termes qui, rappelons-le, désignaient à l’origine, dans le contexte médiéval méditerranéen, les deux rives de la Méditerranée avant d’acquérir leurs significations géopolitiques contemporaines. À travers ses œuvres, Abdelaziz Kacem esquisse ainsi les contours d’un humanisme méditerranéen fondé sur l’échange des cultures, la reconnaissance de la pluralité des identités et la recherche d’un universel qui ne nie pas les différences. Dans cette perspective, la francophonie cesse d’être un espace dominé par une seule culture pour devenir un véritable pont entre les peuples et les imaginaires.

 La francophonie, héritière de l’hellénisme 

Dans ses essais, notamment lorsqu’il réfléchit à la crise des valeurs contemporaines, A Kacem relie la francophonie à la tradition humaniste que recèle ce creuset de civilisation qu’est La Méditerranée.

L’humanisme, issu notamment de la Renaissance, elle-même pétrie d’arabité, repose sur plusieurs principes : la dignité de l’être humain, la liberté de pensée, la circulation du savoir, le donner et le recevoir. Pour A Kacem, la francophonie peut prolonger cet héritage humaniste en devenant un espace de partage des connaissances et des cultures.

Une critique explicite des replis identitaires

La pensée d’A Kacem contient également une critique des discours de fermeture culturelle et identitaire. Selon lui, le rejet total de la langue française serait une perte culturelle, mais l’abandon de la langue arabe serait aussi une perte identitaire. Il propose donc une troisième voie : préserver l’identité culturelle tout en restant ouvert aux influences extérieures.

Principaux axes de réflexion à partir des œuvres ou des études portant sur le poète ou l’essayiste A Kacem :

La francophonie offre-t-elle, aujourd’hui, un espace de dialogue entre les cultures ?
Le bilinguisme ou le multilinguisme représentent-ils une richesse intellectuelle (mise à part l’utilité technique) ?
La Méditerranée, cette mare nostrum, peut-elle redevenir le lieu d’un humanisme universel ?
Que peut la littérature comparée ?

Loin de prêcher un optimisme béat, en ces temps troublés, il reste lucide :

« Et la mémoire endort le regret qui la mord

Au tréfonds d’un Levant rivé à ses annales

De cet Orient qui perd le nord et de ce Nord

Désorienté j’écris ce vain journal de bord » (Zajals, p. 35)

Cette liste des axes possibles est purement indicative.

Ainsi, la pensée d’Abdelaziz Kacem fonde des assises pour un débat scientifique sur des questions d’actualité d’ordre littéraire, éthique, politique et philosophique.

Écrits sur l’auteur :

« Ce livre, de mon ami Abdelaziz Kacem, aidera, j’en suis persuadé, à corriger une vision du monde qui empêche beaucoup d’Occidentaux d’entretenir des relations normales – et équilibrées – avec notre culture. […] L’auteur est un des hommes les mieux partagés entre le positivisme occidental et la ferveur arabo-islamique. Par sa participation à de nombreux colloques du genre, il est préparé, aujourd’hui, à apporter, éventuellement, une contribution utile à une telle rencontre (Chedli Klibi, préface de L’Occident et nous). »

« Le discrédit porté sur le monde arabo-musulman entretenu par les réactions nationalistes et droitières de nombreux pays européens est un fléau de notre temps. Il est alimenté par un terrorisme aveugle qui prétend s’inspirer de l’islam. Le livre d’Abdelaziz Kacem est un excellent antidote à ce poison récurrent. L’auteur riche de son expérience et de son érudition en appelle à la vérité historique et aux sources authentiques qui éclairent un débat sans cesse repris dans les sociétés occidentales. Une incompréhension réciproque nourrit l’antagonisme que ravivent les drames actuels. La lucidité d’A. Kacem n’esquive aucune responsabilité dans cette tragique descente aux enfers ». (Pierre Hunt, postface de L’Occident et nous)

« Et après ? Il y eut le désir, pour Abdelaziz Kacem et moi, d’aller voir, depuis le pays natal, de l’autre côté de la mer. Son itinéraire à lui inspire un livre passionnant, dont je m’en voudrais de déflorer ici la lecture. Au moins puis-je y annoncer la présence d’un homme remarquable, historien, philosophe, poète, authentique écrivain, y compris en ma propre langue, connaisseur parfait de l’héritage arabe et, en ses langues mêmes, d’une Europe que nous savons, lui et moi, partie intégrante d’un patrimoine commun à partager et à sauver ». (André Miquel, préface de L’Occident d’une vie)

« Il faut aussi aller à la rencontre de l’Histoire, celle qu’il rappelle dans son ouvrage Al-Andalus, vestiges d’une utopie, celle qu’il recommande aux Européens de réintégrer dans leur pensée pour ainsi s’éloigner des dérives identitaires et ethnocentriques qui les rongent. Ces deux livres d’Abdelaziz Kacem sont indissociables. Zajals est le prolongement poétique d’Al-Andalus. On ne peut lire l’un sans l’autre ». (François-Pierre Nizery, préface de Zajals)

Les modalités de participation sont les suivantes :

  •                     Envoi des propositions avant le 30 octobre 2026.
  •                     Réponse par le comité scientifique avant le 30 novembre 2026.
  •                     Frais de participation : 80 euros pour les intervenants internationaux et 50 dinars pour les Tunisiens.
  •                     L’hébergement est à la charge des participants.
  •                     Le laboratoire École et Littératures assurera les pauses cafés, les repas de midi et la publication des actes du colloque.

Contacts :
samihochlaf@gmail.com / bensaadnizou@yahoo.fr

Comité d’organisation

–          Lotfi Belkacem

–          Olfa Bouallègue

–          Ouajdi Korbaa

–          Nizar Ben Saad

–          Ammar Azouzi

–          Jihen Souki

–          Mohamed Amine Jaballah

–          Aymen Hacen

–          Sami Hochlaf

–          Lobna Abdaoui

–          Taha Bouazizi

Comité scientifique 

–          Lotfi Belkacem

–          Olfa Bouallègue

–          Ouajdi Korbaa

–          Nizar Ben Saad

–          Samir Marzouki

–          Afifa Chaouachi Marzouki

–          Mansour Mhenni

–          Faten Chouba Skhiri

–          Ammar Azouzi

–          Jihen Souki

–          Salwa Bel Haj Salah

–          Boutheina Ben Hassine

–          Sami Hochlaf

 

Comité de sélection des communications 

–          Pr Lotfi Belkacem (université de Sousse)

–          Pr Olfa Bouallègue (université de Sousse)

–          Pr Ouajdi Korbaa (université de Sousse)

–          Pr Nizar Ben Saad (université de Sousse)

–          Pr Samir Marzouki (université de Manouba)

–          Pr Afifa Chaouachi Marzouki (université de Manouba)

–          Pr Ammar Azouzi (université de Sousse)

–          Pr Mansour Mhenni (université de Tunis Elmanar)

–          Pr Boutheina Ben Hassine (université de Sousse)

https://www.fabula.org/actualites/134674/abdelaziz-kacem-un-humaniste-des-deux-rives.html

1.19 Guelma Kateb Yacine : la poétique de la rupture. 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma (Guelma, Algérie)

Guelma Kateb Yacine : la poétique de la rupture. 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma

  • Date de tombée (deadline) : 10 Septembre 2026
  • À : Guelma, Algérie

Sous le haut patronage du Ministère de la Culture,

l’Association Promotion Touristique et Action culturelle à Guelma (APTAC)

organise en association avec la

Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB-Paris)

le 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma (FIKY 13)

Les 28-29-30 octobre 2026 à Guelma (Algérie)

Kateb Yacine : la poétique de la rupture

Fragmentation du texte et préfigurations de l’esthétique numérique

Le cinquantenaire de plusieurs œuvres majeures de Kateb Yacine, ainsi que le renouvellement constant des approches critiques qui lui sont consacrées, invitent aujourd’hui à proposer une lecture renouvelée de son œuvre. Si les recherches ont largement mis en lumière ses dimensions mythiques, politiques, historiques et identitaires, un aspect demeure encore relativement peu exploré : la modernité profonde de son écriture et sa proximité remarquable avec certaines formes contemporaines de création numérique et de pensée en réseau.

L’écriture de Kateb Yacine se caractérise par une remise en question des structures narratives classiques. Le texte progresse par fragments, retours, reprises, déplacements et superpositions de voix. Rien n’y apparaît définitivement clos ni totalement stabilisé. Le sens naît de la circulation entre les différentes strates du récit, des correspondances internes et des tensions qui traversent l’ensemble de l’œuvre. Une telle dynamique n’est pas sans rappeler les formes contemporaines de textualité fondées sur l’hypertexte, la mobilité des parcours de lecture et l’organisation réticulaire des savoirs.

Relire Kateb Yacine à l’ère des réseaux numériques permet ainsi de dépasser l’idée d’une simple modernité littéraire propre au XXe siècle. Son œuvre apparaît plutôt comme une véritable anticipation esthétique : celle d’un texte ouvert, mobile et continuellement reconfigurable. Le livre n’y fonctionne plus comme un objet clos, mais comme un espace de circulation où les fragments se répondent, se déplacent et se recomposent sans cesse.

Dans cette perspective, nous proposons d’aborder son écriture à partir de la notion de « grammaire de la rupture », entendue comme un principe poétique fondé sur la fragmentation, la circularité, la polyphonie et l’ouverture permanente du sens. Une telle approche permet notamment de relire Nedjma et Le Polygone étoilé comme des structures mouvantes, proches d’une architecture en réseau davantage que d’une construction narrative ordonnée selon une progression continue.

Ce colloque international a pour ambition de créer un espace de dialogue entre spécialistes de littérature maghrébine, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, théoriciens des médias et spécialistes des humanités numériques. Il s’agit de penser l’œuvre de Kateb Yacine au croisement des savoirs littéraires et des formes contemporaines de communication, afin de renouveler les outils critiques traditionnellement mobilisés dans les études katébiennes.

L’un des enjeux majeurs de cette réflexion consiste également à repenser l’expérience de lecture dans l’œuvre katébienne. Chez Kateb Yacine, le lecteur n’est jamais passif : il devient acteur de la construction du sens, amené à circuler entre des fragments dispersés afin d’élaborer son propre cheminement interprétatif. Cette participation active du lecteur rejoint certaines logiques des environnements numériques contemporains, où la compréhension procède moins d’un parcours imposé que d’une navigation fondée sur l’exploration, l’association et la recomposition.

Le projet entend également renforcer le rayonnement international des études consacrées à Kateb Yacine en intégrant des perspectives issues des Media Studies, des recherches sur les textualités hybrides et des théories contemporaines de la communication numérique. Il s’agit ainsi de replacer Kateb Yacine dans une modernité élargie, à la fois littéraire, technologique et mondiale.

Plusieurs axes de réflexion pourront structurer ce colloque :

l’hypertexte avant sa formalisation théorique, à travers une écriture fragmentaire, ouverte et continuellement reconfigurable ;
la lecture comme pratique interprétative fondée sur l’association, le parcours et la recomposition du sens ;
l’oralité et la performance, où le texte devient parole vivante, proche de la scène et de l’espace public ;
la dimension plurilingue de l’œuvre, envisagée comme lieu de médiation entre langues, cultures et imaginaires ;
le fragment comme forme politique, opposée aux récits unificateurs et aux discours centralisateurs ;
les relations entre mémoire, histoire et discontinuité, où le passé surgit par éclats, réminiscences et reconstructions ;
enfin, la spatialisation du récit, où l’univers textuel se déploie selon une logique de connexions et de ramifications plutôt que dans un cadre fixe et homogène.

Relire Kateb Yacine dans cette perspective revient ainsi à reconnaître que son œuvre déborde largement les cadres de son époque. Elle ne se limite ni au témoignage historique ni à l’affirmation identitaire ; elle propose une manière singulière de concevoir le texte comme un espace vivant, ouvert et en perpétuelle mutation, en résonance avec les formes contemporaines de lecture, de circulation et de création.

Le colloque se tiendra dans la ville de Guelma (Algérie), du 29 au 31 octobre 2025. 

Propositions de communication 

Les propositions de communication accompagnées d’une notice biobibliographique (en français ou en anglais ou encore en arabe) devront comporter des indications sur :

– l’auteur [nom et prénom(s), rattachement institutionnel, email] ;

– l’axe thématique choisi ;

– le titre de l’article ;

– un résumé de 200 à 250 mots ;

– les mots clés (4 ou 5 mots au maximum).

Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : katebguelma2014@gmail.com

En veillant à mettre en CC le Président de l’APTAC : aliabbassi139@yahoo.fr

Et le Président du Conseil scientifique : bensaadnizou@yahoo.fr

Calendrier 

Date de lancement de l’appel : 14 mai 2026

Date limite de soumission des propositions de communications : 10 septembre 2026

Réponse du comité scientifique : 30 septembre 2026

Programme provisoire : 15 octobre 2026

Programme définitif : 25 octobre 2026

Date d’envoi du texte de la communication à présenter (dans son premier état avant une rapide révision après le colloque) : 27 octobre 2026

Dates du colloque : 28, 29 et 30 octobre 2026

Inscription au colloque 

Doctorant : 20 euros

Enseignant-chercheur, chercheur et professionnel : 40 euros

Þ Les frais d’inscription couvrent le trousseau du participant (sac, stylo, bloc-notes, etc.) & les repas et pause-café pendant le colloque.

Þ Les frais de déplacement jusqu’à Guelma et l’hébergement sont à la charge du participant.

Þ  Des réductions sont consenties pour les associations, organismes et établissements associés.

https://www.fabula.org/actualites/134675/13eme-forum-international-kateb-yacine-a-guelma-fiky-13-28-29-30.html

2. Job and Scholarship Opportunities

2.1 Teaching Associate in Francophone Postcolonial Studies (Fixed term), University of Cambridge

The French Section in the Faculty of Modern and Medieval Languages and Linguistics at the University of Cambridge is seeking to appoint a Teaching Associate in Francophone Postcolonial Studies. The post is fixed term from 1 September 2026 until 31 May 2028. The Section commits to providing career development and mentoring for the successful candidate.

The Teaching Associate will be expected to contribute to the teaching and examining of undergraduate and postgraduate courses (including language teaching) and to the administration of the Section’s activities. We particularly welcome applicants with expertise in the literatures and cinemas of French West Africa and the French Caribbean.

Candidates will have relevant experience in teaching Francophone postcolonial literature and cinema and a strong publication record. They will hold a degree in a relevant field and be able to demonstrate active, collegial engagement in teaching and outreach in French Studies.

Further information about the Faculty is available at https://www.mmll.cam.ac.uk

Informal enquiries about the role are welcomed and should be directed to Professor Jenny Mander on jsm15@cam.ac.uk. Questions on the application process should be directed to the School’s HR Team on MMLLPersonnel@admin.cam.ac.uk.

The closing date for applications is midnight (BST) on Monday 8 June 2026. Interviews are planned for early July 2026, subject to change.

The University actively supports equality, diversity and inclusion and encourages applications from all sections of society.

The University has a responsibility to ensure that all employees are eligible to live and work in the UK.

Full details here:

https://www.cam.ac.uk/jobs/teaching-associate-in-francophone-postcolonial-studies-fixed-term-gp49550

2.2 Departmental Tutor in French language (University of Oxford)

Departmental Tutor in French language

University of Oxford – Department for Continuing Education

Location: Oxford
Salary: £35,681 to £41,636 per annum (pro-rata)
Hours: Part Time
Contract Type: Permanent
Placed On: 26th May 2026
Closes: 12th June 2026
Job Ref: 186699

Oxford Lifelong Learning in the Department for Continuing Education is seeking to appoint a Departmental Tutor in French language to help deliver our teaching offering in this area.

About the role 

The role will primarily focus on the design, teaching, assessment, curriculum development and review of adult lifelong learning courses in French. The role holder will design the content and learning materials within existing frameworks and procedures and make appropriate modifications on the basis of knowledge or experience of the learners. Tutors work collaboratively to ensure high standards are maintained and in accordance with the Department’s  Mission, Vision and Values. Teaching will primarily take place in the evening.

This is a part-time (0.2 FTE) position, available on a permanent contract. The post-holder will act as a member of the Oxford Lifelong Learning’s Languages and Cultural Studies team, which includes the Director of Studies. The successful candidate will be teaching in person.

About you 

You will be expected to have excellent communication skills in both French and English, a postgraduate qualification in a relevant subject, experience of supporting adult learners and diverse learner groups in making the most of their studies, and extensive experience of French language teaching. A teaching qualification or Associate Fellowship of the Higher Education Academy would be an advantage.

About us 

The Department provides opportunities for people from a wide variety of backgrounds to benefit from the University’s rich and unique resources. We are ambitious and forward-thinking, with a strong sense of identity and community. Our mission is to inspire people locally, nationally and globally by extending access to Oxford’s world-class teaching and resources through flexible and inclusive opportunities for study and research.

Colleagues uphold the  Mission, Vision and Values of the Department and actively promote a culture of equality, diversity and inclusion.

What we offer 

Your happiness and wellbeing at work matters to us, so we offer a range of family friendly and financial benefits including:

  • An excellent contributory pension scheme
  • 38 days’ annual leave
  • A comprehensive range of childcare services
  • Family leave schemes
  • Cycle loan scheme
  • Membership to a variety of social and sports clubs
  • Discounted bus travel and Season Ticket travel loans

Application process 

You will be required to send a covering letter/supporting statement, CV and the details of two referees as part of your online application to:  recruitment@conted.ox.ac.uk

To make informal enquiries about the post please contact: Dr Mashail Haydar Ali

The closing date for applications is 12 noon on: 12 June 2026

Interviews will take place during week commencing: 06 July 2026

Bring your expertise to the University of Oxford and be a part of a community that values creativity, diversity, and excellence.

The University of Oxford is an equal opportunity employer and welcomes applications from individuals regardless of their background.

Source: https://www.jobs.ac.uk/job/DRR424/departmental-tutor-in-french-language

2.3 Teaching Assistant in French (University of Limerick)

Teaching Assistant in French

University of Limerick – Faculty of Arts, Humanities & Social Sciences – School of Modern Languages & Applied Linguistics

Location: Limerick – Ireland
Salary: €38,890 or £33,826.37 (converted salary*) per annum (pro-rata)
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed On: 19th May 2026
Closes: 5th June 2026
Job Ref: 083170

Contract type: 10 month fixed term

University of Limerick is a research-led, energetic and enterprising institution with a proud record of innovation and excellence in education and scholarships. We value creativity, curiosity and excellence in our inclusive community which is committed to social good. Our motto Eagna chun Gnímh translates as Wisdom for Action reflecting our mission to contribute to the discovery of new knowledge for a better world.

Informal enquiries regarding the post may be directed to:

Professor Michael G. Kelly
School of Modern Languages & Applied Linguistics
University of Limerick
Email: michael.g.kelly@ul.ie

A Teaching Assistant post in the University of Limerick operates as a training contract. The duration of the contract is limited to 10 months. However, it may be renewed for one further period only not exceeding 10 months. Applications will only be considered from individuals who have not already received two Teaching Assistant contracts.

The closing date for receipt of applications is Friday, 5th June 2026

Applications must be completed online before 12 noon, Irish Standard Time on the closing date.

Are you currently legally entitled to work and reside in Ireland?

If you are not currently an EEA Citizen and have stated that you are currently legally entitled to work and reside in Ireland, you MUST upload a copy of your current Visa and Work permit in the attachments section application form. Unfortunately, if the attachment, as noted, is required and not provided your application cannot be processed.

Please note your current work authorisation status must allow you to fulfil the terms of the contract on offer.

Please note your application must include:

A letter of introduction and a current CV indicating how you meet the criteria outlined in the Job description.

A completed online application form.

Please email erecruitment@ul.ie if you experience any difficulties

Applications are welcome from suitably qualified candidates.

Further information for applicants and application material is available online from: University of Limerick Vacancies

Many thanks for your interest in this role.

Source: https://www.jobs.ac.uk/job/DRP602/teaching-assistant-in-french

2.4 Lecturer in Modern Languages (French or German) (University College Cork)

Lecturer in Modern Languages (French or German)

University College Cork – School of Languages, Literatures and Cultures

Location: Cork – Ireland
Salary: €42,602 to €73,177 or £37,055.05 to £63,649.06 (converted salary*) Scale A – B
Hours: Full Time
Contract Type: Permanent
Placed On: 15th May 2026
Closes: 16th June 2026
Job Ref: 096653

UCC wishes to appoint an academic to the role of Lecturer in French Studies OR German Studies.  Reporting to the appropriate Head of the Department, the successful candidate will be expected to coordinate Modern Languages Provision for the four-year BEd Gaeilge programme, in conjunction with the School of Education. They will contribute to undergraduate and postgraduate teaching (and related administration) in line with their respective linguistic, cultural and disciplinary expertise, as well as designing and delivering research-led content for modules within the School of Languages, Literatures and Cultures. They should hold a PhD (or equivalent) in a relevant field and provide evidence of an emerging research track record in any aspect of contemporary French Studies or German Studies. We are particularly interested in candidates who have teaching and research interests in the following areas: Film Studies; Environmental Humanities; Translation Studies; Digital Cultures; Polylingual Humanities; Crip Culture and Disability Studies. Applicants are expected to have demonstrable teaching experience in Modern Languages and Language-Related Studies at university level, to show experience of facilitating student learning in virtual as well as face-to-face environments, and to be committed to research excellence through the development of ambitious interdisciplinary projects and outputs. Candidates must have excellent communication and interpersonal skills in English and either French or German, show willingness to work in a collaborative environment, and demonstrate understanding of, and the ability to respond appropriately to, the academic and pastoral needs of students. UCC is ranked in the top 200 for Modern Languages in the 2025 QS World University Rankings.

Please note that Garda vetting and/or an international police clearance check may form part of the selection process.

For an information package including full details of the post, selection criteria and application process click on the ‘Apply’ button above.  The University, at its discretion, may undertake to make an additional appointment(s) from this competition following the conclusion of the process.

Informal enquiries can be made in confidence to Professor Helena Buffery, Email:  h.buffery@ucc.ie

For further information on the Department of French Studies, see https://www.ucc.ie/en/french/. For further information on the Department of German Studies, see https://www.ucc.ie/en/german/.

Appointment may be made on the Lecturer (Below the Bar) Salary Scale: €42,602 – €73,177 (Scale B) / €44,669 – €69,631 (Scale A).

Salary placement on appointment will be in accordance with public sector pay policy.

We encourage you to reach out to us directly should you require assistance or reasonable accommodation during the recruitment process.

Please note interviews will be conducted either online via Microsoft Teams or in person in the first instance. Candidates may also be required to attend interviews in person if an interview takes place online. Candidates will be notified as appropriate.

Applications must be submitted online via the University College Cork vacancy portal (https://ore.ucc.ie/). Queries relating to the online application process should be referred to recruitment@ucc.ie, quoting the job-title.

Candidates should apply, in confidence, before 12 noon (Irish Local Time) on Tuesday, 16th June 2026

No late applications will be accepted.

UNIVERSITY COLLEGE CORK IS AN EQUAL OPPORTUNITIES EMPLOYER

Please note that an appointment to posts advertised will be dependent on University approval, together with the terms of the employment control framework for the higher education sector.

Source: https://www.jobs.ac.uk/job/DRO625/lecturer-in-modern-languages-french-or-german

2.5 Lecteur/Lectrice (Language Teaching Assistant In French x 2) (Magdalen College, Oxford)

Lecteur/Lectrice (Language Teaching Assistant In French x 2

Magdalen College, Oxford

Location: Oxford
Salary: £41,700 p.a.
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed On: 7th May 2026
Closes: 3rd June 2026

A consortium of seven Colleges of the University of Oxford (Exeter College, Jesus College, Keble College, Magdalen College, Merton College, St Catherine’s College, and Wadham College) seek to appoint to two positions of Lecteur / Lectrice from 14 September 2026 to 31 August 2030. The Lecteur / Lectrice role supports French language teaching across the seven colleges, and during term each appointee will have a main teaching room but will be expected to spend some portion of their working time on site at each College. The appointees will be required to teach spoken and written French at a high level, and must be fluent in the language. Responsibility as lead college will rotate between the consortium Colleges; Exeter College and Magdalen College will be the first two lead Colleges. The appointment is for a fixed term and is non-renewable, because of the need for each Lecteur / Lectrice to be in living contact with the contemporary culture and the current idiom of French-speaking countries. Potential applicants are invited to find out more about the Colleges via their websites:

https://www.exeter.ox.ac.uk/

https://www.jesus.ox.ac.uk/

https://www.keble.ox.ac.uk/

https://www.magd.ox.ac.uk/

https://www.merton.ox.ac.uk/

https://www.stcatz.ox.ac.uk/

https://www.wadham.ox.ac.uk/

Further Particulars, including the method of application, and an application cover sheet are available by clicking the ‘Apply’ button above. The deadline for the receipt of applications by Miss Liz Howdill, Academic Administrator at Magdalen College (liz.howdill@magd.ox.ac.uk), is noon on Wednesday 3 June 2026, and applicants should ask their referees to email their references directly to the Academic Administrator by the same deadline without further prompting. It is expected that interviews for these positions will be held remotely (via Microsoft Teams).

The Colleges are committed to equal opportunity and to fostering an inclusive academic community. We welcome applications from individuals from all backgrounds. Appointment will be made on merit, with the ability to perform the duties of the post as the primary consideration.

Source: https://www.jobs.ac.uk/job/DRM010/lecteur-lectrice-language-teaching-assistant-in-french-x-2

2.6 Two temporary positions in French (University of Liverpool)

University Teacher in French (Maternity cover) (Part time)

Languages, Cultures and Film

109253

Grade 7, £39,906 – £46,049 pa (pro-rata)

Deadline: 25-May-2026 23:30

The Department of Languages, Cultures & Film wishes to appoint a fixed-term University Teacher in French to maintain and enhance our successful and innovative delivery of French language teaching at undergraduate level and to contribute to ongoing departmental and School initiatives in language teaching and learning that form part of a wider Liverpool Languages Strategy. An increasing use of blended learning and technology-enhanced teaching methods are just two of the characteristic features of our current departmental initiatives.

You will hold a relevant postgraduate or professional qualification in a discipline directly relevant to language teaching. Experience of teaching French language at undergraduate level in a Higher Education Institution is essential, as is experience of module design, delivery and assessment. Experience of devising and delivering module components in interpreting is desirable, as is experience and an active interest in methods of authentic assessment. You will be expected to contribute to the delivery of French language teaching at all undergraduate levels (A1 to C1/C2) and will be aware of the latest developments in language teaching methodologies.

This post is Fixed Term (maternity cover) and part time (0.8 FTE), available from 1 September 2026 until 30 January 2027.

Lecturer in French Film Studies

Languages, Cultures and Film

109333

Grade 7, £39,906 pa

Deadline: 02-Jun-2026 23:30

The Department of Languages, Cultures & Film wishes to appoint to a fixed-term Lectureship (Teaching and Scholarship) in French and Francophone Film to provide cover for a colleague on a Leverhulme Fellowship. The successful candidate will be a key member of our French and Film Studies teams, working with colleagues to maintain and enhance our undergraduate programmes and to help deliver our MA in Film Studies launched in 2024.

You should have a PhD in French or Francophone Film Studies or a relevant related discipline and provide clear evidence of teaching experience in Film and Postcolonial Studies. You should also be able to demonstrate sensitivity to diverse cultural contexts; a focus on transnational and intercultural approaches to French and Film Studies is what makes our degree programmes in Liverpool unique and attractive, and the department actively encourages comparative, global, transnational and transcultural approaches. Active engagement with scholarship in the field of Francophone Film Studies is expected, as is the demonstration of leadership in high-quality teaching innovations.

This post is Fixed Term, available from 1 September 2026 until 31 August 2027.

For further information and how to apply please visit the current vacancies page: https://www.liverpool.ac.uk/working/jobvacancies/ and select Languages, Cultures and Film from the Department drop-down.

2.7 French Literature Lecturer (UCSD)

French Literature Lecturer

Employer

UCSD

Location

La Jolla, California

Salary

$70,977-$75,301. NOTE: not a full-time job. Pay percentage will be 37.5% for academic year.

Position type

Lecturer/instructor

Organization type

4-year college or university

Languages

EnglishFrench

Field

Literature, multicultural

Employment category

Part-time

Tenure Status

Non-tenure track

Job Details

The Literatures of the World Section in the Department of Literature at the University of California San Diego is seeking a part-time appointment beginning in the Fall 2026 Quarter to teach three intermediate French courses for the academic year.

Duties include:
*Designing syllabi and teaching 3 intermediate French courses 2A, 2B, 2C per year
*Administering and scoring placement exams during Winter and Spring quarter only.
*Reviewing and processing enrollment authorization requests via EASy during Winter and Spring quarter only.
*Office hours

Source: https://joblist.mla.org/job/2001077/french-literature-lecturer/

2.8 Part-time French Instructor (Rhodes College)

Part-time French Instructor

Employer

Rhodes College Modern Languages

Location

Memphis, Tennessee

Salary

$4000 per course for a candidate holding an MA; $5000 for a candidate holding a Ph.D.

Position type

Lecturer/instructor

Organization type

4-year college or university

Languages

French

Field

Language teaching

Employment category

Part-time

Tenure Status

Non-tenure track

Job Details

The French and Francophone Studies program of the Department of Modern Languages and Literatures at Rhodes College has a part-time opening to teach 1 section of elementary and/or intermediate French in Fall 2026. Candidates should hold at minimum an MA in French or an MAT in French. Teaching experience required. Compensation for teaching would be $4000 per course for a candidate holding an MA; $5000 for a candidate holding a Ph.D. There will be an opportunity for renewal for two courses in Spring 2027 pending successful course observations and ongoing student demand. Interested candidates should send a CV with the contact information of three professional references and a letter of interest to Dr. Laura Loth, lothl@rhodes.edu. Interested candidates are welcome to contact Dr. Loth, Section director and Associate Professor of French at lothl@rhodes.edu with any questions.

Source: https://joblist.mla.org/job/2001075/part-time-french-instructor/?LinkSource=PremiumListing

2.9 French and Francophone Department: Visiting Assistant Teaching Professor, Full Time (Connecticut College)

French and Francophone Department: Visiting Assistant Teaching Professor, Full Time

Employer

Connecticut College French and Francophone Dept

Location

New London, Connecticut

Salary

$58,000-$62,000

Position type

Professor, Assistant

Organization type

4-year college or university

Languages

French

Field

Cultural studiesLanguage teachingLiterature, non-English

Employment category

Full-time

Tenure Status

Non-tenure track

Job Details

The French and Francophone Department invites applications for a full-time Visiting Assistant Teaching Professor in French and Francophone language, literature, and culture. Specialization is open, with a preference for expertise in sub-Saharan African studies and in nineteenth-century studies. The teaching load of 6 courses per year includes language courses at all levels and can include intermediate and advanced literature courses. Native or near-native fluency in French is required. Minimum qualification is an M.A., but a Ph.D. is preferred. We value the contributions visitors bring to our community and encourage their active engagement with their departments and all aspects of campus life during the course of their appointment. Visiting faculty are appointed as participating members of the faculty, but they may become voting members by request. Their presence is welcome at all faculty meetings.

Connecticut College is a private, highly selective institution with a demonstrated commitment to outstanding faculty teaching and research. The College seeks creative scholars excited about working in a liberal arts setting, with its strong focus on engaged teaching, participation in shared governance, and active involvement in an institution-wide advancement of access and opportunity for all students, faculty, and staff. Connecticut College is an equal opportunity employer. The College complies with all federal, state, and local laws, regulations, and ordinances prohibiting discrimination in private post-secondary education institutions. The College does not discriminate against any employee, applicant for employment, student, or applicant for admission on the basis of the following protected characteristics: age, citizenship status, color, creed, disability (physical or mental), domestic violence victim status, ethnicity, gender expression, gender identity, genetic information (including family medical history), lawful source of income, marital status, national origin (including ancestry), pregnancy or related conditions, race, religion, sex, sexual orientation, veteran or military status (including disabled veteran; recently separated veteran; active-duty, wartime, or campaign badge veteran; and Armed Forces Service Medal veteran), any other status protected by federal, state, or local law.

Candidates must have legal authorization to work in the United States, as Connecticut College is not currently providing work authorization sponsorship for this position.

Review of applications will begin immediately and will continue until the position is filled. Candidates should send a letter of application, CV, a statement describing teaching philosophy and research interests, and three letters of reference to Interfolio: https://apply.interfolio.com/186108. Questions may be directed to James Austin (jfaus@conncoll.edu), Chair, French and Francophone Department, Connecticut College, 270 Mohegan Ave., New London, CT, 06320.

Source: https://joblist.mla.org/job/2001073/french-and-francophone-department-visiting-assistant-teaching-professor-full-time/

3. Announcements

3.1 Programme provisoire du colloque « Aziz Chouaki, artiste total », Nanterre, 15 et 16 juin 2026

Programme provisoire du colloque « Aziz Chouaki, artiste total », Nanterre, 15 et 16 juin 2026

Lundi 15 juin

13 h : accueil

13h30 : ouverture par les organisateurices

13h45-15h : Regards sur Aziz Chouaki :

13h45-14h15 : Mustapha Bouchareb : l’Algérie du dedans

14h30-15h : Xavier le Clerc : l’Algérie du dehors

15h-17h Session 1 : Voyage en « Poestrie,  un pays imaginaire dirigé par la poésie »

Hervé SANSON, L´Etoile d´Alger d´Aziz Chouaki : un miroitement salutaire de la langue

Marion COSTE, Marion, Moussa Massy, l’impossible étoile d’Alger

Andy STAFFORD,  « Toutes les villes après Alger seront d’exil ». Jeunesse algéroise en exil à …. Alger, dans un photo-texte de Bruno Hadjih et d’Aziz Chouaki

Meriem BOULERIEL, Abderrahmane MANSOURI, Représentations de la violence chez Aziz Chouaki dans Une virée : trajectoire dramatique d’une jeunesse en crise

17 h15- 18 h : Rencontre avec Cécile Dutheil sur Aigle.

18 h 15-19h15 : Lecture-spectacle par les étudiant.e.s de Cergy, dirigée par Marc Schapira

20 h 30 : Dîner du colloque au Bouillon Racine, Paris 6 (prise en charge : CPTC, UBE)

Mardi 16 juin

9 h- 13 h Session 2 : Dire, représenter, résister

Morgane FORTGOY, Aziz Chouaki : L’auteur rhapsode et les tiers-espaces

Christina A   ÉCONOMOPOULOU, Individu et collectivité : mosaïques de transferts et de reflets, de conflits et de subversions chez Aziz Chouaki dramaturge

Corinne FRANCOIS-DENEVE, réécritures de Don Juan

Catherine BRUN, Ni l’histoire, ni la fable : poétique du docu-fiction dans Palestro

Sylvie BRODZIAK, « Aziz Chouaki au Nouvel Hebdo, entre chronique journalistique et nouvelle littéraire.

13 h : Déjeuner

14 h Pastille de Christiane Chaulet-Achour

14 h 30 Pastille musicale de Nourredine Boutella (Gusto).

15h-15h45 : Rencontre Laurent Vacher sur les Oranges et lecture d’extraits et le cémédien Jean-Claude Leguay dit Loulou.

15h45-16 h 30 Rencontre autour des Coloniaux :     Eve Mascarau, Hammou Graïa et Jean-Louis Martinelli

16h30-17 h : Mouss Zouheyri (Maestro)

17h 17 h 30 Hovnatan Avedikian (Esperanza)

17 h 30 – 18 h Maera Hill-Chouaki (Le Lys et le Jasmin)

18 h : discussions

18 h 30 : clôture du colloque

3.2 Call for Submissions for the 15th Annual Lawrence R. Schehr Memorial Award

Call for Submissions for the 15th Annual Lawrence R. Schehr Memorial Award

Our colleague Larry Schehr was strongly committed to the mentoring of junior faculty in the field of Contemporary French Studies.  At Contemporary French Civilization (CFC), we are proud to continue honoring him and his good work with the 15thAnnual Lawrence R. Schehr Memorial Award.  This competition is open to all untenured junior colleagues who have received the PhD within the last seven years and who are engaged in research in contemporary French civilization and cultural studies (1870 – present). Scholars who are working on literary topics from a clearly articulated cultural approach are also encouraged to apply.

Junior scholars who have presented conference papers in the preceding 12 months (either at virtual or in-person events and conferences related to the field of cultural studies and/or Contemporary France) are encouraged to submit their work. The researcher who submits the best conference paper will receive the Award and will be invited to publish an expanded version in Contemporary French Civilization.

In the spirit of Larry Schehr, the editorial process of moving from conference paper to publishable article will involve close mentoring by the Editors of CFC.  All submissions will be peer reviewed by members of the Editorial Board of CFC. Junior colleagues should submit their conference paper in Word Doc (double spaced, 10-page maximum excluding figures, images, tables, bibliography, etc.) in English or French along with a separate file of their curriculum vitae to the Editor-in-Chief of Contemporary French Civilization (dmproven@ncsu.edu) by June 15, 2026 for consideration for this year’s award.

Recent winners and their paper titles are listed below in order to offer examples of the scholarship we’re interested in publishing at Contemporary French Civilization:

2025: Dr. Sarah Miles (SSHRC Postdoctoral Fellow at the University of Québec at Montréal), “‘Exhumés contre l’effacement et le silence’: Gendered Memories of Militant Suicide in 1970s France”

2024: Dr. Blase Provitola (Trinity College, Connecticut), “The Right to Complexity: Ambivalence as Political in Fatima Daas’ La petite derniere

2023: Dr. Elizabeth Tuttle (Michigan State University), “S.O.S. Indochine: Care as Anti-Colonial Activism in Interwar France”

We look forward to receiving your submissions for this year’s award competition. Should you have any questions about your eligibility or suitable paper topic, please email dmproven@ncsu.edu

3.3 Forum on the future of French and Francophone Studies, University of Surrey, Tuesday 16 June 2026

Le français, langue d’avenir

The University of Surrey will host the third edition of the regional forum on the future of French and Francophone Studies in UK schools and universities, on Tuesday 16th June 2026.

This Forum, co-organised by Literature and Languages at the University of Surrey, the Higher Education, Research and Innovation Department of the French Embassy in the UK and the Institut français du Royaume-Uni, is part of the initiatives undertaken by the French Embassy in the UK to promote the French language and Francophone studies.

The aim of the forum is to provide a space for open discussion and dialogue between secondary and higher education communities, centred on three key themes: continuing professional development for French teachers; Francophonie and employability; and finally, mobility and international exchanges.

Teachers, institutional representatives and students will come together to discuss the future of French in the United Kingdom, and share their experiences and best practices on topics that bring people together and hold promise for the future.

This event is free to attend (in-person registration only, although some speakers will take part remotely). The discussions will be primarily in French, with some taking place in English too. Lunch and refreshments will be provided throughout the day.

To view the full programme and register your attendance, please click on the Eventbrite link below:

Eventbrite – French forum -tickets

If you have any questions, please do not hesitate to contact Professor Constance Bantman (c.bantman@surrey.ac.uk) or Dr Leona Archer (l.archer@surrey.ac.uk).

3.4 French Screen Studies small research and travel bursaries

French Screen Studies 

https://www.tandfonline.com/toc/rsfc21/current
Small research and travel bursaries 

 

Next deadline: 1 June 2026*

As a journal dedicated to disseminating research in the field of French and Francophone cinema and audio-visual media, French Screen Studies is offering small bursaries to help postgraduate students and early career researchers who wish to pursue research in the field, in terms of travel to archives or conferences, although other costs related to research may be considered, such as registration fees, translation or help with acquiring illustrations for academic publications. (*deadline may be extended to 15 June 2026).

Eligibility 

Applications will be accepted from postgraduate students and ECRs (within 5 years of receiving their PhD) attached to UK and Ireland higher education institutions.

Level of grant and eligible costs 

Grants will normally range from £200 to £500 within available resources. The main criterion for an award will be the perceived academic value of the research for which funding is sought. Applicants will be expected to have planned their project well in advance and normally to have obtained primary funding from their university institution or other sources, which must be stated on the application.

Deadlines
There are two deadlines for applications to this funding: 1 June and 1 December. Decisions are made within one month of the deadline.

Application procedure 

There is no application form. Please send an email to the Chief General Editors of the journal, Dr Mary Harrod (M.G.M.Harrod@warwick.ac.uk) and Prof Ginette Vincendeau (ginette.vincendeau@kcl.ac.uk), indicating the following:

  1. Name and institutional affiliation
  2. A brief statement of career and/or short abstract or summary of PhD project (maximum 250 words)
  3. Details of the project to be undertaken for which support is sought (maximum 250 words)
  4. Anticipated publication outputs and other outcomes
  5. A draft budget, clearly detailing the amount requested, and the purpose to which it will be put
  6. Details, where relevant, of current or recent funding relating to the research in question and/or other financial support for which the applicant has applied/will apply in support of the project
  7. An undertaking to abide by the conditions of the award, if successful
  8. For postgraduate students, a letter of support from their supervisor.

Conditions of the award

Reimbursement will be made upon presentation of scanned receipts.
Successful applicants must acknowledge the financial support of French Screen Studies in any event participation or resulting publications that benefitted from the award.

3.5 Malcolm Bowie Prize

Malcolm Bowie Prize

The Society for French Studies is delighted to announce that the winner of this year’s Malcolm Bowie Prize is Dr Lili Owen Rowlands, for the Chapter:

‘Begging to Differ: Autofiction, Autotheory, and Contemporary French Feminisms’, in Autotheories, eds. Alex Brostoff & Vilashini Cooppan (The MIT Press, 2025), pp. 169-92.

The prize attracted a large international field (25 entries in all) with much excellent work from across the full range of French Studies. The jury was made up of the President (Professor Nicholas Harrison) and Vice President (Professor Maeve McCusker) of the Society, along with three eminent judges: Professor Nicki Hitchcott (St Andrews), Professor Vinay Swamy (Vassar College) and Professor Downing Thomas (University of Iowa).

The panel wished also to commend the four articles/chapters shortlisted:

  • Conall Cash, ‘Mastery and Genericity: Marx, Badiou, Beckett’, New Literary History 56.1 (2025), 1-20.
  • Nathan Dize, ‘Translating for Future Readers: Glossing Haitian Literature in Translation‘, Small Axe, 78 (November 2025), 115-31.
  • Pierre Forfert, ‘Balzac’s Poplar Trees: The Economy of Timber in Eugénie Grandet.’ The Balzac Review/Revue Balzac, 8 (2025), 83-99.
  • Manon Raffard, ‘From Coumarou to NewMownHay. A Cultural History of Coumarin Across the Atlantic (C17th -20th)’, in The Routledge History of the Senses, eds Andrew Kettler and Will Tullett (Routledge, 2025), pp. 389-404.

The Malcolm Bowie Prize is awarded each year by the Society for French Studies for the best article or chapter in an edited book published in the preceding year by an early-career researcher in the broad discipline of French Studies. Malcolm Bowie (1943–2007) was not only the most eminent and inspirational Anglophone scholar of French literature and theory of his generation, he was a towering figure in the field because of his tireless devotion to the scholarly community in the UK and beyond. His service to the Society for French Studies is just one example: he was President of the Society from 1994 to 1996, as well as General Editor of its journal French Studies from 1980 to 1987. The Society felt that it was particularly appropriate to honour his memory by founding a prize for which only early-career researchers are eligible, since he was a remarkable mentor to countless younger scholars, nationally and internationally.

Details of the 2026 competition will be announced in due course

https://www.sfs.ac.uk/prizes/malcolm-bowie-prize

The Society for French Studies is the oldest and largest subject association in the UK and Ireland. Our internationally renowned journal, French Studies: A Quarterly Review, has appeared continuously since 1946. In addition to academics from a range of different countries, our membership includes librarians, curators and postgraduate students. Members are eligible for various types of funding, including for research expenses, conferences and workshops, and support for postgraduate students with the cost of travel to the Society’s annual conference. To become a member, please email subscriptions@liverpool.ac.uk.

3.6 SFS R. Gapper Undergraduate Essay Prize 2026: Now Open

SFS R. Gapper Undergraduate Essay Prize 2026: Now Open

The R. Gapper Undergraduate Essay Prize is awarded annually by the Society for French Studies for the best essay submitted by an undergraduate student at a university based in the United Kingdom or the Republic of Ireland. The award includes:

  • a cash prize of £250
  • expenses-paid travel to the next annual conference of the Society for French Studies
  • mention in the French Studies Bulletin and on the Society for French Studies website

The Society welcomes submissions from the broad multidisciplinary range of French Studies, across time periods and geographies, to include work on history and politics, cinema and media cultures, literary, cultural and post-colonial studies, and French linguistics.

Every university can submit up to two annual entries. Students from 13 different universities have won the prize or been commended as runners up since 2008.

The deadline for entries to this year’s prize, for an essay written in the 12 months prior to July 2026, is 17 July 2026. The details of the winner and runner up will be published in November 2026.

Conditions of entry

 

To be eligible for submission, the essay must be:

  • entirely the student’s own work and submitted in unrevised form
  • addressing a topic within the broad scope of the discipline of French studies
  • written in either English or French, with any quotations from French supplied in the original language
  • written in the 12 months prior to July 2026
  • between 2000 and 5000 words (including notes but excluding bibliography)
  • word-processed with numbered pages
  • submitted without any identifying details appearing in the essay (such as the name of the student, the institution, the module title or course code)
  • submitted by the university, with the student’s agreement, as one of up to two annual submissions per university
  • accompanied by a separate coversheet (which can be downloaded from our website)
  • submitted on the understanding that no correspondence will be entered into by the Society regarding individual essays

Excerpts of longer pieces of work are eligible, but no revision of content is permitted; students may provide a covering note of no more than 100 words to contextualise the excerpt. We welcome submissions that take a range of approaches to the essay format, including creative-critical and comparative pieces (which engage substantially with French Studies). Commentaries and translations are not eligible.

How to enter

Submissions (essay plus coversheet) should be sent via the Head of French, Programme Director for French, or equivalent, to Dr Alexandra Pugh (alexandra.pugh@queens.ox.ac.uk) by 17 July 2026.

Further information about the prize is available at https://www.sfs.ac.uk/prizes/r-gapper-undergraduate-essay-prize and any questions can be directed to alexandra.pugh@queens.ox.ac.uk.

3.7 ASMCF Undergraduate Prizes 2026

Please find below a reminder of the Association for the Study of Modern and Contemporary France’s Brian Darling Memorial Essay Prize and Douglas Johnson Memorial Essay Prize.

Brian Darling Memorial Prize 

The Brian Darling Memorial Prize was established in memory of the late Brian Darling, the founding Secretary of the Association. The prize, to the value of £250, is awarded for an undergraduate essay or dissertation of distinction, which may treat any theme relevant to the Association’s concerns, including aspects of modern French history, politics, society and culture, as well as the relations between France and other countries, including those in the French-speaking world. The work may be written in either French or English and should not normally exceed five thousand words.

A three-person sub-committee of the Executive will be invited to serve by the Secretary to consider the submissions and determine the award of the prize. Prize-winners shall be notified directly, and their names announced on the website and at the Association’s AGM.

Deadline: 14th July 2026.

Douglas Johnson Memorial Essay Prize

The Douglas Johnson Memorial Essay Prize was recently established in memory of the late Douglas Johnson, the first Honorary President of the Association. The prize, to the value of £250, is awarded for an undergraduate essay or dissertation which may treat a theme relevant to the Association’s concerns, in aspects of Modern French history, politics, society and culture, as well as the relationships between France and other countries, including those in the French-speaking world. The work may be written in either French or English, and it should be over five thousand words.

A three-person sub-committee of the Executive will be invited to serve by the Secretary to consider the submissions and determine the award of the prize. Prize-winners shall be notified directly, and their names announced on the website and at the Association’s AGM.

Deadline: 14th July 2026.

Please email j.steele@bathspa.ac.uk if you have any questions.

4. New Publications

4.1 Colonial Negatives: Picturing History and Identity in Morocco, by Patricia Goldsworthy

Colonial Negatives: Picturing History and Identity in Morocco, by Patricia Goldsworthy

Cornell University Press

In Colonial Negatives, Patricia Goldsworthy examines the intertwined histories of French, Moroccan Muslim, and Moroccan Jewish photographers in establishing a photography industry in Morocco. She demonstrates how photography in Morocco became linked to French imperialism when Sultan ‘Abd al-‘Aziz hired French cinematographer Gabriel Veyre as his private photography instructor. ‘Abd al-‘Aziz saw photography as a tool of political power and control useful in asserting his authority. For the French, photography was a way to control the international perception of their interventions in Morocco. But throughout the colonial era, photography upheld, questioned, and contradicted stereotypes about Moroccan history and society, shaping debates over conquest and rule. Images of colonial violence demonstrated the oppressive nature of French pacification and were used to oppose colonialism. Moroccan Jews established their own studios and captured images depicting historical events overlooked by European photographers. Colonial Negatives addresses the postindependence reappropriation of colonial imagery and colonial tropes to demonstrate the ongoing role and importance of photography in interpreting and reclaiming Moroccan history.

https://www.cornellpress.cornell.edu/book/9781501785320/colonial-negatives/#bookTabs=1

4.2 Modern & Contemporary France May Issue (34.2)

The Editors and Editorial Board of Modern & Contemporary France are delighted to announce the publication of our issue May Issue (34.2), comprising: 

 

Research articles

Damien Mooney, Ah oui, je colle ma wig et j’arrive: a linguistic and contextual analysis of English lexical borrowing on Drag Race France (2022)

Kieron Cindric, ‘Princesses, Tomboys and ‘gender theory’: film, family and school as symbolic battlegrounds in the culture wars of twenty-first-century France

Daniele G. Palmer, ‘Sovereignty, Europe and republicanism: Euroscepticism at the time of the French referendum on the Treaty of Maastricht, 1992

Moe Wada, ‘The paradox of laïcité diplomacy: genuinely advocating for ‘universal’ principles?

Anna-Leena Toivanen, ‘Afroeuropean mobilities in francophone African crime fiction

Isabelle Chen, ‘Writing in the ‘alterity industry’: self-reflexivity and satire in Francophone literature

Moussa Seck, ‘Bernard Dadié and francophone African travel writing: rereading Un nègre à Paris

 

Book reviews

Alexandru Matei, ‘Marcel Proust aujourd’hui, revue annuelle bilingue/An Annual Bilingual Review, 18

Alexandra Pugh, ‘Punk rock théorie: Despentes et la destruction de l’identité

Jamie Steele, ‘The art of directing: a concise dictionary of France’s film directors

Alexandru Matei, ‘La Totalité littéraire. Théories et enjeux de la littérature mondiale

Beth Kearney, ‘Photo-texts from below: collectivist dispatches from the 21st-century French margins

Dominique Carlini Versini, ‘Solid/taires: féminismes et sororités dans les productions artistiques françaises et francophones

Elizabeth Benjamin, ‘The Routledge handbook of the history of Paris since 1789

Pierre Botcherby, ‘L’élection interdite: itinéraire de Joséphine Pencalet, ouvrière bretonne (1886–1972)

Tony Chafer, ‘Colonialism devours itself: the waning of Françafrique

 

Modern and Contemporary France

francemodernjournal@gmail.com

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