Table of Contents
1. Calls for Papers/Proposals.
1.3 Voix francophones de l’Océan Indien (Pondichéry)
1.4 Le discours littéraire afro-antillais. Hommage au professeur Roger Toumson (revue Archipélies)
1.8 CFP: Law on the Margins of Empire: Pluralism and Politics in Colonial Peripheries
1.10 CFP: The Body, Fashion, and Popular Culture – NEPCA Virtual Fall Conference 2026
1.11 Journal of Global South Studies
1.12 La mémoire des lieux : géographie littéraire et écopoétique (revue Relief)
1.14 Reconfigurer l’intertextualité à l’ère des humanités numériques (ENS Paris)
1.19 Writing Asia, Writing Asianness: French and Francophone Perspectives (Seattle, PAMLA)
1.20 Voix autorisées : archives, corps, corpus (revue Nouvelles Études Francophones)
1.22 Regards autochtones sur les Amériques (Montréal & Kahnawà:ke)
1.26 Utopie(s) / Rèv (DO-KRE-I-S, revue haïtienne des cultures créoles)
2. Job and Fellowship Opportunities
2.1 Post Doctoral Research Associate – Grade 7, University of Liverpool
2.3 Lecturer in French Literature, Stanford University
2.4 Non-Tenure: Visiting Lecturer in French Language, Texas A&M
2.5 Full-Time Visiting Assistant Professor of French, Occidental College
2.6 Part Time Lecturer in French
2.7 Departmental Lecturer in Medieval French, University of Oxford–St Peter’s College
2.8 University Teacher in French (Maternity cover) (Part-time), University of Liverpool
2.10 2 postes d’assistant-e en littérature française, XVIe – XXIe s. (Univ. de Genève)
2.13 Enseignant contractuel en Lettres (La Rochelle)
2.14 Contrat postdoctoral associé à la chaire « études littéraires de genre » (ENS de Lyon)
3.1 2026 Postgraduate Conference: ‘Do We Still Read?’
3.2 ERC Reading Day 2026, Monday, 1 June 2026.
3.3 Appel à bénévoles pour le comité de rédaction de la revue Traits-d’Union
3.4 CLIC Grant Writing Residencies 2026 (Vrije Universiteit Brussel)
4.1 French Historical Studies, Volume 49, Issue 1 (February 2026)
4.2 Anticolonialism, race and violence in Basque radical nationalism (1892-1936)
1. Calls for Papers/Proposals
1.1 Sonorités du vivant dans la littérature et le texte musical des XIXe, XXe et XXIe s. : chants, bruits, vocalisations
- Date de tombée (deadline) : 04 Mai 2026
- À : Maison de la recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, Paris
Sonorités du vivant dans la littérature et le texte musical des XIXe, XXe et XXIe siècles :
chants, bruits, vocalisations.
Approches écopoétiques, écocritiques, zoopoétiques, intermédiales et postcoloniales.
Colloque international
English version below
Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, Paris.
Les 15 et 16 octobre 2026.
Délai de soumission des propositions de communication
Les propositions comprenant un intitulé, un descriptif d’une dizaine de lignes et quelques références bibliographiques essentielles seront adressées conjointement à Cécile Leblanc (cecile.leblanc@sorbonne-nouvelle.fr), Sophie Milcent-Lawson (sophie.lawson@univ-lorraine.fr) et François Sagot (francois.sagot@sorbonne-nouvelle.fr) avant le 4 mai 2026.
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Introduction
« Chant de la pluie », « chant de la forêt », « chant du monde », « chant de la terre », « harmonie du monde », « clavecin des prés », « arbres musiciens », « orchestre des animaux » : la métaphore musicale intervient couramment pour exprimer la beauté des univers sonores autres qu’humain. Elle revêt chaque fois un sens différent, mais le fait linguistique demeure, reliant le langage, la sonorité musicale et la perception des phénomènes acoustiques naturels.
Ce colloque sera consacré aux représentations des sonorités du vivant dans les œuvres littéraires et les textes qui accompagnent ou prennent part aux œuvres musicales des XIXe, XXe et XXIe siècles. Il s’intéressera en particulier aux formes poétiques et narratives des perceptions sonores du vivant et des espaces dits « naturels », dans une perspective écopoétique, zoopoétique, écocritique ou postcoloniale. Il explorera également les phénomènes d’intermédialité entre texte et musique pour la mise en œuvre des « voix du vivant ». La publication des actes du colloque est envisagée. Les textes retenus feront l’objet d’une sélection par le comité scientifique, sur la base des versions définitives soumises après le colloque.
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Porteuses et porteur du projet
– Cécile Leblanc, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; CRP19 – Centre de Recherche sur les Poétiques du XIXe siècle – EA 3423
– Sophie Milcent-Lawson, Université de Lorraine, UFR Arts, lettres et langues ; Littérature, imaginaire, sociétés, – EA 7305
– François Sagot, doctorant contractuel à l’Université Sorbonne Nouvelle, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; Thalim – UMR 7172, et à l’Université de Gand, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
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Membres du comité scientifique
– Cécile Leblanc, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; CRP19 – Centre de Recherche sur les Poétiques du XIXe siècle – EA 3423
– Andrea Malvano, Università degli Studi di Torino, Dipartimento di Studi Umanistici ; SSD: L-ART/07 – musicologia e storia della musica
– Sophie Milcent-Lawson, Université de Lorraine, UFR Arts, lettres et langues ; Littérature, imaginaire, sociétés, – EA 7305
– François Sagot, doctorant contractuel à l’Université Sorbonne Nouvelle, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; Thalim – UMR 7172, et à l’Université de Gand, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
– Pierre Schoentjes, Université de Gand, Department of Literary Studies, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
– Anne Simon, Directrice de recherche CNRS, équipe PhilOfr, République des savoirs : lettres, sciences, philosophie (RNSR, USR 3608), École normale supérieure, Paris
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Présentation du projet
Les études écopoétiques et écocritiques ont montré que l’écoute peut jouer, aussi bien que la vue, un rôle essentiel dans la manière dont le monde naturel est perçu et décrit, en particulier à partir des nouvelles esthétiques de la nature et du paysage au début du XIXe siècle. Le chapitre « Sounds » dans Walden de Henry David Thoreau, et les sonorités dépeintes par William Wordsworth dans Le Prélude, ont ainsi offert au premier ecocriticism d’importants objets d’analyse. La sonorité, sans être toujours considérée pour elle-même, y compte parmi les manifestations du vivant dont l’observation concrète est garantie par une approche non exclusivement visuelle. Une rupture historique dans les théories du paysage a été provoquée par Murray Schafer en 1977 et son concept de « paysage sonore », qui a mis l’accent sur les spécificités de la perception sonore et ouvert la voie à de nouvelles esthétiques, attentives à l’écho, aux diffractions du son, et aux compositions par mixage. Dans son sillage et en se fondant sur des expérimentations de plus longue date, Bernie Krause théorise à partir de la décennie 2010 la valeur esthétique et écologique des paysages sonores constitués par le vivant qu’il appelle « biophonies », par opposition à l’anthropophonie, d’origine humaine, et la géophonie produite par les matières inorganiques. Les critiques universitaires françaises, telles que l’écopoétique proposée par Pierre Schoentjes, attentive aux « realia » et observations concrètes du milieu naturel, et celle de Michel Collot, plus centrée sur les paysages et le sentiment de la nature, ont permis de trouver dans la littérature francophone de semblables explorations de ce « toucher à distance » [1] qu’est l’ouïe. Des auteurs et autrices comme François-René de Chateaubriand, Charles Ferdinand Ramuz, Jean Giono, Gustave Roud, Claudie Hunzinger ou Fabienne Raphoz ont ainsi représenté concrètement et avec minutie les milieux naturels ou exprimé un lien intime avec eux, au moyen des perceptions sonores. Dans un ouvrage paru en octobre 2025, Caroline Audibert reprend au compositeur Michel Redolfi le terme d’ « audionaute » pour désigner les arpenteuses et arpenteurs dont le parcours est guidé par l’expérience acoustique, au croisement du paysage sonore, de l’écrit de nature et du récit d’aventure.
Si des études approfondies se sont attachées à la façon dont la rencontre du regard de l’animal pouvait déterminer le rapport du locuteur avec celui-ci, ses manifestations sonores ont été moins explorées dans les études littéraires, à l’exception du chant de l’oiseau. L’ensemble des vocalisations et gestes sonores de l’animal peuvent toutefois nourrir la description et permettre d’écrire le son, comme le « cœur bourdonnant » chez Jules Supervielle ou, chez Proust, « les mouches qui exécutaient devant moi, dans leur petit concert, comme la musique de chambre de l’été ». Représenter les voix animales par des mots implique non seulement de mettre à l’épreuve la capacité du langage à dénommer et reproduire, mais aussi de réinterroger les ressemblances et des différences entre bruit et parole, entre langage humain et communication animale, entre musique et vocalisations non utilitaires parmi les espèces autres qu’humaines, et ainsi de revoir les frontières entre les êtres humains et les autres formes du vivant.
L’attention aux signaux acoustiques de l’animal et aux paysages sonores dans les représentations littéraires entre en résonance avec celle dont ils ont fait l’objet dans le texte musical. Après les très fructueuses recherches des bruitistes au début du XXe siècle, la plupart des manifestations culturelles et conférences universitaires portant sur le rapport entre nature et musique ces dernières années, en France et dans le monde, ont laissé une place à l’intervention d’écrivains, à des créations littéraires, ou à des analyses universitaires sur des corpus textuels. L’œuvre musicale peut alors faire l’objet d’une analyse du point de vue de son titre programmatique, comme « La Mer » de Claude Debussy [2], ou « Nature by Emerson » du Chico Hamilton Quintet [3]. L’étude peut aussi porter sur des paroles ou du livret d’opéra sur quoi le chant repose. Parlées, ou chantées, ou les deux, comme dans la mélodie « Thoreau » de Charles Ives [4], les sonorités se répondent dans un croisement intermédial. Les études de l’intermédialité permettent ainsi d’envisager la diversité des liens entre les sons enregistrés et reproduits depuis le monde naturel, les sonorités produites par un dispositif instrumental ou vocal et les représentations littéraires, pour la mise en œuvre d’une voix du vivant.
Les travaux de Murray Schafer sur le paysage sonore se sont d’emblée consacrés au silence, en particulier pour noter comment les cultures occidentales l’ont abordé négativement. La négativité du silence ne contribue pas moins à une rhétorique environnementale soucieuse de rendre expressive la menace d’une disparition du vivant : l’alerte concrète et scientifique de Rachel Carson sur la disparition des oiseaux dans Silent Spring en 1962, est rejointe en musique par celle de Jean Ferrat dans sa chanson « Restera-t-il un chant d’oiseau ? » [5] en 1976. Plus récemment, Jérôme Sueur dans L’Histoire naturelle du silence et Laurence Paoli dans Le Chant perdu des baleines décrivent comment la pollution sonore anthropique réduit au silence les espèces autres qu’humaines. Les études zoopoétiques ont par ailleurs noté l’équivalence de la présence du vivant et de l’existence de sons signifiants (à tout le moins d’un souffle ou de vibrations), si bien qu’en parlant de silence du vivant, l’on trahit surtout sa propre surdité. Les « confuses paroles » de la nature chez Charles Baudelaire [6], tout comme les araignées « chanteuses silencieuses » de Vinciane Despret [7], invitent alors à adopter une autre posture, plus attentive, pour faire apparaître le clair au milieu de l’obscur. L’intermittence du son fait que l’attente est inhérente à toute perception sonore, de sorte que la sonorité animale est toujours appréhendée dans une dialectique, que le contexte anthropocène peut associer à l’angoisse.
Les études postcoloniales ont par ailleurs montré que les catégories occidentales de « mimésis environnementale » et de « réalisme » étaient telles quelles inadaptées à la littérature africaine [8], si bien que les questions tenant à la représentation sonore du vivant s’en trouvent déplacées. La thématique du « silence du vivant » a notamment fait l’objet d’une mise en situation dans l’Histoire plus globale d’une réduction au silence des populations colonisées. Les dissonances et résonances y deviennent des armes poétiques contre l’effacement des voix et de la mémoire, et contre la compartimentation des identités et des espaces de vie.
En définitive, l’exploration des sonorités du vivant dans la littérature et la musique des XIXe et XXe siècles (Sounds studies) révèle un vaste territoire d’expériences sensorielles, éthiques et politiques. Qu’il s’agisse du chant de la terre, du cri animal, du silence des milieux ou des résonances postcoloniales, toutes ces formes d’écoute invitent à repenser la place de l’humain dans le monde sonore qu’il habite et qu’il transforme. La biophonie, ainsi envisagée, ne relève pas seulement d’une esthétique de la nature, mais d’une poétique de la relation — une manière de faire entendre, par les voix multiples du vivant, une autre écoute du monde.
[1] Murray Schafer, Le Paysage sonore : le monde comme musique, trad. Sylvette Gleize, Paris, Wildproject, 2024 [États-Unis d’Amérique, Knopf, 1977], p. 41.
[2] Claude Debussy, La Mer : trois esquisses symphoniques pour orchestre, manuscrit, 1905.
[3] Chico Hamilton Quintet, Nature by Emerson, dans Gongs East, Warner Records Inc., 1958.
[4] Charles Ives, Thoreau, dans 114 Songs, État-Unis d’Amérique, C.E. Ives, 1922.
[5] Jean Ferrat, Restera-t-il un chant d’oiseau, dans Premières chansons, nouvel enregistrement, 1976,
[6] Charles Baudelaire, « Correspondances », Œuvres complètes. 1, édition publiée sous la direction d’André Guyaux et Andrea Schellino, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2024, p. 667.
[7] Vinciane Despret, « L’enquête des acouphènes ou les chanteuses silencieuses », Autobiographique d’un poulpe et autres récits d’anticipation, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2021, p. 14-33.
[8] Sara Buekens, Écologies littéraires africaines : l’imaginaire de l’environnement dans la littérature francophone postcoloniale, Pays-Bas, Brill, 2025, p. 14-18.
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Axes du colloque
Selon quels moyens les sonorités du vivant – ou biophonies – se manifestent-t-elle dans les textes ou dans leur mise en œuvre musicale, musique symphonique ou opératique ? De quelle manière et dans quelle mesure la médiation entre texte et littérature permet-elle de mettre en œuvre les voix du vivant ? Les représentations textuelles de la biophonie contribuent-elle à un déplacement des frontières entre bruit et paroles ou entre bruit et musique, et des frontières entre l’humanité et les autres formes du vivant ?
1. Paysages biophoniques : enjeux écocritiques et écopoétiques, écoutes postcoloniales, intermédialité texte et musique.
2. Les chants et les bruits des animaux dans la textualité : stratégies de représentation zoopoétiques.
3. Les silences du vivant : stratégies d’une rhétorique éco-sensible, dialectique de l’intermittence sonore.
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Bibliographie
Introduction
KRAUSE Bernie, Le Grand orchestre des animaux, Flammarion, 2013, [2012].
SPITZER Leo, L’Harmonie du monde : histoire d’une idée, trad. Gilles Firmin, Paris, l’Éclat, 2012, [1963].
Sonorités et espaces naturels dans la littérature (XIXe-XXIe siècles)
ABRAM David, Comment la terre s’est tue : pour une écologie des sens, trad. Didier Demorcy et Isabelle Stengers, Paris, la Découverte, 2021 [États-Unis d’Amérique, Vintage books, 1996].
AUDIBERT Caroline, Les Audionautes : à l’écoute des chants de la Terre, Arles, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2025.
BAUDOUIN Sébastien, Poétique du paysage dans l’œuvre de Chateaubriand, Paris, Classiques Garnier, 2011.
_______________________, Aux origines du nature writing, Marseille, le Mot et le reste, 2020.
BATE Jonathan, The Song of the earth, États-Unis d’Amérique, Harvard University Press, 2000.
BÖHME Gernot, « Acoustic Atmospheres, A Contribution to the Study of Ecological Aesthetics », trad. Norbert Ruebsaat, I: Soundscape: The Journal of Acoustic Ecology, vol. 1, n° 1, 2000.
BUEKENS Sara, Émergence d’une littérature environnementale : Gary, Gascar, Gracq, Le Clézio, Trassard à la lumière de l’écopoétique, Suisse, Droz, 2020.
BUELL Lawrence, The Environmental imagination : Thoreau, nature writing, and the formation of American culture, États-Unis d’Amérique, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Belknap Press of Harvard University Press, 1995.
COLLOT Michel, Le Chant du monde, Paris, Éditions Corti, 2019.
_________________, La Face sensible de la Terre : paysage et écologie, Paris, le Pommier, 2024.
DUPUIS Sylviane et RUEFF Martin, Charles Ferdinand Ramuz, silence(s), bruit(s), musique(s), Actes du colloque international à l’Université de Genève, 12 et 13 octobre 2017, https://www.fabula.org/colloques/sommaire5895.php.
– DUPUIS Sylviane, « C’est la musique qui l’a fait se lever ». Ramuz musicien de la langue »
– RENAUD Philippe, « Passage du poète comme « symphonie » ? »
– BARKATAKI Siba, « Etude de la narrativisation des sons dans Présence de la mort. »
– POULOUIN Gérard, « La ville : bruits et silence »
– LABORIE Laura, « À l’écoute des bruits de la nature dans Derborence : animisme, chaos originel et crise de l’expression »
– MORZEWSKI Christian, « La montagne ramuzienne : du « chant du monde » au « silence éternel de ces espaces infinis »
KELLER Lynn, Recomposing ecopoetics: North American poetry of the self-conscious anthropocene, États-Unis d’Amérique, University of Virginia Press, 2017.
KNICKERBOCKER Scott, Ecopoetics: the language of nature, the nature of langage, États-Unis d’Amérique, University of Massachussetts Press, 2012.
KRAUSE Bernie, Chansons animales et cacophonie humaine : manifeste pour la sauvegarde des paysages sonores naturels, traduit par Amanda Prat-Giral, Arles, Actes Sud, 2016 [2015].
LEMEUNIER Samantha, « ‘There is a sound and alteration’ : musicalité, mécanisation sonore et silence dans Adam & Eve & The City (1936) de William Carlos Williams », Revue française d’études américaines, 180(3), p. 41-54. https://doi-org.ezproxy.univ-paris3.fr/10.3917/rfea.180.0041.
MACÉ Marielle, Une pluie d’oiseaux, Paris, Corti, 2022.
MEILLON Bénédicte, « Réalisme liminal et échos poétiques de la biodiversité sylvestre dans Enfance d’un chaman, d’Anne Sibran », Biodiversité, enjeux écopoétiques, sous la direction de Pascale Amiot, Bénédicte Meillon et Davide Vago, Italie, Educatt, 2023.
MOTTET Jean (dir.), La Forêt sonore : de l’esthétique à l’écologie, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2017.
– NADRIGNY Pauline, « L’écho des bois : une création originale de la nature ? », p. 49-64.
– BERGÉ Aline, « La geste forestière de Robert Marteau », p. 117-129.
– THILTGES Sebastian, « Une écologie du chant d’oiseau : poétique de l’écoute dans L’Arrière-Saison d’Adalbert Stifter », p. 198-213.
PAUWELS Laura, RAPHOZ Fabienne, « “L’oiseau, cette évidence non domestiquée qui apporte toute la forêt sous nos yeux, dans nos oreilles”. Entretien de Fabienne Raphoz avec autour de Parce que l’oiseau », Literature.green, décembre 2020, https://www.literature.green/entretien-fabienne-raphoz-parce-que-loiseau/.
RIGBY Kate, Reclaiming Romanticism: Towards an Ecopoetics of Decolonization, Bloomsbury Publishing Plc, 2020.
RYAN John, « Recalling Walden: Thoreau’s Embodied Aesthetics and Australian Writings on Place », The Journal of Ecocriticism, 2011, 3(2), 43-57, http://ro.ecu.edu.au/cgi/viewcontent.cgi?article=1583&context=ecuworks2011.
SCHAFER Murray, Le Paysage sonore : le monde comme musique, trad. Sylvette Gleize, Paris, Wildproject, 2024 [États-Unis d’Amérique, Knopf, 1977], p. 41.
SCHOENTJES Pierre, Ce qui a lieu: essai d’écopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2015.
____________, « L’écopoétique aujourd’hui : mise à jour et mise au point », Réinventer la nature, pour une écopoétique des littératures de langue française, dir. Sonia Zlitni-Fitouri, Belgique, Éditions Académia, 2024.
SKINNER Jonathan, « Dialectical Sonorities: Carbon Footprints in Peter Culley’s The Climax Forest », Études anglaises, 2021 n°1, vol. 74), p. 82-103.
_________________, « What Sounds: Larry Eigner’s Environments », Momentous Inconclusions: The Life and Work of Larry Eigner, dir. George Hart et Jennifer Bartlett, États-Unis d’Amérique, University of New Mexico Press, 2020.
SUBERCHICOT Alain, Littérature et environnement : pour une écocritique comparée, Paris, H. Champion, 2012.
Vocalisations et bruits d’animaux dans la littérature (XIXe-XXIe siècles)
BAILLY Jean-Christophe, Le Parti pris des animaux, Paris, C. Bourgois, 2013.
BARATAY Éric, Écrire du côté des animaux, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2023.
BECK Corinne et CLOUZOT Martine (dir.), Les Oiseaux chanteurs : sciences, pratiques sociales et représentations dans les sociétés et le temps long, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2014.
BAUDOUIN Sébastien, « Des bois de Combourg aux forêts américaines, transfigurations du modèle sylvestre dans l’œuvre de Chateaubriand », Eidôlon n° 103, La Forêt romantique, Éd. Vigor Caillet, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2012, p. 19-28.
BUEKENS Sara et DEFRAYE Julien (dir.), Animal et animalité : stratégies de représentations dans les littératures d’expression française, Paris, Classiques Garnier, 2022.
– BUEKENS Sara et DEFRAYE Julien, « Introduction », p. 7-28.
– CHAVOZ Ninon, DESQUILBET Alice et GARNIER Xavier, « Une piqûre contre l’exotisme », p. 101-124.
DANIEL Yvan, MONTANDON Alain et WILKER Jessica (dir.), Poétiques et poésie de l’insecte, Paris, Honoré Champion éditeurs, 2023.
– LAGET Laurie-Anne, « Poétique du minuscule et de la métamorphose chez Ramón Gómez de la Serna, ‘Atrapamoscas de la greguería’ », p. 207-226
– SOUCHARD Flore, « ‘Cœur bourdonnant’ et folie fourmillante : l’insecte intime de Jules Supervielle », p. 245-262
– BOROWCZYK Héléna, « ‘Un vibrant séjour’ : l’essaim chez Gustave Roud et Philippe Jaccottet », p. 327-336
DESBLACHES Lucile (dir.), Écrire l’animal aujourd’hui, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, Centre de recherches sur les littératures modernes et contemporaines, 2006.
– DESBLACHES Lucile, « Préface », p. 5-11.
– ANDRIOT-SILLANT Caroline, « Le défi de la poésie du XXe siècle : ‘déchiffrer le regard du lézard’ », p. 151-162.
– TOMICHE Anne, « ‘We do not encourage a nightingale’ : avatars du rossignol romantique dans la poésie du vingtième siècle », p. 135-150.
FLORENCE Hercule, À la découverte de l’Amazonie. Les carnets du naturaliste Hercule Florence, présenté par Mario Carelli, Paris, Gallimard, Coll. « Découvertes Gallimard Albums », 1992.
FONTENAY (DE) Elisabeth, Le Silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité, Paris, Fayard, 1998.
GOUDET Laura, PAVEAU Marie-Anne et RUCHON Catherine (dir.), « Discours animal. Langages, interactions, représentations », Itinéraires. Littérature, textes, cultures, n° 2, mis en ligne le 18 décembre 2022, https://doi.org/10.4000/itineraires.6587
– KOR CHAHINE Irina, « De l’animalisation à la neutralisation : fonctionnement des verbes de bruit associés aux animaux »
– MILCENT-LAWSON Sophie, « Imaginaires zoolinguistiques : des langues animales dans la fiction littéraire »
– PLAS Elisabeth, « ‘(Ainsi parlent les araignées)’ : Les prosopopées sans anthropocentrisme de l’histoire naturelle romantique »
– PAVEAU Marie-Anne et RUCHON Catherine, « La linguistique et le langage animal. Résistances, décentrements, propositions »
KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, Nous et les autres animaux, Limoges, Lambert-Lucas, 2021.
MILCENT-LAWSON Sophie, « Bruits et chant du monde chez Giono. Petite poétique de l’onomatopée », Bulletin de l’Association des Amis de Jean Giono, n° 66, automne-hiver, 2006, p. 35-50.
____________________________, « Chant du monde et paroles d’animaux dans l’œuvre de Giono », Revue Giono, n° 11, 2018, p. 211-233.
PLAS Elisabeth, Le Sens des bêtes : rhétoriques de l’anthropomorphisme au XIXe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2021.
RIGBY Kate, « Animal calls », Divinanimality : animal theory, creaturely theology, États-Unis d’Amérique, Fordham university press, 2014.
SCHOENTJES Pierre, Nos regards se sont croisés : la scène de la rencontre avec un animal, Marseille, le Mot et le reste, 2022.
SIMON Anne, « La zoopoétique, une approche émergente : le cas du roman », Revue des Sciences Humaines, 2017, Zoopoétique. Des animaux en littérature moderne de langue française, 328, p.71-89.
____________, Une bête entre les lignes : essai de zoopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2021.
Intermédialité entre texte et musique pour une voix du vivant (XIXe-XXIe siècles)
BROWN Calvin S., Music and literature, a comparison in the arts, États-Unis d’Amérique, the University of Georgia press, 1948.
GEORGE, Isabelle, et BOITARD, Clotilde « Au-delà des mots, quels signes pour transcrire les chants d’oiseaux ? », Écrire du côté des animaux, édité par Éric Baratay, Éditions de la Sorbonne, 2023, https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.114967.
LATTARICO Jean-François, Le Chant des bêtes : essais sur l’animalité à l’opéra, Paris, Classiques Garnier, 2019.
MACÉ Marielle, « Des oiseaux, des voyelles et des rivières », colloque « La nature et ses musiques : rechercher, enregistrer, composer, transmettre », Philharmonie de Paris, 19 et 20 janvier 2023 (inédit).
MONTANDON Alain, « Saisons en robe musicale », Écrire les saisons : culture, arts et lettres, dir. Alain Montandon, Paris, Hermann, 2018, p. 347-384.
MARTIN Marie-Pauline et MARTIN Jean-Hubert (dir.), Musicanimale : le grand bestiaire sonore, catalogue, Paris, Gallimard, Musée de la philharmonie de Paris, 2022
ROTHENBERG David et ULVAEUS Marta (dir.), The Book of music and nature : an anthology of sounds, words, thoughts, États-Unis d’Amérique, Wesleyan university press, 2009.
– ROTHENBERG David, « Introduction : Does Nature Understand Music ? », p. 1-12.
– CHIH-CHUNG Tsai, « The music of the earth », p. 69-75.
– LACY Steve, « Sax can moo… », p. 81-83.
– FELD Steven, « Lift-up-Over Sounding », p. 193-206.
– KRAUSE Bernie, « Where the Sounds live », p. 215-224.
Les silences du vivant non humain (XIXe-XXIe siècles)
BAILLY, Jean-Christophe. « Ouverture : Les animaux sont des maîtres silencieux ». La Question animale, édité par Georges Chapouthier et al., Presses universitaires de Rennes, 2011, https://doi.org/10.4000/books.pur.38496.
BRIENS Sylvain, « Le Nord comme territoire. Poétique et écologie du paysage dans les haïkus de Tomas Tranströmer », Nordiques [En ligne], n° 30, 2015, En ligne depuis le 21 avril 2022, URL: http://journals.openedition.org/nordiques/4484; DOI: https://doi.org/10.4000/nordiques.4484
CARSON Rachel, Printemps silencieux, trad. Jean-François Gavrant, révisée par Baptiste Lanaspeze, Marseille, Wildproject, 2020 [1962].
FOGLIA Aurélia, « Le « silence austère » de la Nature : écopoétique de Vigny », Fabula / Les colloques, Vigny poète (dir. Jean-Marc Hovasse, Henri Scepi, Sophie Vanden Abeele ), URL : http://www.fabula.org/colloques/document13093.php.
PAOLI Laurence, Le Chant perdu des baleines : quand la pollution sonore étouffe les voix de l’océan, Arles, Actes sud, 2025.
PINSON Jean-Claude, Habiter en poète, Seyssel, Champ Vallon, 1995.
SUEUR Jérôme, Histoire naturelle du silence, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2023.
Écoutes postcoloniales et décoloniales
BUEKENS Sara, Écologies littéraires africaines : l’imaginaire de l’environnement dans la littérature francophone postcoloniale, Pays-Bas, Brill, 2025.
COOKE Stuart, « Etholigical Poetics », The Routledge companion to music and modern literature, éd. Rachael Durkin, Peter Dayan, Axel Englund, et Katharina Clausius, États-Unis d’Amérique, Routledge, Taylor & Francis Group, 2022
GARNIER Xavier, Écopoétiques africaines : une expérience décoloniale des lieux, Paris, Karthala, 2022.
LORIN Marie, La Poésie orale peule des pêcheurs de la vallée du Fleuve Sénégal (Pékâne) : approche géopoétique (thèse), Littératures, Université Sorbonne Paris Cité, Université Cheikh Anta Diop, 2015.
TAJJIOU Azzedine, « Spectral Ecologies and Decolonial Haunting in Edgar Mittelholzer’s My Bones and My Flute (1955): Landscape, Sound, and Somatic Memory », Critique: Studies in Contemporary Fiction, 2025, https://doi.org/10.1080/00111619.2025.2547876.
VOURLOUMIS Hypatia. « The Sonic Ecologies of Anticolonial Writing », The Contemporary Journal 3, février 2021.
WACHIRA James Maina, « Animal oral praise poetry and the Samburu Desire to survive », Natures of Africa, Ecocriticism and Animal Studies in Contemporary Cultural Forms, Afrique du Sud, Wits University press, 2016.
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English version
Sounds of the Living in Nineteenth- Twentieth- and Twenty-first-Century Literature and Musical Texts: Songs, Noises, Vocalizations.
– Ecocritical, Ecopoetic, Zoopoetic, Intermedial, and Postcolonial Approaches
International Symposium
Location: Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, Paris, France
Date: 15 and 16 October 2026.
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Submission guidelines for paper proposals
Proposals should include a title, a description of approximately ten lines, and a few essential bibliographical references. They should be sent jointly to Cécile Leblanc (cecile.leblanc@sorbonne-nouvelle.fr), Sophie Milcent-Lawson (sophie.lawson@univ-lorraine.fr) et François Sagot (francois.sagot@sorbonne-nouvelle.fr) no later than 4 May 2026.
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Members of the scientific committee
– Cécile Leblanc, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; CRP19 – Centre de Recherche sur les Poétiques du XIXe siècle – EA 3423
– Andrea Malvano, Università degli Studi di Torino, Dipartimento di Studi Umanistici ; SSD: L-ART/07 – musicologia e storia della musica
– Sophie Milcent-Lawson, Université de Lorraine, UFR Arts, lettres et langues ; Littérature, imaginaire, sociétés, – EA 7305
– François Sagot, doctorant contractuel à l’Université Sorbonne Nouvelle, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; Thalim – UMR 7172, et à l’Université de Gand, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
– Pierre Schoentjes, Université de Gand, Department of Literary Studies, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
– Anne Simon, Directrice de recherche CNRS, équipe PhilOfr, République des savoirs : lettres, sciences, philosophie (RNSR, USR 3608), École normale supérieure, Paris
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Introduction
“Song of the rain,” “song of the forest,” “song of the world,” “song of the earth,” “harmony of the world,” “harpsichord of the fields” “musician trees”, “animal orchestra”: musical metaphor is a frequent means of expressing the beauty of what is not human. Its meaning varies according to context, yet the linguistic fact remains—linking language, musical sound, and the perception of natural phenomena.
This symposisium will be devoted to the representations of the sounds of living beings in literary works and in the texts accompanying or forming part of musical compositions of the nineteenth, twentieth, and twenty-first centuries. It will focus in particular on the poetic and narrative forms of sonic perceptions of the living and of so-called “natural” spaces, within ecopoetic, zoopoetic, ecocritical, or postcolonial frameworks. It will also explore intermedial phenomena between text and music that give rise to “voices of the living”.
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Project coordinators
– Cécile Leblanc, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; CRP19 – Centre de Recherche sur les Poétiques du XIXe siècle – EA 3423
– Sophie Milcent-Lawson, Université de Lorraine, UFR Arts, lettres et langues ; Littérature, imaginaire, sociétés, – EA 7305
– François Sagot, PhD student at Université Sorbonne Nouvelle, UFR Langues, littératures, cultures et sociétés étrangères ; Thalim – UMR 7172, et à l’Université de Gand, CMSI – Cultural Memory Studies Initiative
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Project presentation
Ecopoetic and ecocritical studies have shown that listening, no less than seeing, can play a crucial role in the way the natural world is perceived and described, particularly since the emergence of new aesthetics of nature and landscape in the early nineteenth century. The “Sounds” chapter in Thoreau’s Walden and the sonorities depicted by William Wordsworth in The Prelude provided early ecocriticism with significant objects of analysis. Sound, when not considered for its own sake, remains one of the manifestations of the living, whose concrete observation is ensured by an approach that is not exclusively visual. A historical shift in landscape theory was initiated by Murray Schafer in 1977 with his concept of the “soundscape,” which emphasized the specificity of auditory perception and paved the way to new aesthetics attentive to echoes, sound diffractions, and re-compositions through mixing. Following in his wake – and drawing on earlier experiments – Bernie Krause, from the 2010s onward, theorized the aesthetic and ecological value of soundscapes produced by living beings, which he calls “biophonies,” as opposed to anthropophony of human origin and geophony produced by inorganic matter. French academic criticism – such as the ecopoetics developed by Pierre Schoentjes, attentive to the realia and concrete observations of the natural environment, and that of Michel Collot, more focused on landscapes and on the sentiment of nature – has identified similar explorations in Francophone literature of that “touch at a distance”[1] which is hearing. Writers such as François-René de Châteaubriand, Étienne de Senancour, Charles Ferdinand Ramuz, Jean Giono, Gustave Roud, Claudie Hunzinger, and Fabienne Raphoz, have meticulously represented natural environments or expressed an intimate connection with them through sonic perception. In a book published in October 2025, Caroline Audibert borrows from the composer Michel Redolfi the term “audionaut” to describe those wanderers whose paths are guided by acoustic experience, at the intersection of soundscape, nature writing, and adventure narrative.
While in-depth studies have examined how the encounter with an animal’s gaze can shape the speaker’s relationship with it, its sonic manifestations have been less explored in literary studies, with the exception of birdsong. Yet all cries and vocal gestures can enrich description, enable to write sounds, as in Jules Supervielle’s “buzzing heart” or, in Proust, “the flies performing before me, in their little concert, like the chamber music of summer.” Representing animal voices through words not only tests the capacity of language to name and reproduce, but also invites a reconsideration of the similarities and differences between noise and speech, between human language and animal communication, and between music and non-utilitarian vocalizations among non-human species—thereby prompting a re-evaluation of the boundaries between humanity and the other realms of the living.
Attention to animal acoustic signals and to soundscapes in literary representations resonates with the attention they have received in musical texts. Following the highly productive research of the early twentieth-century sound poetry, most cultural initiatives and academic conferences in recent years, in France and internationally, addressing the relationship between nature and music, have incorporated contributions from writers, literary creations, or scholarly analyses of textual corpora. A musical work can then be analyzed from the perspective of its programmatic title, as in Claude Debussy’s La Mer [2] or the Chico Hamilton Quintet’s Nature by Emerson[3]. Analysis may also focus on the lyrics or opera libretto on which the singing is based. Whether spoken, sung, or both—as in Charles Ives’ song Thoreau [4] —the sounds interact in an intermedial crossing. Studies of intermediality thus make it possible to explore the diversity of connections between sounds recorded or reproduced from the natural world, sonorities produced by instrumental or vocal means, and literary representations, in the service of articulating a “voice of the living.”
Murray Schafer’s work on the soundscape was from the outset devoted to silence, particularly in order to note how Western cultures have approached it negatively. The negativity of silence nonetheless contributes to an environmental rhetoric aimed at making the threat of the disappearance of life expressive: Rachel Carson’s concrete and scientific warning about the decline of birds in Silent Spring (1962) is echoed in music by Jean Ferrat’s song “Restera-t-il un chant d’oiseau?” [5] (1976). More recently, Jérôme Sueur in L’Histoire naturelle du silence and Laurence Paoli in Le Chant perdu des baleines describe how anthropogenic noise pollution silences non-human species. Zoopoetic studies have also noted the equivalence between the presence of life and the existence of meaningful sounds (or at least a breath), so that speaking of the silence of the living primarily betrays one’s own deafness. Charles Baudelaire’s “murmur […] half strange, half understood” [6] of nature, as well as Vinciane Despret’s “silent-singing” spiders, invite the adoption of a more attentive posture to reveal clarity amid obscurity. The intermittence of sound means that expectation is inherent to all auditory perception, so that animal sonorities are always apprehended dialectically, with the Anthropocene context often associating them with anxiety.
Postcolonial studies have shown that Western categories of “environmental mimesis” and “realism” prove inadequate as such when applied to African literatures[14], displacing questions of how the living and its sounds are represented. The theme of the “silence of the living” has been reframed within a broader history of the silencing of colonized peoples. In such contexts, dissonance and resonance become poetic weapons against the erasure of voices and memories, and against the compartmentalization of identities and living spaces.
Ultimately, the exploration of the sounds of the living in nineteenth- and twentieth-century literature and music (sound studies) reveals a vast terrain of sensory, ethical, and political experience. Whether in the song of the earth, the animal’s cry, the silence of environments, or postcolonial resonances, these diverse forms of listening invite us to rethink humanity’s place within the sounding world it inhabits and transforms. Biophony, thus understood, pertains not only to an aesthetics of nature but also to a poetics of relation—a way of making heard, through the manifold voices of the living, another listening of the world.
Conference Themes
How does biophony—the sounding of the living—manifest itself in literary texts or in their musical realizations, whether symphonic or operatic? In what ways, and to what extent, does mediation between text and music contribute to articulating a “voice of the living”? Do the textual representations of biophony shift the boundaries between noise and speech, or between noise and music—and the limits of the human realm within that of the living?
Biophonic Landscapes: Ecocritical and ecopoetic issues, postcolonial listening, and intermedial relations between text and music.
Animal Songs and Noises in Textuality: Zoopoetic strategies of representation.
Silences of the Living: Rhetorics of eco-sensitivity and the dialectics of sonic intermittence.
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[1] Murray Schafer, The tuning of the world, United States of America, Knopf, 1997.
[2] Claude Debussy, La Mer : trois esquisses symphoniques pour orchestre, manuscrit, 1905.
[3] Chico Hamilton Quintet, Nature by Emerson, in Gongs East, Warner Records Inc., 1958.
[4] Charles Ives, Thoreau, in 114 Songs, État-Unis d’Amérique, C.E. Ives, 1922.
[5] Jean Ferrat, Restera-t-il un chant d’oiseau, in Premières chansons, nouvel enregistrement, 1976,
[6] Charles Baudelaire, « Correspondences », Flowers of evil, translated by George Dillon and Edna St. Vincent Millay, United States of America, NYRB Poets, 1936.
[7] Vinciane Despret, « L’enquête des acouphènes ou les chanteuses silencieuses », Autobiographique d’un poulpe et autres récits d’anticipation, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2021, p. 14-33.
[8] Sara Buekens, Écologies littéraires africaines : l’imaginaire de l’environnement dans la littérature francophone postcoloniale, Pays-Bas, Brill, 2025, p. 14-18.
1.2 Représentations alternatives du passé et construction sociale de la vérité. Histoire, médias, fiction (XVe-XXIe s.)
- Date de tombée (deadline) : 04 Mai 2026
- À : Université de Poitiers
Ce colloque propose de mener une réflexion interdisciplinaire, faisant dialoguer les sciences humaines et sociales, les sciences de l’information et de la communication, les études littéraires et artistiques sur les représentations alternatives du passé et la construction sociale de la vérité, depuis la Renaissance jusqu’à nos jours.
Par représentations alternatives, nous désignons les représentations du passé en divergence par rapport aux représentations construites comme dominantes, et la vérité non seulement comme l’adéquation entre un énoncé anhistorique et une réalité factuelle, mais aussi et surtout comme une construction sociale dans des champs de pouvoir et d’intérêts (Foucault, 1990 ; Delmas-Rigoustos, 2025, Guerrier, 2020).
Alors que le web social et la révolution de l’intelligence artificielle bouleversent les repères et les codes du monde médiatique, un changement de paradigme semble s’opérer dans le rapport au réel et à la vérité : nous serions entré·es dans une ère de « post-vérité », où des « vérités alternatives » peuvent être créditées sans passer l’épreuve des faits, où fake news et théories du complot semblent se multiplier (Keyes, 2004 ; Engel, 2019 ; Bloch, 1921). Les représentations du passé sont elles aussi touchées. Les « histoires post-véridiques », dites aussi « alternatives », se multiplient (Kichelewski, 2025). Pourtant, fake-news, contre-vérités et révisions de l’histoire, avec leur prétention à dire le vrai, ne sont pas seulement des marqueurs de notre temps (Dugoin-Clément, 2025 ; Pinker, 2020), d’où la proposition d’étudier les représentations alternatives du passé dans une perspective interdisciplinaire et de longue durée.
Les propositions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes suivants :
Axe 1 – Histoire des représentations alternatives du passé, mise en récit et construction de la vérité
Axe 2 – Communication, médiations et circulation de représentations
Axe 3 – Histoire, narration et fiction
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Pour consulter la version longue de l’appel et soumettre une proposition: voir le site web du colloque.
Le colloque aura lieu du 2 au 4 décembre 2026 à l’université de Poitiers.
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Références (voir la totalité dans la version complète de l’appel)
Bloch, M. (2025 [1921]). Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre. Éd. Allia.
Delmas-Rigoutsos, Y. (2025). Régimes de vérité et référentialité de la communication. Transition(s), 24e Congrès de la SFSIC. Rennes.
Dugoin-Clément, C. (2025). « La post-vérité est-elle un marqueur de notre temps ? Le cas de l’Ukraine » dans Mercier C., Warren J.-P., Malet R. Post-vérité : la crédibilité du discours scientifique à l’heure des « faits alternatifs », 99-114. PUR.
Engel, P. (2019). Trois livres sur la post-vérité : la vérité, what else ? En attendant Nadeau, 82.
Foucault, M. (1990). Les mots et les choses, Paris. Gallimard.
Guerrier O. (2020), Qu’est-ce qu’un « régime de vérité » ? Les Cahiers de Framespa, 35.
Keyes, R. (2004). The Post-Truth Era. Dishonesty and Deception in Contemporary Life. St Martin’s Press.
Kichelewski A. (2025). « L’histoire de la Shoah et ses distorsions à l’ère de la post-vérité. Le cas polonais » dans Mercier C., Warren J.-P., Malet R. Post-vérité : la crédibilité du discours scientifique à l’heure des « faits alternatifs », 115-131. PUR.
Pinker, R. (2020). Fake news & viralité avant internet. Les lapins du Père-Lachaise et autres légendes médiatiques. CNRS.
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Comité d’organisation
Étienne Boillet, études littéraires, FoReLLIS, etienne.boillet@univ-poitiers.fr
Yannis Delmas-Rigoutsos, sciences de l’information et de la communication, Criham-Poitiers, yannis.delmas@univ-poitiers.fr
Harmony Dewez, histoire médiévale, CESCM, harmony.dewez@univ-poitiers.fr
Alina Gonzalez Mediano, études littéraires, didactique et ludologie, Criham-Poitiers alina.gonzalez.mediano@univ-poitiers.fr
Laurence Montel, histoire contemporaine, Criham-Poitiers, laurence.montel@univ-poitiers.fr
Johann Petitjean, histoire moderne, Criham-Poitiers, johann.petitjean@univ-poitiers.fr
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Comité scientifique
Christine Baron, FoReLLIS, Université de Poitiers
Étienne Boillet, FoReLLIS, Université de Poitiers
Pascal Bouchery, Criham, Université de Poitiers
Patrick Charaudeau, professeur émérite de l’Université Paris 13
Yannis Delmas-Rigoutsos, Criham, Techné, Université de Poitiers
Harmony Dewez, CESCM, Université de Poitiers
Kelly Fazilleau, MiMMOC, Université de Poitiers
Isabelle Féroc Dumez, Techné, Université de Poitiers, CLEMI
Marie-Hélène Hermand, Elliadd, Université Marie et Louis Pasteur
Anne Jollet, Criham, Université de Poitiers
Amarande Laffon, Criham, Université de Limoges
Olivier Maheo, IHTP, université Paris 8, CNRS
Arnaud Mercier, Carism, Institut français de presse, Université Paris-Panthéon-Assas
Johann Michel, Cems, EHESS/Université de Poitiers
Angeliki Monnier, Crem, Université de Lorraine
Laurence Montel, Criham, Université de Poitiers
Jessy Neau, FoReLLIS, Université de Poitiers
Johann Petitjean, Criham, Université de Poitiers
Nathan Rera, Criham, Université de Poitiers
Clément Sigalas, CELLF, Sorbonne Université
Valeria Tettamanti, École Française de Rome
1.3 Voix francophones de l’Océan Indien (Pondichéry)
- Date de tombée (deadline) : 05 Mai 2026
- À : Université et Institut français de Pondichéry
Voix francophones de l’océan indien – Textures mémorielles indiaocéaniques
Comité scientifique :
Mohamed Aït-Aarab (Université de La Réunion) ; Sarmila Acharif (Université de Pondichéry) ; Elara Bertho (UMR LAM) ; Pierre-Eric Fageol (Inspe/université de La Réunion ; Ute Fendler (Université de Bayreuth) ; Ari Gautier (écrivain) ; Kumari Issur (Université de Maurice) ; Sharmili Jayapal (Université de Pondichéry) ; Kamala Marius (Université Bordeaux Montaigne/UMR LAM/ Institut Français de Pondichéry) ; Sylvère Mbondobari (université Bordeaux Montaigne/MR LAM) ; Sachita Samboo (Université de Maurice) ; Françoise Sylvos (Université de La Réunion) ; Thirumurugan Calivarathan (Université de Pondichéry) ; Ritu Tyagi (Université de Pondichéry)
Appel à communications
“Qui donc me donnera de pouvoir fiancer l’esprit de mes aïeux à ma langue adoptive […]”. J.-J. Rabearivelo, Volumes, 1928
Le programme international et interdisciplinaire « Voix francophones de l’océan Indien, textures mémorielles indiaocéaniques », porté par les universités de Pondichéry, de La Réunion, de Maurice et de l’Institut Français de Pondichéry, est prévu à Pondichéry (Université, Alliance française, IFP) du 7 au 11 décembre 2026.
Bref état des lieux et perspectives
Ce colloque portant sur les voix francophones de l’Océan Indien prolonge des recherches déjà initiées, entre autres, par les universités indiaocéaniques de Maurice, Pondichéry, La Réunion, Tananarive, Moroni. A côté de thèmes relevant de la colonisation et du postcolonialisme2, de nouvelles orientations se dessinent, tant sur le plan thématique que par la diversification des approches méthodologiques et théoriques. Ainsi, les travaux récents d’équipes coordonnées par l’Université de La Réunion (DIRE/LCF) portaient sur la littérature au féminin et le genre [la maternité, 2014; îles/elles, 2015]; la culture matérielle et les gages d’affection [2020 et 2023] ; l’imaginaire, les représentations et mythes de l’Océan Indien (le volcan [2001], les filles des eaux [2008], l’indianité [2024 et 2025], la Lémurie [2023]) ; l’imaginaire ([écrire l’Océan Indien la nuit]), les échanges, politiques linguistiques et questions de traduction [2024]; avec une suite plus dense organisée par l’Université de Maurice en cette année 2026.
Ce colloque apportera un éclairage spécifique sur les littératures de l’océan Indien – qui se situent au carrefour millénaire d’échanges entre l’Inde, l’Afrique, l’Europe -, afin de les inscrire dans leur contexte et d’en repérer les particularités. Quel état des lieux ? Quels chantiers en cours et quelles perspectives futures pour la recherche en ce domaine, notamment dans la perspective des island studies ? Quelle validité pour le concept d’indiaocéanie au regard de cette dimension culturelle ? On s’intéressera aux figures et groupes d’écrivains et d’écrivaines et, pour cartographier les littératures francophones indiaocéaniques, le rôle de certaines anthologies littéraires n’est pas à écarter, à l’instar des anthologies réunionnaises Rougay le mo (2008), ou de l’Anthologie de la poésie réunionnaise des origines à aujourd’hui [L’Infini insulaire] (2022). Celle qu’a constituée Barlen Pyamootoo, écrivain, éditeur (2020), explore le paysage mauricien et indiaocéanique à travers des écrits en plusieurs langues, mais surtout dominés par la francophonie. Un panorama des recherches et documents existants met au jour des zones encore peu explorées (Comores [2014], Mayotte [2015], Seychelles [?], Zanzibar [2019]), dont l’étude permet de décentrer le regard et de renouveler les approches. Sur certains champs, comme l’Inde francophone de la diaspora, les synthèses et anthologies appellent encore des compléments, les lacunes pouvant s’expliquer du fait de l’identité diasporique des populations, de la dispersion des archipels créant autant de « failles »3. Les grands colloques, événements ou expositions consacrés aux écrivains majeurs de l’Océan Indien dans cette aire géoculturelle sont trop rares [Bernardin de Saint-Pierre, 2009; Lacaussade, 2017; Leconte de Lisle, 2018; Gamaleya, 2022].
Une autre approche d’apparence classique, mais encore peu pratiquée, consiste à envisager les littératures indiaocéaniques sous l’angle des genres littéraires comme ce fut le cas à propos du récit de voyage [2019], de la poétique du maloya et des utopies [2014], de l’écriture de soi dans l’Océan Indien et dans le monde [2017]; par ailleurs, l’angle transmédiatique réserve encore des domaines inédits qui se proposent aux chercheurs en quête d’innovation [2018].
Circulations et identités
Les littératures francophones indiaocéaniques émanent de sociétés situées au carrefour d’anciennes routes maritimes et d’espaces impériaux ; l’Océan Indien apparaît alors comme un bassin propice aux circulations humaines, linguistiques et culturelles. Dans cette perspective, l’insularité ne saurait être comprise comme une simple condition d’isolement. Dans cette logique, un colloque sur les migrations est organisé en 2013, complété par une série d’événements sur le thème des Kala Pani Crossings [2024, Pondichéry] et sur le thème des routes de l’esclavage et de l’engagisme [Université de La Réunion/Kartyé Lib, juin 2026]. Dans le prolongement de cet axe, on explorera les dynamiques mémorielles et spatiales qui lient Les Mascareignes à l’Inde – en s’intéressant notamment aux trajectoires des diasporas pondichériennes et aux quêtes d’origines des peuples des Mascareignes. L’attention se portera aussi sur les thématiques de l’errance et de l’appartenance. Chez Natacha Appanah, le déracinement et la quête des origines révèlent les fêlures des sociétés contemporaines. Quant aux littératures de l’espace comorien (soit la République des Comores et le département de Mayotte), elles font inévitablement émerger le questionnement identitaire, l’identité mahoraise apparaissant aux insulaires comme doublement menacée (Nassur Attoumani, Mayotte. Identité bafouée); tandis que les trois îles comoriennes indépendantes se vivent comme amputées d’une dimension essentielle de leur être insulaire (Soeuf Elbadawi, 50 ans). On interrogera la manière dont, dans cette zone de contacts de langues et de cultures, les écrivains contemporains vivent leur « identité-rhizome ».
Gravité, dérision, arts populaires
La gravité de ces textes, qui rend droit aux blessures historiques et à la fragilité du progrès, est parfois contrebalancée par l’humour et la dérision, que l’on considère la poésie tantôt cosmique et sublime, tantôt ludique de Boris Gamaleya, la truculence d’Ari Gautier ou le comique populaire. La bande dessinée, tout comme les formes d’expression issues des arts populaires — à l’image du séga — constitue dans ce domaine un vecteur artistique particulièrement fécond pour l’analyse des sociétés de l’océan Indien. Ces sources permettent de dévoiler des dynamiques sociales, mémorielles et identitaires souvent peu visibles dans les littératures savantes ou académiques. Légendes et mythes indiaocéaniques Des formes originales de création littéraire et artistique naissent dans ces zones de contacts. L’étude des oeuvres de l’hémisphère Sud révèle non un trajet à sens unique de l’influence française vers les littératures indiaocéaniques, mais une dynamique d’enrichissement réciproque. Auteurs et artistes français sont curieux de l’héritage mythologique et formel de l’Océan Indien [abordé dans le cadre du projet interreg Melapi] et lui rendent hommage ou l’incorporent à leurs écrits, par adaptation ou recréation relevant du fantasme, tel Evariste Parny dans ses Chansons madécasses (1787) ou Joseph Méry dans ses écrits sur l’Inde. Au-delà des particularités référentielles et linguistiques de ces littératures francophones de l’océan Indien, on s’interrogera sur les mythes, esthétiques et poétiques propres à un corpus vaste et diversifié.
Histoires littéraires et politiques
Il importe de déterminer, par ailleurs, l’historique, dans l’Océan Indien, de la production de la littérature d’expression française. Ainsi de la littérature mauricienne d’abord produite par des Blancs et par des Français de passage sur l’île, ensuite par des Blancs installés sur l’île de France puis, graduellement, par des mulâtres et, par la suite, par des Mauriciens de toutes les ethnies, voire des Mauriciens hors de l’île, débouchant donc sur plusieurs vagues : la littérature des voyageurs, celles des colons, la littérature insulaire et la littérature de l’exil [(Jean-Louis Joubert (1991), Martine Mathieu (2000)]. Par ailleurs si, à ses débuts, la littérature mauricienne francophone comprend majoritairement des textes d’auteurs masculins, cette tendance s’inverse au XXIe siècle avec la prédominance de voix féminines francophones. Après François Leguat, Bernardin de Saint-Pierre, Léoville L’Homme, Savinien Mérédac, Robert-Edward Hart, Arthur Martial, Loys Masson, Marcel Cabon, Malcolm de Chazal, Carl de Souza, Khal Torabully, Amal Sewtohul, Umar Timol et Yusuf Kadel, n’oublions certes pas certaines auteures pionnières telles que Raymonde de Kervern, Marcelle Lagesse et Marie-Thérèse Humbert. En 2026, en ce qu’il s’agit de littérature mauricienne d’expression française, les oeuvres de certaines grandes figures comme Ananda Devi, Nathacha Appanah et Shenaz Patel semblent s’imposer.
Statuts et enseignement du français
Autre axe de réflexion et de débat, comment la langue française dialogue-t-elle avec le souffle des langues africaines, indiennes, européennes et créoles ? Les figures de Jean-Joseph Rabearivelo ou de Michèle Rakotoson sont emblématiques de la tension identitaire traversant l’être “biculturel”. Les diverses réalités sociolinguistiques de cette francophonie nous amènent à nous questionner sur la manière dont l’École les prend en compte. On peut ainsi s’interroger sur la place donnée au français dans chaque système d’enseignement, entre langue vecteur des apprentissages et/ou langue objet d’apprentissage. Au-delà de cette distinction, se pose aussi la question de la prise en considération – ou non – des contextes plurilingues et pluriculturels et des incidences qu’ils peuvent avoir sur la didactique des disciplines et les apprentissages qui y sont liés.
Résidence d’écriture
À la suite du colloque international sur les littératures indiaocéaniques, une résidence d’écriture réunira une dizaine de participants (12 au 15 décembre) [sous réserve]. Centrée sur les textiles de l’Océan Indien, la résidence d’écriture mettra en présence des artistes et écrivains confirmés de l’Indiaocéanie (Ananda Devi, Ari Gautier, Touhfat Mouhtare), qui proposeront des workshops, avec écrivains et chercheurs en creation studies.
Axes de réflexion :
· L’insularité et l’ouverture : Comment l’espace clos de l’île dialogue-t-il avec l’océan et le monde ?
· Les langues en contact : Rapport entre français et créoles, ou langues malgaches et comoriennes, indiennes.
. Traduction.
· La mémoire et l’histoire : Logiques impériales, circulations, exils et migrations
Thématiques :
· Poétiques : poétique de la relation/africanités, indianités, créolités, influences croisées et intertextualité ; hyperréalismes et mysticismes.
· Engagement et politique : La littérature comme espace de résistance ou de revendication identitaire.
· Écopoétique : Le rapport à la nature, à la mer et aux crises climatiques spécifiques à la région.
· Genre et voix de femmes : l’émergence et la force des écritures féminines contemporaines.
· La culture matérielle : présence, fonction et traces des objets de l’océan Indien (étoffes).
· Circulations, identités et mémoires dans les sociétés indiaocéaniques (XVIIIe-XXIe siècles)
· Didactique des littératures francophones dans l’océan Indien : politiques éducatives, évolutions, institutions, méthodes, difficultés, résultats.
Bibliographie sélective
Barat, Christian, Nargoulan. Culture et Rites Malbar à la Réunion : approche anthropologique, L’Harmattan, 2004.
Fageol, Pierre-Éric, Discours colonial et sentiment d’appartenance nationale à La Réunion (1870-1846), Paris, Les Indes Savantes, 2023.
Issur, Kumari R., Hookoomsing, Vinesh Y. (dir.), L’océan Indien dans les littératures francophones, Karthala, 2002.
Joubert, Jean-Louis et Ramiandrasoa, Jean-Irénée, Histoire littéraire de la francophonie : littératures de l’océan Indien, Vanves, EDICEF, 1991.
Lardinois, Roland, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science, Paris, CNRS éditions, 2007.
Magdelaine, Valérie, Sylvos, Françoise (dir.), Francofonia, « Les littératures réunionnaises », Olschki Editore, Université de Bologna, n° 53, 2008.
Malela, Buata B., Rasoamanana, Linda, Tchokothe Rémi Armand, Littératures des Comores : écritures et contextes, Classiques Garnier, 2016.
Misrahi-Barak, Judith et Tyagi, Ritu (dir.), Kala Pani Crossings, Gender and Diaspora, Routledge India, 2023.
Ramharai, Vicram, La littérature mauricienne d’expression créole : Essai d’analyse socio-culturelle, Éditions Les Mascareignes, 1990.
Ratovonony, Michèle, Le métissage culturel dans la littérature malgache de langue française, Karthala, 2015.
Ravainoson, Dominique, Parler et écrire en français à Madagascar, Sépia, 2019.
Torabully, Khal, Chair Corail, fragments de coolitude, préface de Raphaël Confiant, Ibis Rouge Éditions, 1999. (Ouvrage pivot sur le concept de “coolitude”).
Vencatesan, Vidya, Synergies Indes, n° 13 [Migration, exil, appartenance], année 2024.
Calendrier et aspects pratiques Le déplacement est à la charge des participants et/ou de leur institution. Les frais d’inscription seront de 50 euros. Merci de bien vouloir envoyer au plus tard le 5 juin 2026 vos propositions de communication (titre + résumé) à : francoise.sylvos@univ-reunion.fr ; kamalamarius@gmail.com ; pierre-eric.fageol@univ-reunion.fr
1.4 Le discours littéraire afro-antillais. Hommage au professeur Roger Toumson (revue Archipélies)
- Date de tombée (deadline) : 11 Mai 2026
- À : Université des Antilles
Le présent appel à contributions se veut un hommage au travail d’histoire littéraire mené par le professeur Roger Toumson depuis la publication, dans la revue Présence africaine, de son article « La littérature antillaise d’expression française. Problèmes et perspectives ». Le problème majeur tenait à l’ambiguïté énonciative de l’écrivain antillais ; la perspective sous laquelle se plaçait l’étude, hégélienne, était le développement d’une « conscience “pour soi” » (Toumson 1982, 131‑32). Cela exigeait, par conséquent, de s’appesantir sur les « structures mentales » en fonction desquelles s’élabore la création littéraire (Goldmann 1970) dans le contexte singulier des sociétés esclavagistes de l’Amérique et de la Caraïbe où s’institue une « colonialité du pouvoir » (Quijano 2007). La littérature s’y développe selon une « ligne de couleur », problème majeur du XXe siècle comme le signalait W. E. B. du Bois (Edwards 2024, 13‑14), liée à « l’enjeu d’une lutte double : lutte des races et lutte des classes » (Toumson 1982, 132). Pour saisir cet enjeu, au principe de la création, il importait de revenir sur les premiers littérateurs antillais, soient les auteurs solidaires d’une suprématie chez lesquels s’exprime la « célébration euphorique, profuse, de l’ordre féodal esclavagiste », les « apologies du guerrier conquérant » et les « éloges du système de la terreur despotique » (Toumson 1989a, 179‑82). Telle était l’exigence philosophique à laquelle devait se plier son travail d’histoire littéraire. Les différents essais que publiera Roger Toumson témoignent de ce souci constant, que ce soit Mythologie du métissage (Toumson 1998), ou sa biographie d’Aimé Césaire (Toumson et Henry-Valmore 1993, 2002), ou encore L’utopie perdue des Îles d’Amérique (Toumson 2004).
La thèse soutenue par Roger Toumson, en novembre 1985, « Le Discours littéraire afro-antillais d’expression française : thèmes, structures, significations », avait pour objet d’« établir quand, pourquoi et comment ladite littérature afro-antillaise accède à l’autonomie signifiante » (Toumson 1989a, 7). Celle-ci sera adaptée et publiée quatre ans plus tard aux éditions caribéennes sous le titre La Transgression des couleurs : littérature et langage des Antilles, XVIIIe, XIXe, XXe siècles. Dédiée aux territoires caribéens sous juridiction française (Guadeloupe, Martinique, Guyane), l’étude est une monographie d’histoire littéraire qui s’intéresse aux conditions de possibilité d’un « discours littéraire afro-antillais » et à son orientation politique. L’adjectif « afro-antillais » qualifie un « ensemble discursif spécifique » dont la cohésion tient à l’émergence énonciative du sujet nègre et à sa représentation au sein de l’histoire littéraire (Toumson 1989a, 7). Dans la quatrième section de l’ouvrage, « Une instance d’accession à l’autonomie signifiante : la négritude », Toumson considère l’article de Paulette Nardal, « Éveil de la conscience de race », comme « l’un de ceux où s’exposent les grandes lignes de la visée idéologique “théorique” du groupe » (Toumson 1989b, 354) rassemblé sous l’étendard de la négritude. Avec la publication de la première anthologie des écrits de Paulette Nardal et sa sœur Jane Nardal, il paraît aujourd’hui nécessaire de revenir sur la portée théorique et l’orientation idéologique de ce mouvement qui consistait à « écrire le monde noir » (Nardal 2024) en situation coloniale alors que les intellectuels afro-antillais et africains, mais aussi indochinois faisaient l’objet d’une surveillance policière (Sagna 1986 ; Goebel 2015 ; Bollenot 2022).
Intrinsèquement liée à une politique génocidaire instituée dans un « nouveau monde » (Todorov 1982), la littérature afro-antillaise se donne à lire comme une entreprise de « désoccultation de son mythe formateur » (Toumson 1989a, 39). Son trait structurant est l’examen d’un « discours dominant » et sa critique. Étayée par une érudition humaniste, l’œuvre de Toumson offre un cadre d’intellection et d’interprétation dont il conviendrait d’éprouver l’intérêt heuristique pour la recherche. La méthode de l’histoire littéraire appliquée par Roger Toumson au champ antillais aura permis de montrer la richesse de mythes transnationaux et transculturels tels que celui de Caliban, de William Shakespeare à Aimé Césaire en passant par Ernest Renan (Toumson 1983).
Il faudrait alors se rappeler que l’histoire littéraire, comme discipline, s’est progressivement institutionnalisée au cours du xixe siècle, particulièrement en France sous l’impulsion du professeur Gustave Lanson. La discipline devait s’employer à soutenir, au sein de l’académie, du secondaire au supérieur, une critique fondée sur la lecture et l’explication des textes plutôt que sur la biographie des écrivains et les généralités préconçues. Il importait de consolider le régime républicain en formant, par la médiation littéraire, les citoyens d’une démocratie. Encore fallait-il institutionnaliser une littérature conforme à cet idéal et fournir les éléments d’une critique de la littérature monarchique. Ainsi a-t-on fait entrer les auteurs des Lumières dans les curricula, ce qui ouvrait la voie à une réappréciation des siècles antérieurs. On appelait à une nouvelle lecture des classiques et de leur « témoignage » sociologique (Lanson 1912). C’est à ce même impératif qu’obéissent les études postcoloniales : décoloniser les savoirs pour fonder une république post-impériale.
Décoloniser les savoirs suppose de repérer les schèmes mentaux ayant conditionné la sensibilité et normalisé certains rapports de domination, soient les « mythologies » que Roland Barthes s’attachait à décrire et analyser, dès les années 1950, notamment la « colonialité » et l’« impérialité » (Barthes 1970, 203 ; Achille et Moudileno 2018). Pour ce qui est du champ antillais, ne faudrait-il pas interroger certaines évidences ? Par exemple, si les rédacteurs de la Revue du Monde noir affichent l’intention de « [c]réer entre les Noirs du monde entier, sans distinction de nationalité, un lien intellectuel et moral qui leur permettra de se mieux connaître, de s’aimer fraternellement, de défendre plus efficacement leurs intérêts collectifs et d’illustrer leur race », peut-on en circonscrire la portée et la réduire à une question raciale et/ou culturelle ? Est-ce que vraiment « la question raciale demeurait dissociée de la question politique » si bien que « [l]a tension entre conscience de race et conscience de classe, autrement dit, entre négritude et marxisme, ne se ressentait pas encore » (Toumson 1989b, 354‑55) ? Le travail méthodique mené par Roger Toumson nous y invite, lui qui mentionnait, en note de bas de page, « l’intervention de la police » et l’absence de dépôt légal expliquant la disparition des numéros de L’Étudiant noir, revue dans laquelle Aimé Césaire théorise l’action révolutionnaire du « philosophe nègre » (Toumson 1989b, 357). On sait, par ailleurs, que la réception de Batouala, véritable roman nègre suscita l’attention du Ministère des colonies et valut à son auteur d’être suspecté de communisme et de velléités anti-françaises (Rubiales 2005 ; Allouache 2018). On sait aussi que la revue au sein de laquelle s’engagera René Maran, Les Continents, s’éteindra quelques mois après sa création en mai 1924 au terme d’un procès diligenté par le Ministère des colonies. Le premier numéro, absent des collections de bibliothèques, se trouve dans les archives du réseau de surveillance impériale (Demougin 2022), ce qui est significatif du climat politique sous lequel se coordonne, parallèlement à l’internationale marxiste, un « internationalisme noir » (Nardal 2024, 357‑60).
La littérature est un lieu réfléchissant, davantage qu’un simple miroir de la société (Lanson 1965, 32‑33). Considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, la littérature s’avère autant leur expression que leur négation (Staël-Holstein 1991). Pour Gustave Lanson, la littérature est infiniment plus que la simple « expression de la société » à moins de « donner au mot [société] un sens qui ne comprenne pas seulement les institutions et les mœurs, et qui s’étende à ce qui n’a pas d’existence actuelle, à l’invisible que ni les faits ni le pur document d’histoire ne révèlent » (Lanson 1965, 33). Sous cet angle, s’intéresser au discours littéraire afro-antillais conduit à « passer au crible le discours dominant », à en « vérifier sa légitimité, sa validité » (Toumson 1989a, 38). On voudrait, dans le cadre de ce dossier d’hommage au professeur Roger Toumson, rassembler des études du discours littéraire afro-antillais. Celles-ci devront être dédiées à des écrivains appartenant au corpus défini dans La Transgression des couleurs : littérature et langage des Antilles, XVIIIe, XIXe, XXe siècles, soit l’ensemble des œuvres de l’esprit produites aussi bien en langue française que créole ou toute autre langue par des ressortissants des départements français d’outremer, Guadeloupe, Martinique, Guyane. Cela comprend les œuvres publiées dans la presse écrite que sont les articles, entrefilets et reportages, ainsi que les créations radiophoniques et télévisuelles telles que les adaptations et les séries.
Axes d’étude
Publication et censure : comment les intellectuels afro-antillais ont développé un discours littéraire alors que le Ministère des colonies surveillait et encadrait la politisation des sujets de l’empire. Quelles seraient les politiques et les écritures déployées par les journalistes et les écrivains ?
Littérature et critique : comment se développe la critique littéraire antillaise lorsque s’initie la décolonisation et que se proclament les indépendances africaines et caribéennes. Quels seraient les modèles et les pratiques critiques de la littérature mis en œuvre ?
Écriture et réécriture : comment les œuvres occidentales se constituent-elles pour les écrivains afro-antillais comme des modèles littéraires à imiter et/ou à critiquer ? Peut-on parler de contre-littératures ? Quelles en seraient les formes, selon quelles modalités et en fonction de quels moyens ?
Poétique et énonciation : comment les œuvres afro-antillaises élaborent-elles une autonomie signifiante au moyen de régimes énonciatifs qui transforment les langues et les structures symboliques dominantes ? Peut-on repérer des traits structurels et déceler une intertextualité propre à un champ de production et de diffusion ?
Histoire littéraire et canon : comment l’écriture d’une histoire littéraire afro-antillaise conduit-elle à reconfigurer les périodisations et à interroger les processus de canonisation postcoloniale ? Le développement de la littérature afro-antillaise s’inscrit-il en continuité ou en rupture avec la littérature européenne qui lui sert de modèle ou de contre-modèle ?
Bibliographie
Achille, Étienne, et Lydie Moudileno. 2018. Mythologies postcoloniales : pour une décolonisation du quotidien. Francophonies 9. Honoré Champion.
Allouache, Ferroudja. 2018. Archéologie du texte littéraire dit francophone : 1921-1970. Bibliothèques francophones 4. Classiques Garnier.
Barthes, Roland. 1970. Mythologies. Seuil.
Bollenot, Vincent. 2022. « Maintenir l’ordre impérial en métropole : le service de contrôle et d’assistance en France des indigènes des colonies (1915-1945) ». Thèse d’État, Université Panthéon-Sorbonne – Paris I.
Demougin, Laure. 2022. « René Maran essayiste : une légitimité par le journal ». Archipélies, no 14 (décembre). https://www.archipelies.org/1388#bodyftn54.
Edwards, Brent Hayes. 2024. Pratique de la diaspora. Littérature, traduction et essor de l’internationalisme noir. Traduit par Jean-Baptiste Naudy et Grégory Pierrot. Rot-Bo-Krik.
Goebel, Michael. 2015. Anti-Imperial Metropolis: Interwar Paris and the Seeds of Third World Nationalism. Global and International History. Cambridge University Press.
Goldmann, Lucien. 1970. Structures mentales et création culturelle. Sociologie et connaissance. Éditions Anthropos.
Lanson, Gustave. 1912. « Questions diverses sur l’histoire de l’esprit philosophique en France avant 1750 (Suite) ». Revue d’Histoire littéraire de la France, 19(2) : 1‑29.
Lanson, Gustave. 1965. Essais de méthode, de critique et d’histoire littéraire. Édité par Henri Peyre. Hachette.
Nardal, Paulette. 2024. Écrire le monde noir : premiers textes, 1928-1939. Édité par Brent Hayes Edwards et Eve Gianoncelli. Rot-Bo-Krik.
Quijano, Aníbal. 2007. « “Race” et colonialité du pouvoir ». Sociologie. Mouvements, 51(3) : 111‑18. https://doi.org/10.3917/mouv.051.0111.
Rubiales, Lourdes. 2005. « Notes sur la réception du Goncourt 1921 en France ». Francofonía, janvier 1, 123‑45.
Sagna, Olivier. 1986. « Des pionniers méconnus de l’indépendance : Africains, Antillais et luttes anti-colonialistes dans la France de l’entre-deux-guerres (1919-1939) ». Université Paris VII Diderot.
Staël-Holstein, Germaine de. 1991. De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales. Édité par Gérard Gengembre et Jean Goldzink. GF Flammarion.
Todorov, Tzvetan. 1982. La conquête de l’Amérique : la question de l’autre. Éditions du Seuil.
Toumson, Roger. 1982. « La littérature antillaise d’expression française. Problèmes et perspectives ». Présence africaine, nos 121‑122 : 130‑34.
Toumson, Roger. 1983. « Trois calibans : Shakespeare, Renan, Césaire généalogie d’un mythe littéraire ». Université Bordeaux Montaigne.
Toumson, Roger. 1989a. La Transgression des couleurs : littérature et langage des Antilles, XVIIIe, XIXe, XXe siècles, tome 1. Éditions caribéennes.
Toumson, Roger. 1989b. La Transgression des couleurs : littérature et langage des Antilles, XVIIIe, XIXe, XXe siècles, tome 2. Éditions caribéennes.
Toumson, Roger. 1998. Mythologie du métissage. Écritures francophones. Presses universitaires de France.
Toumson, Roger. 2004. L’utopie perdue des Îles d’Amérique. Bibliothèque de littérature générale et comparée 48. H. Champion.
Toumson, Roger, et Simonne Henry-Valmore. 1993. Aimé Césaire : le nègre inconsolé. Syros Vents des îles.
Toumson, Roger, et Simonne Henry-Valmore. 2002. Aimé Césaire : le nègre inconsolé. Nouv. éd. rev. et Augm. Vents d’ailleurs.
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Calendrier
11 mai 2026 : soumission des titres et résumés par les auteurs.
9 novembre 2026 : envoi des articles par les auteurs.
Décembre 2026 – février 2027 : évaluations en double aveugle.
Mars 2027 : remise des articles corrigés par les auteurs.
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Coordinateurs
Xavier Luce : Université des Antilles (CRILLASH)
Maria Yaksic : Université du Chili (CECLA), Université catholique du Chili (Instituto de Estética)
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Soumission des articles
Les propositions d’article (titre et résumé de 400 mots maximum) sont à envoyer avant le 11 mai 2026 à : archipelies@univ-antilles.fr et xavier.luce@univ-antilles.fr (en copie).
Veuillez consulter les instructions aux autrices et auteurs préparées par la revue ici : Instruction aux auteurs.
1.5 Conjectures sur l’avenir dans la littérature canadienne (50e anniversaire de la revue Études en littérature canadienne)
- Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026
- À : Université du Nouveau-Brunswick
Appel d’articles
Conjectures sur l’avenir dans la littérature canadienne
La revue Studies in Canadian Literature/Études en littérature canadienne vous invite à lui soumettre des articles sur le thème « Conjectures sur l’avenir dans la littérature canadienne » pour le numéro spécial soulignant son 50e anniversaire. Le numéro sera publié sous la direction de John Clement Ball, de Laura Moss et de Cynthia Sugars, et la date limite pour le dépôt des soumissions est le 15 mai 2026.
Ce numéro accueille les articles portant sur la myriade de formes que prennent les conjectures sur l’avenir dans le domaine de la littérature canadienne, qu’ils traitent de fiction spéculative et de textes à caractère culturel, ou de l’avenir environnemental ou politique, en passant par les spéculations sur l’avenir de la littérature canadienne elle-même.
Pour le numéro de son 40e anniversaire en 2016, SCL/ÉLC s’est intéressée au passé du domaine d’études et de la revue même. La littérature canadienne : les 40 dernières années, numéro dirigé par Cynthia Sugars et Herb Wyile, a contribué de façon marquante à rappeler et à reconnaître les réalisations d’écrivain·es, d’universitaires et d’éditeur·rices et à en faire un bilan depuis la parution du premier numéro en 1976. Les 10 dernières années ont été témoins d’une intensification des défis qui se posent à l’existence même du Canada, tant au sein du pays qu’à l’extérieur : les déclarations voulant que la littérature canadienne soit « un feu de benne à ordures »; les nombreuses crises dans les universités et le domaine des arts, des lettres et des sciences humaines; les perturbations de normes, d’institutions, de relations et d’ententes internationales qui ont profité au Canada; l’essor rapide de l’IA et de la pensée apocalyptique qu’elle inspire; la reconnaissance à grande échelle des pratiques génocidaires du colonialisme canadien et la découverte de sépultures non marquées sur les terrains d’anciens pensionnats; la montée de l’extrémisme populiste et les inquiétudes suscitées par l’immigration; et la reconnaissance que les changements climatiques sont un problème non pas lointain, mais déjà bien présent. De plus, la rhétorique impérialiste et la guerre économique de Donald Trump ont engendré un regain d’intérêt pour l’autonomie du Canada et le nationalisme économique et culturel. Si tous ces changements semblent indiquer que le temps est venu de faire un nouveau bilan, ce numéro spécial va néanmoins dans la direction opposée et invite les hypothèses et les analyses à se pencher sur ce que réserve l’avenir. Qui porte son regard au-delà du présent? À quoi peut-on s’attendre de la production littéraire canadienne et des études dans le domaine à court et à long terme? Qu’arrive-t-il dans les textes littéraires d’auteur·rices canadien·nes et autochtones qui envisagent des futurs possibles d’une façon hypothétique et imaginaire? Quel genre de futur imagine-t-on différemment dans les romans, la bande dessinée, la poésie et le théâtre? Comment les auteur·rices et les critiques font-ils preuve de créativité pour minimiser les crises sociales et politiques de l’avenir? Quel rôle l’art jouera-t-il dans l’avenir?
Les approches adoptées et les sujets traités peuvent comprendre les exemples suivants, sans s’y limiter :
- L’avenir disciplinaire et interdisciplinaire de la littérature canadienne et de sa critique
- Les menaces à la souveraineté du Canada et la résurgence de nationalismes : les effets possibles sur la littérature canadienne, les études et l’édition littéraire au Canada
- Les répercussions des nouvelles technologies sur la littérature canadienne et sur ses auteurrices, les universitaires du domaine et les personnes qui l’étudient
- L’évolution des perspectives des sciences humaines numériques
- L’incidence des médias sociaux sur la littérature en tant que production culturelle
- L’avenir des archives littéraires canadiennes : documenter et rappeler le passé pour les générations futures
- L’avenir du doctorat en littérature canadienne
- La relation dynamique entre la littérature canadienne et les écrits d’autres régions du monde
- Les risques, la réflexion sur les risques et l’atténuation/l’évitement des risques dans la littérature et les travaux de recherche
- L’avenir des études autochtones, des études critiques de la race et des études sur le genre au Canada
~ - La fiction spéculative, la science-fiction et les fantaisies futuristes
- Le futurisme queer, le futurisme autochtone et l’afro-futurisme
- Les futurs imaginés pour les personnes transgenres, queers et non binaires
- Les futurs apocalyptiques et dystopiques dans les récits littéraires
- L’avenir environnemental, la fiction climatique et l’accélération des changements
- L’espoir, le désespoir et la bienveillance
- Le solarpunk et ses futurités optimistes
- Les animaux, les non-humains et le futur dans la littérature canadienne
- L’avenir de la littérature jeunesse au Canada
- Les savoirs autochtones et leurs représentations du futur
- Les théories et les récits de transition, de désastre, de fléau et/ou d’extinction
- Littérature de protestation et littérature activiste : défier le présent pour transformer l’avenir
- Le temps, la temporalité et l’avenir de la littérature canadienne
- Les futurs postcoloniaux, postimpériaux et/ou transnationaux
- L’avenir du Canada urbain et/ou rural dans la littérature
- Les approches historiques des discours de futurité : hier et aujourd’hui
Les textes doivent compter entre 6 000 et 8 000 mots. Ils doivent être soumis par courriel en format Word au plus tard le 15 mai 2026 à l’adresse scl@unb.ca. Voir https://journals.lib.unb.ca/index.php/SCL/about/submissions pour connaître les modalités de soumission.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec John Clement Ball (jball@unb.ca), Laura Moss (laura.moss@ubc.ca) ou Cynthia Sugars (csugars@uottawa.ca).
1.6 L’impératif d’une littérature camerounaise. Dynamiques, institutions et nouvelles écritures. Mélanges offerts au Professeur Pierre Fandio
- Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026
- À : (Dschang) Cameroun et (Howard) USA
L’impératif d’une littérature camerounaise : Dynamiques, institutions et nouvelles écritures
Appel à contributions – Mélanges offerts au Professeur Pierre Fandio
Coordination : Ives S. Loukson & J. Ariane Ngabeu
Argumentaire
Dans un article intitulé « René Philombe, une institution littéraire en péril », Ambroise Kom fait observer que René Philombe aurait été le plus malheureux de tous les écrivains camerounais, bien qu’il reste celui qui s’est entièrement consacré à la construction d’une institution littéraire viable dans son pays (Kom 44). En effet, les réalisations importantes telles que la création de l’APEC (Association des poètes et écrivains camerounais), la mise en place de Semences Africaines (une maison d’édition) et sa décisive implication dans la création et la vitalité des revues littéraires dont Abbia et Cameroun littéraire font de René Philombe un pionnier majeur de la littérature camerounaise. Vingt-cinq ans après la disparition de René Philombe, il n’est sans doute pas fortuit de s’interroger sur l’héritage de sa contribution pionnière à la littérature camerounaise. C’est exactement l’idée qui anime le présent appel à contributions en vue d’un ouvrage collectif en hommage au Professeur Pierre Fandio dont l’importante contribution protéiforme permet de le situer dans la continuité du devancier que fut René Philombe.
Le Professeur Pierre Fandio est un critique littéraire exemplaire, tant par sa modestie personnelle que par sa rigueur scientifique que cache mal son abondante production intellectuelle. Sa fécondité intellectuelle le crédite d’une centaine d’articles le singularisant comme particulièrement porté par des domaines de spécialisation tels les sciences du langage, l’esthétique, l’institution ou encore les lieux incertains de la littérature camerounaise. Pour s’en convaincre, il ne serait peut-être pas vain de citer entre autres de ses articles « La langue française comme figuration des postures politiques dans la littérature camerounaise d’expression anglaise ? » (2024), « De l’insécurité et des représentations linguistiques comme poétique du rire dans le théâtre populaire camerounais » (2019), « La littérature camerounaise d’expression anglaise : heurs et malheurs d’un champ culturel en constitution » (2011), « Dynamique des langues et rénovation de la parole poétique au Cameroun: approche théorique et méthodologique d’un corpus de culture populaire » (2011), « Chanson populaire et identité postcoloniale : une lecture de Mimba wi de Lapiro de Mbanga Ndinga Man du Cameroun » (2009), « Écriture du destin et destin de l’écriture: regards croisés sur René Philombe et Mongo Beti » (2003). Au nombre des ouvrages par lui coordonnés ou publiés à titre personnel, on peut citer Prolégomènes à la réception de la littérature des écrivaines de la Francophonie africaine (2020), Écritures émergentes et nouvelles marges au Cameroun (2018), Representations and Perceptions in Cameroon Popular Culture: the Journey across the Mungo River (2013), Les Lieux incertains du champ littéraire camerounais. La postcolonie à partir de la marge (2012), Figures de l’histoire et imaginaire au Cameroun (2007), La littérature camerounaise dans le champ social. Grandeurs, misères et défis (2007), Amadou Koné. L’écriture ivoirienne entre narration et traditions (2009).
Un peu comme pour suggérer le caractère évanescent de la frontière entre la critique et la création littéraires, le Professeur Pierre Fandio signe en 2019 La Promesse de Malingo, son premier roman. Paru aux Éditions CLE à Yaoundé, ce bildungsroman raconte la vie de Malingo, jeune fille née à Mbalmayo. Après de multiples épreuves existentielles qui encadrent aussi bien sa croissance que sa maturité – personnification du triste sort de la jeunesse camerounaise -, elle rentre au Cameroun en provenance de Dubaï après y avoir terminé son contrat de travail. À Great Soppo, entre la nouvelle librairie « Semences Africaines » et la « Kwame Nkrumah Library », elle tient « La Joie de Lire », le premier kiosque à journaux de la ville situé en face du « Centre culturel camerounais » (Fandio 267).
À examiner attentivement l’immense contribution intellectuelle du Professeur Pierre Fandio, il est évident que celle-ci s’éloigne très difficilement sinon de la littérature camerounaise, du moins des réalités de ce pays. Dès lors, il ne serait pas excessif de poser comme hypothèse de travail, au sujet de la production intellectuelle du Professeur Pierre Fandio que la présente étude se propose de cerner en relation avec René Philombe, qu’elle s’articule essentiellement autour de la littérature camerounaise. Aussi, faut-il bien préciser que contrairement à René Philombe qui a aussi souvent milité pour la littérature camerounaise à travers des revues littéraires, ou la création de l’APEC, la contribution du Professeur Pierre Fandio le dévoile plutôt comme quelqu’un davantage préoccupé à comprendre et à faire comprendre cette littérature. Critique littéraire de son état, le Professeur Pierre Fandio s’attèle davantage à produire un discours éclairé sur la littérature camerounaise.
Le projet d’ouvrage présenté ici vise un triple objectif :
1- Tirer avantage du prétexte de l’hommage académique au Professeur Pierre Fandio pour proposer un état des lieux de la littérature camerounaise sous ses diverses facettes. En l’occurrence, les conditions de création, de production, de diffusion etc., le contraste publication locale versus publications extérieures, publications en langues nationales, publications multilingues, mais aussi en d’autres langues étrangères à l’instar de l’espagnol, l’allemand, le chinois, etc.
2- Explorer l’actualité des grandeurs et misères de cette littérature en rapport avec la contribution du Professeur Pierre Fandio sur cette énigme ;
3- Mettre en évidence dans quelle mesure la production intellectuelle du Professeur Pierre Fandio sur la littérature camerounaise est informée par la contribution pionnière de René Philombe.
Axes thématiques et orientations
Les contributions pourraient explorer les axes de recherches suivants, la liste n’étant pas exhaustive :
Axe 1 : Grandeurs et misères de la littérature camerounaise
Il s’agit de proposer un regard critique sur la littérature camerounaise du point de vue de sa production ou de sa réception. Ici, l’exploration de l’état des lieux sur la littérature camerounaise pourrait emprunter de préférence une perspective institutionnelle sans en négliger sinon les dérives, du moins l’apport des nouveaux médias, et plus globalement du numérique.
Axe 2 : Littérature camerounaise émergente
Il s’agit de proposer un regard critique d’un point de vue général ou spécifique sur la littérature camerounaise en voie de s’assurer ses propres marques. Ici, l’exploration de l’état des lieux sur la littérature camerounaise pourrait emprunter de préférence une perspective diachronique. Elle pourrait également étudier les formes de littérature consécutives à l’avènement du Web.
Axe 3 : Langues, écriture et imaginaires dans la littérature camerounaise
Cet axe invite à interroger la place centrale de la langue dans la littérature camerounaise, à la fois comme enjeu structurel et comme matière de l’écriture. Les contributions pourront analyser la diversité linguistique en tant que richesse, contrainte ou espace de tension pour la création littéraire. Elles pourront également explorer la manière dont les choix linguistiques des écrivains façonnent les styles, les voix narratives, les imaginaires et les modalités de réception des œuvres, notamment dans les écritures contemporaines et numériques.
Axe 4 : Littérature camerounaise et tentatives d’institutionnalisation endogène
Que ce soit les initiatives de consécration endogènes de la littérature camerounaise telles que celle des Grands Prix des Associations Littéraires (GPAL), du prix NNANGA KON, de La Cene littéraire ou de bien d’autres, les contributions rendront compte de leur apport à la vitalité de la littérature camerounaise. Les études pourront se consacrer à faire le point sur la consécration aussi bien « endogène » (locale/nationale) qu’« exogène » (extérieure), ou à analyser les rapports entre littérature et médias/nouveaux médias, entre la littérature et les autres arts.
Axe 5 : Création et critique : autour de La Promesse de Malingo
Il s’agit ici de proposer des regards critiques et pluridisciplinaires sur le premier roman publié par le Professeur Pierre Fandio.
Axe 6 : Comparatisme et champ littéraire camerounais
L’importante contribution du Professeur Pierre Fandio en rapport à d’autres littératures d’Afrique (Amadou Koné) ou en rapport à la chanson (André-Marie Talla, Donny Elwood, Keng Godefroy, Cyril Effala, Koppo, Lapiro de Mbanga) ne manquerait pas de délivrer d’autres postures de l’engagement du critique littéraire en faveur de la littérature camerounaise.
Axe 7 : Témoignages sur l’homme et/ou sur son engagement pour la culture
Les témoignages voudront bien particulièrement s’appesantir sur l’influence réelle ou supposée de René Philombe dans l’engagement intellectuel de Pierre Fandio. Les témoignages pourraient par exemple mettre en évidence les modalités d’insertion du travail de critique littéraire par le Professeur Pierre Fandio sur les traces laissées par René Philombe.
Calendrier
Date limite d’envoi des propositions d’articles : 15 mai 2026
Date de réponse aux contributeurs : 16 juin 2026
Date de soumission des textes définitifs : 17 octobre 2026
Protocole de rédaction
1. Présentation générale
• Police : Times New Roman, taille 12
• Interligne : double
• Marges : 2,5 cm de chaque côté
• Alignement : justifié
• Numérotation des pages : en bas et à droite
• Langue : Français ou Anglais
• Longueur : environ 6 000 à 8 000 mots, bibliographie comprise
2. Structure du travail
2.1. Titre
• Centré
• Clair, précis et informatif
• Ni en gras, ni en italique
2.2. Informations sur l’auteur
• Prénom Nom
• Classe / université / institution
2.3. Résumé / Abstract
• 150 à 200 mots
• En Français et en Anglais
• Ajouter 4 à 6 mots-clés / keywords
3. Citations dans le texte
Les références sont indiquées entre parenthèses, directement après la citation ou l’idée reformulée.
3.1. Livre écrit par un auteur
(Nom de l’auteur page)
Exemple : (Olsen 25)
3.2. Livre écrit par deux auteurs
(Nom du premier auteur et Nom du deuxième auteur page)
Exemple : (Fandio et Tsoualla 45)
3.3. Livre écrit par trois auteurs ou plus
(Nom du premier auteur et al. page)
Exemple : (Anchimbe et al. 72)
3.4. Article académique
(Nom de l’auteur page)
Exemple : (Latartara 97-98)
3.5. Site web
(Nom de l’auteur) ou (“Titre de la page”) si l’auteur n’est pas indiqué
Exemple : (Andaya)
Règles de citation directe
• Plus de trois lignes : citation en retrait à gauche, sans guillemets, avec un espace avant et après.
• Moins de trois lignes : citation intégrée au texte, entre guillemets.
• En cours de phrase, la citation commence par une minuscule.
4. Bibliographie (Works Cited)
La bibliographie regroupe toutes les sources citées dans le texte.
Elle figure en fin d’article.
5. Formats bibliographiques à respecter
5.1. Livre écrit par un auteur
Nom, Prénom. Titre du livre. Éditeur, Année.
Exemple : Agamben, Giorgio. La Communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque. Seuil, 1990.
5.2. Livre écrit par deux auteurs
Nom, Prénom du premier auteur, et Prénom Nom du deuxième auteur. Titre du livre. Éditeur, Année.
Exemple : Echu, George, et Augustin Simo Bobda. Language Policy in Africa. Routledge, 2013.
5.3. Livre écrit par trois auteurs ou plus
Nom, Prénom du premier auteur, et al. Titre du livre. Éditeur, Année.
Exemple : Anchimbe, Eric A., et al. Postcolonial Linguistics. De Gruyter, 2016.
5.4. Livre dirigé (ouvrage collectif)
Nom, Prénom, dir. Titre du livre. Éditeur, Année.
Ou Nom, Prénom du premier éditeur, et Prénom Nom du second éditeur, dir.
Exemples :
• Kom, Ambroise, dir. Fabien Eboussi Boulaga la philosophie du Muntu. Karthala, 2009.
• Ashcroft, Bill, et al., dir. The Post-Colonial Studies Reader. Routledge, 2006.
5.5. Chapitre dans un ouvrage collectif
Nom, Prénom. “Titre du chapitre.” Titre du livre, dirigé par Prénom Nom, Éditeur, Année, pages.
Exemple : Fanon, Frantz. “Racisme et culture.” Pour la révolution africaine, dirigé par François Maspero, Maspero, 1964, pp. 35-47.
5.6. Livre numérique
Nom, Prénom. Titre du livre. Éditeur, Année. Base de données, lien.
Exemple : McClean, Shilo T. Digital Storytelling: The Narrative Power of Visual Effects in Film. MIT Press, 2007. eBook Comprehensive Academic Collection (EBSCOhost).
5.7. Article de revue
Nom, Prénom. “Titre de l’article.” Titre de la revue, volume, numéro, année, pages, lien ou DOI.
Exemple : Latartara, John. “The Timbre of Thai Classical Singing.” Asian Music, vol. 43, no. 2, 2012, pp. 88-114.
5.8. Site web
Nom, Prénom. “Titre de la page.” Nom du site, année, lien.
Exemple : Andaya, Barbara. “Introduction to Southeast Asia.” Asia Society, 2017, asiasociety.org/education/introduction-southeast-asia.
Sans auteur : commencer par le titre de la page.
6. Règles essentielles à retenir
• Titres de livres et revues → italique
• Titres d’articles et pages web → guillemets
• Toute source citée dans le texte doit apparaître dans la bibliographie
• Le plagiat est strictement interdit.
Les propositions d’articles (en Anglais ou en Français) sont à envoyer conjointement aux adresses électroniques suivantes :
loukson81@gmail.com
ariane.ngabeu@howard.edu
Comité scientifique
Adama Samaké, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire
Alain-Cyr Pangop Kameni, Université de Dschang, Cameroun
Alexie Tcheuyap, University of Waterloo, Canada
Alpha Ousmane Barry, Université Bordeaux Montaigne, France
Andrée Chauvin-Vileno, Université de Bourgogne Franche-Comté Besançon, France
Blaise Tsoualla, Université de Buea, Cameroun
Clément Akassi, Howard University, USA
Flora Amabiamina, Université de Douala, Cameroun
Hervé Tchumkam, Southern Methodist University, USA
Jean-Benoît Tsofack, Université de Dschang, Cameroun
Jean-Blaise Samou, Saint Mary’s University, Canada
Joseph Ndinda, Université de Douala, Cameroun
Rémi Armand Tchokothe, Universität Wien, Autriche
Robert Fotsing Mangoua, Université de Dschang, Cameroun
Yves-Abel Feze, Université de Dschang, Cameroun
Comité de lecture
Amina Saidou, James Madison University, USA
Charelle Dongmo, Université de Dschang, Cameroun
Isaac Joslin, Arizona State University, USA
Ismaila Arouna, Université de Buea, Cameroun
Jordan Coty Eloundou Ndongo, Princeton University, USA
Marie-Yvonne Mokam, Denison University, USA
Roger Fopa Kuete, Université de Maroua, Cameroun
Sandrine Tonfack, Université de Buea, Cameroun
Stéphanie Tsakeu, Appalachian State University, USA
- Responsable :
Ives S. Loukson et J. Ariane Ngabeu - Url de référence :
https://scholar.google.com/citations?user=FbIV3OEAAAAJ&hl=en - Adresse :
(Dschang) Cameroun et (Howard) USA - Document(s) joint :
1.7 Afriques ? Destins d’un continent aux multiples visages et défis (revue MMM- Mediterranean Migration & Medias, PRSM-IMIST- Maroc)
- Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026
- À : Rabat ( Maroc )
Le continent africain, dans sa pluralité irréductible, constitue aujourd’hui un espace de transformations majeures qui redéfinissent les contours de la mondialisation contemporaine. Comme le soulignent Achille Mbembe et Felwine Sarr dans leur ouvrage collectif Politique des temps (2019), l’Afrique se situe désormais “ au cœur des reconfigurations géopolitiques, économiques et culturelles du monde ”, générant ses propres temporalités et modalités d’insertion dans les flux globaux. Cette perspective résonne avec les travaux d’Arjun Appadurai (Modernity at Large, 1996) sur les “paysages culturels” (scapes) qui caractérisent la mondialisation contemporaine, où l’Afrique n’est plus une périphérie passive mais un acteur central dans la production d’imaginaires et de pratiques transnationales. Ce numéro spécial de Mediterranean Migration and Medias propose d’explorer les Afriques — au pluriel — comme un ensemble hétérogène de territoires, de cultures, de mémoires et de projections vers l’avenir, traversé par des dynamiques migratoires, médiatiques, artistiques et littéraires qui interrogent nos représentations dominantes. Cette approche s’inscrit dans la lignée des réflexions de V. Y. Mudimbe (The Invention of Africa, 1988) sur la nécessité de déconstruire les “bibliothèques coloniales” pour saisir la diversité épistémologique du continent.
Loin des discours réducteurs qui ont longtemps caractérisé l’approche occidentale du continent — ce que l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie (2009) a magistralement nommé “le danger d’une histoire unique” —, ce numéro entend mettre en lumière la complexité des réalités africaines contemporaines. Cette démarche répond à l’appel lancé par des chercheurs comme Jean-Loup Amselle (L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes, 2008) ou Edward Said (Orientalism, 1978) à dépasser les représentations essentialisantes pour saisir les processus dynamiques de création culturelle et sociale. En accordant une attention particulière aux productions culturelles, aux mobilités humaines et aux médiations symboliques qui façonnent les imaginaires collectifs du XXIe siècle, nous nous inscrivons dans le sillage des travaux de Nadia Yala Kisukidi (Bergson ou l’humanité créatrice, 2013) sur la créativité africaine, de Simon Njami sur les circulations artistiques globales et d’Alain Mabanckou (Le Sanglot de l’homme noir, 2012) sur les reconfigurations identitaires diasporiques. Notre approche s’inspire également de l’anthropologue Arjun Appadurai (1996) et de sa conceptualisation des “médiascapes” et des “ethnoscapes” pour penser les flux culturels et migratoires qui traversent le continent et le connectent au monde.
Ce numéro s’articule autour d’une double exigence épistémologique et méthodologique. D’une part, il s’agit de prendre au sérieux la proposition d’Achille Mbembe dans Critique de la raison nègre (2013) : “penser l’Afrique en tant que cette part de nous-mêmes qui se fait et se défait constamment”, non comme un objet figé mais comme un processus vivant de création culturelle. D’autre part, nous mobilisons les outils de l’analyse des circulations transnationales développés par Isabel Hofmeyr dans The Portable Bunyan (2004) et par Paul Gilroy dans The Black Atlantic (1993), pour saisir comment les productions artistiques et littéraires africaines participent à la reconfiguration des géographies culturelles mondiales. Nous nous intéressons particulièrement à ce que Françoise Lionnet et Shu-mei Shih (2005) nomment les “littératures mineures transnationales”, ces créations qui échappent aux circuits de consécration occidentaux tout en produisant des contre-discours puissants face aux hégémonies narratives dominantes.
Axes thématiques
Les contributions pourront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes suivants, sans s’y limiter :
1. Migrations et mobilités : récits, parcours et représentations
Cet axe invite à explorer les multiples formes de mobilité qui caractérisent les populations africaines : migrations intra-africaines, migrations transsahariennes et transméditerranéennes, diasporas historiques et contemporaines, circulations estudiantine et intellectuelle. Une attention particulière sera accordée aux narrations littéraires, cinématographiques et testimoniales qui donnent voix aux expériences migrantes, ainsi qu’aux représentations médiatiques qui construisent, déconstruisent ou reconduisent les imaginaires migratoires.
2. Productions culturelles et artistiques : créations, circulations, réceptions
Les littératures africaines, le cinéma, les arts visuels, la musique, le théâtre et les arts performatifs constituent des lieux privilégiés d’expression des réalités africaines contemporaines. Les contributions pourront analyser les œuvres d’auteurs, de cinéastes, d’artistes et de créateurs africains ou de la diaspora, en interrogeant leurs circulations transnationales, leurs stratégies de visibilité et leur rôle dans la redéfinition des canons esthétiques et culturels mondiaux.
3. Médias, technologies numériques et sphères publiques africaines
L’essor des technologies numériques transforme profondément les paysages médiatiques africains et les modes de participation à la vie publique. Cet axe invite à réfléchir sur le rôle des médias traditionnels et des plateformes numériques dans la construction des discours sur l’Afrique et depuis l’Afrique, sur les dynamiques de contre-narration face aux représentations occidentales hégémoniques et sur l’émergence de nouvelles formes d’activisme, de mobilisation sociale et de créativité à l’ère du numérique.
4. Mémoires coloniales, postcoloniales et dé-coloniales
Les traces du passé colonial continuent de marquer les sociétés africaines et leurs relations avec l’Europe et le reste du monde. Les contributions pourront interroger les processus mémoriels, les politiques de commémoration, les initiatives de restitution patrimoniale, ainsi que les démarches artistiques et littéraires qui revisitent l’histoire coloniale. Une attention sera également portée aux pensées dé-coloniales et aux épistémologies africaines qui proposent des cadres alternatifs pour penser le présent et l’avenir du continent.
5. Enjeux environnementaux, urbains et futurs possibles
Face aux défis climatiques, démographiques et urbains, le continent africain apparaît comme un laboratoire de futurs possibles. Cet axe invite à explorer les représentations littéraires et artistiques de l’urbain africain, les récits d’anticipation et de science-fiction afro-futuristes, ainsi que les imaginaires environnementaux qui circulent dans les productions culturelles contemporaines. Les contributions pourront également analyser les discours médiatiques sur le développement durable, la transition écologique et les initiatives locales face aux crises globales.
6. Langues, traductions et circulations littéraires
La question linguistique traverse l’ensemble des productions culturelles africaines. Les contributions pourront s’intéresser aux enjeux de la création en langues africaines, aux pratiques de multilinguisme et de code-switching dans les œuvres littéraires et artistiques, aux politiques éditoriales et aux circuits de traduction qui conditionnent la visibilité internationale des créateurs africains, ainsi qu’aux débats sur la décolonisation linguistique.
7. Savoirs en mouvement : pédagogie et apprentissage dans les Afriques multiples
Les savoirs africains ne sont pas figés dans des traditions immuables. Ils circulent et se transforment à travers les migrations, les technologies numériques et les rencontres transnationales. Cet axe examine les pratiques éducatives et les modes de transmission des savoirs dans les contextes africains. Il valorise les pédagogies locales, les innovations en formation et les nouvelles approches d’apprentissage adaptées aux réalités multiples du continent africain. Les contributeurs pourront également explorer comment les pédagogies endogènes enrichissent les modèles éducatifs hérités de la colonisation tout en en réinterrogeant certains aspects.
Approches méthodologiques privilégiées
Ce numéro encourage une approche interdisciplinaire et comparative. Les contributions pourront mobiliser les outils théoriques et méthodologiques de diverses disciplines :
– Études littéraires et comparées
– Études cinématographiques et audiovisuelles
– Sciences de l’information et de la communication
– Histoire culturelle et études postcoloniales
– Anthropologie et sociologie des migrations
– Études artistiques et esthétiques
– Géographie culturelle et études urbaines
– Approches pédagogiques et éducatives
Les analyses pourront porter sur des corpus variés : œuvres littéraires, productions cinématographiques, contenus médiatiques, pratiques artistiques, archives, entretiens, productions numériques, etc.
Types de contributions attendues
– Articles de recherche : contributions scientifiques originales de 3000 à 6000 mots
– Entretiens : dialogues avec des créateurs, artistes, écrivains, cinéastes ou intellectuels africains
– Comptes rendus critiques : d’ouvrages, films ou expositions
Langues de publication
Les contributions peuvent être soumises en français, en anglais, en espagnol ou en arabe.
Calendrier
– 15 mai 2026 : date limite d’envoi des propositions (articles)
– 16 mai – 15 juin 2026 : processus d’évaluation en double aveugle
– 16 juin 2026 : notification d’acceptation (rectifications et révisions demandées)
– Septembre 2026 : publication en ligne du numéro : Vol. 3 N°1 (IMIST-PRSM)
Modalités de soumission
Les propositions doivent être soumises en ligne sur le portail des PRSM via le lien suivant : https://journals.imist.ma/index.php/3M/about/submissions
Les articles complets devront respecter les normes éditoriales de la revue (feuille de style disponible via : https://journals.imist.ma/index.php/3M/about/submissions). Ils seront soumis à un processus d’évaluation en double aveugle par au moins deux experts du domaine.
Coordination scientifique du numéro
Ce numéro thématique est coordonné par un comité éditorial composé de chercheur·e·s spécialistes des études pluridisciplinaires africaines, des migrations méditerranéennes et des productions culturelles contemporaines.
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter le coordinateur à l’adresse : https://journals.imist.ma/index.php/3M
***
Nous attendons avec intérêt vos propositions qui contribueront à enrichir notre compréhension des dynamiques contemporaines qui traversent le continent africain et à donner voix à la diversité des productions culturelles et intellectuelles qui le caractérisent.
1.8 CFP: Law on the Margins of Empire: Pluralism and Politics in Colonial Peripheries
Law on the Margins of Empire: Pluralism and Politics in Colonial Peripheries
Venue: Trinity College, University of Cambridge, CB2 1TQ, United Kingdom (in-person/virtually)
Date: 19–20 March 2027
Description: Historians have long turned to purportedly “peripheral” places to track the making of colonial law. From accounts of “small wars” to reflections on oceanic commerce, subaltern actors, and “dead-end scandals,” scholars have illuminated how law looked and acted differently from the deck of a dhow or acolonial officer’s field-tent. In these narratives, law emerges from negotiations across jurisdictional divides, both within the state and beyond.
Building on these insights, this workshop asks what constituted law and legal change on the geographic, temporal, epistemic, economic, social, and religious margins of early-modern and modern empires, both European and otherwise. It primarily seeks to explore whether and how the expansion of these empires failed to subsume or subordinate many of the institutional practices of Asian, African, and other indigenous actors. These actors continued to operate alongside and against imperial projects, shaping local and global politics, economic networks, and (trans)imperial reforms. Moving beyond traditional scholarly binaries, including colonial/indigenous, terrestrial/oceanic, religious/secular, and positive/customary, the workshop seeks to develop new conceptual paradigms that better accommodate (trans)local practices. It thereby questions popular assumptions about the consolidation of law in colonial spaces and encourages investigations into multidirectional processes of change and multifaceted legal landscapes.
The workshop focuses on Asia, Africa, Latin America, and Oceania. The historiography of law and empire looks different in each of these places. In part, this is due to a chronological disconnect: imperial expansion (and decolonization) occurred earlier in Latin America and Asia than in Africa and Oceania. But the contours of these diverse literatures are also influenced by their source bases, the different colonial powers at play, and the regions’ heterogeneous social, religious, and cultural landscapes. This workshop offers a unique opportunity for scholars across these fields to speak to one another about the differences, convergencies, and new ways of thinking about law and empire.
We are delighted that Professor Thomas Duve (Max Planck Institute for Legal History and Legal Theory) and Professor Fahad Ahmad Bishara (University of Virginia) will give keynote addresses at the event.
This is an open call for papers. We invite contributions from scholars at all career stages that interpret “law” and “margins” in the broadest possible sense, and we encourage work that challenges the traditional definitions and uses of these terms. We welcome comparative, transregional, and oceanic approaches as well as projects that focus on individual locales. Paper proposals might address one or more of the following questions:
- What did “law” look like in “peripheral,” “marginal,” or “backwater” regions of empires?
- How do we understand the legal vernaculars of indigenous actors vis-à-vis their encounters with colonial law?
- Did subaltern practitioners speak and invoke specific languages of law? What methods (historical or otherwise) can we adopt to accommodate them?
- How does looking at the margins of empires alter our views of the consolidation and despotism of imperial law?
- Was colonial reform limited, defeated, or defied by “customs” in the margins?
- How did diverse historical actors respond to strategies deployed by colonial powers to manage “legal pluralism” across time and geography?
- Did the discourse and practice of law in the margins contradict one another? If so, how did quotidian practices push the discursive boundaries of law to provoke innovations in legal and/or political thought? Are there particular moments when these contradictions became especially visible?
- How does comparing the colonial peripheries of Asia, Africa, Latin America, and Oceania reformulate scholarly theorizations of law and empire?
Funding:
Thanks to the generous support of Trinity College, Cambridge, limited funds are available to reimburse travel expenses. Scholars at any career stage may request reimbursement; however, priority will be given to those based at institutions outsideEurope and North America, advanced Ph.D. students, postdocs, and non-tenure-track faculty. Accommodation and meals will be provided for all participants. Unfortunately, we cannot reimburse visa expenses or provide guidance on visa applications.
Publication:
We intend to publish a selection of the workshop papers as a journal special issue. Please do not propose papers promised for publication, under review, or already published elsewhere.
Application Instructions:
Please submit the following to lawonthemargins2027@gmail.com by 10 August 2026 in a single PDF or Word document:
- Paper title and abstract (200-300 words);
- Short bio (50-150 words);
- A brief statement indicating whether you would prefer to attend in-person or virtually.
- A brief statement indicating if you would require reimbursement for travel costs and, if yes, an estimate of those expenses.
Decisions will be communicated by 1 October 2026. Participants will be asked to circulate short papers (4,000-6,000 words, including notes) by 1 March 2027.
Applications may be submitted in English, French, Spanish, or Portuguese, but the final workshop paper must be written and presented in English.
Organizers & Contact Information:
Dr. Wallace Teska
Trinity College, Cambridge
Dr. Saumyashree Ghosh
Yale Law School and Krea University
Dr. Silvia Escanilla Huerta
University of Maryland, Baltimore County
Email: lawonthemargins2027@gmail.com
1.9 CFP International Conference “Hierarchies, Inequalities and Conflicts Through the Lens of Social Class”
Hierarchies, Inequalities and Conflicts Through the Lens of Social Class/Hiérarchies, inégalités et conflits à la lumière de la classe sociale
October 14 – 16, 2026
Department of History, University of Montreal
Center for the Study of Political Thought (CEPP), UQAM
Organizers: Marie-Josée Lavallée, Department of History, University of Montreal
Omer Moussaly, Faculty of Political Science and Law, UQAM
Venue: University of Montréal
The concept of social class, which has long been a privileged analytical tool in the social sciences, was eclipsed for decades by frameworks such as the cultural and linguistic turns and feminist and postcolonial approaches. This concept, developed by Marx and a host of classical and acclaimed thinkers like Max Weber, Émile Durkheim and Pierre Bourdieu, experiences a slow and uneven revival in the academia, while it pervades popular discourse again.
In a time of crisis like ours, where inequalities are skyrocketing throughout the world, and various asymmetries, forms of oppression and conflicts endanger and sometimes break internal and external peace, the concept of social class is an insightful tool to make sense of different situations by uncovering their common, economic roots. Even intersectionality often ends up individualizing situations, therefore making them incommensurable.
This conference aims to bring into focus the contribution of the concept of social class to the study of various hierarchies, inequalities and conflicts. We are seeking theoretical contributions and studies on past and present phenomena and situations that use the social class as a central concept, highlighting its capacity to renew or enrich analytical perspectives (see the full CFP attached). The conference website will be online in the coming weeks.
Submissions should be 500–700-word long and sent by June 6, 2026, at the latest to classconceptconference@gmail.com. The languages of presentations must be English or French. Please note that this is a full in-person event.
Contact Information
Marie-Josée Lavallée, Department of History, University of Montreal and Omer Moussaly, Faculty of Political Science and Law, UQAM
Contact Email
classconceptconference@gmail.com
Attachments
CFP Full_Conference on Social Class Concept_Mtl
1.10 CFP: The Body, Fashion, and Popular Culture – NEPCA Virtual Fall Conference 2026
Deadline for submissions: Monday, June 15th by 5pm EDT
Contact email:
Protichi Chatterjee, protichichatterjee@gmail.com
Hannah Sophie Schiffner, h.schiffner@zeppelin-university.net
The Northeast Popular Culture Association (NEPCA) The Body, Fashion, and Popular Culture Area invites submissions for NEPCA’s annual conference to be held online Thursday, October 15th through Saturday October 17th 2026.
Body and Culture is concerned with the human body as text, both literal and discursive, and how the body’s production of meaning is socially, culturally, historically, psychologically, economically, affectively, and/or politically located. The meanings that culture writes onto bodies, the origins and constructions of those meanings, and the impact those meanings have on bodies so inscribed, become pertinent questions. We welcome topics of any nature dealing with the body — in the body’s most diverse meanings — including the absence of such.
Fashion and Culture is concerned with what covers and surrounds the body. All areas and aspects of style, fashion, clothing, design, and related trends, as well as appearances and/or consumption including the: history, aesthetics, online marketing/branding including celebrity/influencer retailing, youth stylings, psychological/ sociological aspects of dress, image, including construction of personal and cultural identities, in addition to areas relating to purchasing, shopping or alternative sourcing of fashion.
Topics can include, but are not restricted to:
- Fashion and the Racialised-(Neo)Colonised Body: Intersections and Divergences
- The Fashion of Costumes: Performing Characters Across Genres and Eras
- The Body within Fashion: Identity, Slippages, and More
- The Business of the Body: Age, Skincare, and ‘Cosmetic’ Surgeries
- Celebrity Influencers, Trend-setters, and the Fashion Mongers
- Youthful Fashion and the Adolescent Body in Popular YA Literature, Series and Films
- Neurodivergent Representation in Fashion
- Body, Gestures, and Fashion in Period dramas, such as Bridgerton, The Gilded Age, and Downton Abbey
- Politicising Fashion and Performing Politics
- The Representation of Body and Fashion on Social Media
The call will be open until Monday, June 15th by 5pm EDT. You can submit your proposal at this link, which will ask the following questions about your proposal:
Proposal Type (Single Presentation, Panel, or Roundtable)
Working Title
Academic Affiliation (if any)
Abstract (250 words)
Short bio (50-200 words)
Every presenter, individual, panel, or roundtable, will need to register for the conference. Registration will open up in mid-July. The registration fee is expected to be around 50 USD.
If you have questions about the NEPCA Conference, please check out the Conference Page or feel free to reach out to NEPCA’S The Body, Fashion, and Popular Culture Area Chairs: Hannah Sophie Schiffner, Zeppelin University at h.schiffner@zeppelin-university.net; Protichi Chatterjee, MA, Jawaharlal Nehru University at protichichatterjee@gmail.com.
ROUNDTABLES: Roundtables allow a group of participants to convene with the goal of generating discussion around a shared concern. Roundtables typically involve shorter position or dialogue statements (5-10 minutes) in response to questions distributed in advance by the organizer. Most of the roundtable session time should be expected to be spent on discussion.
Contact Information
If you have questions about the NEPCA Conference, please check out the Conference Page or feel free to reach out to NEPCA’S The Body, Fashion, and Popular Culture Area Chairs:
Hannah Sophie Schiffner, Zeppelin University at h.schiffner@zeppelin-university.net
Protichi Chatterjee, MA, Jawaharlal Nehru University at protichichatterjee@gmail.com
Contact Email
h.schiffner@zeppelin-university.net
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1.11 Journal of Global South Studies
Gender (In)Equity (SDG #5) and the Global South
By the end of the 1990s, in the wake of the UN decade for women and the many regional and international conferences involved in the process, transnational feminist networks of scholars and activists had both strengthened their ties to one another and deepened their analyses of gendered struggles in the Global South. This included an increasing awareness of the imbrication of gendered inequalities in global systems of power, particularly through the imposition of structural adjustment programs and adoption of neoliberal policies of privatization and deregulation in the name of development. As scholars and feminists have long noted, these policy prescriptions promote inequality and feminized poverty. Here it is important to note that there are no clean breaks between South and North, which are conceptual rather than strictly empirical categories. So, for instance, while the COVID-19 pandemic revealed stark differences between women in the Global North and the Global South, it also brought to the fore the predicament of poor, racialized women in the US who faced equally dangerous and treacherous conditions. The moment called for recognizing not only the ‘pockets’ of the South in the North but also for greater interrogation of the political-economic systems and ideologies that shape and link women’s lives across the globe.
It is increasingly clear that in the absence of structural changes, especially prevailing neoclassical models of economic growth, policy prescriptions or state proclamations will not translate into changed ideological or material conditions on the ground. Writing from South Africa in 2011, feminist media scholar Tanja Bosch noted that “even though progressive legislation has been passed in South Africa, South African media reproduces traditional gender discourses” (27). As elsewhere, here corporatized media magnified the very discourses that maintain and reproduce gendered injustices and hierarchies. Similarly, in Latin America, Kelly Ernst et al. note that recent efforts to promote equal rights for women coexist with ongoing discrimination (3).
In their recent book, Insurgent Visions: Feminism, Justice, and Solidarity Talpade Mohanty and Linda Carty remind us in that in India after the gang rape of Jyoti Singh or Nirbhaya (the fearless one) in December 2012, nationwide feminist mobilization for change produced the Justice Verma Report but that in itself could not and did not lead to major societal shifts (110). In this context, Mohanty and Carty argue for both a place-based form of resistance, as well as a transnational, anti-capitalist and anti-racist feminist lens through which to combat gendered violence and patriarchy.
In 2015, the United Nations adopted 17 Sustainable Development Goals (UN SDGs), based on the Millennium Development Goals (2000-2015), with the stated aim of “guiding” the world toward “peace and prosperity” during the 2015-2030 period. According to US economist Jeffrey Sachs, these goals are “an important idea [that] could help move the world to a sustainable trajectory” (2206). The SDGs mark a break from their predecessor, which only applied to so-called developing countries. In contrast, the SDGs require all nations to work toward these goals. As the American Anthropologist noted shortly after, “by underscoring the need to rethink our models of economic growth in an increasingly interconnected world, the SDGs appear to eschew the patronizing relationship between North and South implied by more traditional development frameworks (https://www.americananthropologist.org/deprovincializing-development-series) .”
Goal #5, “situated at the intersection of feminism and development … particularly in areas considered necessary for economic growth, such as education, health, and finance” (Ogochukwu 2), focuses on gender equality.
The Journal of Global South Studies, published biannually by the University of Florida Press, invites high-quality submissions that investigate the production of and resistance to classed, racialized and caste marked gender (in)equalities in the Global South. Topics may include (but are not limited to):
– Feminist critiques of SDG #5
-The COVID-19 pandemic and gender (in)equality in the Global South
– Women’s health in the Global South
– SDG #5 and digital media
– The impact of SDG #5 in the lives of rural women of the Global South
– Women’s empowerment and agency in the Global South
– Global South feminist movements of liberation and resistance
– Alternative futures proposed by women in the Global South
– Women’s work and care to mitigate environmental destruction
– Women’s trust and solidarity in the Global South
– Combating gender violence in the Global South
– Trauma and activism in the Global South
– Unequal workplaces in the Global South
– South-South connections among women
Submission deadline: June 30, 2026. Submissions are reviewed on a rolling basis, but early submission is highly encouraged as manuscripts will undergo double-blind peer review.
Publication: Spring 2027
Author guidelines: https://journals.upress.ufl.edu/JGSS/guidelines
Submission Guidelines:
- Manuscripts (less than 10.000 words) must be original and not under consideration elsewhere must follow The Chicago Manual of Style (18th Edition)
- Follow the official journal template and Chicago (Author-Date) citation style.
- Abstract: Minimum 250 words, Keywords: 5–7
- Manuscripts must be submitted exclusively through the OJS platform
- Questions: journalofgss@gmail.com
Contact Email
journalofgss@gmail.com
URL
1.12 La mémoire des lieux : géographie littéraire et écopoétique (revue Relief)
« La mémoire des lieux : géographie littéraire et écopoétique », sous la direction de Michel Collot, Aude Jeannerod et Olivier Sécardin, Relief, vol. 21, n°1, 2027
Le comité de rédaction de Relief – Revue électronique de littérature française (https://revue-relief.org) vous invite à proposer des contributions pour un dossier thématique sur la mémoire des lieux, abordée avec les méthodes de la géographie littéraire et de l’écopoétique. Ce dossier sera dirigé par Michel Collot (Université Sorbonne Nouvelle), Aude Jeannerod (Université Catholique de Lyon) et Olivier Sécardin (Université d’Hiroshima).
La notion de « mémoire des lieux » présente une double face, objective et subjective. Elle désigne la capacité des lieux à conserver et à transmettre, par leur matérialité sensible et leur inscription dans le langage, les traces d’expériences humaines individuelles et collectives. Mais elle renvoie aussi à l’image qu’en conserve et en construit un sujet. Elle n’est pas purement monumentale ni institutionnelle, mais essentiellement relationnelle. Dans les textes littéraires, cette mémoire revêt trois dimensions qu’il convient de distinguer mais qui s’y trouvent souvent associées. Les lieux y apparaissent d’une part comme les témoins d’une mémoire historique, culturelle, artistique et littéraire ; ils sont liés d’autre part aux expériences individuelles qui les investissent d’affects et d’imaginaires ; ils engagent enfin une relation à l’environnement et une réflexion sur les interactions entre humains et non-humains : ils portent la trace des transformations écologiques et invitent à repenser les conditions contemporaines de l’habiter (Besse, 2013).
Pour analyser ces différentes dimensions, plusieurs approches théoriques et critiques peuvent être mobilisées. La géocritique de Westphal étudie la pluralité des regards, la stratification référentielle et la circulation intertextuelle des lieux (Westphal, 2007) ; la géopoétique de Kenneth White les intègre à un vaste espace culturel et naturel, en associant les sciences de la vie et de la terre aux arts et à la littérature (White, 1994). La géographie littéraire, telle que Michel Collot l’a définie (Collot, 2014), pense conjointement les représentations littéraires de l’espace et l’inscription des œuvres dans des lieux, des territoires et des milieux historiquement situés. Collot interroge la manière dont les lieux portent une mémoire, se chargent d’affects, de strates historiques et de significations culturelles, que la littérature contribue à révéler, transformer ou déplacer. Il envisage l’espace moins comme une donnée que comme une relation, non comme un référent mais comme un principe organisateur du sens. Il rejoint ainsi le concept de médiance élaboré par le géographe Augustin Berque pour désigner le caractère à la fois subjectif et objectif de notre relation aux milieux (Berque, 1990). Il a récemment forgé le mot-valise d’« autobiogéographie » et il recourt à celui d’« écobiographie », proposé par Jean-Philippe Pierron (Pierron, 2021), pour mettre l’accent sur « les liens qui se nouent entre l’écriture, la vie et les lieux » et sur leur environnement naturel. L’écopoétique, quant à elle, invite à penser conjointement l’espace, la mémoire et l’éthique environnementale, en considérant les lieux non comme des entités neutres, mais comme les archives sensibles des interactions humaines et non humaines. Elle permet ainsi d’interroger la manière dont la littérature enregistre, questionne ou anticipe les transformations écologiques.
La revue Relief lance un appel à contributions consacré à la notion de mémoire des lieux dans les littératures françaises et francophones. Comment les textes littéraires travaillent-ils à la mémoire des lieux en particulier quand ceux-ci sont soumis aux moments critiques et comment rendent-ils perceptibles les traces laissées par ces processus dans les paysages, les territoires et les imaginaires ?
Les articles pourront mobiliser des corpus variés (poésie, roman, récit, essai, écritures contemporaines) et s’inscrire dans une perspective théorique articulant géographie littéraire, écopoétique, études mémorielles et approches spatiales. Les propositions pourront notamment porter sur :
– les relations entre mémoire, paysage et environnement ;
– les relations entre l’espace et les formes et genres littéraires ;
– les mémoires coloniales, postcoloniales et décoloniales des lieux ;
– les tensions entre patrimonialisation et enjeux écologiques.
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Les contributions, en français ou en anglais, porteront sur des corpus français et francophone. Des liens ou comparaisons avec des œuvres étrangères permettront éventuellement de faire émerger des convergences ou des particularismes. Les contributions devront proposer des analyses étayées et attentives aux formes littéraires, en montrant comment la mémoire des lieux constitue un enjeu majeur pour penser les relations entre littérature, espace et environnement.
Date limite pour l’envoi des propositions, le 15 mai 2026.
Les auteurs des propositions retenues devront soumettre l’article complet (de 6000 à 8000 mots) en respectant la feuille de style de Relief pour le 15 décembre 2026.
Conformément au protocole de la revue, les contributions seront soumises à une évaluation en double aveugle pour publication dans Relief en juin 2027. Merci d’envoyer une proposition d’environ 300 mots, accompagnée d’une brève notice biobibliographique à la revuerelief@gmail.com ainsi qu’à Aude Jeannerod (a.jeannerod@yahoo.fr) et Olivier Sécardin (olivier.secardin@gmail.com).
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À propos de la revue : Relief – Revue électronique de littérature française est une revue scientifique internationale évaluée par les pairs et consacrée aux études littéraires et culturelles. Son périmètre historique est ouvert, pourvu qu’il soit en relation avec des corpus de langue française. Relief est un lieu de rencontre de l’étude des littératures, des textes et des discours. Bilingue (français-anglais) et pionnière, Relief est une revue numérique et en accès libre depuis son premier numéro publié en 2007. La revue Relief est publiée deux fois par an. Les numéros sont organisés par thème ou par monographie, mais chaque numéro réserve un espace aux contributions diverses ainsi qu’aux comptes rendus de lecture. Site web : www.revue-relief.org.
Bibliographie sélective
Antonioli, Manola, Théories et pratiques écologiques : de l’écologie urbaine à l’imagination environnementale, Paris, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2014.
Antonioli, Manola, Jacques, Vincent et Milon, Alain (dir.), Paysage variations, Paris, Éditions Loco, 2014.
Baudoin, Sébastien, Poétique du paysage dans l’œuvre de Chateaubriand, Paris, Classiques Garnier, 2011.
Berque, Augustin, Médiance. De milieux en paysages, Paris, Belin / Reclus, 1990.
—, Écoumène. Introduction à l’étude des milieux humains, Paris, Belin, 2000 [1987].
—, La pensée paysagère, Paris, Archibooks, 2008.
—, Poétique de la Terre. Histoire naturelle et histoire humaine, essai de mésologie, Paris, Belin, 2014.
Besse, Jean-Marc, Habiter. Un monde à mon image, Paris, Flammarion, 2013.
Blanc, Nathalie, Chartier, Denis et Pughe, Thomas, « Littérature & écologie : vers une écopoétique », Écologie & politique, n°36, 2008, p. 15-28.
Blanc, Nathalie et Rouge, Lionel (dir.), « Écopoétiques », Fixxion. Revue critique de fixxion française contemporaine, n°18, 2019.
Bouvet, Rachel et Marcil-Bergeron, Myriam (dir.), « Pour une approche géopoétique du récit de voyage », Arborescences, n°4, 2014.
Bouvet, Rachel, Vers une approche géopoétique. Lectures de Kenneth White, de Victor Segalen et de J.-M.-G. Le Clézio, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2015.
Brosseau, Marc, Tableau de la géographie littéraire, Pau, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2022.
Buell, Lawrence, Writing for an Endangered World. Literature, Culture, and Environment in the U.S. and Beyond, Cambridge, Harvard University Press, 2001.
Collot, Michel (dir.), Les enjeux du paysage, Bruxelles, Ousia, 1997.
—, La pensée-paysage. Philosophie, arts, littérature, Arles / Paris, Actes Sud / ENSP, 2011.
—, Pour une géographie littéraire, Paris, José Corti, 2014.
—, Le chant du monde dans la poésie française contemporaine, Paris, José Corti, 2019.
Collot, Michel et Mathieu, Jean-Claude (dir.), Espace et poésie, Paris, Presses de l’École normale supérieure, 1987.
Coupe Laurence (dir.), The Green Studies Reader. From Romanticism to Ecocriticism, Londres & New York, Routledge, 2000.
Finch-Race, Daniel et Weber, Julien (dir.), « Ecopoetics / L’Écopoétique », Dix-Neuf, vol. 19, n°3, 2015.
Glotfelty, Cheryll et Fromm, Harold (dir.), The Ecocriticism Reader. Landmarks in Literature Ecology, Athens, University of Georgia Press, 1996.
Huglo, Marie-Pascale, Le sens du récit. Pour une approche esthétique de la narrativité contemporaine, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2007.
Jeannerod, Aude, Schoentjes, Pierre et Sécardin, Olivier (dir.), « Littératures francophones & écologie : regards croisés », Relief. Revue électronique de littérature française, vol. 16, n°1, 2022.
Jeannerod, Aude, Leray, Morgane et Sécardin, Olivier (dir.), À l’École du vivant : enseigner la littérature avec les humanités environnementales, Relief. Revue électronique de littérature française, vol. 18, n°1, 2024.
Marcandier, Christine, L’Écopoétique, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2025.
Meillon, Bénédicte, Ecopoetics of Reenchantment: Liminal Realism and Poetic Echoes of the Earth, Lanham, Boulder, New York, London: Lexington Books, Rowman & Littlefield, Ecocritical Theory and Practice, 2022.
—, « Réalisme liminal et échos poétiques de la biodiversité sylvestre dans Enfance d’un chaman d’Anne Sibran », Biodiversité : Enjeux écopoétiques, co-dirigé par Pascale Amiot, Bénédicte Meillon et Davide Vago, Presses Universitaires de l’Université Catholique de Milan, 2023.
Piatti, Barbara, Die Geographie der Literatur. Schauplätze, Handlungsräume, Raumphantasien, Göttingen, Wallstein Verlag, 2008.
Pierron, Jean-Philippe, Je est un nous. Enquête philosophique sur nos interdépendances avec le vivant, Arles/ ENSP, Actes Sud, 2021.
Posthumus, Stéphanie, French Ecocriticism: From the Early Modern Period to the Twenty-First Century, Toronto, University of Toronto Press, 2017.
Romestaing, Alain, Schaffner, Alain et Vicens, Marie (dir.), Écopoétiques. Écritures de l’environnement, Fixxion. Revue critique de fixxion française contemporaine, n°18, 2019.
Schoentjes, Pierre, Ce qui a lieu. Essai d’écopoétique, Marseille, Wildproject, 2015.
—, Littérature et écologie. Le mur des abeilles, Paris, José Corti, 2020.
Suberchicot, Alain, Littérature et environnement. Pour une écocritique comparée, Paris, Honoré Champion, 2012.
Tally, Robert T., Jr., (dir.), The Routledge Handbook of Literature and Space, New York / London, Routledge, 2017, p. 1-6.
Westphal, Bertrand, La Géocritique. Réel, fiction, espace, Paris, Minuit, 2007.
—, (dir.), Géocritique : État des lieux, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2017.
—, Atlas des égarements. Études géocritiques, Paris, Minuit, 2019.
White, Kenneth, Le plateau de l’albatros. Introduction à la géopoétique, Paris, Grasset, 1994.
1.13 Un siècle de francophonie transatlantique : la Maison des étudiants canadiens comme carrefour de diplomatie culturelle (1926-2026)
- Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026
- À : Maison des étudiants canadiens, Paris
À l’occasion du centenaire de la Maison des étudiants canadiens à Paris, fondée en 1926 au sein de la Cité internationale universitaire, ce colloque entend réfléchir à un siècle de circulations intellectuelles et artistiques entre la France, le Québec et le Canada. La Maison, conçue dès l’origine comme un espace de rencontre, de formation et de diplomatie culturelle, a accueilli des générations d’étudiant.e.s dont les parcours ont profondément marqué les échanges transatlantiques, mais surtout la francophonie. Plusieurs figures majeures des lettres canadiennes y ont séjourné, dont Jeanne Lapointe (1946-1948), Hubert Aquin (1951-1954), Jacques Brault (1958), Louky Bersianik (1958-1960), Gaston Miron (1959-1961), René-Daniel Dubois (1974-1975), Marie-Claire Blais (1976-1978) et Émilie Monnet (1999-2000).
Cet événement compte réunir professeur.e.s, chercheur.euse.s, doctorant.e.s ou autres professionnel.le.s issu.e.s des domaines des lettres, des arts et des sciences humaines afin d’interroger les multiples formes qu’ont prises, depuis un siècle, les relations culturelles et universitaires entre la France, le Québec et le Canada. Les communications pourront aborder l’évolution historique des échanges académiques, l’incidence qu’a pu avoir la mobilité étudiante et artistique, les représentations littéraires et artistiques de la traversée, de l’échange et de l’altérité transatlantiques, ou encore le rôle des institutions, des maisons d’édition, des réseaux intellectuels et culturels dans la construction d’un espace francophone de circulation de savoirs communs aux deux continents.
L’objectif de ce colloque interdisciplinaire est ainsi de mettre en lumière la manière dont la Maison des étudiants canadiens de Paris a servi d’observatoire privilégié des transformations du monde académique, mais aussi de laboratoire où se sont expérimentées de nouvelles formes de coopération, de création et de diplomatie culturelle francophones.
Les thématiques suivantes sont données à titre d’exemples, sans toutefois s’y limiter :
· Les relations France-Québec et France-Canada ;
· Les littératures et arts francophones ;
· La francophonie ;
· Les amitiés, les correspondances transatlantiques francophones ;
· Le mentorat littéraire et artistique francophones ;
· Les échanges académiques et culturels entre la France, le Québec et le Canada ;
· L’histoire de la littérature et de l’édition transatlantiques francophones ;
· Les représentations littéraires du voyage, de l’échange, de l’altérité francophones ;
· La diplomatie culturelle francophone ;
· Le rôle des femmes ainsi que des personnes LGBTQ+ et issues de la diversité dans la diplomatie culturelle francophone ;
· Le rôle des prix et bourses dans la mobilité artistique et académique au sein de la Francophonie ;
· Les réseaux intellectuels et culturels transatlantiques francophones ;
· L’histoire militaire canadienne et québécoise en France.
Les propositions de communication devront être soumises avant le 15 mai 2026 à l’adresse suivante : colloquemec2026@gmail.com. Celles-ci devront être rédigées en français et comporter les informations suivantes :
· Vos coordonnées (prénom, nom, cycle d’études ou titre professionnel, institution et courriel) ;
· Le titre de votre communication ;
· Un résumé de votre communication proposée, d’un maximum de 300 mots ;
· Une notice biobibliographique d’un maximum de 100 mots.
Le colloque se tiendra à Paris à la Maison des étudiants canadiens, du 12 au 14 octobre 2026.
Comité organisateur
· Claudia Bouliane, professeure, Université d’Ottawa.
· Alexis Lacasse, doctorant, Université d’Ottawa.
· France Mainville, directrice, Maison des étudiants canadiens.
· Julie Peghini, maîtresse de conférence, Université Paris 8.
· Myriam Suchet, maîtresse de conférence, Université Sorbonne Nouvelle.
· Anne-Isabelle Tremblay, responsable, Bibliothèque Gaston-Miron – Études québécoises.
Bibliographie indicative
Angers, Stéphanie et Gérard Fabre. Échanges intellectuels entre la France et le Québec (1930-2000). Les réseaux de la revue Esprit avec La Relève, Cité libre, Parti pris et Possibles, Québec, Presses de l’Université Laval, 2005.
Bastien, Frédéric. Relations particulières. La France face au Québec après de Gaulle, Montréal, Boréal, 1999.
Boulanger, Philippe. L’Alliance française. Francophonie et diplomatie culturelle au XXIe siècle, Paris, Éditions du Cygne, 2017.
Chaubet, François. La politique culturelle française et la diplomatie de la langue. De la IIIe République au Général de Gaulle, Paris, L’Harmattan, 2006.
Frenette, Yves, Étienne Rivard et Marc St-Hilaire (dir.). La francophonie nord-américaine, Québec, Presses de l’Université Laval, 2012.
Gauvin, Lise. D’un monde l’autre. Tracées des littératures francophones, Montréal, Mémoire d’encrier, 2013.
Gauvin, Lise (dir.). Les Littératures de langue française à l’heure de la mondialisation, Montréal, Hurtubise, 2010.
Gauvin, Lise (dir.). Les Automatistes à Paris, Montréal, Les 400 coups, 2000.
Guillou, Michel et Trang Phan. Francophonie et mondialisation. Tome 1 : Histoire et institutions des origines à nos jours, Paris, Belin, 2011.
Joyal, Serge et Paul-André Linteau (dir.). France–Canada–Québec. 400 ans de relations d’exception, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2008.
Lacroix, Michel. L’Invention du retour d’Europe : réseaux transatlantiques et transferts culturels au début du XXe siècle, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. « Cultures québécoises », 2014.
Lapointe, Linda. Maison des étudiants canadiens. Cité internationale universitaire de Paris : 75 ans d’histoire, 1926-2001, Saint-Lambert, Stromboli, 2001.
Lombard, Alain. La diplomatie culturelle, Paris, Presses universitaires de France, 2022.
Martin, Laurent, François Chaubet, Charlotte Faucher et Nicolas Peyre (dir.). Histoire(s) de la diplomatie culturelle française. Du rayonnement à l’influence, Toulouse, Éditions de l’Attribut, 2024.
Michon, Jacques (dir.). Éditeurs Transatlantiques, Montréal, Éditions Ex Libris, 1991.
1.14 Reconfigurer l’intertextualité à l’ère des humanités numériques (ENS Paris)
- Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026
- À : ENS, Paris
Dès ses premières formulations théoriques, l’intertextualité s’est imposée comme une notion particulièrement féconde pour les études littéraires et culturelles. Des propositions fondatrices de Julia Kristeva (1969) et Roland Barthes (1974) jusqu’aux travaux de synthèse et de mise en perspective de Nathalie Piégay-Gros (1996), Tiphaine Samoyault (2010) et Graham Allen (2022), elle n’a cessé d’alimenter les débats critiques. Tantôt envisagée dans un sens restreint, centré sur le repérage de contenus textuels explicites et retraçables (citations, reprises, détournements, parodies), tantôt conçue dans une acception plus large incluant allusions, références implicites, cadres génériques, culturels ou linguistiques, l’intertextualité demeure un objet théorique mouvant. La diversité des rapports possibles entre hypotexte et hypertexte, telle qu’elle a notamment été pensée par Gérard Genette (1982), continue ainsi de nourrir des recherches portant sur des corpus variés, anciens et contemporains, dans des
perspectives aussi bien synchroniques que diachroniques.
Au cours des dernières années, les humanités numériques ont donné un nouvel élan à ces questionnements. Plusieurs projets ont en effet cherché à mobiliser des méthodes computationnelles, des instruments de fouille de corpus, des techniques de visualisation ou des approches de distant reading pour étudier les différentes formes de l’intertextualité et de la réécriture. Certains travaux se sont intéressés aux réécritures parodiques et aux pastiches, allant jusqu’à recourir à des modèles génératifs pour en produire de nouveaux (Dinu et al. 2025). D’autres ont exploité l’analyse à grande échelle des stratégies de citation afin d’éclairer la réception d’auteurs et d’œuvres (Rosson et al. 2023 ; Roe 2024 ; Nicolosi 2026), tandis que plusieurs recherches ont tenté de retracer des influences ou des circulations textuelles au-delà des frontières linguistiques et historiques (Reboul 2022 ; Gawley 2024). Plus largement, comme l’ont montré Andrew Coffee et ses collaborateurs (Coffee et al. 2012 ; Coffee 2018), les humanités numériques ont contribué à renouveler les cadres d’analyse des phénomènes intertextuels, même si leur théorisation demeure encore en chantier. Les réflexions proposées par Mellerin et Büchler (2017), Forstall et Scheirer (2019) et Baron (2021) ont également mis en évidence la nécessité de mieux articuler outils, méthodes et concepts.
Dans ce contexte, il paraît opportun d’interroger de manière collective l’apport des humanités numériques à l’étude de l’intertextualité. Que permettent réellement les outils numériques dans l’analyse des citations, des allusions, des pastiches, des parodies, des plagiats, des emprunts ou des filiations textuelles plus diffuses ? Dans quelle mesure transforment-ils non seulement nos pratiques de recherche, mais aussi les catégories théoriques à partir desquelles nous pensons l’intertextualité, la réécriture ou l’influence ? Quelles nouvelles connaissances rendent-ils possibles, et quelles limites méthodologiques, herméneutiques
ou critiques révèlent-ils ?
Ce colloque souhaite réunir des chercheur·euses qui mobilisent des méthodes ou des outils issus des humanités numériques pour étudier l’intertextualité, la réécriture et les phénomènes d’influence textuelle, ou qui souhaitent réfléchir aux effets épistémologiques de ces approches sur la définition même de leur
objet. Il entend favoriser le dialogue entre travaux empiriques, propositions méthodologiques, réflexions théoriques et retours critiques sur les usages du numérique.
Axes thématiques
Les propositions pourront notamment s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes suivants :
– Détection et analyse computationnelle de citations, reprises, allusions, pastiches, parodies ou plagiats ;
– Étude des relations intertextuelles dans des corpus de grande taille, multilingues ou diachroniques ;
– Visualisation, cartographie et modélisation de réseaux textuels ;
– Réflexion critique sur les catégories d’intertextualité, de réécriture, d’influence, d’hypertextualité ou de tradition à l’ère numérique ;
– Usages des grands modèles de langage dans l’analyse, la simulation ou la production de phénomènes de réécriture.
Le colloque accueille des propositions relevant de différents champs, notamment les études littéraires, la littérature comparée, la linguistique, les études culturelles, l’histoire du livre, les études médiatiques, les sciences de l’information et les humanités numériques, ainsi que des contributions à l’interface avec l’informatique ou le traitement automatique des langues.
Modalités de soumission
Les propositions de communication en français ou en anglais, de 250 à 300 mots, accompagnées d’une brève bio-bibliographie incluant les institutions de rattachement, sont à soumettre avant le 15 mai 2026 aux adresses suivantes :
glenn.roe@ens.psl.eu
dario.nicolosi.92@gmail.com
michael.sinatra@umontreal.ca
Les décisions d’acceptation seront communiquées aux auteur·rice·s avant le 1er juillet 2026.
Les communications, en français ou en anglais, ne pourront pas dépasser 20 minutes.
Les organisateurs du colloque prendront en charge les frais d’hébergement de tous les intervenants conviés.
Une publication des actes du colloque est envisagée.
Le colloque est organisé au sein du projet ERC ModERN avec la collaboration du Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques (CRIHN) et du Groupe de Recherche sur les Éditions critiques en contexte Numérique (Université de Montréal).
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Retooling Intertextuality: Digital Humanities and Textual Scholarship
Call for Participation
14–15 September 2026
Salle des Actes, École normale supérieure, Paris
From its earliest theoretical formulations, intertextuality has established itself as one of the most productive concepts in literary and cultural studies. From the foundational work of Julia Kristeva (1969) and Roland Barthes (1974) to the synthesising perspectives of Nathalie Piégay-Gros (1996) Tiphaine Samoyault (2010), and Graham Allen (2022), it has sustained critical debate across generations of scholarship. Conceived at times in a narrow sense — focused on the identification of explicit, traceable textual content such as quotations, adaptations, and parodies — and at others in a broader sense encompassing allusions, implicit references, and generic, cultural, or linguistic frameworks, intertextuality remains a theoretically mobile object. The range of possible relations between hypotext and hypertext, as articulated most influentially by Gérard Genette (1982), continues to animate research across diverse corpora, from ancient to contemporary, in both synchronic and diachronic perspectives.
In recent years, the digital humanities have lent new momentum to these inquiries. A number of projects have sought to mobilise computational methods, corpus analysis tools, visualisation techniques, and distant reading approaches to study the various forms of intertextuality and textual rewriting. Some researchers have explored parodic rewriting and pastiche, drawing on generative models to produce new instances of these forms (Dinu et al. 2025). Others have applied large-scale citation analysis to illuminate the reception of authors and works (Rosson et al. 2023; Roe 2024; Nicolosi 2026), while several studies have sought to trace textual influences and circulations across linguistic and historical boundaries (Reboul 2022; Gawley 2024). More broadly, as Andrew Coffee and collaborators demonstrated (Coffee et al. 2012;
Coffee 2018), digital humanities have contributed to renewing the analytical frameworks for intertextual phenomena, even as their theorisation remains a work in progress. The reflections of Mellerin and Büchler (2017), Forstall and Scheirer (2019), and Baron (2021) have further underscored the need to articulate tools, methods, and concepts more rigorously.
Against this backdrop, it seems timely to collectively examine what digital humanities contribute to the study of intertextuality. What do digital tools actually enable in the analysis of quotations, allusions, pastiches, parodies, plagiarism, and more diffuse textual filiations? To what extent do they transform not only our research practices, but also the theoretical categories through which we understand intertextuality, rewriting, and literary influence? What new knowledge do they make possible, and what methodological, hermeneutic, or critical limits do they reveal?
This colloquium aims to bring together researchers who draw on digital humanities methods or tools to study intertextuality, textual rewriting, and literary influence, or who wish to reflect on the epistemological effects of these approaches on the definition of their objects of inquiry. It seeks to foster dialogue across empirical work, methodological proposals, theoretical reflection, and critical assessment of digital practices.
Topics
Proposals may address, among others, one or more of the following areas:
– Computational detection and analysis of quotations, adaptations, allusions, pastiches, parodies, or plagiarism;
– Intertextual relations in large-scale, multilingual, or diachronic corpora;
– Visualisation, mapping, and modelling of textual networks;
– Critical reflection on the categories of intertextuality, rewriting, influence, hypertextuality, or literary tradition in the digital age;
– Uses of large language models in the analysis, simulation, or production of rewriting phenomena.
The colloquium welcomes proposals from a range of disciplines, including literary studies, comparative literature, linguistics, cultural studies, book history, media studies, information science, and digital humanities, as well as contributions at the interface with computer science or natural language processing.
Submission Guidelines
Proposals of 250–300 words, in French or English, accompanied by a brief bio-bibliographical note indicating institutional affiliation, should be submitted by 15 May 2026 to:
glenn.roe@ens.psl.eu
dario.nicolosi.92@gmail.com
michael.sinatra@umontreal.ca
Notification of acceptance will be communicated to authors by 1 July 2026.
Presentations, in French or English, should not exceed 20 minutes.
The organisers will cover accommodation costs for all invited speakers.
Publication of the proceedings is envisaged.
The colloquium is organised within the framework of the ERC ModERN project, in collaboration with the Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques (CRIHN) and the Groupe de Recherche sur les Éditions critiques en contexte Numérique (Université de Montréal).
Bibliographie
– ALLEN, G. 2011. Intertextuality. London: Routledge.
– BARON, S. 2021. The Birth of Intertextuality: The Riddle of Creativity. London: Routledge.
– BARTHES, R. 1974. « Texte (théorie du) », dans Encyclopædia Universalis.
– COFFEE, N. 2018. « An Agenda for the Study of Intertextuality », Transactions of the American Philological Association, 148, n° 1, p. 205–223.
– COFFEE, N., KOENIG, J.-P., POORNIMA, S., OSSEWAARDE, R., FORSTALL, C., JACOBSON, S. 2012. « Intertextuality in the Digital Age », Transactions of the American Philological Association, 142, n° 2, p. 383–422.
– DINU, A., FLORESCU, A.-M. et DINU, L. 2025. « Analyzing Large Language Models’ Pastiche Ability: A Case Study on a 20th-Century Romanian Author ». Proceedings of the 5th International Conference on Natural Language Processing for Digital Humanities, p. 20–32.
– FORSTALL, C. W. et SCHEIRER, W. J. 2019. Quantitative Intertextuality: Analyzing the Markers of Information Reuse. New York: Springer.
– GAWLEY, J. 2024. Allusions Across the Language Barrier: The Poetic Techniques of Voltaire and Vergil. Paris: Classiques Garnier.
– GENETTE, G. 1982. Palimpsestes : la littérature au second degré. Paris: Éditions du Seuil.
– KRISTEVA, J. 1969. Sēmeiōtikē : Recherches pour une sémanalyse. Paris: Seuil.
– MELLERIN, L. et BÜCHLER, M. (dir.) 2017. « Computer-aided Processing of Intertextuality in Ancient Languages », Journal on Data Mining and Digital Humanities, numéro spécial.
– NICOLOSI, D. M. 2026. « Citer les Pièces de Voltaire dans la presse du XVIIIe siècle, ou de la construction d’une ‘autorité’ », Revue Voltaire, 26, à paraître.
– PIÉGAY-GROS, N. 1996. Introduction à l’intertextualité. Paris: Dunod.
– REBOUL, M. 2022. Comparaison semi-automatique des traductions françaises de l’Odyssée d’Homère (1547–1955). Paris: Classiques Garnier.
– ROE, G. 2024. « Text Reuse as Cultural Practice: Intertextuality in the 18th-Century Digital Archive », Digital Enlightenment Studies, 2, p. 1–30.
– ROSSON, D., MAKELA, E., VAARA, V., MAHADEVAN, A., RYAN, Y., TOLONEN, M. 2023. « Reception Reader: Exploring Text Reuse in Early Modern British Publications », Journal of Open Humanities Data, 9, n° 5, p. 1–11.
– SAMOYAULT, T. 2010. L’intertextualité. Mémoire de la littérature. Paris: Armand Colin.
1.15 Théâtre migrant : définitions, esthétiques, expériences et représentations (Revue Scritture Migranti, Université de Bologne)
- Date de tombée (deadline) : 20 Mai 2026
- À : Université de Bologne
Théâtre migrant : définitions, esthétiques, expériences et représentations
La revue Scritture Migranti lance un appel à contributions pour le vingtième numéro de la revue, dirigé par Florinda Nardi et Paola Ranzini, consacré au thème : Théâtre migrant : définitions, esthétiques, expériences et représentations.
Les contributions étudieront le théâtre migrant dans ses différentes acceptions, à savoir le théâtre des migrants (le théâtre créé par des artistes immigrés ou de deuxième génération, le théâtre créé par des compagnies qui accueillent des artistes étrangers afin de favoriser la rencontre entre les cultures, le théâtre comme lieu de créations d’amateurs et d’activités liées à l’associationnisme social à des fins d’intégration), mais aussi le théâtre sur les migrants, des créations qui ne sont pas nécessairement l’œuvre d’artistes migrants, des créations dans lesquelles le thème de la migration est placé au premier plan, sous ses différentes facettes et selon deux perspectives opposées (c’est-à-dire du point de vue des migrants ou, à l’opposé, de ceux qui les accueillent).
La définition du terme « migrant » dans le domaine littéraire ou, plus généralement, artistique, s’est en effet considérablement élargie au cours des dernières décennies, englobant des créations qui ne sont pas nécessairement l’œuvre d’artistes migrants ni représentatives de leur point de vue. Cette définition peut donc englober aussi bien des représentations de sujets liés à la migration qui s’appuient sur un imaginaire collectif que des récits d’expériences vécues à la première personne, des œuvres à visée empathique ou ayant une finalité dénonciatrice.
La nécessité éthique du théâtre migrant réside dans le fait qu’il s’agit d’une forme de représentation et de narration alternatives par rapport aux discours et aux images que les médias imposent sur la migration et les cultures de la migration. D’ailleurs, c’est précisément en raison du traitement de ce thème dans les médias que le terme même de « migrant » a connu une évolution sémantique, passant d’une signification large et neutre, indiquant un concept de mobilité et de déplacement, à une signification beaucoup plus restrictive liée aux crises sociopolitiques des dernières décennies et indiquant donc un déplacement à sens unique des zones géographiques du sud vers les pays riches du monde occidental.
D’un point de vue esthétique, ces productions s’inscrivent dans une multiplicité de formes et de modèles, expressions délibérée d’une altérité, en référence à la culture avec laquelle elles entretiennent un lien plus ou moins profond, ou expressions de nouvelles formes expérimentales. Dans tous les cas, le théâtre migrant est le plus souvent porteur d’innovations formelles que les différentes traditions du théâtre occidental accueillent et s’approprient.
Appliqué au théâtre, l’adjectif « migrant » n’indique donc ni une approche unitaire ni un corpus délimité de productions. « Théâtre dans lequel la parole est donnée à ceux qui se désignent comme migrants » pourrait sans doute être la qualité (ou l’intention) principale commune à toutes ces productions. Mais elle ne précise pas comment cette parole est mobilisée par les personnes concernées pour parler d’elles-mêmes, ni même si d’autres prennent la parole à leur place.
Axes d’analyse :
• Questions terminologiques pour une définition des phénomènes multiples et complexes du théâtre migrant
• Questions esthétiques : comment représenter la migration ? Dialogue interculturel avec les protagonistes, théâtre du témoignage, théâtre fictionnel, théâtre documentaire, théâtre intermédial, comment représenter la migration ?
• Interculturalité dans la pratique : expériences partagées, compagnies mixtes, écritures « à quatre mains », modalités et méthodologies de travail
• Analyse des œuvres d’artistes migrants
• Analyse d’œuvres ayant pour objet l’expérience migratoire
• Questions linguistiques inhérentes à leur identité, langages utilisés
• Parcours ou produit théâtral : acteur social et laboratoire
• Activités de formation dans les écoles et les contextes sociaux
Typologies des contributions :
Outre les essais critiques traditionnels, seront acceptés les interviews d’artistes ainsi que les témoignages directs d’artistes.
Nous acceptons les contributions qui adoptent une perspective transdisciplinaire, provenant de domaines d’étude autres que le théâtre et la littérature, tels que la sociologie, la musicologie, la linguistique, les études culturelles, les études des médias, les études postcoloniales et d’autres domaines pertinents. Les approches comparatives et internationales sont particulièrement encouragées.
Modalités d’envoi :
Les propositions (1 500 caractères maximum), accompagnées d’une brève fiche biographique (500 caractères maximum), doivent être envoyées avant le 20 mai 2026 (délai reporté) aux adresses électroniques suivantes :
redazione.scritturemigranti@unibo.it
L’acceptation sera communiquée avant le 30 mai 2026.
Les articles (en italien, français ou anglais) acceptés devront être remis avant le 31 août 2026.
- Responsable :
Revue Scritture Migranti, Université de Bologne - Url de référence :
https://scritturemigranti.unibo.it - Adresse :
Université de Bologne
1.16 Vers l’Ouest. Femmes, littérature et droits humains en Europe aux XXe et XXIe s. / Westward: Women, Literature, and Human Rights in Europe in the 20th and 21st Centuries
- Date de tombée (deadline) : 21 Mai 2026
- À : Genève
Vers l’Ouest : Femmes, littérature et droits humains en Europe aux XXe et XXIe siècles
Westward: Women, Literature, and Human Rights in Europe in the 20th and 21st Centuries
Genève / Geneva : Droz, 2027.
L’objectif central de cet ouvrage est de commencer à écrire une autre histoire littéraire européenne des femmes migrantes : une histoire transnationale articulée autour de la question des droits humains, envisagée comme déclencheur, moteur ou sujet de l’écriture. En effet, si l’histoire des migrations européennes est largement documentée, les productions littéraires et intellectuelles des femmes ayant quitté l’Europe de l’Est pour l’Ouest – que ce soit sous les régimes totalitaires ou après la chute du Rideau de fer – demeurent un angle mort d’une approche systématique, tant des histoires de la littérature européenne que de celles des droits humains. Situées à l’intersection de la marginalisation géopolitique et de l’invisibilisation genrée, ces œuvres peinent souvent à trouver leur place dans les canons nationaux [1]. De même, l’essor récent des recherches croisant littérature et droits humains [2] gagnerait à intégrer ces corpus, dont l’analyse permettrait de combler les zones d’ombre d’une réflexion encore trop peu portée sur ces trajectoires spécifiques. Certes, quelques-unes de ces écrivaines, souvent bilingues, voire translingues, ont accédé à la reconnaissance internationale après l’obtention de prix prestigieux (par ex., Herta Müller ou Lisa Appignanesi), tandis que d’autres ont été récemment redécouvertes dans leur pays d’accueil (Irène Némirovsky [3] ou Anna Langfus [4]), où elles sont toutefois souvent présentées comme des hapax et inscrites dans une double filiation culturelle et linguistique, restreinte aux seuls pays d’origine et d’accueil. Cet ouvrage collectif se propose de montrer que ces autrices sont nombreuses et doivent être inscrites dans un phénomène migratoire intra-européen structurel, né de violations des droits humains et sociaux. Il s’agit ainsi d’analyser ces corpus dans une continuité entre les mutations politiques du XXe siècle et celles ayant marqué le tournant du millénaire ainsi que le début du XXIe siècle.
L’histoire migratoire des femmes d’Europe de l’Est témoigne d’une mutation profonde des motifs de l’exil, évoluant de la dissidence politique vers la survie économique, puis vers l’urgence humanitaire. Sous les régimes totalitaires du XXe siècle, franchir le « Rideau de fer » relevait d’un exploit périlleux, marqué par une surveillance étatique constante et le risque de représailles sévères contre les familles restées au pays. L’exil était alors souvent définitif et investi d’une forte charge politique. Après 1989, la chute du mur de Berlin et l’extension de l’Union européenne ont déclenché une vague migratoire massive dictée par la précarité sociale et économique [5], incitant de nombreuses femmes à gagner l’Ouest, souvent pour y occuper des emplois sous-qualifiés, mais essentiels à la subsistance de leurs foyers. Aujourd’hui, l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a engendré une nouvelle crise : on estime que plus de 4,3 millions de personnes réfugiées d’Ukraine résident actuellement en Europe, dont presque 75 % sont des femmes et des enfants [6]. Cette nouvelle vague, motivée notamment par la quête de sécurité face aux crimes de guerre, transforme la démographie ainsi que les politiques d’asile de l’Europe de l’Ouest. Dès lors, il s’agit d’étudier les parcours des écrivaines issues de ces vagues de migration, du XXe au début du XXIe siècle, non plus comme de simples déplacements géographiques, mais comme des vecteurs de solidarité démocratique et de véritables laboratoires de pensée juridique et éthique.
La particularité de cet ouvrage réside ainsi dans l’application du prisme des droits humains comme catégorie critique pour analyser des productions féminines souvent réduites aux étiquettes de « témoignage » ou de « littérature de l’exil ». Cette approche permettra aussi de souligner le cadre systémique de ces mouvements de population, au sein desquels chaque écrivaine inscrit toutefois une identité politique, poétique et esthétique singulière. En intégrant des corpus hybrides – fiction, œuvres autobiographiques, voire autothéoriques, mémoires diplomatiques et écrits professionnels – envisagés comme des « savoirs situés » [7], ce volume entend pallier l’invisibilité historique de « l’autre femme blanche » [8] et des « nouvelles subalternes » [9], y compris des minorités ethniques d’Europe centrale et orientale. L’enjeu réside dans la redécouverte de ces voix en tant qu’actrices intellectuelles majeures du débat démocratique, en explorant leurs écrits non seulement comme des archives de la violence politique, mais comme des formes de résistance cognitive face à l’abolition du jugement individuel.
L’ouvrage s’appuiera sur les œuvres fondatrices des femmes de lettres ayant affronté les totalitarismes, les dictatures, les guerres et les camps de concentration, telles qu’Irène Némirovsky (Empire russe/France), Anna Langfus (Pologne/France), Ágota Kristóf (Hongrie/Suisse), Ugnė Karvelis (Lituanie/France), Monica Lovinescu (Roumanie/France), Sanda Stolojan (Roumanie/France), Aglaja Veteranyi (Roumanie/Suisse) ou encore Oana Orlea (Roumanie/France) et Dubravka Ugrešić (Croatie/Pays-Bas). Ces trajectoires incluent également les analyses cliniques de la terreur d’État, des crimes de guerre et des violences de genre par des autrices comme Herta Müller (Roumanie/Allemagne) ou Slavenka Drakulić (Croatie/Suède). La recherche s’étendra aux écritures postcommunistes et contemporaines traitant de la précarité, de la vulnérabilité sociale, des discriminations et de la transition démocratique, représentées par des autrices telles que Tatiana Țîbuleac (Moldavie/France), Dana Grigorcea (Roumanie/Suisse), Katja Petrowskaja (Ukraine/Allemagne), Margaryta Yakovenko (Ukraine/Espagne), Tetiana Maliarchuk (Ukraine/Autriche), Aleksandra Lun (Pologne/Espagne/Belgique), Wioletta Grzegorzewska (Pologne/Royaume-Uni), ou encore Amelia Tiganus (Roumanie/Espagne), Andreea Simionel (Roumanie/Italie), Lea Ypi (Albanie/Italie/Royaume-Uni) et Kapka Kassabova (Bulgarie/Royaume-Uni), pour n’en nommer que quelques-unes. Ces exemples illustrent la dimension supra- et transnationale d’une création littéraire féminine née de migrations intra-européennes. Motivées par des facteurs politiques, sociaux et économiques, ces trajectoires offrent des ressorts analytiques qu’il convient encore d’étudier. En comblant cette lacune par une approche systémique et comparative, l’ouvrage proposera ainsi une lecture inédite de la mémoire européenne, démontrant comment, au cœur de la marginalisation, ces écrivaines transforment le non-respect des droits fondamentaux en un espace de créativité critique, essentiel pour repenser les crises et les soubresauts politiques du continent.
Axes de recherche :
Les contributions pourront s’articuler autour des axes suivants (liste non exhaustive) :
– Le texte comme archive des droits fondamentaux : cet axe envisage les textes littéraires comme des archives alternatives, capables de documenter des expériences de dépossession souvent absentes des récits institutionnels des droits humains ;
– Écriture de soi et savoirs situés : analyser comment l’écriture de soi (autobiographie, journaux, mémoires, autofiction, essais autothéoriques, etc.) transforme l’expérience vécue en un laboratoire où le corps migrant devient le lieu d’une réflexion sur des problèmes politiques et sociaux ;
– Corps et violence d’État : examiner les écrits de l’enfermement politique, tels que les récits de prison, les journaux de détention et les mémoires de libération, comme témoignages d’une expérience genrée de la répression ;
– Genre et intersectionnalité : interroger la spécificité du sujet féminin est-européen au croisement des rapports de domination (classe, genre, origine) ;
– Médiations culturelles et circulation des idées : étudier les figures de traductrices, d’éditrices, de diplomates et d’actrices institutionnelles de l’exil qui ont contribué à la circulation des œuvres et des débats démocratiques entre l’Est et l’Ouest ;
– Droits humains et matérialité : examiner les conditions matérielles de la résistance intellectuelle, par ex., les objets, les technologies et les réseaux de soutien ;
– Minorités et marges de l’exil : interroger la double exclusion des femmes issues de minorités sexuelles et ethniques d’Europe de l’Est ;
– Approches comparatives, synchroniques ou diachroniques : cet axe privilégie les analyses transnationales, transgénérationnelles et translinguistiques des écritures féminines de l’exil est-européen. L’enjeu est d’appréhender ces productions comme un ensemble cohérent, structuré par le partage d’expériences historiques et de cadres juridiques communs.
Modalités de soumission et calendrier :
Les propositions de chapitres portant sur une ou plusieurs écrivaines (environ 350-500 mots), en français ou en anglais, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, doivent être envoyées au format Word aux adresses : diana.mistreanu@uni-passau.de et vera-gajiu@uni-passau.de au plus tard le 21 mai 2026. Les notifications d’acceptation seront envoyées au plus tard le 30 mai 2026. Les chapitres complets seront remis au plus tard le 30 septembre 2026 et feront l’objet d’une évaluation en double aveugle, ainsi que d’une évaluation effectuée par la maison d’édition. La publication de l’ouvrage est prévue pour 2027.
Comité scientifique (confirmé) : Sara De Balsi, Alex Demeulenaere, Alice Duhan, Timea Gyimesi, Laura T. Ilea, Charlotte Krauss, Audrey Lasserre, Viktoria Lühr, Laetitia Saintes, Ana Belén Soto.
Références bibliographiques :
[1] Cf. Diana Mistreanu et Vera Gajiu, « “Femmes de l’Est”, histoire et mémoire : les xénographies oubliées des littératures de langue française du XXe siècle », in : H. Barthelmebs et L. Saintes, dir., Penser la place des femmes dans l’histoire littéraire francophone. Enjeux et perspectives, Éditions Academia-EME, 2026, sous presse. Voir aussi : Marina Ortrud M. Hertrampf et Diana Mistreanu : Langue(s) et espaces dans les xénographies féminines en français, AVM. DOI : https://doi.org/10.23780/9783960916314 ; Galin Tihanov, « Russian Émigré Literary Criticism and Theory Between the World Wars », p. 144-162, DOI : https://doi.org/10.2307/j.ctt5hjn1z.12, et Catharine Theimer Nepomnyashchy, « The Alter Ego: Émigré Literary Criticism from World War II to the End of the Soviet Union », p. 269-286, DOI : https://doi.org/10.2307/j.ctt5hjn1z.18, in : E. Dobrenko et G. Tihanov, A History of Russian Literary Theory and Criticism: The Soviet Age and Beyond, University of Pittsburgh Press, 2011 ; Annick Morand, De l’émigré au déraciné. La « jeune génération » des écrivains russes entre identité et esthétique (Paris, 1920-1940), L’Âge d’Homme, 2010 ; Leonid Livak, Russian Émigrés in the Intellectual and Literary Life of Interwar France: A Bibliographical Essay, McGill-Queen’s UP, 2010. Voir aussi les travaux d’Alain Ausoni sur le translinguisme, par ex. : Mémoires d’outre-langue : L’écriture translingue de soi, Slatkine, 2018.
[2] On consultera à profit : Elizabeth Swanson Goldberg, Beyond Terror: Gender, Narrative and Human Rights, Rutgers University Press, 2007 ; Elizabeth Swanson Goldberg et Alexandra Schultheis Moore, dir., Theoretical Perspectives on Human Rights and Literature, Routledge, 2012 ; Sophia McClennen et Alexandra Schultheis Moore, dir., The Routledge Companion to Literature and Human Rights, Routledge, 2016 ; Joseph Slaughter, Human Rights, Inc.: The New World Novel, Narrative Form, and International Law, Fordham University Press, 2007 ; Lynn Hunt, Inventing Human Rights: A History, W. W. Norton & Company, 2007 ; James Dawes, That the World May Know: Bearing Witness to Atrocity, Harvard University Press, 2009 ; Christine Baron, La littérature à la barre, CNRS Éditions, 2021 ; Efstratia Oktapoda-Lu et Vassiliki Lalagianni, La Francophonie dans les Balkans. Les voix des femmes, Publisud, 2005.
[3] Olivier Philopponnat et Patrick Lienhardt, La vie d’Irène Nemirovsky, Grasset et Denoël, 2007.
[4] Maxime Decout, Nelly Wolf, Renata Jakubczuk et Sylwia Kucharuk, dir., Anna Langfus, la Shoah, le silence et la voix, Brill-Rodopi, 2023 ; Jean-Yves Potel, Les disparitions d’Anna Langfus, Noir sur Blanc, 2014.
[5] Linda J. Cook, Welfare Nationalism in Europe and Russia: The Politics of 21st Century Exclusionary and Inclusionary Migrations, Cambridge University Press, 2024 ; Agata Górny et Paolo Ruspini, Migration in the New Europe. East-West Revisited, Palgrave Macmillan, 2004 ; Luisa Passerini, Dawn Lyon, Enrica Capussotti et Ioanna Laliotou, dir., Women Migrants From East to West. Gender, Mobility and Belonging in Contemporary Europe, Berghahn Books, 2007 ; Evangelia (Lilian) Tsourdi et Philippe De Bruycker, dir., Research Handbook on EU Migration and Asylum Law, Edward Elgar Publishing, 2022 ; Marta Caraion, Géographie des ténèbres. Bucarest-Transnistrie-Odessa 1941-1981, Fayard, 2024 ; Sara De Balsi, Agota Kristof, écrivaine translingue, Presses Universitaires de Vincennes, 2019.
[6] https://ec.europa.eu/eurostat/en/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260210-1 [12/02/2026].
[7] Donna Haraway, « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective », Feminist Studies, 14/3, 1988, p. 575-599.
[8] Cristina Modreanu, Performing Womanhood in Eastern Europe: The Other White Woman, Routledge, 2025.
[9] Adriana Stan, dir., « Special Issue: The New Subalterns », Journal of Postcolonial Writing, 61/4, 2025.
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Call for chapters
Vers l’Ouest : Femmes, littérature et droits humains en Europe aux XXe et XXIe siècles
Westward: Women, Literature, and Human Rights in Europe in the 20th and 21st Centuries
Genève / Geneva : Droz, 2027.
The central objective of this volume is to begin writing an alternative European literary history of migrant women: a transnational history articulated around the question of human rights, viewed as a trigger, a driving force, or a subject of writing. Indeed, while the history of European migration is widely documented, the literary and intellectual productions of women who left Eastern Europe for the West – whether under totalitarian regimes or after the fall of the Iron Curtain – remain a blind spot for systematic approaches in both European literary history and human rights history. Situated at the intersection of geopolitical marginalization and gendered invisibility, these works often struggle to find their place within national canons [1]. Similarly, the recent surge in research on literature and human rights [2] would benefit from integrating these works, filling the gaps in a critical reception that has not yet sufficiently addressed these specific trajectories. Admittedly, a few of these writers, often bilingual or even translingual, have achieved international recognition after receiving prestigious awards (e.g., Herta Müller or Lisa Appignanesi), while others have been recently rediscovered in their host countries (Irène Némirovsky [3] or Anna Langfus [4]). However, they are still often presented there as isolated occurrences and assigned to a double cultural and linguistic lineage restricted solely to the countries of origin and host. This collective work proposes to demonstrate that these authors are numerous and must be understood as part of a structural intra-European migratory phenomenon born from violations of human and social rights. The aim is thus to analyze these corpora in a continuity between the political mutations of the 20th century and those marking the turn of the millennium and the beginning of the 21st century.
The migratory history of women from Eastern Europe bears witness to a profound shift in the motives for exile, evolving from political dissidence toward economic survival, and subsequently toward humanitarian urgency. Under the totalitarian regimes of the 20th century, crossing the “Iron Curtain” was a perilous feat, marked by constant state surveillance and the risk of severe reprisals against families left behind. Exile was then often definitive and invested with a strong political charge. After 1989, the fall of the Berlin Wall and the expansion of the European Union triggered a massive migratory wave dictated by social and economic precariousness [5], prompting many women to move West, often to occupy under-qualified but essential jobs for the subsistence of their households. Today, the 2022 invasion of Ukraine by Russia has created a new crisis: it is estimated that over 4.3 million refugees from Ukraine currently reside in Europe, of whom nearly 75% are women and children [6]. This new wave, motivated notably by the quest for safety in the face of war crimes, is transforming the demographics as well as the asylum policies of Western Europe. Consequently, it is necessary to study the paths of women writers from these waves of migration, from the 20th to the early 21st century, no longer as simple geographical displacements, but as vectors of democratic solidarity and true laboratories of legal and ethical thought.
The uniqueness of this volume thus lies in applying the prism of human rights as a critical category to analyze female productions often reduced to the labels of “testimony” or “exile literature.” This approach will also highlight the systemic framework of these population movements, within which each writer nonetheless inscribes a singular political, poetic, and aesthetic identity. By integrating hybrid corpora – fiction, autobiographical or even autotheoretical works, diplomatic memoirs, and professional writings – viewed as “situated knowledges” [7], this volume intends to remedy the historical invisibility of “the other white woman” [8] and the “new subalterns” [9], including ethnic minorities from Central and Eastern Europe. The goal is to rediscover these voices as major intellectual actors in democratic debate, exploring their writings not only as archives of political violence but as forms of cognitive resistance against the abolition of individual judgment.
The volume will draw on the foundational works of women of letters who faced totalitarianism, dictatorships, wars, and concentration camps, such as Irène Némirovsky (Russian Empire/France), Anna Langfus (Poland/France), Ágota Kristóf (Hungary/Switzerland), Ugnė Karvelis (Lithuania/France), Monica Lovinescu (Romania/France), Sanda Stolojan (Romania/France), Aglaja Veteranyi (Romania/Switzerland), or Oana Orlea (Romania/France) and Dubravka Ugrešić (Croatia/Netherlands). These trajectories also include clinical analyses of state terror, war crimes, and gender-based violence by authors like Herta Müller (Romania/Germany) or Slavenka Drakulić (Croatia/Sweden). The research will extend to post-communist and contemporary writings dealing with precariousness, social vulnerability, discrimination, and democratic transition, represented by authors such as Tatiana Țîbuleac (Moldova/France), Dana Grigorcea (Romania/Switzerland), Katja Petrowskaja (Ukraine/Germany), Margaryta Yakovenko (Ukraine/Spain), Tetiana Maliarchuk (Ukraine/Austria), Aleksandra Lun (Poland/Spain/Belgium), Wioletta Grzegorzewska (Poland/UK), or Amelia Tiganus (Romania/Spain), Andreea Simionel (Romania/Italy), Lea Ypi (Albania/Italy/UK), and Kapka Kassabova (Bulgaria/UK), to name but a few. These examples illustrate the supra- and transnational dimension of a specific women’s literature emerging from intra-European migrations. Driven by political, social, and economic factors, these trajectories offer analytical resources that still require study. By filling this gap through a systemic and comparative approach, the book will offer an unprecedented reading of European memory, demonstrating how, at the heart of marginalization, these writers transform the violation of fundamental rights into a space for critical creativity, essential for rethinking the continent’s crises and political upheavals.
Research axes:
Contributions may focus on the following themes (non-exhaustive list):
– the text as an archive of fundamental rights: this axis views literary texts as alternative archives capable of documenting experiences of dispossession often absent from institutional human rights narratives;
– life writing and situated knowledges: analyzing how life writing (autobiography, diaries, memoirs, autofiction, autotheoretical essays, etc.) transforms lived experience into a laboratory where the migrant body becomes the site for reflection on political and social issues;
– the body and gendered state violence: examining writings of political confinement, such as prison narratives, detention diaries, and liberation memoirs, as testimonies of a gendered experience of repression;
– gender and intersectionality: interrogating the specificity of the Eastern European female subject at the intersection of power dynamics (class, gender, origin);
– cultural mediation and the circulation of ideas: studying the figures of translators, editors, diplomats, and institutional actors in exile who contributed to the circulation of works and democratic debates between East and West;
– human rights and materiality: examining the material conditions of intellectual resistance (e.g., objects, technologies, and support networks);
– minorities and the margins of exile: interrogating the double exclusion of women belonging to sexual and ethnic minorities in Eastern Europe;
– comparative, synchronic, or diachronic approaches: this axis prioritizes transnational, transgenerational, and translinguistic analyses of Eastern European exile writings. The goal is to understand these productions as a coherent whole, structured by shared historical experiences and common legal frameworks.
Submission guidelines and timeline:
Chapter proposals focusing on one or more writers (approximately 350-500 words), in either French or English, accompanied by a short bio-bibliography, must be sent in Word format to diana.mistreanu@uni-passau.de and vera.gajiu@uni-passau.de no later than May 21, 2026. Notifications of acceptance will be sent by May 30, 2026. Completed chapters are to be submitted by September 30, 2026, and will undergo a double-blind peer review process, as well as an evaluation by the publishing house. The publication of the volume is scheduled for 2027.
Scientific committee (confirmed): Sara De Balsi, Alex Demeulenaere, Alice Duhan, Timea Gyimesi, Laura T. Ilea, Charlotte Krauss, Audrey Lasserre, Viktoria Lühr, Laetitia Saintes, Ana Belén Soto.
References:
[1] Cf. Diana Mistreanu and Vera Gajiu, “«Femmes de l’Est», histoire et mémoire : les xénographies oubliées des littératures de langue française du XXe siècle”, in: H. Barthelmebs and L. Saintes, dir., Penser la place des femmes dans l’histoire littéraire francophone. Enjeux et perspectives, Éditions Academia-EME, 2026, forthcoming. See also: Marina Ortrud M. Hertrampf and Diana Mistreanu: Langue(s) et espaces dans les xénographies féminines en français, Akademische Verlagsgemeinschaft München. DOI: https://doi.org/10.23780/9783960916314; Galin Tihanov, “Russian Émigré Literary Criticism and Theory Between the World Wars”, p. 144-162, DOI: https://doi.org/10.2307/j.ctt5hjn1z.12, and Catharine Theimer Nepomnyashchy, “The Alter Ego: Émigré Literary Criticism from World War II to the End of the Soviet Union”, p. 269-286, DOI: https://doi.org/10.2307/j.ctt5hjn1z.18, in: E. Dobrenko and G. Tihanov, A History of Russian Literary Theory and Criticism: The Soviet Age and Beyond, University of Pittsburgh Press, 2011; Annick Morand, De l’émigré au déraciné. La «jeune génération» des écrivains russes entre identité et esthétique (Paris, 1920-1940), L’Âge d’Homme, 2010; Leonid Livak, Russian Émigrés in the Intellectual and Literary Life of Interwar France: A Bibliographical Essay, McGill-Queen’s UP, 2010. See also: Alain Ausoni’s work on translingualism, e.g., Mémoires d’outre-langue : L’écriture translingue de soi, Slatkine, 2018.
[2] Cf.: Elizabeth Swanson Goldberg, Beyond Terror: Gender, Narrative and Human Rights, Rutgers University Press, 2007; Elizabeth Swanson Goldberg and Alexandra Schultheis Moore, eds., Theoretical Perspectives on Human Rights and Literature, Routledge, 2012; Sophia McClennen and Alexandra Schultheis Moore, eds., The Routledge Companion to Literature and Human Rights, Routledge, 2016; Joseph Slaughter, Human Rights, Inc.: The New World Novel, Narrative Form, and International Law, Fordham University Press, 2007; Lynn Hunt, Inventing Human Rights: A History, W. W. Norton & Company, 2007; James Dawes, That the World May Know: Bearing Witness to Atrocity, Harvard University Press, 2009; Christine Baron, La littérature à la barre, CNRS Éditions, 2021; Efstratia Oktapoda-Lu and Vassiliki Lalagianni, La Francophonie dans les Balkans. Les voix des femmes, Publisud, 2005.
[3] Olivier Philopponnat and Patrick Lienhardt, La vie d’Irène Nemirovsky, Grasset et Denoël, 2007.
[4] Maxime Decout, Nelly Wolf, Renata Jakubczuk and Sylwia Kucharuk, eds., Anna Langfus, la Shoah, le silence et la voix, Brill-Rodopi, 2023; Jean-Yves Potel, Les disparitions d’Anna Langfus, Noir sur Blanc, 2014.
[5] Linda J. Cook, Welfare Nationalism in Europe and Russia: The Politics of 21st Century Exclusionary and Inclusionary Migrations, Cambridge University Press, 2024; Agata Górny and Paolo Ruspini, Migration in the New Europe. East-West Revisited, Palgrave Macmillan, 2004; Luisa Passerini, Dawn Lyon, Enrica Capussotti and Ioanna Laliotou, eds., Women Migrants From East to West. Gender, Mobility and Belonging in Contemporary Europe, Berghahn Books, 2007; Evangelia (Lilian) Tsourdi and Philippe De Bruycker, eds., Research Handbook on EU Migration and Asylum Law, Edward Elgar Publishing, 2022; Marta Caraion, Géographie des ténèbres. Bucarest-Transnistrie-Odessa 1941-1981, Fayard, 2024; Sara De Balsi, Agota Kristof, écrivaine translingue, Presses Universitaires de Vincennes, 2019.
[6] https://ec.europa.eu/eurostat/en/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260210-1 [12/02/2026].
[7] Donna Haraway, “Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective”, Feminist Studies, 14/3, 1988, p. 575-599.
[8] Cristina Modreanu, Performing Womanhood in Eastern Europe: The Other White Woman, Routledge, 2025.
[9] Adriana Stan, ed., “Special Issue: The New Subalterns”, Journal of Postcolonial Writing, 61/4, 2025.
1.17 Qu’en est-il des pères de la nation ? Métamorphoses littéraires d’un paradigme politique en Afrique francophone (Pise)
- Date de tombée (deadline) : 22 Mai 2026
- À : Université de Pise, Italie
Laboratoire de recherche “Francophonies itinérantes”
Colloque international – 3e édition
4-6 novembre 2026
Qu’en est-il des pères de la nation ?
Métamorphoses littéraires d’un paradigme politique en Afrique francophone
Dipartimento di Filologia, Letteratura e Linguistica
Palazzo Boilleau, via Santa Maria 85, Pise
Appel à communications
Dans les décennies qui ont suivi la proclamation de l’indépendance dans les anciennes colonies françaises en Afrique centrale et occidentale, le roman est devenu non seulement un moyen de témoignage, une arme de contestation des régimes autocratiques et répressifs qui se sont alternés sur le continent, mais aussi un espace de réflexion sur le pouvoir, sur la manière que ce dernier a de se concevoir, se représenter et se légitimer aux yeux du monde. Pour reprendre la belle définition de Laurent Monnier, le roman s’est imposé comme « le lieu où se perçoivent le mieux […] les éléments d’une théorie africaine de la politique en Afrique ».
Un nœud central de cette science politique romanesque doit être repéré dans la manière par laquelle certains auteurs ont fait place dans leurs œuvres à ce que Michael Schatzberg (2001) a appelé une « imagerie persistante et pervasive » ou, selon la définition d’un autre spécialiste des études de politique comparée, au « répertoire du politique le plus universel qui soit, au moins en apparence » (Bayart 2018) : nous nous référons à l’énonciation des rapports de pouvoir en termes de relations familiales, énonciation qui, dans le cadre postcolonial, a été infléchie le plus souvent (quoique pas de façon exclusive) dans l’image du chef de l’État en tant que “père de la nation“.
Ce répertoire discursif se situe dans le sillon d’une tradition de longue date qu’il suffirait de parcourir même approximativement pour comprendre le sens de l’avertissement lancé par Bayart à propos de son caractère apparemment universel : car s’il est vrai que les configurations familiales peuvent changer d’une époque et d’une société à une autre, à plus forte raison « les élaborations idéologiques et politiques des rapports sociaux qui se réclament de la “parenté” sont hétéroclites » (Bayart 2018). L’image du père de la nation constitue en effet une des possibles occurrences d’un réseau métaphorique qui, depuis l’Antiquité, a été « régulièrement sollicitée par les idéologies les plus diverses [et] a gardé jusqu’à aujourd’hui, en tant qu’arme de légitimation ou de séduction, une place éminente quoique variable » (Borgetto 1983). Que l’on songe, à simple titre d’exemple, au titre honorifique de Pater patriae que les Romains attribuaient à des personnalités qui s’étaient distinguées par les services rendus à l’État, et qui à partir d’Auguste fut décerné aux empereurs. Et si, entre le XVIe et le XVIIIe siècle, l’image du “Roi père” fut employée en Europe au service de l’institution monarchique pour affirmer sa légitimité et justifier l’étendue de son pouvoir, à l’époque des révolutions qui marquèrent, des deux côtés de l’Atlantique, la fin de l’Ancien Régime, les métaphores familiales devinrent au contraire un instrument pour dénoncer les abus et les limites de l’absolutisme, pour « penser l’indépendance vis-à-vis de la Mère patrie » (Verjus 2009). Plus tard, au cours du XIXe siècle, ce répertoire fut exploité pour soutenir et alimenter l’idéologie patriotique et nationaliste (Banti 2000) et encore pour repenser le rapport entre roi et sujets dans le contexte des nouvelles monarchies constitutionnelles – le roi comme frère aîné, plutôt que comme père (Brice 2012).
Dans le contexte des sociétés africaines postcoloniales, cette métaphore a connu une fortune singulière, devenant le point de tangence entre des discours idéologiques officiels et leur réélaboration littéraire. Nombreux sont les chefs d’état qui l’ont employée : de Mobutu Sese Seko, autoproclamé « père de la nation zaïroise », à Jean-Bedel Bokassa, selon lequel « ce qui compte le plus en Empire Centre-Africain, c’est Dieu, l’argent et moi votre papa »[1], en passant par le président camerounais Paul Biya, qui affirmait « Je suis le père de la nation, je pense à tout le monde, à tous mes enfants »[2], et Gnassingbé Eyadéma, « le père et le bâtisseur du Togo nouveau »[3], pour terminer avec Félix Houphouët-Boigny, que d’autres chefs d’état africains appelaient “père” ou “frère ainé“ et qui en mourant laissa, selon les mots du premier ministre de l’époque Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire “orpheline” (Schatzberg 2001).
Face à cette représentation officielle, les écrivains francophones ont adopté une posture critique, révélant la face obscure de cette paternité politique. Dès la fin des années 1960 et jusqu’à la fin du XXe siècle, des auteurs tels que Ahmadou Kourouma (Les Soleils des indépendances, En attendant le vote des bêtes sauvages), Sony Labou Tansi (La vie et demie, L’État honteux), Aminata Sow Fall (L’ex-père de la nation), Sembène Ousmane (Le dernier de l’Empire), Henri Lopes (Le Pleurer-Rire) ou Williams Sassine (Le jeune homme de sable) ont mis en scène des pères de la nation qui connaissent un processus de dégradation systématique. D’un texte à l’autre l’on reconnaît des éléments récurrents, le plus fréquent étant l’insistance sur le clivage entre un chef qui « affiche des attitudes de père protecteur alors que le récit lui attribue le rôle de l’ogre des contes de fée » (Baudin 2013).
La vague de démocratisation des années 1990 – qui a vu l’adoption ou la réintroduction du multipartisme et la reconnaissance de droits civils et politiques – a été accompagnée d’un travail de relecture critique des grands récits nationaux établis à partir des Indépendances. Comme ce travail a abouti à une « renégociation des mythologies politiques » sinon à « des processus de réécriture des mythes fondateurs » (Charton et Fouéré 2013), on peut légitimement considérer que la prise de parole des écrivains que nous avons évoqués, se situant en large partie entre les années 1970 et 1980, a joué « un rôle d’avant-garde pour faire entendre la voix des sans-voix » (Ibid.), et a ainsi anticipé ce processus de refonte et de pluralisation des mémoires sur les pères de la nation. Cependant, s’il est vrai que le souvenir des figures identifiées comme pères de la nation continue de jouer pleinement « dans l’échiquier politique présent et dans les imaginaires de nations toujours en construction et en recomposition » (Ibid.), il faut aussi reconnaître que le paysage politique de l’Afrique subsaharienne a considérablement évolué depuis la fin du siècle dernier, et que cette évolution appelle de nouvelles interrogations. L’objectif de ce colloque est alors de faire ressortir l’apport spécifique de la littérature à l’écriture et à la réécriture des imaginaires politiques du pouvoir en Afrique francophone subsaharienne. Nous suggérons ci-dessous des axes d’investigation possibles :
● De quelles manières le roman africain francophone a-t-il mis en scène, dans le dernier tiers du XXe siècle, l’emploi de la métaphore paternelle du pouvoir de la part des chefs politiques des états africains issus de la décolonisation ? Est-il possible de dégager, à partir de la représentation que chaque écrivain(e) a proposé de la figure du chef en tant que “père de la nation“, les éléments d’une science politique romanesque ?
● De quelles manières la littérature des vingt-cinq dernières années continue-t-elle de représenter l’auto-mise en scène du pouvoir dans une période où les États nations africains sont menacés par de puissantes forces centrifuges, aussi bien celles mises en œuvre par les ingérences étrangères (à différents niveaux : économique, politique, militaire, environnemental) que celles engendrées par les rivalités communautaires ? Quelles nouvelles métaphores ou réseaux métaphoriques, peut-être moins centrées sur la parenté stricte, sont-elles mises en œuvre dans les fictions plus récentes ?
● Quel sens attribuer au recours croissant aux figures de l’ancestralité dans le roman actuel ? Peut-il être considéré comme une tentative de réinvestir la figure paternelle de nouvelles significations ? Serait-il plutôt une manière de transformer le père en un “spectre” qui hante le présent ? Ou encore s’agit-il d’une rupture définitive avec le modèle du père de la nation, d’une contestation de la modernité étatique héritée de la colonisation ?
● Quelles sont les effets d’une éventuelle féminisation du paradigme du père de la nation sur les représentations littéraires du pouvoir politique en Afrique ? Assiste-t-on à une réappropriation ou à une subversion des codes de la domination ? La féminisation induit-elle une gestion plus horizontale ou communautaire, par opposition au modèle vertical et souvent “ogresque“ du père protecteur des premières décennies de l’après indépendances ?
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Nous invitons les candidat.e.s à envoyer leur proposition de communication (composée d’un résumé en français de 500 mots, d’un bref profil bio-bibliographique et de l’indication de l’affectation institutionnelle) à l’adresse francophonie.pise2022@gmail.com
Date limite pour l’envoi des propositions : 22 mai 2026.
Langue du colloque : français.
La participation au colloque est gratuite, mais les frais d’hébergement et de transport sont à la charge de chaque participant.e.
Ce colloque international respecte le principe horizontal de l’égalité des chances hommes/femmes et de non discrimination, établi par le Comitato Unico di Garanzia de l’Université de Pise.
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Comité scientifique
Véronic Algeri (Université de Rome « Roma Tre »)
Francesco Attruia (Université de Pise)
Elara Bertho (CNRS – Les Afriques dans le monde)
Alexandre Calvanese (Université de Pise)
Xavier Garnier (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
Maëline Le Lay (CNRS – Thalim)
Marco Modenesi (Université de Milan « La Statale »)
Chiara Molinari (Université de Milan « La Statale »)
Barbara Sommovigo (Université de Pise)
Valeria Sperti (Université de Naples « Federico II »)
Comité organisateur
Francesco Attruia
Alexandre Calvanese
Camilla Predieri
Barbara Sommovigo
Bibliographie indicative
Œuvres de fiction
Bofane, J. (2014), Congo Inc, Arles, Actes Sud.
Duchâtelet, Ayoh K. (2025), La Grotte aux poissons aveugles, Ròt-Bò-Krik.
Fall, A. S. (1987), L’ex-père de la nation, Paris, L’Harmattan.
Kane, C. H. (1997), Les Gardiens du temple, NEI.
Kourouma, A. (1968), Les Soleils des indépendances, Paris, Seuil.
Kourouma, A. (1988), En attendant le vote des bêtes sauvages, Paris, Seuil.
Lopes, H. (1982), Le Pleurer-Rire, Paris, Présence africaine.
Miano, L. (2019), Rouge impératrice, Paris, Grasset.
Monénembo, T. (1979), Les crapauds-brousse, Paris, Seuil.
Monénembo, T. (2000), L’aîné des orphelins, Paris, Seuil.
Ousmane S. (1981), Le dernier de l’Empire, Paris, L’Harmattan.
Sassine W. (1979), Le jeune homme de sable, Paris, Présence Africaine.
Sony Labou Tansi (1979), La vie et demie, Paris, Seuil.
Sony Labou Tansi (1981), L’État honteux, Paris, Seuil.
Essais
Badibanga, A. (1980), « Je suis le “père de la nation” », Le Mois en Afrique, 180-81, p. 103-116.
Banti, A. M. (2000), La nazione del Risorgimento, Torino, Einaudi.
Baudin, R. (2013), Une lecture du roman africain contemporain depuis 1968. Du pouvoir dictatorial au mal moral, Paris, L’Harmattan, « Palinure ».
Bayart, J.-F. (2018), L’illusion identitaire [1996], Paris, Fayard, coll. « Pluriel ».
Borgetto, M. (1983), « Métaphore de la famille et idéologies », dans Aa. Vv., Le droit non civil de la famille, Paris, Presses Universitaires de France.
Brice, C. (2012), « Métaphore familiale et monarchie constitutionnelle. L’incertaine figure du roi “père” (France et Italie au XIXe siècle) », dans G. Bertrand, C. Brice et G. Montègre (dir.), Fraternité. Pour une histoire du concept, Grenoble, 2012, p. 157-187.
Brossier, M. (dir.) (2019), Dossier « Le politique, une affaire de famille ? », Cahiers d’études africaines, 234.
Charton, H. et Fouéré, M.-A. (dir.) (2013), Dossier « Héros nationaux et pères de la nation en Afrique », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 118, 2.
Delaplace, G., (2024), La Voix des fantômes. Quand les morts débordent, Paris, Editions du Seuil.
Hunt, L. (1992), The Family Romance of the French Revolution, Los Angeles, University of California Press.
Krainak, A. (2025), Futur ancestral, Editions Dehors.
Le Quellec Cottier, Ch. et Cossy ,V. (dir.) (2022), Africana. Figures de femmes et formes de pouvoir, Paris, Classiques Garnier.
Merrick, J. (1993), « Fathers and kings: patriarchalism and absolutism in eighteenth-century French politics », Studies on Voltaire & the Eighteenth Century, 308, p. 281-303.
Monnier, L. (1988), « Politique africaine au miroir du roman : A Propos d’une lecture du Pleurer-Rire », Canadian Journal of African Studies / Revue Canadienne des Études Africaines, 22/2, p. 301-309.
Schatzberg, M. G. (2001), Political Legitimacy in Middle Africa. Father, Family, Food, Bloomington, Indiana University Press.
Sperti, V. (2000), La parola esautorata. Figure dittatoriali nel romanzo africano francofono, Napoli, Liguori.
Stépanoff, Ch. (2024), Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l’humain, Paris, La Découverte.
Verjus, A. (2009), « Du patriarcalisme au paternalisme. Les modèles familiaux de l’autorité politique dans les Républiques de France et d’Amérique », dans P. Serna (dir.), Républiques sœurs : le Directoire et la Révolution atlantique, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 35-52.
[1] Jeune Afrique, 14 mars 1979, cité par Badibanga 1980, p. 104‑105.
[2] Cameroon Tribune [Yaoundé], 20 février 1987, p. 7, cité par Bayart 2018, p. 172.
[3] Togo-Presse, 3 août 1978, cité par Badibanga 1980, p. 108.
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1.18 ICE Breakers. Hantises, résistances et imaginaires des corps racialisés, trans, queers et/ou migrants (revue radiophonique Nuage Mycelium)
- Date de tombée (deadline) : 25 Mai 2026
- À : Rennes
Appel à contributions pour le deuxième numéro de Nuage Mycélium, revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires.
“ avec pour seul horizon le mur noir, la digue gigantesque ki ka protéjé nou, ki ka fenmen nou anba Lanvil. Rien ni change isi-ba. Ayen pa chanjé.” — Michael Roch, Tè Mawon
“You don’t need to die to leave a mark of psychic pain.” — Carmen Maria Machado, In the Dream House, 2019
Nuage Mycélium est la revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires. Format hybride articulant recherche académique et création artistique autour de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique et de la création sonore, elle se veut un “pulp universitaire radiophonique” qui fait dialoguer chercheur·euse·s, auteur·ice·s, artistes et amateur·ice·s passionné·e·s. Chaque émission de 2h se compose de capsules tissées par une voix off qui crée correspondances et échos entre les propositions.
Appel à contributions
Quelle est la température d’un fantôme ?
Les fascismes ne reviennent pas, ils n’ont jamais vraiment disparu. Ils se reforment, se normalisent, trouvent des tribunes, des élus, des algorithmes. Et avec eux, la même logique ancienne : désigner des corps comme jetables, des vies comme non-pleurables, des mémoires comme effaçables.
Il y a une peur que certain·es d’entre nous portent dans le corps depuis l’enfance. Pas la même peur, pas le même bourreau, pas la même histoire. Mais une même structure : savoir qu’un nom, un corps, une couleur ou une existence peuvent devenir une cible.
Que ça s’est déjà passé.
Que ça se passe encore.
Que ça pourrait recommencer.
Comment vivre avec des morts que le monde dominant refuse de pleurer ? Comment porter des fantômes que personne d’autre ne voit ? Comment résister quand l’indicible devient censure ?
Cette thématique s’inscrit dans la continuité des réflexions contemporaines sur les corporéités racialisées, les transidentités et les mémoires minorisées développées par les études postcoloniales, les Black studies, les Trans studies et les études décoloniales. Elle fait écho aux travaux d’Avery Gordon sur la hantise comme forme politique (Ghostly Matters, 1997), l’idée que les fantômes ne sont pas des résidus du passé mais les signes de ce qui a été violemment supprimé et qui refuse de disparaître.
Pour ce deuxième numéro, nous proposons d’explorer la figure du corps fantôme à travers les cultures de l’imaginaire : ces existences racialisées, trans, queers, minorisées que les systèmes dominants s’efforcent de rendre spectrales avant même leur mort. La fiction spéculative, le fantastique et l’horreur sociale ne fuient pas le réel, ils le rendent visible autrement.
En 2022, Anhell69 Theo Montoya filmait une génération de jeunes queers à Medellín, élevé·es pour la plupart sans père, décédés ou disparus. Certain·es jeunes mouraient pendant le tournage et le film en est devenu leur nécrologie.
Depuis les fugitifs du marronnage jusqu’à Tony Morrison, Octavia Butler ou Michaëla Danjé, une tradition souterraine transforme la peur en mémoire, les morts en hantises qui travaillent l’avenir. Ces œuvres sont des cartographies de la peur collective projetée dans l’imaginaire pour pouvoir la regarder en face.
La radio est elle-même un médium spectral, une voix sans corps, captée dans le noir, venue d’ailleurs. Ce que la transmission orale a traversé, génocides, esclavage, colonisations, ce n’est pas l’archive écrite, c’est la voix. Les cercles de parole, les griots, les chants codés, les langues créoles : autant de formes de survivance par l’auralité. Nuage Mycélium s’inscrit dans cet héritage.
Axes de réflexion
1) Fantômes et mémoire : Hantise et trauma transgénérationnel, morts non-pleurés, archives du silence, génocides et effacement mémoriel, corps racialisés comme spectres sociaux, marronnage et résistance souterraine, retour du refoulé colonial, deuils impossibles…
2) L’imaginaire des résistances : Afrofuturisme, indigofuturisme, solarpunk décolonial, horreur sociale comme critique des systèmes d’oppression, monstres comme figures des minorités, corps trans et non-binaires dans la SF, intersectionnalité et fiction spéculative, weird et étrangeté politique…
3) L’auralité comme survivance : Tradition orale et résistance, cercles d’oralité, griots et transmission, voix comme archive des corps réduits au silence, radio comme médium spectral, chants codés, langues minorisées et créoles comme actes de résistance, polyphonie comme forme politique…
Ces axes peuvent être combinés et interrogés à travers toutes les formes des cultures de l’imaginaire : littérature, cinéma, jeux vidéo, bande dessinée, séries, musique, performance, et dans la diversité des aires géographiques et temporelles.
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Modalités pour les contributions radiophoniques
Nous recherchons des propositions qui embrassent l’hybridation des formats et explorent les potentialités expressives du médium radiophonique, dans l’esprit d’une accessibilité transgressive : rendre audibles des recherches pointues tout en préservant leur charge subversive, créer des “jingles théoriques” immédiatement reconnaissables.
Toute proposition se rattachant aux sciences humaines et sociales ou aux pratiques artistiques est la bienvenue, dès lors qu’elle s’inscrit dans les cultures de l’imaginaire au sens large : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur, mais aussi jeux vidéo, bande dessinée, cinéma, musique, podcast, arts plastiques, théâtre, toute forme où émerge dans la fiction un élément nouveau, extraordinaire ou futuriste, ou qui explore comment ces fictions se vivent, se partagent et se réapproprient collectivement.
Formats attendus
Chronique académique (3-7 min) : Analyse critique, réflexion théorique, décryptage d’œuvre, approche historique ou comparative. Plus courte qu’une communication universitaire, proche du format “Ma thèse en 180 secondes” — 7 minutes à l’oral, c’est 1000 mots.
Création littéraire :Poème, lecture performée (5 min max)
Nouvelle originale, théâtre radiophonique (jusqu’à 10 min)
Entretien fragmenté (12-20 min répartis) : Proposition d’interview avec un·e invité·e (auteur·ice, chercheur·euse, artiste) accompagnée d’un conducteur
Création sonore (1-7 min) : Musique originale, ambiance, field recording, Hörspiel, musique électroacoustique, interlude, paysage sonore, synthèse modulaire…
Format libre : Expérimentation radiophonique, performance sonore, récit documentaire…
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Modalités pratiques
Propositions
À l’écrit :
Titre, résumé programmatique (500-1000 caractères), format choisi, prénom et bio-bibliographie (quelques lignes pour vous présenter)
En audio :
Vous pouvez aussi postuler directement en envoyant un fichier son — une tradition des podcasts de cabaret littéraire comme Mange Tes Mots. Un vocal, une maquette, une lecture : toute forme est bienvenue pour faire connaissance.
Deadline propositions : 25 mai 2026
Remise des contributions finales : Entre juin et juillet 2026
Diffusions prévues : Automne 2026
Format technique : wave si possible, mais toutes les qualités sont les bienvenues, du studio de streamer·euse aux vocaux enregistrés en marchant.
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Contact : laboratoiredesimaginaires@gmail.com Objet : “Nuage Mycélium #2 – ICE breakers”
Langues : Français principalement, autres langues bienvenues avec sous-titrage audio dans le fichier son (en parallèle ou l’une après l’autre) ou traduction en texte dans les métadonnées.
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Qui peut participer ?
Chercheur·euse·s en sciences humaines et sociales, en art, en littérature, en histoire, en biologie, en physique, en recherche-création, en musicologie, en droit ou en mécanique des fluides.
Artistes, auteur·ice·s, créateur·ice·s sonores, amateur·ice·s passionné·e·s et autres “indiscipliné·e·s” des cultures de l’imaginaire.
Le Laboratoire des Imaginaires a pour vocation d’accompagner et de valoriser les travaux de jeunes chercheur·euse·s et artistes. Nous pouvons donc offrir aide et conseils aux personnes n’ayant jamais (ou peu) produit de contenu radiophonique ou scientifique.
“Au croisement étoilé de la négritude et de la transidentité, l’accidentelle et lumineuse poésie de nos vies lancée au monde.” — Michaëla Danjé, AfroTrans
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Comité éditorial et scientifique
Anaconda-Sauna Del Rio
Hibou-Hamac Oak Of Brocéliande
Tanuki-Etendoir Nanakamado
Chouette-Feutre Di Panti
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Bibliographie
Hantise, mémoire, politique
Derrida, Jacques. Spectres de Marx. Galilée, 1993.
Gordon, Avery F. Ghostly Matters: Haunting and the Sociological Imagination. University of Minnesota Press, 1997.
Sharpe, Christina. In the Wake: On Blackness and Being. Duke University Press, 2016.
Hartman, Saidiya. Lose Your Mother: A Journey Along the Atlantic Slave Route. Farrar, Straus and Giroux, 2007.
Mbembe, Achille. « Nécropolitique ». Raisons politiques, n° 21, 2006, p. 29-60.
Touam Bona, Dénètem. Sagesse des lianes : Marronnages et devenirs minoritaires. Post-Éditions, 2021.
Diasporas, exils et mémoires
Djavadi, Négar. Désorientale. Liana Levi, 2016.
Maynard, Robyn et Simpson, Leanne Betasamosake. Rehearsals for Living. Haymarket Books, 2022.
Fiction spéculative, race, résistance
Butler, Octavia E. Kindred. Doubleday, 1979.
Jemisin, N.K. La Cinquième Saison. J’ai Lu, 2017.
Roch, Michael. Tè Mawon. La Volte, 2022.
Machado, Carmen Maria. In the Dream House. Graywolf Press, 2019.
Dillon, Grace L. (dir.). Walking the Clouds: An Anthology of Indigenous Science Fiction. University of Arizona Press, 2012.
Eshun, Kodwo. « Further Considerations on Afrofuturism ». CR: The New Centennial Review, vol. 3, n° 2, 2003, p. 287-302.
Womack, Ytasha L. Afrofuturism: The World of Black Sci-Fi and Fantasy Culture. Chicago Review Press, 2013.
Transidentités et corps
Preciado, Paul B. Dysphoria Mundi. Grasset, 2022.
Malatino, Hil. Trans Care. University of Minnesota Press, 2020.
Danjé, Michaëla (dir.). AfroTrans. Cases Rebelles, 2021.
Féminismes décoloniaux et résistances autochtones
Vergès, Françoise. Un féminisme décolonial. La Fabrique, 2019.
Anzaldúa, Gloria. Borderlands / La Frontera : The New Mestiza. Aunt Lute Books, 1987.
Simpson, Leanne Betasamosake. As We Have Always Done: Indigenous Freedom through Radical Resistance. University of Minnesota Press, 2017.
Auralité, voix, résistance
Glissant, Édouard. Poétique de la Relation. Gallimard, 1990.
Ochoa Gautier, Ana María. Aurality: Listening and Knowledge in Nineteenth-Century Colombia. Duke University Press, 2014.
LaBelle, Brandon. Acoustic Territories: Sound Culture and Everyday Life. Continuum, 2010.
Sterne, Jonathan. The Audible Past: Cultural Origins of Sound Reproduction. Duke University Press, 2003.
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Laboratoire des Imaginaires
Association de jeunes chercheur·euse·s – Rennes
1.19 Writing Asia, Writing Asianness: French and Francophone Perspectives (Seattle, PAMLA)
- Date de tombée (deadline) : 25 Mai 2026
- À : Seattle, Washington | Hyatt Regency Seattle (808 Howell St.)
“Writing Asia, Writing Asianness: French and Francophone Perspectives” seeks papers that examine how “Asia” and “Asianness” are imagined, represented, contested, translated, and reworked in writing in French across metropolitan, colonial, postcolonial, and diasporic contexts. The session is deliberately broader than a focus on authors of Asian origin alone. It also welcomes analyses of French and Francophone texts that construct Asia as an object of desire, fear, memory, fantasy, archive, geopolitical horizon, or aesthetic resource. In this sense, the panel approaches Asianness as a critical category of reading—produced through discourse, form, circulation, and power—rather than as a fixed identity.
This field of inquiry is significant because it helps reframe French and Francophone studies beyond their more established Atlantic and Mediterranean orientations, while also challenging the limits of area studies, national literary histories, and monolingual criticism. It invites us to ask how Orientalist legacies persist, mutate, or are strategically reused; how Asian presences and absences shape French literary modernity; how colonial histories and Cold War imaginaries continue to structure representation; and how contemporary writers, artists, and performers inherit, resist, or transform these formations. It is equally valuable for understanding translation, multilingual poetics, migration, exile, adoption, war memory, and racialized embodiment across France, Québec, the Indian Ocean, Southeast Asia, East Asia, and global diasporas.
The session welcomes work engaging major critical frameworks including Orientalism and its revisions, postcolonial and decolonial critique in Francophone studies, transnational and “French global” approaches, Sinophone studies, diaspora and minor transnationalism, translingualism and exophony, memory and postmemory, race and representation, and intermedial or performance-based methodologies.
Possible corpora include, but are not limited to, works by Asian and Asian diasporic authors writing in French, such as Shan Sa, Dai Sijie, Ying Chen, François Cheng, Linda Lê, Anna Moï, Kim Thúy, and Elisa Shua Dusapin, as well as French and broader Francophone authors who write about Asia and construct Asian or Asiatic imaginaries, particularly in contemporary literature, including Nicolas Bouvier, J.-M. G. Le Clézio, Jean-Philippe Toussaint, Éric Faye, Jean-Luc Coatalem, and others engaging Asia through travel, memory, history, geopolitics, or transcultural fiction. Travel writing, colonial archives, graphic narratives, film, theater, dance, and visual culture are also welcome. Comparative, cross-period, and cross-media papers are especially encouraged.
By bringing together scholarship on both Asian and Asian diasporic authors and broader writings of Asianness, this session aims to map an emerging and urgently needed conversation in French and Francophone literary and cultural studies.
PAMLA 2026 — 123rd Annual Conference
Thursday, November 12 – Sunday, November 15, 2026
Hyatt Regency Seattle, Seattle, Washington
PAMLA welcomes paper proposals both related and unrelated to the 2026 conference theme, “Our Ruling Classes: Culture, Power, Conflict.” This special session especially welcomes papers that consider how literary and cultural representations of Asia engage structures of power, hierarchy, memory, and resistance, while proposals beyond the conference theme are equally encouraged.
Paper proposal deadline: May 25, 2026
Acceptance notifications: June 1, 2026
Please submit your abstract through PAMLA’s conference website: PAMLA submission portal. For any questions about the session, you are also very welcome to contact me by email.
- Responsable :
PAMLA – Pacific Ancient and Modern Language Association (Session Chair: Song Huang) - Url de référence :
https://pamla.ballastacademic.com/Home/S/19932 - Adresse :
Seattle, Washington | Hyatt Regency Seattle (808 Howell St.)
1.20 Voix autorisées : archives, corps, corpus (revue Nouvelles Études Francophones)
- Date de tombée (deadline) : 30 Mai 2026
- À : https://nebraskapressjournals.unl.edu/journal/nouvelles-Etudes-francophones/
Nouvelles Études Francophones (NEF) – Dossier spécial, volume 42.2
VOIX AUTORISÉES : ARCHIVES, CORPS, CORPUS
Éric Tsimi eric.tsimi@northwestern.edu; Nasrin Qader n-qader@northwestern.edu
Les littératures et cultures afrodiasporiques d’expression française ont élaboré une
critique tenace des conditions de l’énonciation : qui peut parler, doit témoigner, va
représenter ? Au nom de qui et selon quels régimes d’autorisation ? La notion de « voix
autorisée » implique des appareils de légitimation (archives, imprimé, institutions
savantes, médias, scène) qui produisent le canon.
Les débats contemporains sur l’archive, la restitution et les régimes de réparation invitent
à déplacer l’enquête. On veut certes « faire parler » les traces, mais encore décrire les
opérations qui convertissent certaines paroles en preuve, en mémoire publique ou en
capital littéraire, tandis que d’autres voix demeurent reléguées à l’infra-discours. De The
Libertine Colony (Doris L. Garraway) à Awakening the Ashes (Marlene L. Daut) en
passant par Programme de désordre absolu (Françoise Vergès), des outils convergents
permettent d’analyser ces conversions (arts, édition, scène). Sur le plan fictionnel, La plus
secrète mémoire des hommes (Mohamed Mbougar Sarr, 2021) et Une somme humaine
(Makenzy Orcel, 2022) en éprouvent les dispositifs, en faisant de l’archive, de la
transmission et de la consécration le ressort même du récit.
Comment, du régime colonial à ses survivances postcoloniales, s’institue une voix
représentative (porte-parole, témoin, expert, écrivain légitime) ? Et par quels mécanismes
de droit, d’archive, d’édition, de scène et de circulation médiatique ? Comment les
écritures et pratiques culturelles caribéennes et subsahariennes déplacent-elles ces
mécanismes (contre-archives, traduction, performance, poétiques du corps, auto-édition,
tension entre repair et reparation) et les reconfigurent ?
Les propositions pourront notamment explorer la manière dont une parole se trouve
d’abord archivée et autorisée, ensuite incarnée, performée ou contestée, puis fixée en
corpus, en canon ou en contre-canon. Il pourra s’agir d’études consacrées aux archives
comme lieux de preuve et d’autorité (archives coloniales et postcoloniales, dossiers
juridiques, pétitions, correspondances, pratiques éditoriales) à partir, par exemple, des
récits de Saint-Domingue chez Moreau de Saint-Méry, des reprises contemporaines de
l’archive chez Évelyne Trouillot ou Fabienne Kanor, ou encore des débats de restitution
et de lisibilité autour d’objets et de collections liés à Haïti, au Bénin ou au Sénégal. On
accueillera également des travaux portant sur les corps comme lieux où se nouent droit,
désir, voix et mémoire, qu’il s’agisse des scènes de témoignage chez Maryse Condé,
Yanick Lahens ou Gisèle Pineau, des articulations entre oralité, performance et rituel
chez Werewere Liking, ou encore des usages littéraires et culturels du carnaval, du vodou
ou du gwoka comme formes d’adresse collective. Enfin, les contributions pourront
examiner les corpus comme effets de sélection, de circulation et de consécration, à partir
des fortunes contrastées de René Maran, Jacques Roumain ou Édouard Glissant, des
circulations transatlantiques d’œuvres de Dany Laferrière, Mohamed Mbougar Sarr ou
Makenzy Orcel, ainsi que du rôle joué par les anthologies, les prix, les programmes
universitaires, les bibliothèques, les musées, les supports numériques ou l’autoédition
dans la fabrication, le déplacement ou la contestation du canon.
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Propositions en français (résumé 250–500 mots, titre provisoire, coordonnées, affiliation
institutionnelle et notice bio-bibliographique d’environ 120 mots) : à envoyer avant le 30
mai 2026 à eric.tsimi@northwestern.edu.
Réponse : 15 juin 2026. Articles (5 000–6 000 mots, normes MLA) : 15 septembre 2026.
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Repères bibliographiques :
Azoulay, Ariella Aïsha. Potential History: Unlearning Imperialism. Verso, 2019.
Daut, Marlene L.. Awakening the Ashes: An Intellectual History of the Haitian Revolution.
University of North Carolina Press, 2023.
Garraway, Doris L.. The Libertine Colony: Creolization in the Early French Caribbean. Duke
University Press, 2005.
Glissant, Édouard. Poétique de la relation. Gallimard, 1990.
Hartman, Saidiya. Wayward Lives, Beautiful Experiments: Intimate Histories of Riotous Black
Girls, Troublesome Women, and Queer Radicals. W. W. Norton, 2019.
Sharpe, Christina. In the Wake: On Blackness and Being. Duke University Press, 2016.
Stoler, Ann Laura. Along the Archival Grain: Epistemic Anxieties and Colonial Common Sense.
Princeton University Press, 2009.
Trouillot, Michel-Rolph. Silencing the Past: Power and the Production of History. Beacon Press,
1995.
1.21 Écrire et représenter l’expérience au XXIe s. dans le monde américano-caribéen (Univ. des Antilles)
- Date de tombée (deadline) : 30 Mai 2026
- À : Université des Antilles – pôle Martinique
L’Expérience est source de maux ou de mots. Des mots qui se disent, qui s’écrivent et qui se crient, par des textes, des images, sur les réseaux sociaux ou encore des pratiques et des mouvements sociétaux. Selon la perspective sociologique, l’Expérience est porteuse de valeur subjective car elle relève d’un vécu unique et singulier qui met en marche le mécanisme de la mémoire. Elle convoque l’action, la mise en pratique ou un état de recherche qui nous positionne systématiquement dans une dynamique d’interrogations. Elle se traduit par « le fait d’acquérir, volontairement ou non, ou de développer la connaissance des êtres et des choses par leur pratique et par une confrontation plus ou moins longue de soi avec le monde » (source CNRTL). Ecrire ou représenter devient ainsi un acte nécessaire pour la transmission et le questionnement de notre conception des influences intimes ou collectives (systèmes de pensée, faits de société, entourage…) mais aussi de notre rapport à soi, au monde. Ce rapport déterminant des transformations réciproques indispensables au passage à d’autres étapes du cheminement identitaire qu’elles soient subversives, chaotiques ou fructueuses. Comme le prétend déjà le philosophe John Dewey dans son essai Démocratie et éducation : « Quand nous faisons l’expérience d’une chose, nous agissons sur elle, nous faisons quelque chose avec elle ; puis nous en subissons les conséquences. Nous faisons quelque chose à la chose qui, à son tour, nous fait ensuite quelque chose : c’est en cela que consiste cette combinaison particulière. La fécondité, la valeur de l’expérience se mesure à la manière dont ces deux phases sont liées. L’activité pour l’activité ne constitue pas l’expérience » (Ed. Armand Colin, 2022, p.235).
Dans une approche interdisciplinaire, ce colloque prétend impulser une réflexion sur la problématique de l’Expérience à partir des nouveaux discours, des nouvelles tendances idéologiques qui émanent de l’espace américano-caribéen. Il vise à comprendre comment l’expérience humaine – vécue, imaginée ou réinventée – nourrit et transforme l’acte littéraire. Protéiforme, l’Expérience porte une dimension créative et émotionnelle, inscrivant l’individu dans des intrigues inédites. De plus, la question de la transmission des premiers discours postcoloniaux, voire décoloniaux, s’impose dans les pratiques littéraires, artistiques, sociétales, des hommes et des femmes du XXIe siècle qui doivent relever de nouveaux défis. Cette démarche, nourrie par l’expérience, passe bien souvent ici par la remise en question, le dépassement de ces discours pour faire émerger des paradigmes en phase avec les transformations du monde actuel.
Il conviendra dès lors d’ouvrir la discussion sur des études émanant des sciences humaines (littérature, arts, sociologie, philosophie et anthropologie) qui abordent des sujets tels que : l’Afrofuturisme (genre littéraire et artistique où héritage africain et technologies se rencontrent), la contrecolonialité (Contra colonialidad de Antônio Bispo dos Santos o Negô Bispo), l’expression du « savoir-faire », l’art du « faire-savoir », l’expérience du numérique, l’expérience des femmes ou encore l’activisme comme expérience de la déconstruction et de la transgression des discours canoniques de la décolonialité. Comment l’écrivain ou l’artiste américano-caribéen exprime-t-il l’Expérience qui s’observe sous différentes pratiques : engagement social et idéologique, action activiste, vécu intimiste ? Comment parvient-il à restituer ses observations et à inviter le lecteur/spectateur à y prendre part ? Quelles sont les nouvelles voix qui émergent du monde américano-caribéen et contribuent au concert des nations à l’aune du XXIe siècle ?
Axe 1 : Exploitation de nouveaux terrains esthétiques d’émancipation et d’expérimentation : Afrofuturisme, contracolonialidad (contrecolonialité)
Comment ces concepts sont-ils mis en pratique dans la littérature et l’art américano-caribéen ? Dans quelle mesure les écrivains et artistes afro-caribéens réinvestissent-ils les thèmes afrofuturistes pour questionner l’héritage esclavagiste et les devenirs hybrides de cet espace ? En quoi la contracolonialidad, née de l’Expérience et de l’Expérimentation communautaires, propose-t-elle des postulats inédits pour déconstruire les fondements du monde colonial occidental ? Quels impacts les postulats expérimentaux de l’afrofuturisme et de la contracolonialidad exercent-ils sur la construction des identités ?
Axe 2 : Féminismes et résistance dans les Amériques d’aujourd’hui
Comment les luttes féministes convergent-elles pour repenser une société post-patriarcale et décoloniale ?
Dans la sphère latinoaméricaine, la pensée de Maria Lugones qui émerge dans la dynamique impulsée par les penseurs du groupe Modernité /Colonialité, invite à repenser l’activisme et l’expérience américano-Caraïbe au féminin. Ainsi, comment cette réinvention de l’expérience féminine au-delà des cadres hégémoniques occidentaux est-elle traduite dans les œuvres ?
De même, l’« escrevivência » de Conceiçao Evaristo, nous arrive du Brésil pour apporter une vision innovatrice de l’expérience de l’écriture et de la lecture. Par quels moyens ce concept transcende-t-il les traditions littéraires occidentales pour exprimer les vécus marginalisés des femmes en contexte colonial persistant ?
Axe 3 : L’Activisme ou l’expérience de la déconstruction
Comment les actions des associations dans la sphère sociale ou culturelle nourrissent-elles les réflexions esthétiques, anthropologiques et sociologiques sur les dynamiques des sociétés américano-caribéennes actuelles ? L’expérience communautaire nourrit-elle une écriture capable de subvertir les hégémonies narratives occidentales ? Comment littérature et art dialoguent-ils dans l’activisme décolonial pour amplifier l’expérience collective face aux crises inhérentes à cet espace ?
Axe 4 : Ecrire et représenter le savoir-faire : symbole de résistance ?
La transmission du savoir-faire et des métiers dans la littérature et les arts américano-caribéens interroge-t-elle les héritages culturels face aux disruptions historiques et migratoires ? Comment les tensions générationnelles y sont-elles abordées ? Quelles sont les différentes représentations du savoir-faire dans les œuvres ? Dans quelle mesure l’évocation du savoir-faire traverse-t-elle des enjeux identitaires face aux héritages traumatiques et aux hybridations culturelles ?
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Modalités de soumission :
Les propositions de communication en français, anglais ou espagnol sont à envoyer à l’adresse suivante : je.experience2026@gmail.com“>je.experience2026@gmail.com. Elles comporteront : le titre de la communication, un résumé de 350 mots maximum et une brève notice biobibliographique précisant l’affiliation institutionnelle.
Date limite des propositions : 30 mai 2026
Réponse du comité scientifique : 30 juin 2026
Date du colloque: 22 Octobre 2026
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Bibliographie :
Dewey, John. Démocratie et éducation. Paris : Armand Colin, 2022 (édition citée dans votre texte, p. 235).
Guine, Anouk et Carvalheira de Maupeou, Émanuèle (dir.). Artivismes : Femmes et féminismes décoloniaux. Le Havre, GRIC, 2023.
Schütz, Alfred. Expériences vécues et expérience scientifique. Paris : Méridiens Klincksieck, 2010.
Glissant, Édouard. Poétique de la Relation. Paris : Gallimard, 1990.
Chamoiseau, Patrick. Écrire en pays dominé. Paris : Gallimard, 1997.
Mignolo, Walter D. The Darker Side of Western Modernity: Global Futures, Decolonial Options. Durham : Duke University Press, 2011 (trad. fr. : La face obscure de la modernité, 2015).
Evaristo, Conceição. Insubmissas lágrimas de mulheres. Trad. fr. : Insoumises. Paris : Anacaona, 2018.
Bhabha, Homi K. Les lieux de la culture. Paris : Payot, 2015 (éd. augm.).
Bispo dos Santos, Antônio (Negô Bispo). Contra colonialidad. São Paulo : Editora UFSCar, 2020.
Anderson, Reynaldo Jr., et Charles E. Jones (dir.). Afrofuturism 2.0: The Rise of Astroblackness. Lanham : Lexington Books, 2016.
Okorafor, Nnedi. Who Fears Death [roman afrofuturiste]. New York : DAW Books, 2010 (trad. fr. : La mort ne veut pas de moi, 2018).
Certeau, Michel de. L’invention du quotidien, t. 1 : Arts de faire. Paris : Gallimard, 1980 (rééd. 2020).
Rofé, Laurence (dir.). Femmes et numérique : expériences et devenirs. Paris : L’Harmattan, 2022.
Sharpe, Christina. In the Wake: On Blackness and Being. Durham : Duke University Press, 2016 (trad. fr. : Dans le sillage, 2021).
Wynter, Sylvia. On Being Human as Praxis. Kingston : Savacou Publications, 2015 (rééd.).
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Comité scientifique :
DAULER Clara (Université des Antilles)
SAINT-HILAIRE Clarissa (Université des Antilles)
CASSIN-CARVIGAN Laura (Université des Antilles)
PROVINZANO AMARAL Henrique (Université Fédérale de Juiz de Fora – Brésil)
BARRIO Alejandra (Université des Antilles)
ARTHERON Axel (Université des Antilles)
DANGLADES Mylène (Université de la Guyane)
JNO BAPTISTE Bruce (Université des Antilles)
MACKENBACK Werner (Université du Costa-Rica)
- Responsable :
Clara Dauler et Clarissa Saint-Hilaire - Url de référence :
https://www2.univ-antilles.fr/ - Adresse :
Université des Antilles – pôle Martinique
1.22 Regards autochtones sur les Amériques (Montréal & Kahnawà:ke)
- Date de tombée (deadline) : 30 Mai 2026
- À : Montréal & Kahnawà:ke
Colloque international
Regards autochtones sur les Amériques
Revisioning the Americas through Indigenous Cinema
Visiones indígenas sobre las Américas
Les 9, 10 et 11 août 2026
Montréal et Kahnawà:ke
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Nous vous invitons à soumettre des propositions de communication en vue du 9e colloque international Regards autochtones sur les Amériques qui se tiendra à Montréal et à Kahnawàke les 9, 10 et 11 août 2026, dans le cadre du Festival international Présence autochtone.
Le colloque rassemblera de vingt à trente chercheur·euse·s, étudiant·e·s, réalisateur·rice·s, producteur·rice·s et autres professionnel·le·s du cinéma et des médias autochtones, de même que des membres des communautés locales. Il vise à susciter une réflexion située, multiple et réseautée autour du cinéma autochtone à l’échelle locale et globale. Cette année, les conférenciers et conférencières confirmé·e·s et pressenti·e·s incluent : Joanna Hearne (U. of Oklahoma), Bruno Cornellier (U. of Winnipeg), Deborah Walker-Morrison (U of Auckland, ZN), Véronique Hébert (UQAM), Amalia Córdova (Smithsonian), Naomi Johnson (imagineNATIVE), Leo Koziol (Wairoa Māori Film Festival), Adam Piron (Sundance Institute), André Dudemaine (Présence autochtone) et Martin Loft (anciennement au Centre linguistique et culturel Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa), ainsi que les réalisatrices Roxann Whitebean, Kaniehtiio Horn, Devery Jacob, Courtney Monture et Marion Delaronde de Kahnawà:ke.
Le colloque est organisé à partir de l’Université Queen’s, en partenariat avec Terres en vues et en collaboration avec le Centre linguistique et culturel Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa.
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Depuis sa création en 2009, le colloque souhaite offrir une contribution au domaine émergent du cinéma autochtone en favorisant, par une approche collaborative soutenue, une mobilisation et un échange de connaissances sur divers aspects du cinéma autochtone, à l’échelle locale et mondiale. Il se donne pour objectif global de générer une conversation sur le rôle des expériences et des visions cinématographiques autochtones dans ce que sont et ce que peuvent devenir les Amériques, et plus largement le monde où nous vivons, dans une perspective de résurgence et d’avenirs décolonisés. Tenu à Montréal et à Kahnawà:ke dans le cadre du Festival international Présence autochtone, le colloque cherche à créer des liens entre la communauté universitaire et le monde du cinéma et des médias autochtones. Il s’efforce de développer des réflexions théoriques pertinentes et pointues sur ces pratiques et productions multidimensionnelles en cinéma, médias, télévision et sur le web, telles qu’elles sont mises en œuvre et envisagées au sein des communautés dont elles sont issues. Dès le départ, des partenariats et des collaborations ponctuellement renouvelés avec Terres en vues et le Centre linguistique et culturel Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa ont insufflé à cet évènement universitaire et culturel une pertinence et une force marquées. Ils ont permis de mobiliser des réseaux transnationaux qui convergent au festival tout en faisant place à une dimension locale, urbaine et communautaire, avec un accent particulier sur le cinéma et le contexte culturel et politique mohawk. Depuis 2017, l’Université Queen’s est l’institution universitaire à partir de laquelle s’organise l’événement. Ce colloque constitue en soi une méthodologie de recherche collaborative qui s’est avérée particulièrement propice à l’étude du cinéma autochtone[1].
Thème de 2026: méthodologies, lieux et connexions
Trois initiatives clés contribueront à façonner notre rencontre de 2026. Tout d’abord, Terres en vues soulignera le 325e anniversaire de la Grande Paix de Montréal de 1701, invitant à une réflexion sur les relations issues des traités et sur les manières dont celles-ci pourraient influencer les approches du cinéma autochtone. Deuxièmement, l’inauguration à Kahnawà:ke du bâtiment polyvalent et ultramoderne Kanatahkwèn:ke, qui abrite désormais le Centre culturel, le Musée, le Théâtre et l’Office du tourisme, favorisera des discussions approfondies sur le rôle du lieu dans le maintien et la promotion des langues, des arts et des cultures, y compris par le biais du cinéma. Fera enfin partie des discussions le projet de recherche Dévelopement Savoir du CRSH intitulé « A Disconnect in Understanding: Theorizing our Collaborative Research Practices in the Field of Indigenous Cinema » (« Un écart conceptuel à combler : théoriser nos pratiques de recherche collaborative dans le domaine du cinéma autochtone »), qui vise à dégager une réflexion théorique fondée sur nos expériences soutenues de recherche collaborative et communautaire, particulièrement celles cumulées par ce colloque depuis sa création en 2009.
En 2026, nous invitons donc les participant·e·s à aborder les méthodologies, les lieux et les connexions à partir d’une diversité d’approches et de perspectives, en lien avec le cinéma autochtone. Les présentations peuvent porter à la fois sur les méthodologies de recherche et de création, sur l’éthique relationnelle et les contextes dans lesquels différentes œuvres prennent forme, ou encore sur les diverses questions soulevées par le cinéma et les médias autochtones. Dans un esprit de réciprocité, nous souhaitons examiner ce qui inspire le cinéma autochtone et ce que ce cinéma suscite comme interrogations critiques. Dans cette perspective, nous recherchons des propositions de communication traitant, entre autres, des thèmes suivants :
• l’esthétique cinématographique autochtone, y compris l’influence du regretté réalisateur miq’maq Jeff Barnaby
• l’intégration de concepts et d’épistémologies autochtones, comme l’éthique relationnelle et spirituelle, dans les réalisations cinématographiques et audiovisuelles
• la commercialisation et la distribution du cinéma autochtone, y compris le rôle des maisons de production et des festivals de films autochtones dans le mouvement mondial du cinéma autochtone
• la conciliation travail-famille : le croisement des rôles et des responsabilités en tant que mère et réalisatrice et l’influence de ce croisement sur la carrière, le processus de création, ainsi que la forme et les thèmes des films de ces réalisatrices.
• les archives du cinéma autochtone (rushes, images d’archives, séquences): considérations pratiques et éthiques
• le cinéma en langues autochtones (Atanarjuat, Wiñaypacha, SG̲aawaay Ḵ’uuna / Edge of the Knife, Soleils Atikamekw, etc.) : revitalisation linguistique, souveraineté narrative, affirmation culturelle et autres visées.
• l’histoire du cinéma autochtone et son contexte élargi, y compris ses liens au cinéma classique hollywoodien, au cinéma d’auteur, au troisième cinéma, au cinéma moderne, etc.
• les collaborations et les liens (entre Autochtones; entre allochtones et Autochtones; entre mentor et mentoré; etc.) à l’œuvre au cinéma (écriture de scénario, réalisation, production, jeu d’acteur, diffusion, mentorat, etc.)
• l’interrelation entre autodétermination et autonomie audiovisuelle
• l’intelligence artificielle : utilisations courantes et considérations éthiques
• les considérations relatives au spectateur dans différents contextes
• l’enseignement du cinéma et des médias autochtones, et ces derniers comme outils d’apprentissage
• les méthodologies de recherche et de création propices au cinéma autochtone
Les propositions pourront examiner des œuvres de « la nouvelle vague » du cinéma autochtone – pour reprendre les termes de Jessee Wente –, dont celles de Zacharias Kunuk, Sydney Freeland, and Taika Waititi; se pencher sur le travail de précurseures comme Alanis Obomsawin, Sandra Osawa et Merata Mita; ou encore étudier des réalisations collectives d’organismes comme le CLACPI (Coordinadora Latinoamericana de Cine y Comunicación de los Pueblos Indígenas), le CEFREC (Centro de Formación y Realización Cinematográfica), le Wapikoni mobile au Canada, l’Institut Catitu au Brésil ou l’Ambulante Más Allá au Mexique.
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Propositions de communication
Veuillez envoyer une proposition de communication (350 mots) accompagnée d’une courte notice biographique (150 mots) à Isabelle St-Amand, professeure agrégée à l’Université Queen’s, au isabelle.stamand@queensu.ca au plus tard le 30 mai 2026. Les propositions seront sélectionnées suivant un processus de révision anonyme par les pairs. Les lettres d’acceptation seront envoyées au début du mois de juin.
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Frais d’inscription au colloque
La politique de libre entrée au colloque vise à susciter la participation d’un public élargi et diversifié. Cette année, des activités du colloque auront lieu dans des salles de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et aux environs du site extérieur du Festival Présence autochtone, au cœur du Quartier des Spectacles, ainsi qu’à Kahnawà:ke, dans le tout nouveau le nouveau bâtiment multi-usage nommé Kanatahkwèn:ke. Nous invitons toutes et tous à participer aux activités du Festival international Présence autochtone de Montréal, où se tient le colloque : www.presenceautochtone.ca
Nous remercions de leur généreux appui au colloque de 2026:
• Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) – Développement savoir
• Le Groupe d’études et de recherches axées sur la communication internationale et interculturelle (GERACII) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)
• The Office of Indigenous Initiatives de l’Université Queen’s
• The Principal’s Student Initiatives Fund de l’Université Queen’s
• Le Département d’études françaises de l’Université Queen’s
• Le Département des langues, des littératures et des cultures de l’Université Queen’s
[1]Voir André Dudemaine, Gabrielle Marcoux et Isabelle St-Amand (2020). “Introduction. Cinémas et médias autochtones dans les Amériques : récits, communautés et souverainetés”, Revue canadienne d’études cinématographiques, dossier bilingue, vol. 29, no 1, printemps, p. 1-26. Url: https://doi.org/10.3138/cjfs.29.1.01
1.23 Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique (revue Aleph)
- Date de tombée (deadline) : 01 Juin 2026
- À : Université Badji Mokhtar Annaba – Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara
Revue Aleph. Langues, Médias & Sociétés
Numéro thématique : « Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique ».
Coordination du numéro :
Pr. Lamia Mecheri (Université Badji Mokhtar Annaba) et Dr. Antonio Gurrieri (Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara)
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Aleph. Langues, Médias & Sociétés est une revue scientifique à comité de lecture, en accès libre, exigeant un haut niveau de rigueur théorique et méthodologique. Elle accueille des travaux en sciences du langage, études littéraires, traductologie, sciences de l’information et de la communication et disciplines connexes, avec une attention particulière aux dynamiques linguistiques, culturelles et médiatiques dans les espaces arabophones, francophones et méditerranéens.
Argumentaire du numéro
La crise écologique transforme en profondeur nos manières de penser et d’habiter le monde. Réchauffement climatique, pollutions multiples, effondrement de la biodiversité, Anthropocène : ces réalités bien documentées n’en continuent pas moins de fissurer les imaginaires et de reconfigurer les cadres de pensée. Les sciences humaines et sociales, comme les arts et la littérature, sont directement interpellés par ces mutations.
Dans ce contexte, l’ecocriticism anglo-saxon et, en contexte francophone, l’écopoétique ont mis en évidence le rôle décisif des œuvres littéraires dans la manière dont les sociétés se représentent le vivant, l’environnement et la crise écologique. La littérature apparaît comme un laboratoire d’« écologies du langage » où s’expérimentent de nouvelles formes de sensibilité au monde non humain et où se redéploient les liens entre esthétique, éthique et politique.
Les littératures antillaises constituent un terrain privilégié pour cette réflexion. Dans le sillage d’Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et d’autres auteur·es caribéen·nes, la figure de l’île-monde propose une vision de l’archipel comme condensé du monde : espace insulaire fragile, traversé par les héritages de la plantation, de l’esclavage et de la colonisation, mais aussi par les vulnérabilités écologiques contemporaines (cyclones, pesticides, pollutions, extraction, etc.). L’archipel devient ainsi un observatoire des tensions entre local et global, entre mémoire coloniale et urgence écologique.
Par ailleurs, les imaginaires écologiques caribéens circulent au-delà des œuvres littéraires : dans les discours médiatiques, les prises de parole militantes, les textes institutionnels et, de manière décisive, à travers la traduction(français / créoles / anglais / espagnol…). Traduire une écopoétique, ce n’est pas seulement déplacer des mots, mais faire voyager des cosmologies, des rapports au territoire, des formes d’oralité et des savoirs écologiques locaux.
Sans se limiter aux Antilles, ce numéro entend accueillir des contributions portant sur d’autres espaces francophones (Afrique, Maghreb, océan Indien, Québec, Pacifique, etc.) qui élaborent eux aussi des écopoétiques situées, en lien avec des contextes environnementaux spécifiques (sécheresse, désertification, montée des eaux, extractivisme…). Il s’agira de mettre en regard ces contextes pour interroger les notions d’écologie postcoloniale, d’écologie décoloniale et de justice environnementale, et de poser la question – encore ouverte – d’une éventuelle « écopoétique francophone ».
L’objectif du numéro est ainsi de croiser écopoétique, littératures antillaises, traduction et discours sociaux afin de mieux comprendre comment s’écrivent, se traduisent et se diffusent les récits de l’urgence écologique depuis les « périphéries » du monde globalisé.
Axes thématiques (indicatifs)
Les propositions pourront s’inscrire, entre autres, dans les axes suivants :
1. Écopoétique, plantation et mémoire de l’esclavage
• Représentations de la plantation, de ses héritages environnementaux et sociaux.
• Figures du marronnage, forêts-refuges, paysages de résistance.
2. Motifs du vivant dans les littératures antillaises
• Mer, cyclone, volcan, mangrove, biodiversité menacée.
• Temporalités écologiques, cycles naturels et formes narratives/poétiques.
3. Traduire l’écopoétique : langues, créolisation, circulation
• Traductions entre français, créoles, anglais, espagnol, etc.
• Gains, pertes, déplacements dans la traduction des imaginaires écologiques.
• Oralité, créolisation et « écologie du langage ».
4. Discours sociaux, médiatiques et politiques de l’écologie aux Antilles
• Analyse du discours (médias, institutions, ONG, militantismes).
• Dialogues et écarts entre récits littéraires et récits publics de l’écologie.
5. Écopoétiques francophones comparées
• Antilles / Afrique / Maghreb / océan Indien / Québec / Pacifique…
• Savoirs écologiques locaux, écologies postcoloniales et justice environnementale.
6. Catastrophes, ruines écologiques et imaginaires de la réparation
• Récits de catastrophes et de désastres (naturels, technologiques, toxiques).
• Poétiques de la réparation, de la survie, de la consolation.
Cette liste est indicative : toute proposition entrant clairement en résonance avec l’argumentaire du numéro sera examinée.
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Modalités de soumission
• Langues du numéro : La revue accueille en priorité des articles en français, mais peut accepter des contributions en anglais ou en arabe (et, le cas échéant, en espagnol), après accord de la coordination du dossier. Dans tous les cas, les auteur·es fourniront au minimum des résumés en français et en anglais (et, si possible, en arabe), accompagnés de mots-clés dans les mêmes langues.
• Format des articles : Les articles proposés devront compter environ 35 000 à 50 000 signes (espaces compris, notes et bibliographie incluses). Ils devront être inédits, ne pas avoir été publiés ni soumis simultanément à une autre revue.
• Normes éditoriales : Les auteur·es sont invité·es à respecter scrupuleusement les consignes aux auteur·es de la revue (présentation du texte, système de références, bibliographie, translittérations, etc.), disponibles sur le site d’Aleph. Tout article ne respectant pas ces normes pourra être retourné pour mise en conformité avant évaluation.
• Évaluation : Les articles seront soumis à une expertise en double aveugle.
L’acceptation définitive dépendra des rapports d’évaluation et, le cas échéant, de la prise en compte des demandes de révision formulées par le comité de lecture.
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Calendrier
• Date limite d’envoi des propositions d’articles complets : 01/06/2026.
• Mise en ligne du numéro (prévision) : Septembre 2026.
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Modalités d’envoi
Les articles complets (au format .docx de préférence) sont à envoyer à :
Soumission en ligne : https://asjp.cerist.dz/en/login
Site de la revue : https://asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/226
En objet du message, indiquer :
Soumission – Numéro « Écopoétiques antillaises » – Nom Prénom.
Présentation des responsables de l’organisation :
L’Association des Études Francophones (AEEF) rassemble les chercheurs et chercheuses qui étudient les littératures francophones contemporaines, qu’elles soient européennes, africaines, américaines, asiatiques ou océaniennes. L’AEEF entend promouvoir « une nouvelle façon de penser l’histoire des textes produits en langue française, y compris en France, et donc sortir des lectures hexagonales trop souvent déformantes » (Association des Études Francophones, s.d.). Les colloques que l’AEEF a organisés depuis 2003 traitent le plus souvent de thématiques, de « Violence et vérité » (Paris, 2008) à « Autour de l’écopoétique » (Nabeul, 2025), en passant par « Résilience et modernité » (Bruxelles, 2018). Ils ont donné lieu, systématiquement, à des publications.
Les membres de la Faculté de Traduction et d’Interprétation (FTI-EII) de l’Université de Mons, créée en 1962 sous le nom d’École d’Interprètes internationaux, et de son centre de recherche TELL (Traduction, enseignement, langues et lettres) organisent leurs activités de recherche sous l’égide de l’Institut Langage et de l’Institut Soci&ter. Au sein de la FTI-EII, le laboratoire Lettres & Traduction rassemble les chercheur·es qui s’intéressent aux interactions entre littérature et traduction dans une perspective résolument interdisciplinaire. Enfin, le Service d’Études françaises et francophones de la FTI-EII fédère le travail de chercheur·es dans les domaines des langues, des cultures ainsi que des littératures de la « francophonie » – au sens de « communauté des peuples qui parlent le français ».
En 2018, la FTI-EII (Catherine Gravet) et le groupe de recherche TRICS de l’Université d’Anvers (Katrien Lievois) ont organisé conjointement un colloque intitulé « Traduire la littérature belge francophone » qui a également donné lieu à deux publications. Les deux universités renouvellent aujourd’hui leur collaboration pour étendre ces réflexions à toutes les francophonies.
Objectifs du colloque 2026
Souvent envisagée comme un bloc homogène – la « littérature de langue française » – ou au contraire décrite comme un ensemble éclaté de « littératures francophones », la production littéraire en français révèle, dès qu’on s’intéresse à ses conditions de diffusion, une dynamique fondamentalement plurielle. Dès lors que l’on interroge la circulation transnationale des œuvres, cette pluralité apparaît non seulement incontournable, mais structurante.
Si les littératures francophones continuent à jouir d’une considération importante dans le monde, c’est notamment parce qu’elles sont traduites. Elles traversent plusieurs frontières, y compris internes, avant d’exister et d’être reconnues dans d’autres ensembles linguistiques et culturels que les leurs. En dressant la carte des pérégrinations des textes francophones, nous constaterons que les frontières constituent tantôt des murs infranchissables ou contournables, tantôt des passerelles.
Le présent colloque entend faire dialoguer littéraires, traductologues, linguistes, didacticiens et comparatistes au sujet des œuvres littéraires écrites en français et traduites. Les interventions porteront soit sur les œuvres francophones à condition qu’elles aient été traduites, soit sur leurs traductions.
Nous souhaitons que les communications tentent de répondre aux questions posées ci-dessous, en fonction des spécialités de chacun·e et en s’inscrivant dans l’un des trois axes proposés.
Axe 1 — Singularités des œuvres francophones en circulation
Les contributions s’attacheront à analyser les caractéristiques récurrentes des œuvres littéraires francophones en circulation, en portant une attention particulière aux cinq aspects suivants : plurilinguisme, présence de l’« autre », intertextualité, connotations et métaphores.
Ces dimensions peuvent être envisagées comme des formes de traduction opérant à l’intérieur même du texte source. Le plurilinguisme (y compris langues régionales ou dialectales) engage des processus de médiation, d’explicitation ou de reformulation visant à rendre accessibles des réalités linguistiques et culturelles hétérogènes ; la présence de l’« autre » suppose un travail de mise en discours de l’altérité reposant sur des stratégies de transposition, d’ajustement ou de négociation du sens ; enfin, l’intertextualité implique souvent des procédés de recontextualisation de références implicites. Quant aux connotations et aux métaphores, elles peuvent enrichir la compréhension d’un texte en ajoutant de l’implicite et des émotions, en concrétisant l’abstrait, en aidant à la conceptualisation.
En ce sens, ces pratiques linguistiques, textuelles et stylistiques mobilisent des outils traditionnellement associés à l’activité traductive — tels que la paraphrase, l’équivalence fonctionnelle, la compensation ou l’explication — et invitent à repenser les frontières entre écriture et traduction.
Axe 2 —Traductions et circulations des œuvres littéraires francophones
Il s’agira également d’analyser les mécanismes qui rendent possibles – ou, au contraire, entravent – la transmission et la circulation des littératures francophones. Une série de questions guidera notre réflexion : par qui, où, quand et surtout comment les œuvres littéraires francophones sont-elles traduites – retraduites ou auto-traduites ?
Pour comprendre les modes de circulation et de réception des écrivain·es de langue française à l’échelle mondiale, il importe d’aborder les littératures francophones en articulant plusieurs niveaux d’analyse : leur inscription dans un espace national spécifique ; leur positionnement dans un champ littéraire francophone transnational, traditionnellement centralisé autour de Paris ; enfin leur présence dans des espaces littéraires non francophones.
Les textes qui retiendront notre attention franchissent ainsi diverses frontières, symboliques ou matérielles, avant de trouver un lectorat ou une reconnaissance dans d’autres contextes culturels. L’examen de leurs trajectoires montre que ces frontières peuvent tour à tour servir d’obstacles ou devenir des points d’accès. Il n’est d’ailleurs pas rare que des œuvres très visibles dans leur pays d’origine demeurent peu diffusées, voire méconnues, ailleurs.
Axe 3 — Réceptions, influences et capital symbolique dans les littératures d’accueil
D’autres œuvres, cependant, sont accueillies avec enthousiasme dans les champs littéraires d’autres cultures ou d’autres pays. Dans ce cas, il s’agira d’analyser quelle(s) influence(s) peuvent avoir les textes des auteur·ices francophones au sein de ces littératures autres : mesurer leur capital symbolique, analyser les formes de réception, et déterminer leur place dans le chœur de la littérature monde. Cet axe vise à comprendre non seulement comment les œuvres sont reçues, mais aussi comment elles contribuent à transformer, enrichir ou interroger les traditions littéraires qui les accueillent.
Nous invitons donc les participant·es à mobiliser une diversité d’approches – relevant de la sociologie de la littérature, de la littérature comparée, des théories de la réception, des études de la traduction ou encore des recherches consacrées à la didactique puisque l’enseignement des littératures francophones constitue souvent un défi au sein des institutions autant qu’un passage entre cultures.
L’objectif est de réfléchir, à partir de ces disciplines et méthodologies variées, aux transferts littéraires et culturels (ainsi qu’à leur histoire) qui dynamisent les espaces francophones, aux conditions permettant leur accomplissement, et aux mécanismes – esthétiques, sociaux, institutionnels, linguistiques et pédagogiques – qui structurent la circulation et la réception transnationale des littératures de langue française.
Bibliographie
NB les disciplines et les méthodologies convoquées étant très variées, et le corpus particulièrement vaste, les références qui suivent concernent essentiellement la traductologie et sont purement indicatives.
Ballard, Michel (éd.), Qu’est-ce que la traductologie ? Arras, Artois Presses université, 2006.
Bandia, Paul F. (éd.), Writing and Translating Francophone Discourse : Africa, The Caribbean, Diaspora. Amsterdam/New York, Rodopi, 2014.
Bassnett, Susan & Lefevere, André, Constructing cultures : Essays on literary translation. Clevedon, Multilingual Matters Ltd, 1998.
Berman, Antoine, L’épreuve de l’étranger : culture et traduction dans l’Allemagne romantique : Herder, Goethe, Schlegel, Novalis, Humboldt, Schleiermacher, Hölderlin. Paris, Gallimard, 1984.
Berman, Antoine, Pour une critique des traductions : John Donne. Paris, Gallimard, 1995.
Berman, Antoine, La traduction et la lettre, ou L’auberge du lointain. Paris, Seuil, 1999.
Bladh, Elisabeth et Künzli, Alexandre, « La littérature caribéenne de langue française et sa traduction en allemand et en suédois pendant la période 1945-2010 », dans Palabres, vol. 12, n° 1 & 2, 2013, pp. 215-229.
Casanova, Pascale, La République mondiale des Lettres, Paris, Seuil, 1999.
Casanova, Pascale, La Langue mondiale, Traduction et domination. Paris, Seuil, 2015.
Costa, Béatrice & Gravet, Catherine (éd.), Traduire la littérature belge francophone. Itinéraires des œuvres et des personnes. Mons, Service de Communication écrite de la Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’Université de Mons, coll. « Travaux et documents », n° 9, 2016.
Delisle, Jean, Portraits de traducteurs. Ottawa-Artois, Artois Presses Université, 2000.
Delisle, Jean, Portraits de traductrices. Artois, Artois Presses Université, 2002.
Dirkx, Paul, « La traduction littéraire dans la Belgique du second après-guerre ». Textyles, [Lettres du jour (II)]. Revue des lettres belges de langue française, n° 14, 1997, pp. 181-192.
Eco, Umberto, Dire presque la même chose : expériences de traduction. Traduit de l’italien par Myriem Bouzaher. Paris, Grasset & Fasquelle, 2006.
Even-Zohar, Itamar, « Polysystem studies », dans Poetics today, vol. 11, n° 1, 1997, pp. 7-193.
Gravet, Catherine & Lievois, Katrien, Vous avez dit littérature belge francophone ? Le défi de la traduction. Berlin/Bruxelles, Peter Lang, 2021.
Gravet, Catherine & Lievois, Katrien (dir.), Parallèles, [La littérature belge francophone en traduction], vol. 32, n° 1, 2020.
Grutman, Rainier, « Refraction and recognition: Literary multilingualism in translation », dans Target, vol. 18, n° 1, 2006, pp. 17-47.
Heilbron, Johan, & Sapiro, Gisèle, « La traduction littéraire, un objet sociologique », dans Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 144, n° 1, 2002, pp. 3-5.
Heilbron, Johan, & Sapiro, Gisèle, Translatio. Le marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation. Paris, CNRS Editions, 2007.
Hewson, Lance, An Approach to Translation Criticism : Emma and Madame Bovary in Translation. Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, 2011.
Interfrancophonies : Puccini, Paola (éd.), [Regards croisés autour de l’autotraduction], n° 6, 2015 ; Puccini, Paola & Regattin Fabio,[Le Québec en traduction], n° 8, 2017 ; De Bonis Benedetta & Funari Fernando (éds) [Réécriture, traduction et adaptation dans le théâtre belge de langue française], n° 10, 2019 ; Vien, Myriam & Funari Fernando, [La traduction intralinguale dans la francophonie], n° 14, 2023.
Jadir, Mohammed (dir.), Traduction et langue-culture. Berlin/Bruxelles, Peter Lang, 2025.
Lacheny, Marc ; Rentel, Nadine & Schwerter, Stephanie (dir.), Langues et cultures en contact. Réflexions linguistiques et traductologiques. Berlin/Berne/Bruxelles, Peter Lang, 2022.
Ladmiral, Jean-René, Sourcier ou cibliste. Paris, Les Belles Lettres, 2014.
Ladmiral, Jean-René, Traduire : théorèmes pour la traduction. Paris, Gallimard, 1994.
Lievois, Katrien, & Bladh, Elisbeth (dir.). Parallèles, [La littérature francophone en traduction], vol. 28, n° 1, 2016.
Lindqvist, Yvonne, « Translation bibliomigrancy: the case of contemporary French Caribbean literature in Sweden », dans Meta : journal des traducteurs, vol. 64, n° 3, 2019, pp. 600-629.
de Lotbinière-Harwood, Susanne, Re-Belle et Infidèle / The Body Bilingual. Toronto/Montréal, Women’s Press/Les Éditions du remue-ménage, 1991.
Monti, Enrico & Schnyder, Peter (dir.), Autour de la retraduction : Perspectives littéraires européennes. Paris, Éditions Orizons, 2012.
Mus, Francis ; Vandemeulebroucke, Karen ; d’Hulst, Lieven & Meylaerts, Reine (dir.), La traduction dans les cultures plurilingues. Arras, Artois Presses Université, 2024.
Puccini, Paola (dir.), Interfrancophonies, [Regards croisés autour de l’autotraduction], n° 6, 2015.
Pym, Anthony, Method in Translation History. Manchester, St. Jerome Publishing, 1998.
Roig-Sanz, Diana & Meylaerts Reine, Literary Translation and Cultural Mediators in « Peripheral » Cultures. Customs Officers Or Smugglers ? Cham, Palgrave Macmillan, 2018.
Van de Pol-Tegge, Anja, Belgische Literaturen in deutscher Übersetzung. Kulturelle und historische Verflechtungen von 1945 bis zur Gegenwart. 2023. Accès libre sur Transcript [Independent Academic Publishing]
Venuti, Lawrence, The Translator’s Invisibility: A History of Translation. Londres / New York, Routledge, 2008.
Verstraete-Hansen, Lisbeth & Katrien Lievois, « La littérature francophone subsaharienne en traduction : propositions pour l’étude de la circulation d’une littérature “semi-centrale” », dans Meta : journal des traducteurs, vol. 67, n° 2, 2022, pp. 297-320.
Wecksteen, Corinne & El Kaladi, Ahmed (dir.), La traductologie dans tous ses états. Arras, Artois Presses université, 2007.
Instructions
Si vous souhaitez participer à ce colloque, veuillez envoyer un résumé de votre communication (500 mots max.), un titre, ainsi qu’une notice bio-bibliographique vous concernant avant le 1er juin 2026 aux adresses suivantes : catherine.gravet@umons.ac.be et katrien.lievois@uantwerpen.be .
En objet de votre courriel, merci d’indiquer « Francophonies et traduction » + vos NOM et prénom, ainsi que dans le titre du fichier joint. Dans le corps du mail, indiquer l’axe dans lequel vous vous inscrivez.
Un lien vers l’appel : https://web.umons.ac.be/app/uploads/sites/200/2026/01/Colloque-francophonies-et-traduction-et-logos.pdf
Catherine Gravet vous communiquera la réponse du comité fin juin.
Les comités se composent de :
- UMONS – académiques : Élisabeth Castadot, Béatrice Costa, Olga Gortchanina, Catherine Gravet, Kevin Henry, Juan Jimenez-Salcedo, Audrey Louckx, Laurence Pieropan, Bénédicte Van Gysel.
Autres : Stéphanie Delneste, Tiffany Jandrain, Laure Kazmierczak, Giulia Marinucci, Olivier Odaert, Isabelle Piette. - UAntwerpen : Katrien Lievois.
- AEEF : Olfa Abdelli, Abdelouahed Mabrour, Marc Quaghebeur, Cristina Robalo Cordeiro
- FWB : Laurent Béghin (Saint-Louis UCLouvain) (Céline Letawe (ULiège), Vincent Louis (ULB), Thea Rimini (ULiège), Hubert Roland (UCLouvain).
1.25 Rythme, pouvoir et subversion : perspectives interdisciplinaires et francophones (Flensbourg, Allemagne)
- Date de tombée (deadline) : 01 Juin 2026
- À : Europa-Universität Flensburg
Appel à communications
Rythme, pouvoir et subversion : perspectives interdisciplinaires et francophones
5–7 novembre 2026, Europa-Universität Flensburg
Colloque international du Campus Nord pour la France et la Francophonie (CaNoFF)
Les rythmes sont omniprésents dans les contextes culturels, sociaux et naturels : un poème, une œuvre musicale ou la langue dans son ensemble, le rythme cardiaque et la menstruation, les rythmes biologiques ou les saisons, tout comme les espaces-temps sociaux, sont marqués par des rythmes spécifiques, par exemple ceux du travail, des loisirs ou des cycles électoraux. Même si les définitions du rythme varient fortement selon les disciplines et que les distinctions avec des notions telles que « temps », « cadence » ou « cycle » ne sont pas toujours nettes, on peut néanmoins dégager une définition minimale qui servira de point de départ au colloque : si le temps constitue le médium, le rythme en est l’organisation concrète. Les rythmes comportent donc toujours une dimension relationnelle : « le rythme exprime des rapports qui renvoient à des agencements faits de répétitions, d’écarts et de déplacements » (Schmolinsky 2018, 1, trad. M.B.). Le rythme naît de la répétition avec différence (Dewey 1980) et, contrairement à la cadence, il n’est ni purement mécanique ni totalement libre, mais articule régularité et variation. Dans les contextes sociaux et culturels, le rythme peut ainsi être compris comme un temps façonné, porteur d’un potentiel performatif de déplacement et de subversion des régimes temporels et des cadencements établis. Une telle perspective permet d’une part d’interroger les espaces de pouvoir et de contrôle du rythme, qui, comme dans les structures coloniales ou certaines formes contemporaines d’exploitation, n’autorisent que peu ou pas d’écarts rythmiques ; d’autre part, elle ouvre l’analyse des possibilités de transformation des rythmes et de subversion des modèles rythmiques hégémoniques.
Les réflexions épistémologiques et esthétiques sur le rythme dans l’espace francophone sont particulièrement riches en approches et en artefacts, offrant ainsi un vaste champ interdisciplinaire de recherche, à la fois stimulant et socialement pertinent. Roland Barthes constitue un point de départ important avec ses réflexions philosophiques et sociologiques sur la tension entre rythmes sociaux et individuels. À travers le néologisme d’« idiorrythmie », il s’interroge sur la manière de concilier le rythme individuel avec la vie en communauté (Comment vivre ensemble ?, 1976/1977). Henri Lefebvre s’inscrit dans une perspective similaire avec son analyse des rythmes de la vie urbaine (2013). Foucault (1975), Bourdieu (cf. Vogel 2015) et Agamben (2005, 2008) ont également étudié le pouvoir du rythme à partir de la domination de régimes temporels spécifiques (cadencement du travail, états d’ urgence, rythmes de crise), posant ainsi des questions fondamentales sur le lien entre rythme, société, pouvoir et subversion. Un théoricien majeur du rythme encore peu étudié dans l’espace germanophone est Henri Meschonnic, qui analyse le rythme comme organisation du sens dans le discours (1982) dans une perspective transdisciplinaire. En se démarquant des modèles structuralistes, il met en avant la voix, le corps et la présence du sujet comme dimensions centrales d’une politique du langage à la fois historique et éthique. Des perspectives plus globales, à la fois transdisciplinaires et postcoloniales sont proposées par Achille Mbembe (2013) et Dipesh Chakrabarty (2021). Tandis que Mbembe critique la convergence du racisme et du capitalisme à travers les régimes temporels occidentaux dans le colonialisme et la mondialisation, Chakrabarty envisage le rythme dans le contexte de l’Anthropocène et de la planétarité comme une zone de conflit entre différentes temporalités. Selon lui, le pouvoir émerge lorsque des rythmes rapides (secondes, trimestres dans le capitalisme, cycles électoraux en politique) l’emportent sur des rythmes lents (générations, millénaires à l’échelle climatique).
Au-delà des approches théoriques, l’espace francophone offre également une multitude d’objets culturels et de pratiques issus de différentes époques qui peuvent être analysés à travers le prisme du rythme : les formes lyriques se distinguent par le mètre ainsi que par la répétition sonore ; les pratiques de piété de l’époque moderne (prière, méditation, chant) peuvent être structurées, de manière performative ou métaphorique, par la répétition, la cadence et le rythme de la respiration. Dans le symbolisme, le rythme – la musicalité de la langue, le jeu subtil entre son, pause et souffle – devient le cœur de l’effet poétique (« De la musique avant toute chose », Verlaine, Art poétique, 1874). Chez Proust, la transposition littéraire des mouvements de la conscience suit le rythme sinueux du souvenir, du sentiment et de la pensée. Le rythme peut également devenir un marqueur d’identité culturelle et un vecteur de résistance face à l’oppression coloniale et aux rapports de pouvoir asymétriques, comme dans le rythme poétique d’Aimé Césaire lié aux traditions orales et musicales et associé au concept de « négritude ». Dans le cinéma, comme l’a montré la Nouvelle Vague, le rythme et les ruptures rythmiques constituent des éléments esthétiques essentiels. En effet, le rythme narratif discontinu et pulsé chez Godard peut être lu comme une tentative de conjuguer proximité avec le présent et critique sociale. Chez Beckett et Duras, le rythme textuel se construit par la répétition, le silence, l’omission et la fragmentation. Dans le roman Réparer les vivants (2014) de Maylis de Kerangal consacré à une transplantation cardiaque, l’esthétique du texte suit le rythme du temps biologique. On retrouve également de nombreux exemples dans la musique (de la chanson française au rap, jusqu’à des artistes comme Zaho de Sagazan), dans les arts plastiques (les « Rythmes colorés » de Sonia Delaunay) ou encore dans les formats artistiques sériels, où la construction du rythme et ses dimensions affirmatives ou critiques peuvent être analysées.
À partir de ces cadres théoriques et de ces exemples issus des pratiques culturelles, il apparaît que le rythme, envisagé comme un temps façonné, constitue un champ de recherche particulièrement fécond. Le colloque vise à analyser, dans une perspective critique du pouvoir et de manière inter- et transdisciplinaire, les processus de négociation entre rythmes hétérogènes, conflictuels ou subversifs. L’espace francophone, dans toute sa diversité culturelle et son hybridité, ainsi que dans ses échanges transculturels avec d’autres espaces linguistiques et culturels, sera au centre de la réflexion. Les contributions issues de toutes les disciplines sont les bienvenues, y compris dans des perspectives diachroniques, transversales et comparatistes.
Axes thématiques possibles :
Le façonnement du rythme comme instrument de pouvoir et de critique du pouvoir
Concepts de cadence et de rythme dans des contextes francophones et comparés
Réflexions culturelles et représentations du rythme
Rythme de la langue, de la voix et de la littérature – dimensions critiques du pouvoir
Cadences et fréquences en littérature, en musique et en physique
Rythme, cadence, flow dans l’art et le travail : dimensions de pouvoir et de liberté
Idiorrythmie (rythme individuel) comme forme de résistance et d’autonomie
Le rythme (linguistique) comme instrument de hiérarchisation sociale et postcoloniale
Imposition de conceptions européennes du rythme dans le colonialisme : effets, alternatives et représentations
Perspectives de genre sur les logiques temporelles codées masculines et la dévalorisation d’autres rythmes
Arrhythmie : perturbations destructrices et constructives du rythme et leurs formes discursives
Hégémonie du rythme humain à l’Anthropocène et ses conséquences
Justice rythmique, biopolitique temporelle
Le rythme dans l’histoire : cyclique, linéaire, discontinu
Rythmes de la décision politique et processus démocratiques
Le rythme dans la musique et le cinéma comme auto-émancipation politique dans l’espace francophone
Organisation – soumission :
Le colloque se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à l’Université européenne de Flensburg (Allemagne). Les communications pourront être présentées en allemand ou en français.
Les personnes intéressées sont invitées à soumettre une proposition de communication de 25 minutes (suivie de 15 minutes de discussion). Merci d’envoyer un titre (provisoire), un résumé (env. 1500–2000 caractères, espaces et bibliographie compris) ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique (incluant l’affiliation institutionnelle actuelle) au format PDF à margot.brink@uni-flensburg.de et jan.rhein@uni-flensburg.de. Une participation à distance (en ligne) sera possible ; veuillez le préciser lors de la soumission. La date limite de soumission des propositions est le 1er juin 2026. Les notifications d’acceptation seront envoyées avant le 15 juin 2026.
Le colloque débutera le 5 novembre 2026 vers 13h et se terminera le 7 novembre 2026 vers 14h. La participation est gratuite. Une aide financière pour les frais de déplacement et d’hébergement est en cours de demande, mais ne peut être garantie à ce stade. Pour toute question organisationnelle, veuillez vous adresser à : jan.rhein@uni-flensburg.de
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Bibliographie sélective
Agamben, Giorgio (2005): État d’exception, Paris: Seuil.
Ders. (2008): Che cos’è il contemporaneo?, Roma: Nottetempo.
Ahmed, Sara (2004): The Cultural Politics of Emotion, Edinburgh: Edinburgh University Press.
Assmann, Aleida (2016): Vom vormodernen zum modernen Zeitregime: Shakespeare und Milton, Berlin: De Gruyter.
Barthes, Roland (1976/1977): Comment vivre ensemble ?, Paris: Éditions du Seuil.
Benveniste, Émile (1966): „La notion de ‘rythme’ dans son expression linguistique“. In: Problèmes de linguistique générale, Paris: Gallimard, pp. 327-335.
Chakrabarty, Dipesh (2021): The Climate of History in a Planetary Age, Chicago: University of Chicago Press.
Dewey, John (1987): Kunst als Erfahrung, Frankfurt am Main: Suhrkamp.
Foucault, Michel (1975): Surveiller et punir: Naissance de la prison, Paris: Gallimard.
Halberstam, Jack (2005): In a Queer Time and Place, New York: New York University Press.
Lefebvre, Henri (1992): Éléments de rythmanalyse. Introduction à la connaissance des rythmes, Paris: Éditions Syllepse.
Mbembe, Achille (2013): Critique de la raison nègre, Paris: La Découverte.
Meschonnic, Henri (1982): Critique du rythme. Anthropologie historique du langage, Lagrasse: Verdier.
Schmolinsky, Sabine/ Diana Hitzke/ Heiner Stahl (Hg.) (2018): Taktungen und Rhythmen: raumzeitliche Perspektiven interdisziplinär, Bielefeld: transcript.
Sharma, Sarah (2014): In the Meantime: Temporality and Cultural Politics, Durham: Duke University Press.
Vogel, Berthold (2015 [2009]): „Die Rhythmen des Sozialen“, Rhuthmos, 1. Februar 2015, https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article1450 (31.3.2026).
1.26 Utopie(s) / Rèv (DO-KRE-I-S, revue haïtienne des cultures créoles)
- Date de tombée (deadline) : 04 Juin 2026
- À : Limoges
Thème : UTOPIE(S) / RÈV
Appel à contributions DO-KRE-I-S #8
Dir. Jean Erian Samson & Sophie D’Aubreby
Argumentaire : Imaginons des lieux qui autorisent, qui soutiennent, des lieux ouverts
« De ce non-lieu, une lueur extérieure est jetée sur notre propre réalité, qui devient soudain étrange, plus rien n’étant désormais établi. Le champ des possibles s’ouvre largement au-delà de l’existant et permet d’envisager des manières de vivre radicalement autres. » — Paul Ricœur, Idéologie et utopie, 1991
Le 7e opus de la revue DO-KRE-I-S, paru en septembre 2025, a accueilli plus d’une centaine de contributions, d’œuvres et de réflexions critiques autour du thème Turbulence(s) / Dezòd. Ce numéro révélait les expériences individuelles et collectives des dynamiques de répression, mais également la terrible résistance dont nous avons toujours fait preuve. Réaffirmer notre présence au monde. C’est sur le fil de cette promesse, extensif entre les pages, que nous devons tirer pour continuer à tisser notre épanouissement – à l’intérieur ou à l’extérieur des turbulences. Si, au détour de ce numéro, Isis Labeau-Caberia nous alerte sur la nécessité de « […] réactiver notre capacité à concevoir des alternatives à partir de nos propres référentiels conceptuels […] », nombreuses déjà sont les propositions qui esquissent les traits lumineux d’un vivre-ensemble bâti sur le socle de nos complexités en symbiose ; à l’orée d’une prise de conscience radicale de notre condition actuelle d’assujetti·es. Larguons les amarres, afin de donner souffle à ces voiles déjà bien dépliées. Prenons le large. Ainsi, pour le huitième numéro de DO-KRE-I-S, nous vous proposons d’arpenter le domaine de l’utopie, du rèv ; en terre-créole, en île-monde.
L’utopie, ce « lieu de nulle part », ce « lieu du bien », est certainement l’espace privilégié de la manifestation concrète de l’imaginaire. Elle dépeint toujours un univers qui redéfinit le réel étriqué et oppressant ; motivée par une vision alternative rendant étrange notre propre réalité. Depuis le lieu des turbulences, quelle perspective la narration utopique peut-elle nous offrir ? L’utopie, cette terre fertile sur laquelle ont déjà fleuri tant d’effervescences et d’élans novateurs. Terre mouvante, elle se situe dans le remous et à la confluence des accidents du quotidien. Alors, par son prisme, tentons le basculement. Embrassons la houle pour enfin nous sortir du cauchemar des autres. Parce que « […] la démarche utopique peut devenir une invitation à la contestation pratique, […] un refus à la résignation au malheur de vivre » (Mazauric, 1999).
L’utopie comme conscience rebelle, réelle et radicale.
Comment imaginer le monde, et aller à contre-courant des dystopies prophétiques ? Bien que nombreuses furent les utopies qui finirent mal, Nathalie Schon nous rappelle que « rien dans la définition du concept n’indique la fin malheureuse comme inhérente au projet utopique ». Quant aux récits de science-fiction, pour Elara Bertho, ces derniers « nous [font] expérimenter des mondes alternatifs, au premier abord dystopiques mais où se cachent parfois des utopies […] ». Autrement dit, les récits de science-fiction, par la critique acerbe de nos sociétés capitalistes et technoculturelles, anticipent leurs dérives tout en laissant entrevoir une brèche, une possible bifurcation.
L’utopie devrait-elle se soucier d’une fin ? Nous pensons qu’elle peut aussi bien être conçue comme une entité flottante, suspendue, en attente du moment propice au déploiement de sa manifestation joyeuse. La fiction et la création plastique offrent cette possibilité : le soin de graver sur les pierres tombales de la vie le mystère des rêves. Par ailleurs, les tentatives d’activation de brèches magiques – permettant à l’imaginaire d’approcher discrètement le réel – agissent à leur tour comme ferments qui catalysent les forces vives du détour émancipateur. Dans la Martinique des années 1970, un certain Robert Sainte-Rose, dit Zétwal, a forcé le dévoilement d’une de ces brèches. En effet, conscient des dynamiques écrasantes du système d’oppression à l’œuvre, son rêve était bien plus grand que celui de négocier le même échiquier politique que l’oppresseur. Il aspirait à dépasser les bornes, à frôler d’autres dimensions : construire une fusée dans laquelle il s’élancerait vers le cosmos par la seule puissance de la poésie d’Aimé Césaire. « [I]l s’emploierait désormais à déterminer ce qu’est un Martiniquais à part entière, puis il le deviendrait » (Labeau-Caberia, 2025). Quelques jours après l’échec du décollage et la désillusion de ses ami·es proches, Zétwal et sa fusée-poème embrassèrent la douceur du vent. Sans laisser de traces, ni dans le temps, ni dans l’espace. Il demeure ainsi une figure tenace à la matérialité du poème. Une utopie mystérieuse dont se sert Isis Labeau-Caberia, dans son article « Rêver le monde d’après », pour nous interpeller avec force : « […] quant à l’urgence de replacer au cœur de nos combats politiques une boussole sous-estimée : celle de la puissance émancipatrice du rêve ».
Comment déjouer les mécanismes d’assujettissements qui pervertissent notre rapport au monde et nous empêchent de rêver nos propres rêves ? Les prémisses de ce projet colossal consistent à identifier constamment ces schémas – les nommer ; les étudier ; les comprendre – en tentant de défaire les nœuds de l’histoire imposée pour dévoiler d’autres paradigmes. Comme l’affirme Donna Haraway dans son essai Savoirs situés, nous devons nous positionner vers des « […] perspectives nouvelles, qui ne peuvent pas être connues par avance, et qui promettent quelque chose d’assez extraordinaire : un savoir suffisamment puissant pour construire des mondes qui soient moins organisés selon les axes de la domination ». Dans cette démarche, les mouvements et les courants de pensée alternatifs pouvant nous servir de lanternes sont multiples. Depuis sa première manifestation en 1977, à travers la démarche et l’univers du groupe de musique funk afro-américain Parliament-Funkadelic, jusqu’à sa conceptualisation dix-sept ans plus tard par le critique américain Mark Dery, l’afrofuturisme n’a de cesse de dessiner des horizons à la fois critiques et prometteurs. En conjuguant science-fiction, technoculture, réalisme magique et cosmologies non-occidentales, cette nouvelle approche propose de redéfinir le monde sur des bases historiques et ontologiques réhabilitant l’agentivité de l’Afrique et de ses diasporas.
Réaborder nos imaginaires.
Dans Le Capitalisme patriarcal, Silvia Federici nous rappelle que la pensée naît du contact avec le réel, que l’imagination ne s’en affranchit qu’à condition de l’avoir frôlé et joint l’exemple au propos : la campagne Wages for Housework en 1972, utopique alors, permettra pourtant d’envisager la valeur du travail domestique pour ce qu’il est. Les courants féministes et leurs théoriciennes, leurs poétesses, leurs représentantes, de la même manière, chaque fois différente, inventent et proposent de nouvelles définitions aux termes du réel : Audre Lorde pour le self-care, Donna Haraway pour les ruines, pour le corps et ses possibles dans son Manifeste Cyborg.
Certains lieux et communautés, aussi, proposent de nouvelles définitions, nous montrent le chemin du possible (et les voies sans issue) : les villes nouvelles dont les promesses restent à faire advenir en cherchant de nouveaux imaginaires. Réinvestir les tentatives ratées, les réinventer encore, et encore, et jusqu’à ce que la promesse prenne chair. Les communautés marronnes en Haïti, en Guyane, au Brésil, en Jamaïque et ailleurs. Les Lakou et Gran Doko, forme d’organisation territoriale alternative qu’on retrouvait en Haïti tout au long du 20e siècle (Casimir, 2025), et qui peut avoir une valeur conceptuelle au-delà de leur quasi-disparition. Les poches de résistance d’Exarchia, les promesses endormies des villes nouvelles qui demandent à se renouveler encore. Tant de lieux où le ferment se trouve, attend. Alors nommons, oui. Et changeons les termes de la définition, sa portée, son ambition. Imaginons des lieux qui autorisent, qui soutiennent, des lieux ouverts. Réinjectons le désirable là où le fascisme s’acharne à l’épuiser. On passe le doigt le long de la fêlure, on méandre avec elle, on presse jusqu’à la voir céder et une fois ouverte, une fois fracturée : on réassemble, on colmate, on rêve. « L’amplification et la systématisation d’un élément du réel (inégalité raciale, inégalité de genre, destruction d’écosystèmes) construit des mondes possibles fracturés que les fictions poussent à leur paroxysme, comme dans un laboratoire. » (Bertho, 2021).
Ce ne sont là que quelques exemples et pistes.
Au moyen de la création plastique, de la nouvelle, de l’essai, de la poésie, de la photographie, du collage ou d’autres formes hybrides, nous vous invitons pour ce huitième rendez-vous à attiser les imaginaires sédiments. (Re)mobiliser ces fragments enfouis pour dessiner une utopie magique, située et force de proposition. En somme, imaginer des manières de vivre radicalement autres depuis la marge ; ce lieu favorable aux mutations, aux tempêtes. Assurément ! Car, comme l’a montré Olivier Hamant pour étayer sa théorie de la robustesse, les nuées d’oiseaux qui s’orientent depuis des temps immémoriaux dans l’immensité du ciel confient le gouvernail aux individus situés à la périphérie du groupe. Ces derniers apparaissent en effet beaucoup plus sensibles aux fluctuations du monde, puisqu’ils s’y confrontent directement. Ils connaissent leurs rouages. Ils savent comment surfer dans les courants et les eaux troubles. En revanche, ceux situés au centre, eux, ne percevant que leurs voisins, sont aveugles aux réalités extérieures. Puisque marginalisé·es nous sommes, puisque assigné·es à la périphérie du globe. Alors nos rêves – s’ils sont greffés à nos véritables histoires, à nos cosmologies et à nos expériences immédiates – s’immisceront inévitablement dans l’explosion de l’instant.
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Modalités de contribution
Les contributions (réflexions critiques, poèmes, nouvelles, notes de lecture, portfolios, photos, illustrations, etc.) sont à envoyer par courriel jusqu’au 4 juin 2026 à l’adresse suivante : associationvagueslitteraires@gmail.com
Vos propositions peuvent épouser diverses formes : créations originales (poèmes, dessins, peintures, sculptures), reportages photos, portfolios, critiques, articles hybrides et esquisses de réflexions.
Pour les articles, veuillez fournir un résumé de votre projet en 500 mots maximum au format Word. Pour les reportages photos et portfolios, nous attendons un texte de 800 mots ainsi que jusqu’à 15 photos en basse définition. Pour les poèmes et nouvelles, 4 pages Word maximum.
Les résultats de la sélection seront communiqués d’ici le 6 juillet 2027. Nous attendons au plus tard le 6 août 2027 les versions finales des articles sélectionnés, accompagnées des images en haute définition.
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Quelques références
Béji-Bécheur, Amina, Audrey Bonnemaizon, Hélène Beraud, Salomon Bernier-Kheddache, Barbara Blin-Barrois, Inès Bouden, Asmae Diani, et al. 2024. Organisations alternatives des citoyennetés. EMS-Edition Management et Société.
Bertho, Elara. 2021. « L’Afrofuturisme féministe des fractures de la Terre ». Multitudes 85(4) : 153‑61.
Bloch, Ernst. 1976. Le Principe Espérance. Paris, France : Gallimard.
Calvet, Elisa. 2024. « Audre Lorde, Journal du cancer : enjeux politiques autour des récits et de l’expérience de la maladie ». In Écrivaines entre littérature et sciences II. Essayisme, auto-/ biographie et savoirs, Besançon (Université de Franche-Comté), France : Léa Cassagnau and Léa Cassagnau and Ralph Winter.
Carabédian, Alice. 2016. « Circonstances Spéciales ou l’utopie radicale ». Tumultes 47(2) : 123‑44.
Casimir, Jean. 2025. « Dilemme d’un éventuel paiement de la dette de 1825 ». AyiboPost. https://ayibopost.com/jean-casimir-dilemme-dun-eventuel-paiement-de-la-dette-de-1825/ (3 mars 2026).
Collectif comm’un. 2019. Habiter en lutte. Zad de Notre-Dame-des-Landes. Quarante ans de résistance. Lorient, France : Le Passager clandestin.
Collet, Victor. 2025. Vivre sans police. Du long été au crépuscule d’Exarchia. Marseille : Agone Éditions.
Donna Haraway: Story Telling for Earthly Survival. 2016. Documentaire. https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/parole/donna-haraway-story-telling-for-earthly-survival.
Ehrhardt, Damien, et Hélène Fleury. 2012. « Les espaces de l’utopie ».
Federici, Silvia, et Maud Simonet. 2021. « Du “salaire au travail ménager” à la politique des communs ». Travail, genre et sociétés 46(2) : 179‑84.
Federici, Silvia. 2019. Le Capitalisme patriarcal. Paris, France : La fabrique éditions.
Foray, Caroline. 2024. « Afrofuturisme et féminisme : culture pop, culture de résistance ». Revue Possibles 47.
Foucault, Michel. 2019. Le corps utopique, les hétérotopies. Paris, France : Éditions Lignes.
Graeber, David. 2019. Les Pirates des Lumières ou la véritable histoire de Libertalia. Paris, France : Éditions Libertalia.
Hamant, Olivier. 2022. Troisième Voie du vivant. Paris, France : Éditions Odile Jacob.
Haraway, Donna. 2007. Manifeste cyborg. Paris, France : Exils Éditions.
Haraway, Donna. 2026. Savoirs situés. Marseille : Wildproject Éditions.
Hugues, Micheline. 1999. L’utopie. Paris, France : Éditions Nathan/HER.
Labeau-Caberia, Isis. 2025. « Rêver le monde d’après. Nous désensorceler de l’Occident ». DO-KRE-I-S, la revue haïtienne des cultures créoles Turbulence(s) / Dezòd (7) : 14‑17.
Macherey, Pierre. 2011. De l’utopie ! Réville, France : De l’incidence éditeur.
Mannheim, Karl. 2006. Idéologie et utopie. Paris, France : Éditions de la Maison des sciences de l’homme.
Marimoutou, Carpanin. 2019. « Carrefour de nulle part : utopie d’une île créole ». In Utopies et dystopies coloniales, Méné, éd. Françoise Sylvos. Éditions K’A, 290 p.
Miano, Leonora. 2019. Rouge impératrice. Paris, France : Grasset.
More, Thomas. 1999. L’Utopie. Paris, France : Librio.
Murat-Ingles, Léa. 2024. Les Rythmes de la poussière. Montréal : Les éditions du remue-ménage.
Nsafou, Laura. « Mrs Roots – Écrire. Pour qu’il ne soit plus possible de dire encore une fois : Je ne savais pas. » https://mrsroots.fr/.
Nsafou, Laura. 2021. Nos jours brûlés Tome 1. Paris, France : Albin Michel.
Planétarium. Un atlas pour le monde à venir. 2025. Paris, France : Centre Pompidou.
Ricœur, Paul. 1984. « L’Idéologie et l’Utopie : deux expressions de l’imaginaire social ». Autres Temps 2(1) : 53‑64.
Ricœur, Paul. 2016. L’Idéologie et l’utopie. Points Éditions.
Sarr, Felwine. 2016. Afrotopia. Paris, France : Philippe Rey.
Schon, Nathalie. 2012. « Jungle créole et malibu barbies : l’utopie antillaise et hawaïenne. – MondesFrancophones.com ». Mondes francophones.
Séguy, Jean. 1971. « Les sociétés imaginées : monachisme et utopie ». Annales 26(2) : 328‑54.
Sylvos, Françoise. 2017. Utopies et dystopies coloniales. K’A.
Tonda, Joseph. 2021. Afrodystopie. La vie dans le rêve d’Autrui. Paris, France : Éditions Karthala.
Vincent, Cédric. 2024. « Afrofuturismes : comment le futur rencontre le passé dans le présent ». Critique d’art. Actualité internationale de la littérature critique sur l’art contemporain (62) : 86‑98.
Zétwal. 2008. Documentaire. https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/sciences/zetwal.
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Œuvre de couverture
Marie Versini, Heratika, 60 cm x 90 cm, acrylique sur toile, 2025.
2. Job and Fellowship Opportunities
2.1 Post Doctoral Research Associate – Grade 7, University of Liverpool
Applicants are invited to apply for the position of Postdoctoral Research Associate: History of Conservation and Animal Health to work on the project Conserving Global Health: Biodiversity Protection and the Prehistory of Planetary Health, which is funded by a Wellcome Trust Career Development Award and hosted in the Department of History. Conserving Global Health is led by the Principal Investigator Dr Jules Skotnes-Brown. In addition to this post, the project team includes a Postdoctoral Research Associate in the History of Conservation and Earth Systems’ Health.
Conserving Global Health will provide the first major investigation of how species, landscape, and biodiversity conservation became global health strategies, and their health consequences for humans, animals, plants, and microbes in the long twentieth century (1890s-2020s). The project team will explore the historical engagements, collaborations and frictions between conservation theories and practices and international, global, and Planetary Health in the long twentieth century. We will uncover some of the historical roots of the present global ecological crisis, offer warnings from the past about the health consequences of environmental degradation, and make contributions to the medical humanities, environmental history, and global history.
The project team will develop an innovative approach which will consider humans, animals, ecosystems, and planetary systems in an integrated framework. In so doing, we will provide a critical prehistory of the modern field of Planetary Health, placing conservation theories and practices at the centre of its development.
WP2: History of Conservation and Animal Health
WP2 will investigate the history of domestic animal diseases (including but not limited to Animal African Trypanosomiasis), and their connections with species conservation in South Africa and/or Zimbabwe, and/or Uganda. WP2 will examine how the creation of protected areas in specific regions impacted the health of Indigenous communities and their animals. You will also explore how animal disease research conducted within these regions shaped conservation and health priorities in international health, conservation, and development organisations.
You will work on WP2. You will be based in the Department of History at the University of Liverpool. You will have a research background in African history, anthropology, African studies, historical geography, or related disciplines, and theoretical fluency in environmental and/or medical humanities. You must have knowledge of an African language relevant to one or more of the project regions, experience working with African archives and ideally training in either oral history or ethnography.
Application process
In addition to the online application form, please provide:
- CV
- Covering letter explaining how your past research is suitable for the role, and your envisioned contributions to the Department of History
- 1-2-page research proposal outlining a programme of research into conservation and domestic animal disease(s), including but not limited to Animal African Trypanosomiasis.
- Sample of written work of around 10,000 words (e.g., a journal article or thesis chapter)
- The names of two referees
If you are still awaiting your PhD to be awarded you will be appointed at Grade 6, spine point 30. Upon written confirmation that you have been awarded your PhD, your salary will be increased to Grade 7, spine point 31.
Our commitment to Equality, Diversity and Inclusion
We are committed to enhancing a workforce as diverse as our community and particularly encourage applicants who are of minoritised genders and ethnic backgrounds, living with a disability, and/or are members of the LGBTQIA+ community.
2.2 Postdoctoral Research Associate – Grade 7, University of Liverpool
Applicants are invited to apply for the position of Postdoctoral Research Associate: History of Conservation and Animal Health to work on the project ‘Conserving Global Health: Biodiversity Protection and the Prehistory of Planetary Health’, which is funded by a Wellcome Trust Career Development Award and hosted in the Department of History. Conserving Global Health is led by the Principal Investigator Dr Jules Skotnes-Brown. In addition to this post, the project team includes a Postdoctoral Research Associate in the History of Conservation and Earth Systems’ Health.
Conserving Global Health will provide the first major investigation of how species, landscape, and biodiversity conservation became global health strategies, and their health consequences for humans, animals, plants, and microbes in the long twentieth century (1890s-2020s). The project team will explore the historical engagements, collaborations and frictions between conservation theories and practices and international, global, and Planetary Health in the long twentieth century. We will uncover some of the historical roots of the present global ecological crisis, offer warnings from the past about the health consequences of environmental degradation, and make contributions to the medical humanities, environmental history, and global history.
The project team will develop an innovative approach which will consider humans, animals, ecosystems, and planetary systems in an integrated framework. In so doing, we will provide a critical prehistory of the modern field of Planetary Health, placing conservation theories and practices at the centre of its development.
WP3: History of Conservation and Earth Systems’ Health
WP3 will examine the history of conservation and climate change, focusing particularly on the scientific history of the idea of ecosystems, plants, oceans, and forests as “carbon sinks” that store carbon and cleanse the earth of anthropogenic activities. Through focusing on the scientific history of the concept of a “carbon sink”, as well as the environmental history of specific carbon sink(s), WP3 will explore how landscape preservation became a prophylactic against climate change, and its social, political, and economic impacts from local to global scales.
You will work on WP3. You will be based in the Department of History at the University of Liverpool. You will have a research background in the history of science, STS, environmental history, or cognate disciplines. You must have an excellent understanding of the global history of science, experience working in archives, and ideally training or experience in oral history.
Application process
In addition to the online application form, please provide:
- CV
- Covering letter explaining how your past research is suitable for the role, and your envisioned contributions to the Department of History
- 1-2-page research proposal outlining a programme of research into the history of conservation and carbon sinks.
- Sample of written work of around 10,000 words (e.g., a journal article or thesis chapter)
- The names of two referees
If you are still awaiting your PhD to be awarded you will be appointed at Grade 6, spine point 30. Upon written confirmation that you have been awarded your PhD, your salary will be increased to Grade 7, spine point 31.
Our commitment to Equality, Diversity and Inclusion
We are committed to enhancing a workforce as diverse as our community and particularly encourage applicants who are of minoritised genders and ethnic backgrounds, living with a disability, and/or are members of the LGBTQIA+ community.
2.3 Lecturer in French Literature, Stanford University
The Department of French and Italian at Stanford University is seeking applications for a lecturer in French literature. The Department is part of the Division of Literatures, Cultures, and Languages, a consortium of departments that collaborate on curricular and research initiatives. We seek a candidate to teach undergraduate and graduate courses, including introductory survey courses that focus on the literature of the 18th century or 19th-20th centuries. The ability to teach gender studies, film, or novels in Francophone or colonial literatures and cultures is also highly desirable. This will be a two-year full-time appointment. We anticipate a start date of September 1, 2026.
Candidates must demonstrate strong scholarship and excellence in teaching. Superior proficiency in French is required, along with advanced proficiency in English. The candidate will be expected to teach six literature courses per year in French and English. A PhD in a related field and teaching experience at the college or university level are required.
Application materials must be submitted online via Academic Jobs Online here: https://academicjobsonline.org/ajo/jobs/31981
In order to be considered for this position, you must submit:
- a cover letter
- curriculum vitae
- three confidential letters of recommendation
- writing sample
- teaching statement, and a brief statement of research interests (no more than three pages)
- teaching evaluations (if available)
- 2 sample syllabi of an undergraduate and a graduate course
For full consideration, please transmit all materials by May 20, 2026.
The expected salary range for this position is $66,600 – $91,190.
Stanford University has provided a pay range representing its good faith estimate of what the University reasonably expects to pay the position upon hire. The pay offered to the selected candidate will be determined based on factors including (but not limited to) the qualifications of the selected candidate, budget availability, and internal equity.
Stanford is an equal employment opportunity and affirmative action employer. All qualified applicants will receive consideration for employment without regard to race, color, religion, sex, sexual orientation, gender identity, national origin, disability, protected veteran status, or any other characteristic protected by law. Stanford welcomes applications from all who would bring additional dimensions to the University’s research, teaching and clinical missions. Consistent with its obligations under the law, the University will provide reasonable accommodations to applicants and employees with disabilities. Applicants requiring a reasonable accommodation for any part of the application or hiring process should contact disability.access@stanford.edu. The Department of French and Italian strongly welcomes applications from candidates who would enhance our faculty’s diversity, whether that is understood in relation to the United States or the region about which we teach.
2.4 Non-Tenure: Visiting Lecturer in French Language, Texas A&M
The Department of Global Languages and Cultures in the College of Arts & Sciences at Texas A&M University invites applications for one (1) part-time Visiting Lecturer (50% FTE, Non-Tenure track) position in French language with a 9-month academic appointment beginning in fall 2026.
The successful candidate will be expected to teach two (2) courses per semester in French language, from the Beginning to the Advanced level, and to contribute to program building in French studies and academic service appropriate to the mission of the department and university. Depending on program needs, there may also be opportunity to teach additional courses.
The Department of Global Languages and Cultures offers degrees/programs in modern languages and Classics, and graduate degrees in Hispanic Studies, in addition to offering undergraduate minors in African Studies, Religious Studies, and Jewish Studies. Further information about the Department of Global Languages and Cultures is available at https://artsci.tamu.edu/global-lang-cultures/index.html Information about the College of Arts and Science can be found at: https://artsci.tamu.edu/index.html.
Qualifications
Required Qualifications
- Master’s level degree in French by the start date and significant teaching at the college level in the field or a related field.
Preferred Qualifications
- A PhD in French is preferred.
Application Instructions
Applicants must apply through Interfolio apply.interfolio.com/183720 and submit the following materials:
- Cover letter
- Curriculum vitae (embed links to your work)
- Personal statement to include philosophy and plans for teaching, research, and service as applicable
- Names and contact information of five (5) professional references.
Inquiries about the position may be directed to glacjobsearch@tamu.edu
Equal Employment Opportunity Statement
Equal Opportunity/Veterans/Disability Employer.
2.5 Full-Time Visiting Assistant Professor of French, Occidental College
The Department of Spanish & French Studies at Occidental College invites applications for a full-time Visiting Assistant Professor of French (non-tenure track) for the 2026-2027 academic year. All Occidental College language classes are held in-person on campus in Los Angeles. In Fall 2026 (Aug 25-Dec 15) and Spring 2027 (Jan 19-May 17), the new hire will teach three courses per semester (six total for the full academic year). Courses will include Fren 102 and Fren 201. Depending on departmental needs, student enrollment, and upon successful performance evaluation, the contract may be renewed, with the possibility of teaching additional levels, including other language classes and courses in French and Francophone literary and cultural studies (Fren 101, Fren 202, upper-level courses). Start date: August 16, 2026.
We welcome all applications but will give preference to experienced applicants with a strong pedagogical background in communicative language teaching and a desire to teach French language courses at beginning and intermediate levels. Experience or preparation for teaching upper-level content courses is favorable.
“Visiting Professor” is a faculty category bargained between the College and the non-tenure-track faculty union. Visiting faculty may engage in scholarly activities, but scholarship is not a responsibility of the position.
2.6 Part Time Lecturer in French
Tufts University, Department of Romance Studies, is soliciting applications for a Part-Time Lecturer position in French for the 2026-2027 academic year (with the possibility of renewal contingent on program needs and course enrollments) to teach two (2) or three (3) French language courses in the Fall of 2026 and one (1) or two (2) in the Spring of 2027. The courses will range in levels from elementary to intermediate French. The position includes benefits.
2.7 Departmental Lecturer in Medieval French, University of Oxford–St Peter’s College
Contract type: Fixed Term (1 year) from 01 September 2026.
Hours: Full time
About the role
This fixed-term post is to provide replacement teaching for Professor Daron Burrows during his Leverhulme Research Fellowship.
The post will involve advanced teaching and independent academic research in French.
The successful candidate will contribute to the teaching of medieval French within the Sub-Faculty of French by offering 24 hours of lectures or seminars on medieval topics, 6 hours of classes involving translation from medieval French, and 3 hours of revision lectures over the course of the year. They will also be responsible for providing 6 ‘weighted’ hours a week of undergraduate tuition in French language and literature at St Peter’s College.
The duties and skills required are described in further detail in the job description, click the ‘Apply’ button above.
Application process
The closing date for applications is 12.00 noon on Monday, 25 May.
Only applications received before this time can be considered.
Interviews are likely to be held during w/c 15 June.
2.8 University Teacher in French (Maternity cover) (Part-time), University of Liverpool
The Department of Languages, Cultures & Film wishes to appoint a fixed-term University Teacher in French to maintain and enhance our successful and innovative delivery of French language teaching at undergraduate level and to contribute to ongoing departmental and School initiatives in language teaching and learning that form part of a wider Liverpool Languages Strategy. An increasing use of blended learning and technology-enhanced teaching methods are just two of the characteristic features of our current departmental initiatives.
You will hold a relevant postgraduate or professional qualification in a discipline directly relevant to language teaching. Experience of teaching French language at undergraduate level in a Higher Education Institution is essential, as is experience of module design, delivery and assessment. Experience of devising and delivering module components in interpreting is desirable, as is experience and an active interest in methods of authentic assessment. You will be expected to contribute to the delivery of French language teaching at all undergraduate levels (A1 to C1/C2) and will be aware of the latest developments in language teaching methodologies.
This post is fixed term (maternity cover) and part time (0.8 FTE), available from 1st September 2026 until 30th January 2027.
Our commitment to Equality, Diversity and Inclusion
We are committed to enhancing a workforce as diverse as our community and particularly encourage applicants who are of minoritised genders and ethnic backgrounds, living with a disability, and/or are members of the LGBTQIA+ community.
For full details and to apply online, please visit: recruit.liverpool.ac.uk
2.9 Teaching Associate in Francophone Postcolonial Studies (Fixed Term), University of Cambridge – Faculty of Modern and Medieval Languages and Linguistics
The French Section in the Faculty of Modern and Medieval Languages and Linguistics at the University of Cambridge is seeking to appoint a Teaching Associate in Francophone Postcolonial Studies. The post is fixed term from 1 September 2026 until 31 May 2028. The Section commits to providing career development and mentoring for the successful candidate.
The Teaching Associate will be expected to contribute to the teaching and examining of undergraduate and postgraduate courses (including language teaching) and to the administration of the Section’s activities. We particularly welcome applicants with expertise in the literatures and cinemas of French West Africa and the French Caribbean.
Candidates will have relevant experience in teaching Francophone postcolonial literature and cinema and a strong publication record. They will hold a degree in a relevant field and be able to demonstrate active, collegial engagement in teaching and outreach in French Studies.
Further information about the Faculty is available at https://www.mmll.cam.ac.uk
Click the ‘Apply‘ button to register an account with our recruitment system (if you have not done so already) and apply online.
Informal enquiries about the role are welcomed and should be directed to Professor Jenny Mander on jsm15@cam.ac.uk. Questions on the application process should be directed to the School’s HR Team on MMLLPersonnel@admin.cam.ac.uk.
The closing date for applications is midnight (BST) on Monday 8 June 2026. Interviews are planned for early July 2026, subject to change.
To apply online for this vacancy and to view further information about the role, please click on the ‘Apply’ button above.
Please quote reference GP49550 on your application and in any correspondence about this vacancy.
The University actively supports equality, diversity and inclusion and encourages applications from all sections of society.
The University has a responsibility to ensure that all employees are eligible to live and work in the UK.
2.10 2 postes d’assistant-e en littérature française, XVIe – XXIe s. (Univ. de Genève)
Le Département de littérature française moderne de l’Université de Genève
met au concours :
2 postes d’assistant-e en littérature française (XVIe – XXIe siècles)
Conditions :
Être en possession d’une maîtrise en littérature française (XVIe-XXIe siècles) ou d’un titre jugé équivalent au moment de l’entrée en fonction. Avoir soutenu son mémoire au moment de la candidature. Avoir un projet de recherche et s’engager à inscrire une thèse sous la direction d’un.e enseignant.e du Département. Le projet doit avoir été discuté avec l’enseignant.e.
Cahier des charges :
Il s’agit d’un poste à 7/10e qui passera à 10/10e dès la troisième année.
Le ou la titulaire consacrera la moitié de son temps de travail à la réalisation de sa thèse de doctorat.
Il ou elle sera chargé-e d’un enseignement de deux heures hebdomadaires (sur un seul semestre la
première année). Il / elle devra en outre participer à la correction de travaux, à l’encadrement des
étudiant.e.s, aux tâches d’administration et aux activités de recherche du département.
Traitement :
Fr 47’850 – par an en 1ère année à 7/10e (position 8/4 de l’échelle des traitements de l’Etat de Genève).
Le maximum du traitement est atteint après 4 annuités doubles (Fr 81’264 .—par an à 10/10e en
position 8/12 de l’échelle des traitements).
Entrée en fonction : 1er août 2026
Durée du mandat :
Les assistants sont nommé-es pour une période de deux ans ; la nomination est renouvelable pour deux périodes successives, respectivement de deux ans et un an.
La première année de la fonction constitue une période d’essai au cours de laquelle il peut être mis fin aux rapports de service moyennant le respect d’un délai de résiliation de 3 mois pour la fin d’un mois.
Documents requis et délai pour le dépôt des candidatures :
* lettre de candidature
* un curriculum vitae accompagné d’une photocopie des diplômes
* un relevé de notes
* le mémoire de master
* un exposé de recherche (thèse de doctorat) (de 2 à 5 pages)
La candidature et les documents doivent être compris dans un seul document pdf et parvenir à l’adresse électronique suivante : secretariat-framo@unige.ch avant le 5 mai 2026 à minuit. Aucun dossier papier ne sera accepté.
Dans une perspective de parité, l’Université encourage les candidatures du sexe sous-représenté.
2.11 PostDoc French and/or Italian Literature and Cultural Studies with a focus on Digital Humanities (Salzburg)
Your area of responsibility:
▪ Development of a larger, independent research project in the field of Italian and/or French Literature and Cultural Digital Humanities
▪ Independent academic research (publications, talks, …) in the field of Romance Studies, especially Italian and/or French Cultural Studies
▪ Independent teaching: 4 weekly hours
▪ Administrative tasks
Admission requirements:
▪ Completed PhD in the relevant field (Italian and/or French Literature and Cultural Studies)
▪ High proficiency in Italian and/or French
▪ Good command of German
Required qualifications:
▪ International experience
▪ Publications
▪ Teaching experience at the university level
▪ Proficiency in another Romance language (preferably French or Italian) or willingness to acquire it
▪ Marked interest in digital approaches/methods in the humanities
▪ Independent work style
▪ Team spirit and cooperation skills
▪ Resilience and positive attitude
▪ flexibility
Application documents – please send:
▪ Letter of motivation (including the outline of a research project)
▪ CV (mentioning international and teaching experience)
▪ list of publications
▪ PhD dissertation as PDF
▪ copies of the MA and doctoral degree certificates
2.12 Assistant / Associate Professor (tenure track) or Professor in French (University of Turku, Finlande)
The University of Turku, Faculty of Humanities, invites applications for the position of Assistant / Associate Professor (tenure track) or Professor in French. The employment will begin 1.8.2027.
The position is located at the School of Languages and Translation Studies at the University of Turku, within the Department of French.
Job description
An Assistant / Associate Professor or Professor is expected to conduct and supervise scientific work, provide research-based teaching, follow developments in their field, and participate in societal interaction and international cooperation.
The Assistant / Associate Professor or Professor of French:
is responsible for the Department of French and its staff, BA, MA and post-graduate studies, and the department’s societal interaction,
teaches and supervises a wide range of topics in French and applied linguistics at the MA level and in the Utuling doctoral programme,
is responsible for the French studies in the international master’s programme that is part of the EC2U university alliance within the School of Languages and Translation Studies, and is also responsible for other international collaborative education initiatives,
is responsible for developing educational cooperation in French studies among Finnish universities within a network aimed at promoting university education and language policy cooperation between French studies at different universities,
actively participates in launching research projects and developing research collaboration, as well as conducts research in the field,
pursues professional development in accordance with a career plan drawn up at the beginning of the employment (in the case of an assistant / associate professor).
We require:
According to the regulations of the University of Turku (Section 29), applicants are required to have:
a suitable doctoral degree,
the ability to conduct independent scientific research and experience in leading scientific work,
experience in international collaboration,
the ability to provide high-quality, research-based teaching,
the ability to supervise theses.
In addition, we require:
a research profile focused on contemporary French or applied linguistics (primarily concerning the French language),
the ability to serve in a supervisory role or a willingness to participate in supervisory training.
When assessing an applicant’s merits, the following will be considered:
research merits,
teaching and supervision experience,
views on the development of the field at the University of Turku,
activity in acquiring external research funding,
experience serving as a supervisor.
More detailed information about the assesment criteria can be found in the General eligibility requirements and the recruitment process for the position of Professor and Assistant or Associate Professor (tenure track)
Language skills
Successful performance in the position requires proficiency in Finnish and an excellent proficiency in French. However, an applicant with no Finnish skills but good English skills at the time of application may be recruited. In such a case, the selected candidate is required to acquire sufficient Finnish skills for the performance of their duties within three years. The University offers support for language studies.
We value collegiality and promote equality, diversity, and inclusivity. We encourage all qualified applicants with different backgrounds to apply for our open positions.
Apply between 8 April 2026 and 8 May 2026 16:00 (Europe/Helsinki)
More info on : https://ats.talentadore.com/apply/ranskan-kielen-apulaisprofessori-tenure-track-professori/m5n1xQ?lang=en
2.13 Enseignant contractuel en Lettres (La Rochelle)
La Rochelle Université recrute un enseignant contractuel en Lettres
Conditions d’exercice :
Contrat à durée déterminée du 1er septembre 2026 au 31 août 2027, éventuellement renouvelable
État du poste : vacant
Condition de diplôme : Master 2 ou équivalent BAC+5, en rapport avec la discipline enseignée
Champ disciplinaire du diplôme : Lettres
Obligation de service : 384 heures d’enseignement (une proratisation des heures sera effectuée si le contrat
est inférieur à 12 mois)
Profil recherché :
Le ou la candidat·e, au moins titulaire d’un master 2 voire d’un doctorat, possèdera une expérience dans
l’enseignement secondaire et de préférence une expérience dans l’enseignement supérieur. Il ou elle sera
à même d’enseigner à tous les niveaux de la Licence de Lettres (L1 à L3). Il ou elle sera en charge aussi bien
de Cours Magistraux (CM) que de Travaux Dirigés (TD). Outre des compétences généralistes en Lettres
modernes (maîtrise de la morphosyntaxe, méthodologie des exercices universitaires comme ceux de la
dissertation ou commentaire), il ou elle devra assurer des enseignements en langue française, stylistique et
littérature française. Des compétences dans les domaines de la sémiologie seront appréciées.
Missions :
En plus des missions d’enseignement (384 h Equivalent TD), le ou la candidat·e sera amené·e à participer
aux activités pédagogiques de la composante : réunions pédagogiques, conseils de perfectionnement et
jurys. Il ou elle pourra également être appelé à prendre en charge une responsabilité pédagogique sur une
des 3 années de la licence.
Activités principales :
Enseignement et participation à l’organisation pédagogique du département.
Connaissances attendues :
Langue et littérature françaises (morphosyntaxe, littérature moderne et contemporaine, sémiologie…)
Compétences attendues :
Maîtrise des outils bureautiques et informatiques, bonne communication, travail en équipe, autonomie et
justesse du positionnement dans la relation pédagogique.
Aptitudes requises :
Organisation des enseignements en CM et TD, gestion de groupes, création de contenus pédagogiques.
2.14 Contrat postdoctoral associé à la chaire « études littéraires de genre » (ENS de Lyon)
Fiche de poste
Programme de recherche : « Études littéraires de genre » (ANR)
Responsable : Camille Islert (ENS de Lyon, HiSoMA)
Type de contrat : CDD
Quotité : temps plein Durée : 12 mois
Date début de mission :
1er septembre 2026 au 31 aout 2027
Employeur : ENS de Lyon
Lieu : ENS de Lyon
Estimation du salaire : 2900 € (traitement brut)
Mission du contrat
Participation aux activités du laboratoire HiSoMA, et à l’organisation d’événements dans le cadre de la bourse ANR « études littéraires de genre », en collaboration avec Camille Islert.
Poursuite d’une recherche postdoctorale dont le projet aura été préalablement exposé. Ce projet de recherche devra s’intégrer notamment dans le thème 3 de l’axe B du laboratoire HiSoMA, « réception des cultures du passé ». Les recherches postdoctorales devront porter sur la réception de l’Antiquité dans la littérature moderne à l’aune des enjeux soulevés par les études de genre.
– Enjeux de la relecture de l’Antiquité dans la détermination des catégories du masculin et du féminin en littérature.
– Importance de la réception des sources antiques dans la constitution des idéologies qui façonnent la littérature et ses représentations.
– Croisements des questions de genre et de réception des mythes dans la constitution des catégories littéraires et éditoriales modernes et contemporaines.
– Traductions et réécritures, modulations des sources, mythopoétique et leurs enjeux socio-historiques et littéraires.
Descriptif du projet dans lequel s’inscrit la mission
Ce contrat postdoctoral s’inscrit dans le cadre de la chaire « Études littéraires de genre » associée au laboratoire HiSoMA. Il est financé par l’ANR dont la porteuse principale est Camille Islert.
Compétences requises
– Le ou la candidat-e est titulaire d’un doctorat en littérature (lettres modernes ou lettres classiques).
– Le ou la candidat-e doit avoir obtenu son doctorat depuis moins de cinq ans à la date du début du contrat.
Profil du ou de la candidat-e
– Le ou la candidat-e est titulaire d’un doctorat en littérature.
– Le ou la candidat-e est spécialiste des questions de genre en littérature, intéressé.e par les questions de réception du monde antique à l’époque moderne, notamment aux XIXe/XXe siècles.
– Le ou la candidat-e est intéressé-e par les enjeux d’intertextualité, de réécriture et de traduction.
– La maîtrise d’une langue ancienne est un atout, mais n’est pas requise.
Candidatures
Les dossiers de candidature sont à envoyer à camille.islert@ens-lyon.fr pour le 20 mai 2026 au plus tard.
Pièces à joindre au dossier :
– Pièce d’identité avec photographie (carte d’identité, passeport)
– Diplôme de doctorat ou équivalent
– Copie du rapport de soutenance
– Projet de recherche postdoctorale (3 pages environ)
– Un CV avec mention des activités scientifiques
Modalités d’audition
Seuls seront convoqué-es en audition les candidat-es préalablement sélectionné-es sur dossier par la commission de sélection.
Durée : 30 minutes d’audition dont 15 min de présentation et 15 min d’échanges.
Audition non publique.
3. Announcements
3.1 2026 Postgraduate Conference: ‘Do We Still Read?’
The 2026 Society for French Studies Postgraduate Conference will take place on Friday 29th May 2026, at King’s College London. The keynote speaker will be Dr Madeleine Chalmers (University of Glasgow).
You can now download the conference programme below. If you wish to attend the conference, please register here.
The conference will be held in-person at King’s College London. The venue has step-free access. Registration and catering are free of charge. Students who are members of the Society for French Studies are eligible to apply for funding to help with transport costs. Speakers who are non-members are kindly asked to seek financial help from their own institutions to cover travel costs. Information about joining the Society (at a discount rate for postgraduates) can be found on our website.
If you have any questions, including questions about accessibility, please do not hesitate to contact the organisers (Tobias Barnett and Airelle Amédro) at postgraduates@sfs.ac.uk.
3.2 ERC Reading Day 2026, Monday, 1 June 2026
The British Academy will host an ERC Proposal Reading Day for UK-based social science and humanities researchers preparing applications for European Research Council (ERC) Starting and Consolidator Grants.
The Reading Day offers prospective applicants the opportunity to read successful ERC grant proposals in the social sciences and humanities, gaining insight into how competitive proposals are structured, positioned, and articulated.
Fifty successful grant applications have been made available thanks to the generosity of current and former grant holders.
The Reading Day is intended to inform and inspire your own proposal development, while recognising that ideas and text must not be copied.
Reading successful ERC grant applications is a good opportunity to understand how to:
- Present your own research ideas clearly and compellingly
- Structure your research into a well-organised programme
- Thoughtfully position your research within wider contexts
Eligibility
The Reading Day is open to researchers eligible for Starting and Consolidator grants.
Structure
The Reading Day consists of an individual, in‑person reading session (two hours).
Participants will be asked to pre-select up to three proposals from a list organised by panel during registration. Printed copies will be provided on the day.
We suggest that you aim to read three grants so you have the benefit of comparative judgement.
Participants are encouraged to select grants within their broader research area. In addition, reviewing grants outside their immediate field may be beneficial, offering insight into how research themes are structured, including the development of Work Packages and the articulation of research questions.
Please note that the Reading Day does not include tutorials or advice-sessions on the ERC although there will be a short introductory video at the start of each session.
Guidelines
- Participation requires prior registration
- Phones, smart glasses and any other devices with recording or photography capability will not be permitted in the room. Laptops will be allowed for note-taking, and stickers will be provided to cover laptop cameras
- Photocopying or photographing the applications is strictly prohibited
- Participants will be required to sign a Declaration of Confidentiality upon registration
- To benefit fully from the session, participants should be involved in preparing a proposal and have prior knowledge of the different ERC grant schemes, eligibility conditions, and proposal documentation
Registration
You will be able to select one of the following timeslots during registration:
- 9:30–11:30
- 12:00–14:00
- 14:30–16:30
As places are limited, please only register if you are able to attend. Registration will close on Wednesday 20 May.
If your plans change, we kindly ask that you cancel your registration as soon as possible so that your place can be offered to another participant.
Rail travel to London (standard/economy class) can be reimbursed by the British Academy.
Please register using your institutional email address.
3.3 Appel à bénévoles pour le comité de rédaction de la revue Traits-d’Union
Rejoignez le Comité de rédaction du numéro 17 de la revue Traits-d’Union
La revue Traits-d’Union renouvelle son équipe et recrute des doctorant.e.s et jeunes docteur.e.s pour rejoindre le comité de rédaction.
Vous appréciez travailler en équipe et souhaitez collaborer avec de jeunes chercheur.e.s ? Vous aimez participer à l’organisation d’événements scientifiques et au processus de publication ? Vous voulez développer une approche interdisciplinaire et inclusive de la recherche ? Alors, n’hésitez pas à postuler !
Les personnes retenues pour la constitution du comité de rédaction s’engagent à travailler conjointement avec les autres membres de l’équipe durant toutes les étapes du processus de préparation du numéro 17,de la création des Journées d’Études à la parution des articles du numéro de revue. Elles prennent notamment part aux activités suivantes :
- présence et participation aux réunions du comité de rédaction (environ tous les deux mois en distanciel ou hybride, la prochaine aura lieu courant juin 2026) ;
- édition du n°17 de la revue (élaboration de l’appel, sélection des propositions, suivi des articles et relectures, aide au fonctionnement du comité de rédaction) ;
- co-animation d’une rencontre et d’un atelier : dans le cadre de notre cycle de rencontres avec des chercheur.e.s, des auteur.ice.s et des artistes ; et dans le cadre de notre cycle d’ateliers de formation à destination des doctorant.e.s et des jeunes docteur.e.s.
Chaque membre du comité de rédaction a également des tâches plus spécifiques, propres à son rattachement à un pôle (lien avec les auteur.ice.s des articles retenus, organisation des rencontres, gestion financière et responsabilité des communications invitées, etc.). Si l’un de ces axes vous intéresse plus spécifiquement, n’hésitez pas à nous l’indiquer.
Nous attirons votre attention sur le fait que Traits-d’Union est une revue de jeunes chercheur.e.s et que l’implication dans ce projet est entièrement bénévole. La revue Traits-d’Union constitue un espace de formation collective aux différentes activités liées à la recherche et aux processus de publication. Elle est soutenue par les cinq écoles doctorales de l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), par la Commission de la Recherche et par le FSDIE.
Pour rejoindre l’équipe, merci d’envoyer un mail avant le 17 mai 2026 à l’adresse contact@revuetraitsdunion.org, en joignant un CV et une lettre de motivation. Merci d’envoyer ces deux fichiers au format pdf avec pour titre NOM_Prénom_CV et NOM_Prénom_LM.
3.4 CLIC Grant Writing Residencies 2026 (Vrije Universiteit Brussel)
The Centre for Literary and Intermedial Crossings (CLIC) at Vrije Universiteit Brussel (VUB) is happy to announce up to 5 short (1-2 months) paid Grant Writing Residencies in the period August-December 2026.
Candidates will spend the Residency preparing postdoctoral fellowship applications for the Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA) and the Flemish Research Foundation (FWO).
Are you an early-career postdoctoral researcher (max. 6 years post-PhD) with a background in literary studies, theatre studies, journalism studies, translation studies, artistic (practice-based) research or related disciplines? Are you eager to start the next step of your academic career in the coming year? Then consider applying for a Grant Writing Residency to prepare your next postdoc project with CLIC!
Interested candidates can submit their applications to gry.ulstein@vub.be (with their envisioned CLIC supervisor in CC) by 31 May 2026.
Shortlisted candidates will be invited for an online interview by 14 June 2026; online interviews will be held in the second half of June 2026.
For more details on the call, see CLIC’s website:
4. New Publications
4.1 French Historical Studies, Volume 49, Issue 1 (February 2026)
4.2 Anticolonialism, race and violence in Basque radical nationalism (1892-1936)
Published on20 February 2026232 pages
ISBN:9781805966197 (Paperback) |eISBN:9781805966203 (PDF) |eISBN:9781805966388 (ePub)
This is the first in-depth study of the origins and development of anticolonial language and rhetoric within early Basque radical nationalism. The monograph traces the waxing and waning of anticolonial ideas during the first few decades of the Basque nationalist movement through a close examination of Basque periodicals. This close examination of Basque anticolonialism – which is studied in parallel to that of key moments of global anticolonialism – allows us to understand the Basque radical ideology better, including the strategic character of its recurrent anticolonial language. The monograph argues that despite the undeniable presence of anticolonial ideas within the movement, Basque anticolonialism was more strategic than heartfelt. This strategic use of anticolonial rhetoric explains why, from the start of the movement, Basque nationalists mixed anticolonial rhetoric with imperialist, racist and sometimes Orientalist discourses. By unpacking the set of complex and often contradictory ideas that existed in the Basque anticolonial corpus, this book offers a first glimpse into the complexities of European anticolonialism. The monograph also explores how Basque radicals began to consider different strategies used in colonial settings, including violence, when forcing analogies between the Basques and other colonised nations. (Anti)colonialism, violence and race are the main themes of this book.
