Table of Contents
1.2 Le théâtre algérien au carrefour des disciplines. Pratiques, Institutions et Imaginaires (Alger)
1.3 Guelma Kateb Yacine : la poétique de la rupture. 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma
1.4 Composer (avec) les matrimoines : connaissances, engagements, résistances
1.10 Society for French Studies. 68e Congrès annuel (Galway, Irlande).
1.15 En quête d’écologie : la forme enquête dans le récit écologique (Univ. Paris Cité)
1.17 Cinéma libanais histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques (Caen)
1.21 Ken Bugul : une trajectoire dans les marges (Dakar).
2.1 Assistant Professor of Modern Languages and Literatures – French.
2.2 Assistant Professor of French and Francophone Studies.
2.3 Assistant, Associate, or Professor of French and African Francophone Studies.
2.4 Assistant Professor of French and Francophone Studies.
2.5 Lecturer in French, Boston University Romance Studies.
2.6 Assistant Professor in French and Francophone Studies.
2.7 Assistant Professor of French and Francophone Studies, Tenure Track.
2.8 Assistant Professor of Language and Culture Studies (postcolonial Francophone Studies)
2.9 Assistant Professor – African and/or Caribbean Francophone Literature.
2.11 Director, Stanford Language Center.
2.12 Assistant Professor (Tenure Track)/Associate Professor in French and Francophone Communication
2.15 Histoire des expositions littéraires. Post-doctorat (Université de Louvain – KU Leuven/RIMELL).
3.1 Bourse ADEFFI/Ambassade de France en Irlande “Début de carrière” 2026-2027.
4.1 Triangulating Édouard Glissant, Jacques Derrida, and Albert Memmi
4.2 À en perdre la raison: Folies et colonisation à Madagascar.
4.3 Ce que nous devons à Haïti: Réflexions philosophiques sur la justice réparatrice.
4.4 La Langue arabe en Europe: Histoire de politiques linguistiques.
4.5 Social History of Medicine, Special Issue: Ailing Empires: Medicine, Science and Imperialism
1. Calls for Papers/Proposals
1.1 Histoire et mémoire : controverses mémorielles, particularismes identitaires et construction des romans nationaux en Méditerranée
- Date de tombée (deadline) : 05 Septembre 2026
- À : Hammamet (hôtel TUI BLUE Manar)
Voilà plus de cinquante ans que les chercheurs en sciences humaines mettent en évidence l’étroite relation entre mémoire et histoire, désormais envisagées dans leur constante interaction et dont les évolutions structurent une part essentielle des études historiographiques et sociologiques. Leur enchevêtrement ne cesse de susciter débats et prises de position. La mise en relation de ces deux champs montre que le passé ne peut être réduit à une donnée factuelle, mais qu’il s’impose comme une construction symbolique inscrite dans une temporalité collective dotée d’une dimension commune.
Au-delà de la narration des faits, écrire l’histoire revient a fortiori à intervenir dans la manière dont une communauté se pense, se définit, forge ses représentations du passé, voire à construire tout son imaginaire. C’est dire que la lecture du passé ne peut se détacher de la mémoire qui l’anime. Le passage de l’histoire à la mémoire n’est en réalité qu’un déplacement du fait historique vers les collectifs qui l’interprètent, le subjectivisent et le mettent en récit selon leurs horizons socioculturels. Et c’est ainsi que les modalités de cette médiation du passé dévoilent l’usage stratégique – jusqu’à l’instrumentalisation – de l’histoire et la logique d’organisation des identités collectives. Une telle configuration invite à réfléchir aux usages contemporains du passé et aux enjeux qui accompagnent aujourd’hui cette rencontre, souvent délicate, entre histoire et mémoire. Loin d’être une réalité surgissant ex nihilo, le présent est le produit de palimpsestes historiques, marqué à la fois par continuités et ruptures. Négliger ces strates, c’est réduire l’analyse à une lecture superficielle du réel. Cela revient à dire que, pris isolément, le présent est forcément trompeur, comme le rappelait Marc Bloch : « l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé[1]».
Force est de rappeler que la Méditerranée se présente comme un échantillon géographique permettant de saisir de manière exemplaire le dialogue entre histoire et mémoire, et d’étudier les rapports entre héritage mémoriel et affirmation identitaire. Elle révèle idéalement comment les héritages du passé s’entrelacent aux dynamiques politiques et sociales présentes. L’historien Fernand Braudel l’exprime avec force : « L’histoire n’est pas autre chose qu’une constante interrogation des temps révolus au nom des problèmes et curiosités – et même des inquiétudes et des angoisses – du temps présent qui nous entoure et nous assiège. Plus qu’aucun autre univers des hommes, la Méditerranée en est la preuve, elle ne cesse de se raconter elle-même, de se revivre elle-même [2]».
La Méditerranée est actuellement en pleine mutation. Les idées d’unité que des historiens comme Fernand Braudel ont mises en avant sont de plus en plus fragiles à cause des différences culturelles, linguistiques et religieuses. Malgré les problèmes liés à la mondialisation, les changements géopolitiques, les divisions identitaires et l’influence persistante de la colonisation, la Méditerranée reste un lieu de rencontre entre la mémoire des civilisations anciennes et la réalité d’aujourd’hui. C’est un espace où les identités sont multiples et où les gens sont attirés par des sentiments de proximité, mais aussi divisés par des frontières tendues.
Ce colloque a pour objectif d’étudier la grande variété des mémoires liées à la Méditerranée, d’examiner les enjeux culturels et identitaires, et de comprendre comment les récits du passé influencent les nations, en tenant compte des controverses et des particularismes issus de la colonisation, des guerres et des migrations.
Comment les États reconnaissent-ils – ou écartent-ils – certaines mémoires ? Quels dispositifs favorisent la reconnaissance mutuelle, et quels mécanismes contribuent au contraire à marginaliser certaines identités ? Quelles voix littéraires, artistiques ou discursives donnent enfin place à des identités longtemps tenues à l’écart ? Comment les diasporas redessinent-elles les frontières symboliques de l’appartenance ?
Une attention particulière sera portée à la notion de « roman national », comprise comme l’ensemble des récits – littéraires, historiques, médiatiques ou artistiques – qui façonnent, légitiment ou contestent les imaginaires nationaux.
Les propositions pourraient ainsi interroger les multiples facettes de cette pluralité mémorielle et s’articuler autour des axes suivants :
Axe 1 : Migrations, diasporas et reconfiguration des mémoires
Les diasporas maghrébines en France, les Albanais en Italie ou les Turcs en Grèce montrent comment leur manière de transmettre leurs héritages culturels et mémoriels transforme la mémoire d’origine et parfois la confronte aux récits dominants des sociétés d’accueil. À l’opposé des États qui cherchent à élaborer des récits standardisés, les mémoires diasporiques font surgir des disparités, rappelant que toute histoire officielle se construit à partir d’omissions et d’effacements. On comprend dès lors que, loin de se contenter de compléter le récit national, elles tendent à en interroger les fondements mêmes. La littérature, le cinéma et les sciences sociales s’érigent comme des lieux de réémergence des voix marginalisées, où les histoires individuelles se donnent à lire comme des témoignages sur la collectivité. Au-delà de l’histoire d’un exil, le roman diasporique, par exemple, s’emploie à faire apparaître une mémoire en tension, une identité en cours de constitution, prise entre héritage et recomposition.
Loin de toute volonté d’unification visant à lisser les aspérités du passé afin de consolider un sentiment d’appartenance commun, les récits nationaux méditerranéens laissent apparaître une réalité historique marquée par les colonisations, les conflits, les exils et les coexistences confessionnelles. Cette densité rend toute tentative de narration totalisante non seulement fragile, mais fondamentalement contestable.
Ce premier axe analysera comment les migrations et les expériences diasporiques restructurent les configurations mémorielles en Méditerranée, en éclairant les trajectoires d’hybridation et de recomposition identitaire qu’elles dessinent. Il s’agira de voir comment ces mémoires redéfinissent les appartenances et révèlent les tensions et les négociations entre héritage et mobilité.
Axe 2 : Mémoires migrantes et récits nationaux : entre légitimation et instrumentalisation
Pierre Nora a bien mis en évidence combien les sociétés modernes, pour se prémunir contre l’oubli, s’emploient à ancrer leur passé dans des signes visibles. Or, le sentiment d’une histoire commune que l’on cherche à imposer à l’imaginaire social à travers les commémorations et les symboles publics se heurte souvent à d’autres mémoires occultées, qui persistent en dehors du récit national. C’est ainsi que la mémoire catalane, qui tend à s’imposer par sa langue et sa tradition, crée une dissonance dans la culture nationale espagnole, et au Liban, le souvenir de la guerre civile se métamorphose selon les communautés. Quant à la mémoire du génocide arménien, elle suscite en permanence en Turquie de vifs débats, mettant en évidence que les blessures du passé, restées sans reconnaissance, projettent leur ombre sur le présent.
Ces exemples rappellent que la mémoire n’est jamais innocente. Elle peut rapprocher, mais elle peut aussi creuser des écarts. Elle sert parfois à légitimer un discours collectif, mais elle devient tout autant un espace de contestation où se manifestent des identités multiples. Dans ce jeu complexe, les mémoires diasporiques occupent une place particulière : elles se construisent à la croisée de plusieurs mondes, entre fidélité aux origines et inscription dans de nouveaux contextes.
Ce deuxième axe s’attachera à éclairer la manière dont les mémoires diasporiques et minoritaires trouvent leur place – ou rencontrent des résistances – au sein des récits nationaux méditerranéens, en mettant au jour les mécanismes de reconnaissance autant que les usages stratégiques dont elles peuvent faire l’objet. Il examinera également comment les États composent avec la tension entre aspiration à l’unité et pluralité des appartenances, tout en interrogeant la possibilité d’une mémoire méditerranéenne commune dans un espace traversé par des récits fragmentés.
Axe 3 : Mémoires blessées, récits fondateurs : entre colonisateurs et décolonisés
La diversité des identités méditerranéennes est à l’origine de récits du passé qui se distinguent les uns des autres où chaque groupe ne sélectionne que les épisodes dessinant le mieux sa représentation de soi, empêchant la construction d’un récit national commun. Prenons l’exemple des États maghrébins issus de l’indépendance : ils ont forgé leur identité autour de la résistance à la colonisation et de la célébration de la liberté reconquise. Or, le passé colonial est perçu autrement en Europe, notamment en France, où la mémoire de la guerre d’Algérie demeure fragmentée, entre anciens combattants, harkis, pieds-noirs et descendants d’immigrés. Aussi, dans la Méditerranée orientale, le souvenir du génocide arménien entache encore l’identité nationale turque, qui demeure marquée par un récit officiel s’articulant autour de la modernisation kémaliste. Au Proche-Orient comme dans les Balkans, les mémoires des conflits récents – les mémoires de la Nakba palestinienne, la guerre civile libanaise, le souvenir du conflit yougoslave – demeurent des blessures actives qui structurent les identités et marquent durablement les récits nationaux.
Ces sélections mémorielles ne relèvent pas seulement de l’historiographie ; elles engagent la définition de la communauté politique et les frontières de la reconnaissance. Le « retour de la mémoire [3]», analysé par Claude Liauzu, montre comment les silences officiels nourrissent des revendications successives : anciens combattants, harkis et leurs descendants, mouvements beurs, héritiers de la mémoire de l’esclavage. Chaque vague mémorielle interroge la légitimité du récit national et la place des mémoires minorées dans l’espace public.
Ce troisième axe analysera comment les blessures mémorielles issues des colonisations et des conflits deviennent des récits fondateurs, en interrogeant les effets des silences officiels et les mécanismes de sélection, d’oubli et de transmission du passé. Il mettra en lumière les formes de concurrence et de confrontation entre mémoires blessées et récits nationaux dans les espaces méditerranéens.
Axe 4 : Mémoire, colonisation et postcolonialité en Méditerranée
Dans l’espace méditerranéen, la mémoire coloniale circule encore, en sourdine, dans ces non-dits qui affleurent sans toujours se laisser formuler, à travers une langue que l’on parle sans y penser, une expression héritée, ou un regard porté sur soi ou sur l’Autre. C’est dire si la colonisation a déplacé les manières de se souvenir et de raconter. Certaines voix ont été mises en avant, d’autres reléguées dans l’ombre, et ces déséquilibres continuent de surgir dans l’actualité. Penser la postcolonialité en Méditerranée, ce n’est donc pas revenir sur un passé révolu, mais observer les formes de sa palingénésie au contact du présent.
Les récits nationaux maghrébins qui se sont appuyés sur la mémoire de la lutte anticoloniale ont cherché à donner une fierté et un socle commun à la population. Mais à côté des figures héroïques, il y a des existences prises dans des choix impossibles qui ont souvent trouvé refuge dans la littérature, se prêtant mieux à l’expression de l’hésitation, voire de la contradiction, laissant de facto apparaître une mémoire moins assurée d’elle-même. Sur l’autre rive, en France, cette même mémoire, loin d’offrir un récit unifié, laisse apparaître un éventail de souvenirs parfois incompatibles, témoignant d’une pluralité d’imaginaires de communautés qui ne se reconnaissent pas toujours les uns dans les autres.
Plus à l’est, d’autres formes de présence coloniale ont laissé des traces moins spectaculaires, mais tout aussi persistantes. À Malte comme à Chypre, cet héritage, tel qu’il affleure dans les institutions ou dans les systèmes scolaires, n’est ni simplement accepté ni totalement rejeté : il est tantôt adapté, tantôt contourné. C’est dans ces gestes discrets que la postcolonialité est perçue comme négociation continue avec ce qui a été transmis.
Les œuvres contemporaines – romans, films, créations artistiques – participent activement à ce travail. Loin de chercher à résoudre les tensions, elles les exposent, dessinant les contours d’identités qui se refusent à l’enfermement dans une seule appartenance. Par leur intermédiaire, le passé redevient une matière vivante, traversée de voix multiples. C’est ainsi que la mémoire coloniale en Méditerranée ne cesse de se déplacer, changeant de forme selon les générations et selon les contextes. Elle met à l’épreuve les récits établis, non pas en les annulant, mais en montrant leurs limites.
Ce quatrième axe propose d’aborder la postcolonialité comme une expérience toujours en cours, inscrite dans les pratiques sociales, les usages linguistiques et les créations artistiques. Il s’agira d’interroger comment la mémoire coloniale se transforme et influence les manières dont les sociétés méditerranéennes se perçoivent elles-mêmes.
Axe 5 : Médias, technologies et circulation des mémoires
Dans l’espace méditerranéen, la transmission des mémoires ne passe plus seulement par les récits nationaux ou les traditions héritées ; elle se déploie aujourd’hui à travers les médias contemporains et les technologies numériques. Commémorations, débats et controverses y trouvent un écho nouveau, amplifié par la presse, la télévision et, surtout, les réseaux sociaux. Des mémoires longtemps marginalisées y émergent et parfois s’y confrontent. Les dispositifs numériques et transnationaux déplacent ainsi les frontières de l’appartenance, brouillant les distinctions entre le proche et le lointain, entre le local et le global. Ces nouveaux supports ne cessent de multiplier des publications souvent imagées qui rendent visibles des voix longtemps tenues à l’écart. Mais ces mêmes espaces peuvent aussi reconduire des récits dominants et servir des usages stratégiques du passé.
Ce cinquième axe entend dès lors interroger le rôle des médias et des technologies dans la fabrique et la circulation des mémoires méditerranéennes. Il s’attachera à saisir comment ces médiations reconfigurent les régimes de mémoire, en révélant les tensions entre visibilité et effacement, circulation et ancrage, partage et conflit.
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Principales échéances et droits d’inscription
Les propositions définitives de communication (titre, résumé – une vingtaine de lignes –, 5 mots clefs) seront accompagnées d’une courte notice bibliographique et envoyées au plus tard le 5 septembre 2026 aux adresses suivantes :
ismail_hichem@yahoo.fr lericcolloque@gmail.com
15 septembre 2026 : notification de la liste des communications acceptées.
Un forfait de frais de séjour de 350 € sera demandé aux participants étrangers. Ce montant inclut :
le programme du colloque ;
Les pauses-café ;
l’hébergement en chambre demi-double, en formule pension complète, pour une durée de quatre nuitées.
750 DT sera demandé aux participants locaux. Ce droit d’inscription inclut :
le programme du colloque ;
les pauses-café ;
l’hébergement en chambre demi-double, en formule pension complète pour trois nuitées.
Frais de participation (hors hébergement) : 250 TND. Ce tarif inclut les pauses-café et le déjeuner durant les 3 jours du colloque.
Les frais de déplacement restent à la charge des participants.
Comité scientifique
Abdelwahed MOKNI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Ali TOUMI ABASSI (Université de la Manouba, Tunisie),
Cristiana LUCAS SILVA (Université Aberta, Portugal),
Géraldine PUCCINI (LAPRIL, Université Bordeaux-Montaigne, France),
Hédia ABDELKEFI (Université Tunis El Manar, Tunisie),
Hichem ISMAIL (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Isabelle LUCIANI (TELEMMe, Université d’Aix-Marseille, France),
Isabelle RENAUDET (TELEMMe, Université d’Aix-Marseille, France),
José EDUARDO FRANCO (Université Aberta, Portugal),
Karima DIRÈCHE (TELEMMe, Université d’Aix-Marseille, France),
Martine RENOUPREZ (Universidad de Cádiz, Cadix, Espagne),
Maryline CRIVELLO (TELEMMe, Université d’Aix-Marseille, France),
Mohamed BEN AYED (Université de Sfax, Tunisie),
Mohamed JERBI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Najate NERCI (Université Hassan II, Casablanca, Maroc),
Nancy SAAD (Université Libanaise, Liban),
Riadh BEN KHALIFA (H.E.S.M, Université de Tunis, Tunisie),
Salem MOKNI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Solenn DE LARMINAT (CNRS, CCJ, Université Aix Marseille, France).
Comité d’organisation
Mouna SASSI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Faten MASMOUDI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Salem MOKNI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie)
Hichem ISMAIL (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie).
Mohamed JERBI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie),
Coordinateurs du colloque
Une équipe de rédaction pilotée par :
Mohamed JERBI et Hichem ISMAIL
[1] Bloch Marc, Apologie pour l’histoire ou métier d’historien, Paris, Armand Colin, 2004 (1949), p. 63.
[2] Braudel Fernand. (dir), La Méditerranée. L’espace et l’histoire, Flammarion, Paris, 1985, pp.7-8.
[3] Liauzu Claude, « Retour à l’Histoire », l’histoire, n° 318, p .54.
1.2 Le théâtre algérien au carrefour des disciplines. Pratiques, Institutions et Imaginaires (Alger)
- Date de tombée (deadline) : 06 Septembre 2026
- À : Université Alger 2
Le département de français de l’université Alger 2 En collaboration avec le laboratoire LIRADDI Organise un colloque national Le théâtre algérien au carrefour des disciplines : Pratiques, Institutions et Imaginaires 09-10 novembre 2026 Le théâtre algérien occupe une place singulière dans le paysage culturel national. À la fois héritier d’une tradition multiple et espace d’innovation artistique, il incarne un véritable carrefour où convergent pratiques créatives, dispositifs institutionnels et imaginaires collectifs. Ce territoire scénique reflète les enjeux essentiels de la société algérienne, entre mémoire, identité, contestation et construction de futurs, tout en interrogeant la diversité des langues, des formes et des médiations. Dans ce contexte, il importe de dépasser les approches disciplinaires classiques pour envisager le théâtre algérien dans toute sa complexité. La littérature dramatique, l’analyse du discours théâtral et la didactique de l’art dramatique constituent des entrées complémentaires qui, combinées, permettent d’appréhender la richesse des interactions entre texte, scène, contexte institutionnel et processus d’apprentissage. Comment le théâtre algérien se constitue-t-il en espace de convergence entre les pratiques artistiques, les dynamiques institutionnelles et les constructions imaginaires, et de quelle manière cette convergence interroge-t-elle les enjeux littéraires, discursifs et didactiques dans le contexte culturel et sociopolitique algérien ? Ce colloque national a pour objectif de réunir chercheurs, professionnels du théâtre, enseignants et étudiants afin de revisiter, analyser et penser autrement le théâtre algérien en dépassant les clivages traditionnels. Il s’agira d’explorer les dynamiques créatives, les cadres institutionnels, ainsi que les imaginaires qui façonnent et font vivre la scène théâtrale algérienne aujourd’hui.
Les propositions de communication peuvent s’inscrire dans les axes suivants : 1. Littérature : Le théâtre algérien comme espace de création et de mémoire culturelle – Étude des textes dramatiques au prisme des mutations historiques et sociales de l’Algérie – Analyse de la représentation des identités, des conflits et des luttes sociopolitiques sur scène – Approche des dialogues entre théâtre traditionnel et formes contemporaines, incluant la langue et les registres utilisés 2. Analyse du discours : Décryptage des stratégies discursives et symboliques dans le théâtre algérien – Examen des mécanismes langagiers et rhétoriques dans les pièces et leurs mises en scène – Interrogation sur la construction du récit théâtral comme vecteur de discours politique, social ou culturel – Étude des figures du pouvoir et des résistances à travers les langages scéniques 3. Didactique : Enseignement et transmission du théâtre algérien dans les institutions éducatives – Réflexion sur les méthodes de médiation et d’intégration du théâtre algérien dans les curriculums scolaires et universitaires – Exploration des enjeux pédagogiques liés à l’apprentissage des langues, des codes culturels et artistiques du théâtre – Évaluation des pratiques éducatives favorisant la sensibilisation aux patrimoines théâtraux locaux et la création théâtrale participative.
Bibliographie ARISTOTE, LIVRE DE LA POETIQUE. Traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Paris, Ladrange, 1838 AZIZA, Mohammed, Regards sur le théâtre arabe contemporain, MTE, Tunis, 1970 CHARBONNIER, Marie-Anne, Esthétique du théâtre moderne, Armand colin, 1998 DIDEROT, Denis, Paradoxe sur le comédien, Garnier Flammarion, 1967 GOUHIER, Henry, L’œuvre théâtrale, Paris Flammarion, 1958 HUBERT, Marie-Claude, Le théâtre, Armand-Colin, Paris, 1998 Les grandes théories du théâtre, Armand Colin, 2005 LANDAU, Jakob M., Etudes sur le théâtre et le cinéma arabes, Paris, Maisonneuve et Larose, 1965 MEYER, Michel, Le comique et le tragique. Penser le théâtre et son histoire, PUF, France, 2003 MORETTI, Jean-Charles, Théâtre et société dans la Grèce antique, Livre de poche, 2001 NAUGRETTE, Catherine, L’esthétique théâtrale, Armand Colin, 2005 PAVIS, Patrice, Dictionnaire du théâtre, DUNOD, 1996 Voix et images de la scène Essais de sémiologie théâtrale, Presses Universitaires de Lille, 1982 PRUNER, Michel, L’Analyse du texte de théâtre, NATHAN\ VUEF, Paris, 2003 UBERSFELD, Anne, Lire le théâtre I, Belin Sup, 1996 Lire le théâtre II, l’école du spectateur, BelinSup, 1996 Lire le théâtre III, le dialogue du théâtre, Belin Sup, 1996 Les termes clés de l’analyse du théâtre, Seuil, 1996 OUVRAGES SUR LE THEÂTRE EN ALGERIE BENACHOUR, Bouziane, Le théâtre en mouvement, octobre 88 à ce jour, Dar El Gharb, Oran, 2002 BACHETARZI, Mahieddine, Mémoires Tome I, ENAG, Alger, 2009 Mémoires Tome II, ENAG, Alger, 2009 Mémoires Tome III, ENAG, Alger, 2010 BAFFET, Roselyne, Tradition théâtrale et modernité en Algérie, Paris, Éd. Harmattan, 1985 ا
CHENIKI, Ahmed, Le théâtre en Algérie. Histoire et enjeux, Edisud, Aix-en-Provence, 2002 Vérités du théâtre en Algérie, Ed. Dar El Gharb, Oran, 2006 CHEURFI, Achour, Petit dictionnaire du théâtre algérien. De 1920 à nos jours, DALIMEN, Algérie, 2012 DAHMANE, Hadj, Le théâtre politique en Algérie, Edition Houma, Alger, 2015 KALI, Mohammed, Théâtre algérien, La fin d’un Malentendu, Ed. Ministère de la culture, Alger, 2008, SELALI, Ali, L’aurore du théâtre algérien (1926-1930), Ed. Dar El Gharb, Oran, 2004 Responsable scientifique : GUERMAT Fatma Co-responsable scientifique : KARRAH Lamia Comité scientifique AMARI Nassima (Professeur, Université Alger 2), AMOROUAYACHE Essafia (Professeur, Université Alger 2), ALLAOUI Abdelhamid (Professeur, Université Alger 2), BENALI Souad (Professeur, Université Alger 2), BENSLIMANE Radia (Professeur, Université Alger 2), BERRAGHDA Rabéa (Professeur, Université Alger 2), BESSAI Nesrine (Professeur, Université Alger 2), FATMI Sabrina (Professeur, Université Alger 2), IDJENADENE Fatiha (Professeur, Université Alger 2), IDIR FAIZA, (Maître de conférences A, Université Alger 2), IMMOUNE Youcef (Professeur, Université Alger 2), KACED Assia (Professeur, Université Alger 2), KRIM Nawel (Professeur, Université Alger 2), MOULOUDJ Rim (Professeur, Université Alger 2), RAHAL Safia, (Professeur, Université Alger 2), ZERMANI Malika, (Professeur, Université Alger 2), AIT DAHMANE Souad, (Maître de conférences A, Université Alger 2), ARAB Hacene (Maître de conférences A, Université Alger 2), ASSOUANE Mohamed Karim (Maître de conférences A, Université Alger 2), BAKOUCHE Amel (Maître de conférences A, Université Alger 2), GUERMAT Fatma (Maître de conférences A, Université Alger 2), KARRAH Lamia (Maître de conférences A, Université Alger 2), OUARAB ZOHRA (Maître de conférences A, Université Alger 2), OULEBSIR Fadila (Maître de conférences A, Université Alger 2), SADOUN Djoher (Maître de conférences A, Université Alger 2), AIT MEZIANE Ouardia, (Professeur, Université Ibn Khaldoun Tiaret), AITOUARAB Massiva (MCA, ENSP), AMROUCHE Fouzia (Professeur, Université de M’Sila), BENAMAR Azzouz (Professeur, Université Oran 1), CHENIKI Ahmed (Professeur, Université Annaba 2), CHIKH Salah Fafa (MCA, ENS Bouzarréah), HAMDAD Chanez (MCA, Université de Blida2), KERBOUBI Leila, (MCA, Université de Médéa), MERAD Anissa (MCA, Université de Tipaza), MANSORI Lakhdar, (Professeur, Université Oran 1), MOUSSAOUI Nassima (MCA, Université de Blida2), SEDDARI Bounouar, (MCA, Université de Médéa), YAAGOUB Ludmia (MCA, Université de Médéa) الجمهـــو
Comité d’organisation CHERIFI Nina Amel, IHADDADENE Maya, NAKIB Amina, BOUHANK Latifa, HACIANE Ghania, HOCINE Fadila, LABAOUI Kahina, MECHERI Nassira, OUNIS Salima, REZZIK Mohamed, TAHRI Souad, CHEBCHEB Lyna LANDELOUCI Meriem, LOUIFI Aghiles, MEBARKI Noura, SI FODIL Ziad, ABBAOUI Sid Ahmed, BEN TAHAR Imad Eddine, BELHADJ TAHAR Aissa, CHERIGUI Hayat, KHIER Yasmine, HOPE CLUB (Université Alger 2) Modalités de participation : Les propositions de communications (environ 400 mots) comportant un titre, un résumé, quatre mots clés et une courte notice bibliographique, à envoyer avant le 06/09/2026 à : theatre.algerien@univ-alger2.dz Calendrier : – Lancement de l’appel à communications : 09/07/2026 – Date limite de réception des propositions : 06/09/2026 – Retour d’expertise : 06/10/2026 – Date du colloque : 09-10/11/2026
1.3 Guelma Kateb Yacine : la poétique de la rupture. 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma
- Date de tombée (deadline) : 10 Septembre 2026
Sous le haut patronage du Ministère de la Culture,
l’Association Promotion Touristique et Action culturelle à Guelma (APTAC)
organise en association avec la
Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB-Paris)
le 13e Forum International Kateb Yacine à Guelma (FIKY 13)
Les 28-29-30 octobre 2026 à Guelma (Algérie)
Kateb Yacine : la poétique de la rupture
Fragmentation du texte et préfigurations de l’esthétique numérique
Le cinquantenaire de plusieurs œuvres majeures de Kateb Yacine, ainsi que le renouvellement constant des approches critiques qui lui sont consacrées, invitent aujourd’hui à proposer une lecture renouvelée de son œuvre. Si les recherches ont largement mis en lumière ses dimensions mythiques, politiques, historiques et identitaires, un aspect demeure encore relativement peu exploré : la modernité profonde de son écriture et sa proximité remarquable avec certaines formes contemporaines de création numérique et de pensée en réseau.
L’écriture de Kateb Yacine se caractérise par une remise en question des structures narratives classiques. Le texte progresse par fragments, retours, reprises, déplacements et superpositions de voix. Rien n’y apparaît définitivement clos ni totalement stabilisé. Le sens naît de la circulation entre les différentes strates du récit, des correspondances internes et des tensions qui traversent l’ensemble de l’œuvre. Une telle dynamique n’est pas sans rappeler les formes contemporaines de textualité fondées sur l’hypertexte, la mobilité des parcours de lecture et l’organisation réticulaire des savoirs.
Relire Kateb Yacine à l’ère des réseaux numériques permet ainsi de dépasser l’idée d’une simple modernité littéraire propre au XXe siècle. Son œuvre apparaît plutôt comme une véritable anticipation esthétique : celle d’un texte ouvert, mobile et continuellement reconfigurable. Le livre n’y fonctionne plus comme un objet clos, mais comme un espace de circulation où les fragments se répondent, se déplacent et se recomposent sans cesse.
Dans cette perspective, nous proposons d’aborder son écriture à partir de la notion de « grammaire de la rupture », entendue comme un principe poétique fondé sur la fragmentation, la circularité, la polyphonie et l’ouverture permanente du sens. Une telle approche permet notamment de relire Nedjma et Le Polygone étoilé comme des structures mouvantes, proches d’une architecture en réseau davantage que d’une construction narrative ordonnée selon une progression continue.
Ce colloque international a pour ambition de créer un espace de dialogue entre spécialistes de littérature maghrébine, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, théoriciens des médias et spécialistes des humanités numériques. Il s’agit de penser l’œuvre de Kateb Yacine au croisement des savoirs littéraires et des formes contemporaines de communication, afin de renouveler les outils critiques traditionnellement mobilisés dans les études katébiennes.
L’un des enjeux majeurs de cette réflexion consiste également à repenser l’expérience de lecture dans l’œuvre katébienne. Chez Kateb Yacine, le lecteur n’est jamais passif : il devient acteur de la construction du sens, amené à circuler entre des fragments dispersés afin d’élaborer son propre cheminement interprétatif. Cette participation active du lecteur rejoint certaines logiques des environnements numériques contemporains, où la compréhension procède moins d’un parcours imposé que d’une navigation fondée sur l’exploration, l’association et la recomposition.
Le projet entend également renforcer le rayonnement international des études consacrées à Kateb Yacine en intégrant des perspectives issues des Media Studies, des recherches sur les textualités hybrides et des théories contemporaines de la communication numérique. Il s’agit ainsi de replacer Kateb Yacine dans une modernité élargie, à la fois littéraire, technologique et mondiale.
Plusieurs axes de réflexion pourront structurer ce colloque :
l’hypertexte avant sa formalisation théorique, à travers une écriture fragmentaire, ouverte et continuellement reconfigurable ;
la lecture comme pratique interprétative fondée sur l’association, le parcours et la recomposition du sens ;
l’oralité et la performance, où le texte devient parole vivante, proche de la scène et de l’espace public ;
la dimension plurilingue de l’œuvre, envisagée comme lieu de médiation entre langues, cultures et imaginaires ;
le fragment comme forme politique, opposée aux récits unificateurs et aux discours centralisateurs ;
les relations entre mémoire, histoire et discontinuité, où le passé surgit par éclats, réminiscences et reconstructions ;
enfin, la spatialisation du récit, où l’univers textuel se déploie selon une logique de connexions et de ramifications plutôt que dans un cadre fixe et homogène.
Relire Kateb Yacine dans cette perspective revient ainsi à reconnaître que son œuvre déborde largement les cadres de son époque. Elle ne se limite ni au témoignage historique ni à l’affirmation identitaire ; elle propose une manière singulière de concevoir le texte comme un espace vivant, ouvert et en perpétuelle mutation, en résonance avec les formes contemporaines de lecture, de circulation et de création.
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Le colloque se tiendra dans la ville de Guelma (Algérie), du 29 au 31 octobre 2025.
Propositions de communication
Les propositions de communication accompagnées d’une notice biobibliographique (en français ou en anglais ou encore en arabe) devront comporter des indications sur :
– l’auteur [nom et prénom(s), rattachement institutionnel, email] ;
– l’axe thématique choisi ;
– le titre de l’article ;
– un résumé de 200 à 250 mots ;
– les mots clés (4 ou 5 mots au maximum).
Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : katebguelma2014@gmail.com
En veillant à mettre en CC le Président de l’APTAC : aliabbassi139@yahoo.fr
Et le Président du Conseil scientifique : bensaadnizou@yahoo.fr
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Calendrier
Date de lancement de l’appel : 14 mai 2026
Date limite de soumission des propositions de communications : 10 septembre 2026
Réponse du comité scientifique : 30 septembre 2026
Programme provisoire : 15 octobre 2026
Programme définitif : 25 octobre 2026
Date d’envoi du texte de la communication à présenter (dans son premier état avant une rapide révision après le colloque) : 27 octobre 2026
Dates du colloque : 28, 29 et 30 octobre 2026
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Inscription au colloque
Doctorant : 20 euros
Enseignant-chercheur, chercheur et professionnel : 40 euros
Þ Les frais d’inscription couvrent le trousseau du participant (sac, stylo, bloc-notes, etc.) & les repas et pause-café pendant le colloque.
Þ Les frais de déplacement jusqu’à Guelma et l’hébergement sont à la charge du participant.
Þ Des réductions sont consenties pour les associations, organismes et établissements associés.
1.4 Composer (avec) les matrimoines : connaissances, engagements, résistances
- Date de tombée (deadline) : 11 Septembre 2026
- À : Paris
Le colloque international et interdisciplinaire Composer (avec) les matrimoines : connaissances, engagements et résistances est le fruit du partenariat entre les programmes de recherche «Les Écritures du Matrimoine à l’ère du numérique : [re]découverte, découvrabilité, reconnaissance» (projet HERMES – Université Sorbonne Nouvelle) et «Matrimoines & patrimoines minorés» (projet SPHINX – Sorbonne Université), avec le soutien du GIS Institut du Genre.
Au croisement des différentes significations du verbe «composer», cette manifestation scientifique internationale se donne comme double objectif de comprendre d’une part, quelles sont les connaissances disciplinaires, quels sont les engagements individuels ou collectifs et les résistances idéologiques qui, à travers le temps, contribuent à former, revendiquer, déformer ou contourner le concept de matrimoine, et de saisir d’autre part, la diversité et la complémentarité des initiatives artistiques, citoyennes et institutionnelles qui encouragent les pratiques de désinvisibilisation et de reconnaissance des héritages culturels féminins et plus largement minorés.
Pour ce faire, ce colloque propose de mettre en lumière la pluralité des recherches en lettres, sciences humaines et sociales, récentes ou plus anciennes, qui interrogent le concept de matrimoine, ses différentes acceptions et ses différents terrains d’application, à l’aune de l’étude des rapports sociaux et des processus de catégorisation, classification et hiérarchisation sociale. Il invite également à faire dialoguer ces recherches d’une part, avec les initiatives qui se saisissent de ces questions d’héritages culturels propres aux femmes ou aux groupes sociaux minorisés et d’autre part, avec les arbitrages politiques qui côtoient, approuvent ou réfutent les usages relevant et les pratiques traitant de ces questions.
D’un emploi courant au Moyen Âge, signifiant «les biens hérités de la mère», le terme de matrimoine est tombé en désuétude avant d’être réhabilité au tournant du XXIe siècle par des recherches scientifiques (Hertz, 2002), des mobilisations féministes, des créations artistiques, etc. tout en rencontrant différentes formes de résistances, à la fois sociales, idéologiques, institutionnelles et politiques. Une analyse des usages du mot matrimoine à partir de différentes sources médiatiques francophones (traditionnelles et numériques) montre qu’il connaît un engouement récent. Si l’on repère de rares apparitions du terme dès la seconde moitié du XXe siècle, principalement autour du roman d’Hervé Bazin Le Matrimoine, publié en 1967, c’est surtout par la mise en place des Journées du Matrimoine organisées par l’association HF à partir de 2015 – qui bénéficient d’une couverture médiatique nationale – que le terme rencontre une certaine notoriété. Le matrimoine prend une tournure politique explicite lorsqu’en novembre 2017, inspirée par les revendications d’HF, Joëlle Morel (Europe Ecologie Les Verts) propose au Conseil de Paris de rebaptiser les Journées du Patrimoine en «Journées du Matrimoine et du Patrimoine» – proposition qui fera polémique et ne sera pas adoptée. Alors associé à des valeurs de gauche, voire au «wokisme», le matrimoine devient un terme repoussoir pour une frange de la droite et de l’extrême droite, et plus largement pour les tenants d’une conception étroite (conservatrice ?) du patrimoine.
Progressivement, en particulier depuis le début des années 2020, le terme matrimoine double celui de patrimoine, comme une manière d’évoquer ou de considérer de façon inclusive les questions d’héritage culturel. Quelques municipalités, institutions culturelles, ou associations, soucieuses de le valoriser, s’attachent à mentionner côte-à-côte patrimoine et matrimoine, voire à parler de « p/matrimoine» ou «p·matrimoine·s». Certaines activités se voient même exclusivement qualifiées de matrimoine parce qu’elles seraient essentiellement représentées ou pratiquées par des femmes (fabrique de boutons, nettoyage du linge, cuisine, dentelle, botanique, etc.). Peuvent également être rassemblées sous le vocable matrimoine les questions liées à la maternité, à l’accouchement, à l’éducation des enfants. Plus surprenant encore, le mot matrimoine ne s’emploie plus seulement en miroir du patrimoine commun, mais également en miroir du patrimoine individuel. Ainsi, des entrepreneur·euses proposent aux femmes leurs services pour assurer la gestion de leur matrimoine financier et immobilier. Il existe donc des usages populaires, militants et institutionnels du terme, qui se déploient dans une multitude de domaines. Dans le milieu académique, les recherches articulant genre, histoire et mémoire se multiplient depuis la fin du XXe siècle, dans le sillon des critical heritage studies, mais peu d’entre elles s’approprient le terme de matrimoine (Verlaine, 2026), bien que les journées d’études et colloques dédiés à des matrimoines disciplinaires scientifiques (anthropologie, muséologie, géographie, etc.) et artistiques (bande dessinée, cinéma, cirque, musique, théâtre, etc.) se multiplient depuis ces cinq dernières années.
Cependant, en dépit du développement de différents usages lexicaux et des pratiques culturelles qu’il encourage, le matrimoine peine encore à asseoir sa légitimité. La grande majorité des institutions culturelles et patrimoniales ne semblent pas prêtes à se rebaptiser en s’y référant. Et si le matrimoine fait une apparition très récente dans certains ouvrages encyclopédiques spécialisés (Bard, Chaperon, 2026 ; Diallo 2025 ; Biasoni, 2025), il n’existe toujours pas d’entrée «Matrimoine» dans les dictionnaires généralistes de la langue française (Larousse, Le Robert) et le mot continue d’être rectifié par «patrimoine» par la plupart des correcteurs orthographiques numériques.
Bien qu’il n’existe pas d’acception univoque du matrimoine, la popularisation du vocable par les Journées du Matrimoine et via le travail du Mouvement HF semble avoir plusieurs répercussions sur ses différents usages sémantiques et sur les représentations sociales qui en découlent. Premièrement, cette coloration conférerait au matrimoine une dimension ouvertement militante, pouvant dissuader certaines institutions, comme certain·e·s chercheur·euses de se l’approprier. Deuxièmement, l’association HF étant tournée vers «les arts et la culture», il semblerait que ces secteurs mobilisent davantage le terme que d’autres. Il est par exemple remarquable que le secteur scientifique, qui connaît un mouvement semblable de lutte contre l’invisibilisation des contributions de femmes, ne se saisisse guère de ce terme, préférant parler de «l’effet Matilda» (Rossiter, 1993).
Tantôt revendiqué, tantôt proscrit, le matrimoine ne laisse pas indifférente notre époque puisqu’il cristallise des enjeux ayant trait à la transmission, à l’héritage culturel, au partage démocratique et à l’égalité. Il déstabilise le concept de « patrimoine », en amenant à réfléchir à son étymologie et en mettant en évidence qu’il n’est pas neutre : souligner que le patrimoine renvoie à l’héritage des pères, c’est montrer que derrière la caution universaliste de ce concept, s’exprime le masculin (Caeymaex, 2021), et que, malgré les travaux d’Éliane Viennot (2014), le masculin l’emporte encore sur le féminin. La réflexion plurielle et internationale sur les ressorts épistémologiques du concept de matrimoine, que nous appelons de nos vœux à l’occasion de ce colloque, ne peut donc faire l’impasse sur la question du patrimoine. Cette manifestation scientifique propose de se saisir de la complexité du matrimoine, en étudiant la multiplicité de ses significations et usages, entre critique du patrimoine et valorisation des héritages culturels des femmes et des groupes sociaux minorés.
Les propositions de communication devront articuler théorie et empirie (étude de cas, corpus, enquête de terrain) en précisant leur assise méthodologique. Celles-ci pourront s’inscrire, sans s’y limiter, dans l’un des axes suivants :
Connaissances du matrimoine
Les personnes et collectifs qui proposent de réhabiliter le terme de matrimoine depuis une vingtaine d’années ont pour habitude d’informer qu’il ne s’agit pas d’un néologisme (Ruiz, 2019). Ce rappel, loin d’être anodin, propose de rendre au matrimoine l’histoire qui doit lui revenir et, en écrivant cette histoire, la légitimité qui doit lui advenir. Mais quelle est cette histoire ? Se conjugue-t-elle au pluriel ? De quelles sources dispose-t-on pour la retracer, la recomposer ? Quelles connaissances acquière-t-on de ce terme au fil des époques ? À quelles archives peut-on se fier pour enrichir nos connaissances sur le sujet, pour comprendre les formes, les pratiques, les expériences matrimoniales qui ont traversé le temps ou qui circulent à travers le monde, pour interroger les significations qui leur sont associées ? Quelles résonances ces sources ont-elles sur l’appropriation contemporaine des contenus matrimoniaux ? Le matrimoine a-t-il des significations et des usages distincts selon les aires linguistiques ? Est-il même traduisible ou est-ce un hapax français ? Est-il comparable au concept «herstory» ?
Enfin, il pourra s’agir d’expliciter les arrière-plans épistémologiques, parfois implicites, de la notion de matrimoine. Comment celle-ci s’articule-t-elle avec les épistémologies féministes et les épistémologies queer ? Aboutit-elle à une extension des conceptions patrimoniales existantes, invite-t-elle à un déplacement des perspectives, ou correspond-elle à une remise en cause plus radicale de la fonction des dispositifs patrimoniaux, de leur fonctionnement et des pratiques qui s’y rattachent? Le genre des créateur·ices dont les productions composent les matrimoines est-il, même, un élément définitoire essentiel, ou bien est-ce le mouvement de décentrement qui prime ? Comment ces positionnements épistémologiques influent-ils sur le périmètre du matrimoine ? Le matrimoine permet-il de repenser la question de l’héritage culturel dans sa diversité ?
Engagements et matrimoines
La réhabilitation du terme matrimoine et les mobilisations qui l’accompagnent s’inscrivent plus largement dans un contexte de recrudescence des mouvements féministes et de leur médiatisation (Pavard, Rochefort, Zancarini-Fournel, 2020), marqué par une attention croissante aux biais de genre, notamment dans le langage (Viennot, 2014), par la critique de l’invisibilisation des femmes dans l’ensemble des secteurs professionnels, mais également par une multiplication des initiatives de (re)valorisation des femmes et du féminin.
Si les mobilisations en faveur de la visibilisation de l’héritage culturel légué par les femmes ont une histoire plus ancienne (Perrot, 1998 ; Studer, Thébaud, 2004), celles qui revendiquent la reconnaissance du matrimoine se multiplient depuis une vingtaine d’années, en France et dans d’autres aires francophones. Ces formes d’engagement se repèrent dans l’espace public, via des déambulations et visites matrimoniales, des statues de femmes illustres, des odonymies matrimoniales (Guiran, 2023 ; Mallah, 2025), mais également dans les institutions muséales, via la réhabilitation d’œuvres oubliées, comme dans les médias et les espaces numériques (blogs, sites web, réseaux sociaux). Pour autant, les recherches qui se consacrent à l’étude de ces pratiques de désinvisibilisation ou valorisation des matrimoines restent encore éparses et peu reconnues. Ce colloque propose d’interroger les processus de matrimonialisation à l’œuvre en ce début de siècle : Quelles sont les personnes et institutions qui se chargent de ce travail de réhabilitation mémorielle ? À qui s’adressent-elles ? Quelles figures et quelles réalisations sont érigées au rang de matrimoine ? Quelles autres sont mises de côté ? Selon quels critères ? Le matrimoine se conjugue-t-il exclusivement avec les œuvres du passé? Quels sont les arguments avancés pour convaincre de l’intérêt de ces actions en faveur du matrimoine ? Existe-t-il un discours consensuel ou des disparités à ce sujet ?
Résistances aux matrimoines
Le matrimoine rencontre plusieurs formes de résistances, plusieurs forces d’opposition. L’emploi du terme produit d’indéniables crispations idéologiques et politiques, qui rappellent celles qui contestent la féminisation des noms de métier ou l’usage des écritures épicène ou inclusive. Quelles sont les raisons de telles réactions ? Le matrimoine serait-il une menace ? Et dans l’affirmative pour qui. Pour le patrimoine ? Pour la culture légitime ? À qui fait-il peur ? Comment dépasser ces tensions ? Peuvent-elles même être dépassées ou ne seraient-elles pas inhérentes à la notion même de matrimoine et à sa définition ?
Il existe également une résistance institutionnelle, qu’elle soit académique, politique ou culturelle, à l’emploi de ce mot et à la reconnaissance des initiatives qui le revendiquent. Même parmi les institutions qui agissent ouvertement contre l’invisibilisation des œuvres créées par des femmes ou des minorités de genre, certaines refusent l’utilisation de ce vocable, jugé trop militant ou pas assez scientifique.
À l’échelle internationale, on peut également observer une certaine frilosité, un certain étonnement voire une certaine incompréhension, notamment dans des aires linguistiques au sein desquelles le matrimoine est seulement affaire de mariage. N’existe-t-il pas de meilleures alternatives à ce terme ? L’expression «patrimoines minorés» n’est-elle pas elle-même contre-productive à une époque propice à la déhiérarchisation de la culture (Saint-Jacques, Suchère, 2021) ?
Enfin, si le matrimoine est considéré de façon binaire et simplificatrice, comme l’opposé ou l’envers du patrimoine, n’assiste-t-on pas au renforcement de la binarité de genre, à la fortification des entre-soi, qui risqueraient de reproduire des formes d’invisibilisation, de marginalisation, mais également d’essentialisation ?
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Repères bibliographiques
BARD Christine, CHAPERON Sylvie, Dictionnaire des féministes, France XVIIIe – XXIe siècle, (2017), 2e édition augmentée, Paris, Presses universitaires de France, 2026.
BIASONI Sami, Encyclopédie des euphémismes contemporains et autres manipulations de la langue, Paris, Cerf, 2025.
BORNEAT Victorien, L’Exclusion culturelle. Manifeste pour une riposte populaire, Paris, Éditions du Faubourg, Fondation Jean-Jaurès, 2026.
BOURRASSÉ Anne, Les Refusées. Les artistes femmes n’existent pas, Paris, Seuil, 2026.
CAEYMAEX Florence, « Reprise. Mémoire, histoire et espace public à l’épreuve du matrimoine », dans THOMAS Franck (dir.), Matrimoine. Quand des femmes occupent l’espace public, Liège, MNEMA Éditions, 2021, p. 177-191.
CHABOD France, « En quête du matrimoine au centre des archives du féminisme », Bulletin des Bibliothèques de France, 2023-2, p.1-9.
CHARPENEL Marion, PAVARD Bibia, VERLAINE Julie (dir.), « Genre & mémoire », Clio. Femmes genre société, n°63, 2026/1.
CHASSAING Sylvia, « Du matrimoine à la sororité, Articuler traduction, édition et enseignement de l’écriture créative dans la Russie des années 2010 et 2020 », ILCEA, Revue de l’Institut des langues et cultures d’Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie, n°60, 2025, p.1-18.
COUSIN KOUTON Saskia, Ògún et les matrimoines, Histoire de Porto Novo, Xògbónù, Àjàsé, Nanterre, Presses universitaires de Nanterre, 2023.
DEPOIL Anne-Lise, DOYON Raphaëlle, « Faire trace, la fabrique des matrimoines du théâtre », In Situ, Revue des patrimoines, [en ligne], 53/2024, mis en ligne le 27 juillet 2024.
DIALLO Rokhaya, Dictionnaire amoureux du féminisme, Paris, Plon, 2025.
DONADILLE Julien, « Un “matrimoine de raison” Que faire des fonds patrimoniaux non classés dans une bibliothèque territoriale ? », Bulletin des Bibliothèques de France, 21 novembre 2019, p.1-7.
ÉVAIN Aurore, « Vous avez dit “ matrimoine” ? », blog Mediapart, 25 novembre 2017.
ÉVAIN Aurore, En compagnie. Histoire d’autrice de l’époque latine à nos jours, suivie de Presqu’illes, une comédie de Sarah Pèpe, Donnemarie-Dontilly, Editions Ixe,, 2019.
HERTIMAN Marys Renné, DE SINGLY Camille (dir.), Construire un matrimoine de la bande dessinée. Créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique, Dijon, Les Presses du réel, 2024.
GUIRAN Emeline, Du silence à la visibilité : faire advenir le matrimoine dans l’espace public de la Ville de Paris (historicité, pratiques et enjeux). Mémoire de Maîtrise en Histoire de l’art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2023.
HERTZ Ellen, « Le matrimoine » dans Marc-Olivier GONSETH, Jacques HAINARD, Roland KAEHR (dir.), Le musée cannibale, Neuchâtel, Musée d’ethnographie, 2002, p. 153-168.
IDEM et Question de genre, Le Matrimoine catalan, 66 femmes ; El matrimoni català 66 dones, Paris, Trabucaïre, 2013.
LESIRE Caroline, UGHETTO Alexandra, Donne-moi des elles. En quête du matrimoine, un héritage au féminin, Saint-Julien-en-Genevois, Jouvence, 2022.
MALLAH Alexandra, Géographie de l’invisible : les territoires de la mémoire des femmes, thèse de doctorat, EHESS / Géographie-cités, 2025.
MOREAU Antoine, « Matrimoine, le patrimoine à l’ère de l’internet et du numérique ». Hyperheritage International Symposium (HIS) 5, Patrimoines et design d’expérience à l’ère numérique, Constantine, Mai 2018.
PAVARD Bibia, ROCHEFORT Florence et ZANCARINI-FOURNEL Michelle, Ne nous libérez pas, on s’en charge. Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours, Paris, La Découverte, 2020.
PIZAN Christine de, Le livre de la Cité des Dames, Paris, Honoré Champion, 2023.
POULOT Dominique (éd.), Patrimoine et modernité, Paris, L’Harmattan, 1998.
ROBERT Hélène, CÔTÉ Élisabeth, (dir.), La recherche du matrimoine, témoignages, Québec, Élisabeth Côté communications 1991.
ROSSITER Margaret W. , « The Matthew/Matilda effect in science », Social Studies of Science, London, UK, vol. 23, no 2, 1993, p. 325–341.
RUIZ Geneviève, « Non, “matrimoine” n’est pas un néologisme », Hémisphères, revue suisse de la recherche et de ses applications, n° 18, 2020.
SAINT-JACQUES Camille, SUCHÈRE Éric (dir.), Majeur/Mineur, Vers une déhiérarchisation de la culture, L’Atelier contemporain, FRAC Auvergne, 2021.
STUDER Brigitte, THEBAUD Françoise, «Entre histoire et mémoire» dans Éliane Gubin et al. (dir.), Le siècle des féminismes, Paris, Éditions de l’atelier, 2004, p. 27-45.
THOMAS Franck (dir.), Matrimoine. Quand des femmes occupent l’espace public, Liège, MNEMA Éditions, 2021.
PERROT Michelle, Les Femmes ou les silences de l’histoire, Paris, Flammarion, 1998.
PERROT Michelle, Le Chemin des femmes, Paris, Robert Laffont, 2019.
PERROT Michelle, La place des femmes : une difficile conquête de l’espace public, avec la collaboration de Jean Lebrun, Paris, Textuel, 2020.
TARDY Cécile, DODEBEI Vera (dir.), Mémoires et nouveaux patrimoines, OpenEdition Press, 2015.
TROTOT Caroline, GAMBETTE Philippe, «Faire des villes des lieux à soi féminins : complémentarité des parcours virtuels et physiques du matrimoine du programme “Cité des Dames, créatrices dans la Cité ”», L’Entre-deux, n°17, juin 2025.
VALLÉE Édith, Le matrimoine de Paris : 20 itinéraires, 20 arrondissements, Paris, Bonneton, 2018.
VERLAINE Julie, «Le matrimoine, un concept-pivot entre mémoire et histoire”, dans Marion Charpenel, Bibia Pavard et Julie Verlaine (dir.), «Genre et mémoire”, dossier de Clio. Femmes, genre, histoire, n°63, 2026/1, p. 243-265.
VIENNOT Éliane, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française, Donnemarie-Dontilly, Éditions iXe, 2014.
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Comité scientifique et d’organisation
Anne Isabelle François (GIS Institut du Genre, Université Sorbonne Nouvelle, CERC)
Jean-François Laplénie (Sorbonne Université, SPHINX, REIGENN)
Cécile Prévost-Thomas (Université Sorbonne Nouvelle, HERMES, Cerlis)
Charlotte Ribeyrol (Sorbonne Université, SPHINX, VALE)
Morgane Tocco (Université Sorbonne Nouvelle, HERMES, Cerlis)
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Modalités de soumission
Pour soumettre votre proposition de communication, merci de remplir directement le formulaire dédié, via ce lien :
Les contributions à plusieurs voix sont possibles et celles rassemblant universitaire et non universitaire (acteur·rice du monde militant et associatif, artiste, professionel·le, etc.) sont les bienvenues.
Les propositions, qui comprendront un titre, un résumé et une courte bibliographie, ne devront pas dépasser les 2 500 signes.
Elles seront accompagnées des nom, prénom, statut, institution/structure de rattachement, courriel et courte notice bio-bibliographique de leurs auteur·rices.
Le colloque s’articulera entre des conférences, des tables-rondes plénières, des communications en sessions parallèles et des posters (possibilité de soutien pour la mise en forme graphique).
Il se déroulera exclusivement en présentiel.
Pour toute demande spécifique, merci de contacter :
rmatrimoines@sorbonne-nouvelle.fr ; morgane.tocco@sorbonne-nouvelle.fr
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Échéances
Date limite de réception des propositions de communications : Vendredi 11 septembre 2026
Notification d’acceptation des communications : Vendredi 10 octobre 2026
Dates du colloque : Jeudi 14 janvier et vendredi 15 janvier 2027.
1.5 20th & 21st Century French & Francophone Studies International Colloquium 2027 : L’espace (Chicago, USA)
- Date de tombée (deadline) : 15 Septembre 2026
- À : Chicago, USA
Appel à communications
Colloque international d’études françaises et francophones des XXe et XXIe siècles
20th- & 21st-Century French and Francophone Studies International Colloquium
L’ESPACE
The University of Chicago
InterContinental Chicago Magnificent Mile, Chicago, IL
1er-3 avril 2027
Site web du colloque : https://voices.uchicago.edu/ffsc/
Forte de sa situation stratégique dans la région des Grands Lacs, au cœur de l’Amérique du Nord, Chicago est depuis longtemps un lieu d’interactions mondiales. En tant que carrefour de migrations et de circulations, riche de ses quartiers cosmopolites et façonnée par une longue histoire d’innovation architecturale, cette ville dynamique et multiculturelle offre un cadre idéal pour la tenue de l’édition 2027 du Colloque international d’études françaises et francophones des XXe et XXIe siècles. Le colloque se propose d’ouvrir un dialogue sur toutes les dimensions de l’espace dans les productions culturelles françaises et francophones des XXe et XXIe siècles. La notion d’espace offre de multiples voies d’exploration, allant des aspects les plus concrets de l’environnement vécu aux registres les plus abstraits de la perception, de la mémoire et de l’imagination. Dans le prière d’insérer d’Espèces d’espaces (1974), Georges Perec affirme que « le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le ré-inventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire […] ». Des explorations surréalistes de l’espace urbain aux « dérives » situationnistes, et des critiques de la dépossession coloniale aux récits postcoloniaux des circulations mondialisées, la pensée et la littérature françaises et francophones modernes et contemporaines n’ont cessé d’observer et d’examiner les espaces existants, en interrogeant notamment la manière dont ils organisent l’accès, la visibilité et le mouvement. Mais la littérature, le cinéma et les arts francophones ouvrent également la voie à la création innovante d’espaces alternatifs. Que signifie aujourd’hui interroger, lire, écrire ou réinventer l’espace ?
Nous invitons des propositions de communications individuelles, de panels et de tables rondes portant sur les représentations et explorations de l’espace dans les contextes français et francophones. Les propositions pourront s’inscrire, à titre indicatif, dans les axes suivants :
- représentations, pratiques et théories de l’espace
- l’espace et le lieu, lieux de mémoire
- temps et espace
- architecture, bâtiments, environnements construits
- l’habitat, l’habitation, l’(in)habitable
- l’espace urbain, la ville, la psychogéographie
- territoires et terrains
- l’espace rural
- infrastructures, réseaux et mobilités
- espaces institutionnels
- espaces domestiques ; espaces publics et privés
- atmosphères, paysages sonores, espaces sensoriels
- environnement, nature, écologie
- accessibilité ; divisions et connexions spatiales
- géographies, cartographies, topographies
- frontières ; passages ; migrations
- centres et périphéries
- le local et le global
- îles ; océans ; archipels et espaces archipélagiques
- espaces francophones
- imaginaires spatiaux
- production et politiques de l’espace
- militantisme, occupation, pratiques spatiales de résistance
- espace et langage
- voyages spatiaux ; cosmologies
- l’espace théâtral, mise en scène
- mouvement dans l’espace, chorégraphie
- l’espace cinématographique
- l’espace littéraire
- l’espace artistique
- espaces visuels ; paysages
- espace, texture et textualité
- poétiques de l’espace
- l’espace numérique, espaces virtuels
Les propositions de communications individuelles ou de sessions portant sur les travaux de nos invitées d’honneur Mame-Fatou Niang et Olivia Rosenthal sont également les bienvenues.
Les propositions de communication (250 mots maximum, en français ou en anglais, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique), de séances complètes de 3 à 4 intervenant·es (vivement encouragées) ou d’autres formats de table ronde (pour des sessions d’une durée totale de 90 minutes) doivent être soumises via le formulaire en ligne avant le 15 septembre 2026. Pour tout renseignement, veuillez écrire à ffsc2027@uchicago.edu.
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Call for Submissions
20th- & 21st-Century French and Francophone Studies International Colloquium
SPACE
The University of Chicago
InterContinental Chicago Magnificent Mile, Chicago, IL
April 1–3, 2027
Conference website: https://voices.uchicago.edu/ffsc/
From its strategic location on the Great Lakes and in the heart of North America, Chicago has long been a site of global interaction. As a crossroads of migration and circulation, composed of distinctive neighborhoods and shaped by a history of social activism and architectural innovation, this vibrant and multicultural city offers an ideal space to gather for the 2027 edition of the 20th- & 21st-Century French and Francophone Studies International Colloquium. The colloquium invites conversations on all aspects of space in French and Francophone cultural production of the 20th and 21st centuries. Space is a notion that opens up multiple avenues for description and reflection, from the most concrete aspects of the lived environment to the most abstract registers of perception, memory, and imagination. Inviting us to attend to the ordinary in Espèces d’espaces (Species of Spaces, 1974), Georges Perec asserts in his author’s note: “Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le ré-inventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire […]”. (The problem is not to invent space, let alone to reinvent it (too many well-meaning people are around today to conceptualize our environment…), but to question it—or, more simply still, to read it […]”). From surrealist to Situationist explorations of urban space, and from critiques of colonial dispossession to postcolonial accounts of contemporary globalized circulation, modern and contemporary French and Francophone thought and literature have long observed and interrogated existing spaces, asking how they organize access, visibility, and movement. Yet literature, film, and the arts also open onto the imaginative creation of alternative places, while digital media have transformed our understanding of physical and virtual space. What does it mean to question, read, write, or reinvent space today?
We welcome proposals for papers, panels, and roundtables that explore depictions and explorations of space in French and Francophone contexts. Potential topics include, but are not limited to, the following:
- representations, practices, and theories of space
- space and place, sites of memory
- time and space
- architecture, buildings, the built environment
- habitat, housing, the (un)inhabitable
- urban space, the city, psychogeography
- territories and terrains
- rural space
- infrastructure, networks, and mobility
- institutional spaces
- domestic space; public and private space
- atmospheres, soundscapes, sensory spaces
- environment, nature, ecology
- accessibility; spatial divisions and connections
- geographies, cartographies, topographies
- borders, border crossings, migration
- centers and peripheries
- the local and the global
- islands, oceans, archipelagos and archipelagic space
- Francophone spaces
- spatial imaginaries
- the production of space; the politics of space
- activism, occupation, spatial practices of resistance
- space and language
- space travel; cosmologies
- theatrical space, staging
- movement in space, choreography
- cinematic space
- literary space
- artistic space
- visual spaces, locations, landscapes
- space, texture, textuality
- poetics of space
- digital space, digital mapping, virtual space
We also welcome proposals for papers and panels related to the works of our keynote speakers Mame-Fatou Niang and Olivia Rosenthal.
Paper proposals (maximum 250 words, in French or English, along with a brief bio), proposals for complete panels of 3–4 participants (strongly encouraged), or alternative roundtable formats (90-minute sessions), should be submitted via the online form by September 15, 2026. For more information, please email ffsc2027@uchicago.edu.
1.6 Éco-critique de la littérature d’expression française :Voix du vivant, mémoires du monde (Tlemcen, Algérie)
- Date de tombée (deadline) : 15 Septembre 2026
- À : Université de Tlemcen
Éco-critique de la littérature d’expression française :
Voix du vivant, mémoires du monde
Colloque National
(Hybride)
20 octobre 2026
Laboratoire LLC / Université de Tlemcen
Coordonné par Dr. Fatiha CHAOUIB
Étudier la littérature aujourd’hui, c’est aussi écouter le monde qui s’y exprime, ou plutôt les mondes qui s’y croisent : humains, animaux, végétaux, terrestres et imaginaires. L’éco-critique, champ en plein essor des études littéraires, nous invite à cette écoute. Elle interroge la manière dont les textes donnent forme à notre rapport au vivant, aux milieux qui nous entourent et aux forces souvent réduites au silence. Dans cette perspective, la nature cesse d’être un simple décor ou une métaphore : elle devient sujet, présence, partenaire d’histoire.
Ce colloque national souhaite offrir un espace de rencontre autour des littératures d’expression française, sans se limiter à un territoire. De l’Afrique aux Caraïbes, du Québec à l’Europe, la langue française est aujourd’hui le lieu d’une imagination écologique foisonnante. On y lit la mémoire des catastrophes et des résistances, mais aussi des inventions formelles qui redonnent voix à l’air, aux fleuves, aux forêts, aux déchets, aux virus même. Ces écritures du vivant dessinent une sensibilité nouvelle, où s’entrelacent poésie, politique et éthique. Quatre axes guideront nos échanges, chacun ouvrant une porte différente sur cette polyphonie du monde vivant.
1- Le non-humain comme sujet
Donner une voix à ce qui, d’ordinaire, n’en a pas : tel est l’un des gestes fondateurs de l’éco-critique. Comment les écrivains francophones font-ils entendre les animaux, les plantes, les éléments ou les matières qui habitent leurs récits ? Quelles figures narratives, quels choix de mots, quels rythmes permettent à ces présences non humaines de devenir agissantes, sensibles, expressives ? Cet axe propose de redéfinir la subjectivité littéraire au-delà de l’humain.
2- Écologie et postcolonialisme
L’écologie, dans les littératures francophones, ne peut être pensée sans mémoire. Les terres, les forêts, les littoraux ont souvent porté les marques de la colonisation, de l’extraction et de la dépossession. Les écrivains et écrivaines réinventent aujourd’hui des récits où l’écologie devient aussi décolonisation : décolonisation des sols, des imaginaires, des langues. Cet axe invite à croiser les analyses éco-critiques et postcoloniales pour interroger cette jonction féconde entre blessure et reconstruction.
3- Poétiques du vivant
Face aux bouleversements environnementaux, quelles formes littéraires émergent ? Comment dire le vivant qui s’effondre, se régénère ou persiste ? De nouvelles poétiques apparaissent : rythmes haletants, écritures de la contamination, lexiques hybrides où se mêlent les voix humaines et non humaines. L’éco-critique devient ici une écologie du langage lui-même : elle observe comment la littérature invente une langue à la fois fragile et tenace, capable d’accueillir le vivant dans toute sa complexité.
4- Enseigner l’éco-critique : approches didactiques et linguistiques
Enfin, parce que la pensée du vivant se partage, cet axe s’adresse aux chercheuses et chercheurs en didactique et en sciences du langage. Enseigner l’éco-critique, c’est confronter la classe à des textes qui parlent autrement du monde. Quels choix pédagogiques, quels outils linguistiques, quels objectifs citoyens peuvent soutenir cette transmission ? Du côté linguistique, il s’agira d’analyser les mécanismes par lesquels le langage prête voix et action au non-humain : pronoms, verbes, énonciations, figures. L’étude du discours écologique devient ainsi une passerelle entre analyse, pédagogie et engagement.
Ce colloque se veut un lieu d’échanges vivant, ouvert aux littéraires, linguistes, didacticiens, mais aussi aux géographes, anthropologues, artistes et acteurs de terrain. Car lire le vivant, c’est déjà participer à sa sauvegarde, et, par la littérature, inviter à penser autrement notre place dans le monde.
Les propositions de communication préciseront l’axe choisi. La pertinence théorique, l’originalité des corpus et l’attention à la diversité linguistique et géographique seront particulièrement valorisées.
Bibliographie indicative
Alain Suberchicot, Littérature et environnement : pour une écocritique comparée, Paris, Honoré Champion, 2012.
Alexander Beecroft, An Ecology of World Literature: From Antiquity to the Present Day, Verso, 2015.
Baptiste Morizot, Manières d’être vivant : enquêtes sur la vie à travers nous, postface d’Alain Damasio, Actes Sud, 2020.
Bienvenue Bekone Bekone, Écostylistique : méthodologie et application, Éditions universitaires européennes, 2021.
Bruno Latour, Face à Gaïa, La Découverte, 2015, p. 285-288.
Pierre Charbonnier, Abondance et liberté : une histoire environnementale des idées politiques, La Découverte, 2020.
Dominique Quessada, Raphaël Liogier, Manifeste métaphysique, Les Liens qui libèrent, 2019.
Jean-Baptiste Fressoz, « L’anthropocène et l’esthétique du sublime », in Hélène Guénin (dir.), Sublime : les tremblements du monde, Metz, Centre Pompidou-Metz, 2016, p. 44-49.
Richard Powers, L’Arbre-monde (The Overstory, 2018), trad. de l’anglais par Serge Chauvin, Le Cherche midi, 2018.
Kerbrat-Orecchioni, Catherine, Nous et les autres animaux, Limoges, Lambert-Lucas, 2021.
Kerbrat-Orecchioni, Catherine, « Ce ne sont que des animaux », Le spécisme en question, Paris, Le Pommier, 2023.
Posthumus, Stephanie, « État des lieux de la pensée écocritique française », in Ecozon@ : European Journal of Literature, Culture, Environment, vol. 1, no. 1, 2010, p. 148–154.
Posthumus, Stephanie, « Penser l’imagination environnementale française sous le signe de la différence », in Raison publique, no. 17, 2012, p. 15–31.
Posthumus, Stephanie, « Pour une écocritique interdisciplinaire et engagée. Analyse de la nature et de l’environnement dans les sciences humaines », Formes poétiques contemporaines, vol. 11, 2014, p. 7–30.
Suberchicot, Alain, Littérature américaine et écologie. Paris, Harmattan, 2003.
Suberchicot, Alain, Littérature et environnement. Pour une écocritique comparée, Paris, Honoré Champion, 2012.
Comité scientifique
Pr Sari Mohammed Latifa (Uinv. Tlemcen)
Pr Merbouh Hadjer (Univ. Ain Témouchent
Pr Harig Fatima Zohra (Uuniv. Oran 2)
Pr Amrouche Fouzia (Univ. M’Sila)
Pr Sehli Yamina (Univ. Sidi Belabès)
Pr. Sari Mohammed Leila (Univ. Tlemcen)
Pr. Belkaid Amaria(Univ. Tlemcen)
Dr. Chaouib Fatiha (Univ. Ain Témouchent)
Dr Bahri Souad (Univ. Ain Témouchent)
Dr Djeradi Kheira (Univ. Oran 2)
Dr Dahoua Sabah (Univ. Ain Témouchent)
Dr Belouadi Fatima Zohra (Univ. Ain Témouchent)
Dr Soussi Nadia (Univ. Ain Témouchent)
Dr Lachachi Amina (Univ. Ain Témouchent)
Dr. Brahimi Souad (Univ. Khemis Miliana)
Comité d’organisation
Chaouib Fatiha, Berbar Souad, Bennefissa Nabila, Issad Djawida, Sidi Yakoub Aicha, Abdeldjelil Amina-Salima, Rahoui Khadija.
Modalités de participation
Langues du colloque : Français
Les propositions de communication (environ 300 mots) comportant un titre et un résumé, cinq mots clés et une courte notice biobibliographique devront être adressées avant le 15 septembre 2026 aux adresses suivantes : ninachaouib@gmail.com // labolanguesllc@gmail.com
Les propositions seront examinées par le comité scientifique. Les participants préciseront l’axe dans lequel ils inscrivent leur communication.
Calendrier
Soumission des propositions : 15 septembre 2026
Notification des acceptations : 22 septembre 2026
Programme définitif : 12 octobre 2026
Tenue du colloque : 20 octobre 2026
Responsable scientifique : Dr. Fatiha CHAOUIB
L’appel est accessible ici : https://llc.univ-tlemcen.dz/fr
Laboratoire de recherche L.L.C : https://llc.univ-tlemcen.dz/fr
Adresse : Université Abou Bakr Belkaïd, Tlemcen : https://www.univ-tlemcen.dz/fr
1.7 Global Black Vocalities: Interdisciplinary Perspectives on African and Afro-descendant Expressive Cultures
- Date de tombée (deadline) : 15 Septembre 2026
- À : USA
Direction de l’ouvrage : Gino Sitson
Éditeur pressenti : Polyvocal Publishing [2027]
Coordination : Pierre-Eugène Sitchet
Argumentaire
Si cet ouvrage collectif se veut résolument musicologique et ethnomusicologique, il est également largement ouvert aux Popular Music Studies dans leur ensemble, aux études littéraires ainsi qu’aux disciplines s’intéressant aux dimensions sociologiques, historiques ou esthétiques de la voix.
L’ouvrage explore les problématiques de la voix en Afrique et dans ses diasporas (partout où se trouvent des populations afro-descendantes). Les auteurs sont invités à proposer une analyse critique de la voix “noire” dans son entièreté (parlée, chantée, criée…). Ce projet s’appuie sur la vision du Polyvocal Research Laboratory, qui considère la voix comme un nexus de pratiques créatives, de réflexions savantes et d’analyses critiques intégrant les perspectives historiques, psychologiques, linguistiques et philosophiques.
Axes de recherche privilégiés :
- Perception et cognition musicale : Mémoire, émotion, encodage culturel et évaluation esthétique.
- Capacités expressives de la voix : Techniques vocales, qualités timbrales (nasalité, creaky voice), et fonctions communicatives.
- Processus de transmission : Mécanismes de transmission des connaissances et des esthétiques à travers les générations et les géographies.
- Phonétique et Poétique : Études sur le voisement, la phonation pulsée et la poétique de la voix dans les littératures orales.
- Voix et Numérique : À l’ère de l’usage abondant du numérique, cet axe interroge l’impact des technologies sur les créations orales. Comment les outils numériques (IA, auto-tune, archivage digital, plateformes de streaming) redéfinissent-ils les esthétiques vocales, les modes de performance et la pérennité des traditions orales africaines et diasporiques ?
Modalités de soumission
• Format : Un résumé d’environ 800 mots accompagné du plan prévisionnel de l’article et d’une courte présentation biographique.
- Contact : À envoyer à Pierre-Eugène Sitchet (research@polyvocal.com).
- Date limite d’envoi des propositions : 15 septembre 2026.
- Réponse du comité : Mi-octobre 2026.
- Remise des articles : 20 décembre 2026.
- Caractéristiques des articles : Entre 25 000 et 45 000 caractères.
- Langues : Anglais (essentiellement), Français et Espagnol.
Bibliographie indicative sélectionnée
I. Travaux du Polyvocal Research Laboratory
• Sitson, G. (2026). VoCe: The Colors in Head. Polyvocal Publishing.
- Sitson, G. (2025). “An empirical and theoretical statement about creaky voice”, in Creak: Theories and Practices of Pulse Phonation (F. Venturi, Ed.), Jenny Stanford Publishing / Routledge.
- Tahon, M. & Sitchet, P.-E. (2017). “The transmission of voicing in traditional Gwoka: Between identity and memory”, Journal of Interdisciplinary Voice Studies, vol. 2-2.
- Tahon, M. & Sitchet, P.-E. (2016). “Nasality in Gwoka repertoire from Guadeloupe”, Congrès Français d’Acoustique.
- Linguistique, Littérature et Oralité Africaine
• Fomekong, N. (2022). Culture et développement : le Mvet à l’épreuve des industries culturelles et créatives, Yaoundé, Ifrikiya.
- Fomekong, N. (2021). Oralidad y lirismo. Antología de literatura hispanocamerunesa, Madrid, Sial Pigmalión.
- Agawu, K. (2016). The African Imagination in Music. Oxford University Press.
- Nketia, J. H. K. (1974). The Music of Africa. W. W. Norton & Company.
III. Études de la Diaspora, Jazz et Performance
• Helm Hammonds, L. (2025). The Jazz Vocal Curriculum: A Holistic Guide to Vocal Jazz Performance Pedagogy, Routledge.
- Eidsheim, N. S. (2019). The Race of Sound: Listening, Timbre, and Vocality in African American Music. Duke University Press.
- Moten, F. (2003). In the Break: The Aesthetics of the Black Radical Tradition. University of Minnesota Press.
- Gilroy, P. (1993). The Black Atlantic: Modernity and Double-Consciousness. Harvard University Press.
- Théories et Sciences de la Voix
• Venturi, F. (Ed.) (2025). Creak: Theories and Practices of Pulse Phonation. Jenny Stanford Publishing / Routledge.
- Cavarero, A. (2005). For More than One Voice: Toward a Philosophy of Vocal Expression. Stanford University Press.
- Barthes, R. (1977). “The Grain of the Voice”, in Image-Music-Text.
Responsable de l’ouvrage
Gino Sitson est un vocaliste, compositeur et musicologue basé à New York. Il dirige le Polyvocal Research Laboratory (PRL), un pôle de recherche-création multidisciplinaire dédié aux propriétés expressives et cognitives de la voix en Afrique et dans ses diasporas mondiales.
Call for Papers
Global Black Vocalities: Interdisciplinary Perspectives on African and Afro-descendant Expressive Cultures
Editor: Gino Sitson
Prospective Publisher: Polyvocal Publishing [2027]
Coordination: Pierre-Eugène Sitchet
Argument / Rationale
While this collective work is resolutely musicological and ethnomusicological in nature, it is also broadly open to Popular Music Studies, literary studies, and disciplines examining the sociological, historical, or aesthetic dimensions of the voice.
The volume explores the complexities of the voice across Africa and its diasporas (wherever Afro-descendant populations are present). Authors are invited to propose a critical analysis of “Black” vocalities in their entirety—encompassing the spoken, the sung, and the performative. This project is rooted in the vision of the Polyvocal Research Laboratory, which views the voice as a nexus of creative practice, scholarly reflection, and critical analysis, integrating historical, psychological, linguistic, and philosophical perspectives.
Key Research Axes:
- Musical Perception and Cognition: Memory, emotion, cultural encoding, and aesthetic valuation.
- Expressive Capacities of the Voice: Vocal techniques, timbral qualities (nasality, creaky voice/pulse phonation), and communicative functions.
- Processes of Transmission: Mechanisms for passing on vocal knowledge and aesthetics across generations and geographies.
- Phonetics and Poetics: Studies on voicing, pulse phonation, and the poetics of the voice in oral literatures.
- Voice and the Digital Sphere: Given the widespread use of digital tools, this axis examines how technology impacts oral creations. How do digital tools (AI, auto-tune, digital archiving, streaming platforms) redefine vocal aesthetics, performance modes, and the sustainability of African and diasporic oral traditions?
Submission Guidelines
• Format: A summary of approximately 800 words, accompanied by a provisional outline of the article and a short biographical presentation.
- Contact: Submissions should be sent to Pierre-Eugène Sitchet (research@polyvocal.com).
- Deadline for Proposals: September 15, 2026.
- Notification of Acceptance: Mid-October 2026.
- Full Article Deadline: December 20, 2026.
- Article Length: Between 25,000 and 45,000 characters (including spaces).
- Languages: Primarily English; French and Spanish are also accepted.
Indicative Bibliography
I. Polyvocal Research Laboratory Core Studies
• Sitson, G. (2026). VoCe: The Colors in Head. Polyvocal Publishing.
- Sitson, G. (2025). “An empirical and theoretical statement about creaky voice,” in Creak: Theories and Practices of Pulse Phonation (F. Venturi, Ed.), Jenny Stanford Publishing / Distributed by Routledge.
- Tahon, M. & Sitchet, P.-E. (2017). “The transmission of voicing in traditional Gwoka: Between identity and memory,” Journal of Interdisciplinary Voice Studies, vol. 2-2.
- Tahon, M. & Sitchet, P.-E. (2016). “Nasality in Gwoka repertoire from Guadeloupe,” French Congress of Acoustics (CFA).
- African Linguistics, Literature, and Orality
• Fomekong, N. (2022). Culture et développement : le Mvet à l’épreuve des industries culturelles et créatives, Yaoundé, Ifrikiya.
- Fomekong, N. (2021). Oralidad y lirismo. Antología de literatura hispanocamerunesa, Madrid, Sial Pigmalión.
- Agawu, K. (2016). The African Imagination in Music. Oxford University Press.
- Nketia, J. H. K. (1974). The Music of Africa. W. W. Norton & Company.
III. Diaspora Studies, Jazz, and Performance
• Helm Hammonds, L. (2025). The Jazz Vocal Curriculum: A Holistic Guide to Vocal Jazz Performance Pedagogy, Routledge.
- Eidsheim, N. S. (2019). The Race of Sound: Listening, Timbre, and Vocality in African American Music. Duke University Press.
- Moten, F. (2003). In the Break: The Aesthetics of the Black Radical Tradition. University of Minnesota Press.
- Gilroy, P. (1993). The Black Atlantic: Modernity and Double-Consciousness. Harvard University Press.
- Theory and Voice Science
• Venturi, F. (Ed.) (2025). Creak: Theories and Practices of Pulse Phonation. Jenny Stanford Publishing / Routledge.
- Cavarero, A. (2005). For More than One Voice: Toward a Philosophy of Vocal Expression. Stanford University Press.
- Barthes, R. (1977). “The Grain of the Voice,” in Image-Music-Text.
About the Editor
Gino Sitson is a New York-based vocalist, composer, and musicologist. He directs The Polyvocal Research Laboratory (PRL), a multidisciplinary research-creation hub dedicated to the expressive and cognitive properties of the voice within Africa and its global diasporas.
1.8 Le Canada face aux logiques de l’économie extractive : perspectives esthétiques, politiques, juridiques, historiques, économiques et environnementales (Strasbourg)
- Date de tombée (deadline) : 15 Septembre 2026
- À : Strasbourg
Appel à communications — Congrès AFEC 2027
Le Canada face aux logiques de l’économie extractive : perspectives esthétiques, politiques, juridiques, historiques, économiques et environnementales
Université de Strasbourg, 23-25 juin 2027.
Le Premier ministre du Canada, Mark Carney, rappelle à travers son nouveau plan Une force de la nature/ A Force of Nature (mars 2026)[1] que son gouvernement cherche à respecter les engagements de l’Etat en matière de protection de l’environnement, tout en rappelant la nécessité de développer un Canada autonome sur le plan énergétique. Il annonce vouloir « veiller à ce que les stratégies industrielles soient complémentaires de nos efforts de conservation. » L’insistance conjointe sur le « devoir moral » dont relèverait la protection de la nature et « l’impératif économique » que constituerait la « conservation » du « capital naturel » du pays (CARNEY 2026) n’a pas manqué d’essuyer les critiques. Selon l’ONG Wilderness Committee, « A Force of Nature shifts the focus from halting the biodiversity crisis to supporting ‘nature-based sectors’, reframing protection as a means to support the federal governement’s push for resource extraction. » (WILDERNESS COMMITTEE , 2026)[2] Pour le Premier ministre Carney, la conservation de la nature devient donc un enjeu de marché annonçant clairement le retour de politiques extractivitistes.
Le fait que deux tiers des multinationales minières aient leur siège social au Canada, que 57% d’entre elles soient cotées à la bourse de Toronto et que plus de la moitié des exploitation minières de par le monde soient possédées, exploitées, financées ou construites par des compagnies canadiennes (BELANGER 2018, 23-24) témoigne du rôle géopolitique central que joue le Canada dans la production, l’exportation et le commerce des minéraux stratégiques mais aussi de gaz et de pétrole à l’échelle de la planète. Les impacts socio-économiques et environnementaux des activités extractives du Canada, leurs ramifications internationales et les défis qu’elles rencontrent à l’heure de la crise environmentale systémique justifient que l’Association française d’études canadiennes consacre à cette question son 50ème congrès.
Dans son ouvrage de 2014, This Changes Everything: Capitalism vs. the Climate, Naomi Klein définit « l’extractivisme » comme une relation à sens unique fondée sur la domination et l’accaparement des ressources de la Terre (KLEIN 2014, 148). Constituée en système économique, soutenue par des choix politiques historiques, l’extraction des ressources conduit, selon Klein, à l’apparition de « zones sacrifiées » (148) dont la destruction est admise en raison du profit que leur exploitation génère. Le discours sur le progrès, la croissance économique, les solutions technologiques, mais aussi les pratiques visant à dissimuler les conditions réelles de l’extraction, tout cela contribue à rendre invisibles les espaces exploités. Réel ou perçu comme tel, l’éloignement des sites concernés au Canada (les opérations minières en Arctique, les sables bitumineux de l’Alberta voire les coupes à blanc de la forêt boréale en Colombie-Britannique) diminue lui aussi la visibilité de ces lieux tout comme l’impact, à long terme, de l’économie extractive sur des communautés locales souvent autochtones (SÖRLIN 2022 ; SZEMAN et BOYER 2017).
Au cours de ce colloque, nous envisagerons les logiques de l’extraction depuis différents angles afin de susciter un dialogue entre les disciplines représentées au sein de l’AFEC. Nous chercherons à comprendre dans quelle mesure les logiques de l’extraction, de l’industrie forestière jusqu’à l’exploitation des énergies fossiles, ont transformé les modes de vie mais aussi les attentes et les préoccupations plurielles de la société canadienne contemporaine.
Le questionnement sur les effets de l’économie extractive – ses atouts, mais aussi les limites de ses apports, ainsi que les atteintes portées contre l’environnement et certaines catégories de la population – a trouvé son chemin dans les humanités environmentales et jusque dans les arts et la littérature. Analyser ce que les artistes font des logiques extractives et des enjeux politiques associés, étudier la manière dont leurs choix esthétiques légitiment ou interrogent l’extraction minière permet notamment de mieux comprendre les résistances que rencontre la transition énergétique. On se demandera comment les arts visuels et la littérature traitent de la distance qui sépare les sites d’extraction de matières premières et les lieux où celles-ci sont transformées et consommées. Comment l’esthétique du paysage œuvre-t-elle à rendre sensibles, voire visibles les coûts sociaux et environnementaux de l’économie extractive ? Comment l’art prend-il en charge la matérialité de l’extraction de masse, depuis les profondeurs de la terre ? Quelle forme visuelle donne-t-il aux interactions du monde du travail sur lesquelles repose l’économie extractive ? Qu’est-ce que l’art peut nous dire des alternatives s’opposant aux logiques de l’extraction ?
Au-delà des enjeux liés à ses représentations, l’économie extractive soulève également des questions juridiques, historiques, sociales et politiques cruciales. L’histoire économique du Canada sur la longue durée est marquée par l’exploitation et l’exportation de ses ressources naturelles vers des puissances industrielles plus développées, d’abord le Royaume-Uni et aujourd’hui majoritairement les États-Unis. Harold Innis (1930) a souligné la dépendance historique de l’économie canadienne à l’égard des produits naturels d’exportation (staple theory) : fourrures et poissons ; blé et bois d’œuvre ; pâte à papier et papier ; minéraux, pétrole et gaz naturel. Il s’agit là d’une caractéristique économique majeure du Canada qui a des conséquences critiques sur son développement politique et son positionnement international. Aujourd’hui, l’industrie extractive reste centrale au Canada, et bénéficie d’un système fédéral qui garantit aux provinces la souveraineté pour la gestion de leurs sols et sous-sols, et de la puissance des secteurs miniers et pétroliers, très liés à la classe politique canadienne. Pourtant, si le Parti conservateur assume le fait que le Canada est une superpuissance pétrolière et extractiviste, le Parti libéral, depuis une dizaine d’années, semblait écartelé entre cette réalité économique et un discours visant à faire du Canada un pays exemplaire en matière d’environnement. C’était tout l’objet des promesses faites par Justin Trudeau lors de son premier mandat en 2015, promesses qui semblent aujourd’hui être remises en cause par l’accord-cadre signé en novembre 2025 par son successeur Mark Carney et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith. Si l’accord ne renonce pas à l’objectif de carboneutralité d’ici 2050, la déclaration selon laquelle l’intérêt national réside dans l’augmentation de la production de pétrole et de gaz de l’Alberta afin d’atteindre les objectifs du Canada en matière d’exportation et de sécurité nationale, semble marquer un changement radical dans le discours du Parti libéral.
Historiquement, l’expansion des industries extractives a été étroitement liée aux pratiques coloniales d’appropriation des terres, d’exploitation des ressources, de pollution et de marginalisation des systèmes de gouvernance autochtones (COULTHARD 2014 ; LIBOIRON 2021). Dans une perspective interdisciplinaire, l’ouvrage fondateur d’Imre Szeman interroge de manière fructueuse la validité du cadre « national » pour comprendre les enjeux des pétrocultures à l’ère de la mondialisation (SZEMAN 2019, 5). Si la nation reste un lieu clé pour réfléchir aux logiques de l’extraction, Szeman souligne les limites du récit national, en ce que celui-ci occulte certaines dynamiques locales de changement et qu’il est lui-même remodelé par un discours de mondialisation qui contribue à effacer les relations capitalistes que l’extraction rend possibles (SZEMAN 2019). En retraçant ces continuités historiques et leurs implications culturelles, le congrès vise à mettre en lumière la manière dont les logiques extractives imprègnent non seulement les pratiques artistiques et les paysages matériels du Canada, mais aussi les configurations politiques changeantes de la nation à l’ère du pétrole.
À ces pistes de réflexion pourront venir s’ajouter d’autres propositions émanant des domaines suivants :
- Littérature canadienne contemporaine : analyse des œuvres littéraires qui mettent en scène l’exploitation forestière, minière ou pétrolière, et leurs impacts sociaux et environnementaux ; étude des imaginaires liés aux alternatives énergétiques.
- Arts visuels et représentation des paysages extractifs : étude des pratiques artistiques (photographie, peinture, installation) qui rendent visibles les transformations des territoires.
- Écocritique : approche critique des formes esthétiques mobilisées pour représenter les crises écologiques liées à l’économie extractive.
- Arts autochtones et résistances à l’extraction : analyse des productions artistiques des peuples autochtones face aux industries extractives et à leurs conséquences.
- Culture matérielle et matérialité de l’extraction : étude de la manière dont l’art et la littérature abordent la matérialité des ressources (minerais, bois, pétrole).
- Géographie culturelle et distance extraction/consommation : réflexion sur la séparation entre lieux d’extraction et lieux de consommation dans les représentations artistiques. Réflexion sur les pratiques de remédiation.
- Mémoire, archives et histoire de l’extractivisme : analyse des récits historiques et des archives artistiques liés à l’exploitation des ressources au Canada.
- Dimension juridique : évolution du droit encadrant l’exploitation des ressources naturelles au Canada (droits fonciers, droit environnemental, droits des peuples autochtones)
- « Artivisme » : examen des pratiques artistiques militantes qui dénoncent les effets sociaux, économiques et environnementaux de l’extraction. Rôle des arts dans les mobilisations citoyennes et les revendications de justice environnementale.
- Histoire économique du Canada : les enjeux de l’extractivisme dans le développement national ; la théorie des ressources de base (“staples”) aujourd’hui.
- Politique canadienne et extractivisme ; les enjeux province-fédéral ; les relations avec les nations autochtones ; le positionnement de partis politiques ; l’impact électoral ; les relations avec les États-Unis ; relations internationales, sécurité nationale.
- Les nations autochtones face à l’extractivisme : entre défense des territoires traditionnels et promesse de développement.
Nous sollicitons des propositions de communication (300 mots maximum assortis d’une brève notice biographique) émanant des différentes disciplines représentées au sein de l’AFEC. Ces propositions devront être adressées par courriel pour le 1er septembre 2026 prolongation jusqu’au 15 septembre 2026 à Anne-Sophie Letessier (anne.sophie.letessier@univ-st-etienne.fr), Christine Lorre (christine.lorre@unicaen.fr) et Claire Omhovère (claire.omhovere@univ-montp3.fr).
Une sélection d’articles sera publiée à l’issue du colloque dans le volume 103 des Etudes Canadiennes/ Canadian Studies (https://journals.openedition.org/eccs/).
***
[ENG]
Call for papers — AFEC Congress 2027
Canada and the logics of the extractive economy: aesthetic, political, legal, historical, economic, and environmental perspectives
University of Strasbourg, June 23 to 25, 2027.
In his new plan, A Force of Nature (March 2026), Canadian Prime Minister Mark Carney emphasizes that his government seeks to fulfill the state’s commitments to environmental protection, while also highlighting the need to build an energy-independent Canada. He announces his intention to “ensure that industrial strategies complement our conservation efforts.” The combined emphasis on the “moral duty” of protecting nature and the “economic imperative” of the “conservation” of the country’s “natural capital” (CARNEY 2026) has not failed to draw criticism. According to the NGO Wilderness Committee, “A Force of Nature shifts the focus from halting the biodiversity crisis to supporting ‘nature-based sectors’, reframing protection as a means to support the federal government’s push for resource extraction.” (WILDERNESS COMMITTEE, 2026) For Prime Minister Carney, understanding nature conservation as a market issue clearly signals the return of extractivist policies.
The fact that “more than half of the mining operations in the world are Canadian-owned, operated, equipped and engineered” (BELANGER 2018, 6), that two-thirds of multinational mining companies have their headquarters in Canada, and that 57% of them are listed on the Toronto Stock Exchange (BELANGER 2018, 23–24) underscores Canada’s central, if often understated, role in the global production, export, and trade of strategic minerals, including oil and gas. The socioeconomic impacts of Canada’s extractive industries, their international ramifications, and the challenges they pose in terms of climate change as well as local and global governance have led the French Association for Canadian Studies (AFEC) to dedicate its 50th annual conference to this theme.
In This Changes Everything: Capitalism vs. the Climate (2014), Naomi Klein defines “extractivism” as a one-way relationship grounded in domination and the appropriation of Earth’s resources (KLEIN 2014, 148). As an economic system supported by specific historical developments and political choices, resource extraction, according to Klein, produces “sacrifice zones” (148) whose destruction is tolerated for the sake of the profits generated by the industry. Narratives of progress, economic growth, and technological fixes, as well as practices aimed at concealing the actual conditions of extraction, combine to render the exploited sites invisible. This invisibility is reinforced by the real or perceived remoteness of mining activities in the Arctic, the oil sands in Alberta, or the large-scale clear-cutting of the boreal forest in northern British Columbia. These processes obscure not only the social and ecological damage experienced by local, often Indigenous, communities, but also the long-term consequences of the extractive economy itself (SORLIN 2022; SZEMAN and BOYER 2017).
This conference seeks to explore the logics of extraction from various perspectives, thus encouraging dialogue between the disciplines represented within the AFEC. We will examine how the logics of extraction, from forestry to fossil fuels, has reshaped not only material ways of life but also the expectations and preoccupations of contemporary Canadian society. Questions surrounding the effects of the extractive economy, its perceived benefits, its limitations, and the harms it inflicts on environments and communities, resonate across the social sciences, the humanities, and the arts.
The effects of the extractive economy – its benefits, its limits, as well as the harm it inflicts on the environment and certain segments of the population – have shaped environmental humanities and worked their way into the arts and literature. The manners in which artists depict the extractive economy and its political stakes, as well as the ways in which their aesthetic choices may legitimize or challenge mining and dependence on fossil fuels, will be analyzed in order to better understand the logics of the energy transition. How do artists and writers frame or legitimize dependence on mining and fossil fuels? How do the visual arts and literature confront the spatial and perceptual distance between extraction sites and the centers of consumption? In what ways do aesthetic representations make visible the otherwise obscured social and environmental costs of extraction? How does art depict the materiality of extraction, from the depths of the Earth to the human labor it requires, and what alternatives might it propose to the extractive paradigm itself?
Beyond its politics of representation, the extractive economy also raises crucial legal, historical, social, and political questions. Canada’s long-term economic history has been marked by the exploitation and export of its natural resources to more developed industrial powers, initially the United Kingdom and today primarily the United States. Harold Innis’s (1930) staple theory underscored the Canadian economy’s historical dependence on staple exports: furs and fish; wheat and lumber; pulp and paper; minerals, oil, and natural gas. This defining feature of Canada’s economy has had critical consequences for its political development and international positioning. The extractive sector remains central today, supported by a federal framework that grants provinces authority over land and subsoil resources, as well as by the influence of powerful mining and oil industries closely connected to political elites. Yet, while the Conservative Party embraces Canada’s status as an oil and extractive superpower, the Liberal Party, for the past decade or so, has seemed torn between this economic reality and a narrative aimed at making Canada a model nation in environmental matters. This was at the heart of the promises made by Justin Trudeau during his first term in 2015, promises that now appear to be called into question by the framework agreement signed in November 2025 by his successor Mark Carney and Alberta Premier Danielle Smith. While the agreement does not abandon the goal of carbon neutrality by 2050, the statement according to which the national interest lies in expanding Alberta’s oil and gas production, in order to meet Canada’s export and national security objectives, appears to mark a radical shift in the Liberal Party’s rhetoric.
Historically, the expansion of extractive industries has been closely tied to colonial practices of land appropriation, resource exploitation, pollution, and the marginalization of Indigenous governance systems (COULTHARD 2014; LIBOIRON 2021). From a cross-disciplinary perspective, Imre Szeman’s seminal work productively probes the “national” as a valid framework for understanding petrocultures in the age of globalization (SZEMAN 2019, 5). If the nation remains a key site to think through the logics of extraction, Szeman also points out the limits of the national narrative as it obscures the dynamics in favor of radical change and is itself reshaped by a discourse of globalization that helps naturalize the capitalist relations that extraction enables. By tracing these historical continuities and their cultural implications, the conference aims to shed light on how extractive logics permeate not only Canada’s artistic practices and material landscapes but also the shifting configurations of the nation in the age of oil.
In addition to these lines of inquiry, other questions may arise from the following fields:
- Contemporary Canadian literature: analysis of literary works that depict logging, mining, or oil extraction, and their social and environmental impacts; study of the imaginaries associated with alternative energy sources.
- Visual arts and the representation of extractive landscapes: study of artistic practices (photography, painting, installation) that make the transformations of territories visible.
- Ecocriticism: a critical approach of aesthetic forms used to represent ecological crises linked to the extractive economy.
- Indigenous arts and resistance to extraction: analysis of artistic productions by Indigenous peoples in response to extractive industries and their consequences.
- Material culture and the materiality of extraction: study of how art and literature address the materiality of resources (minerals, wood, oil).
- Cultural geography and the distance between extraction and consumption: reflection on the separation between extraction sites and consumption sites in artistic representations. Reflections on remedial practices.
- Memory, archives, and the history of extractivism: analysis of historical narratives and artistic archives related to resource exploitation in Canada.
- Legal dimension: developments in the law governing the exploitation of natural resources in Canada (land rights, environmental law, Indigenous rights)
- “Artivism”: an examination of activist artistic practices that highlight the social, economic, and environmental impacts of extraction. The role of the arts in civic mobilization and the demand for environmental justice.
- Economic history of Canada: the challenges of extractivism in national development; the staple theory today.
- Canadian policy and extractivism; provincial-federal issues; relations with First Nations; political party positions; electoral impact; relations with the United States; international relations and national security.
- Indigenous peoples and extractivism: balancing the defense of traditional territories with the promise of development.
Please submit your abstracts (maximum 300 words, accompanied by a brief biographical note) by email to Anne-Sophie Letessier (anne.sophie.letessier@univ-st-etienne.fr), Christine Lorre (christine.lorre@unicaen.fr), and Claire Omhovère (claire.omhovere@univ-montp3.fr) by September 1rst 2026. Deadline extended to 15 September 2026.
A selection of articles will be published in volume 103 of the Etudes Canadiennes / Canadian Studies journal (https://journals.openedition.org/eccs/).
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Quelques pistes bibliographiques / Some references
ANDERMANN, Jens. 2023. Entranced Earth Art, Extractivism, and the End of Landscape. Evanston, Ill.: Northwestern University Press.
ANGUS, Siobhan. 2024. Camera Geologica: An Elemental History of Photography. Durham, NC: Duke University Press.
BELANGER, Pierre, ed. 2018. Extraction Empire. Undermining the Systems, States and Scales of Canada’s Gobal Resource Empire, 2017-1217. Cambridge, MA: MIT Press.
BERNARD, Catherine, ed. 2024. Digging Earth: Extractivism and Resistance on Indigenous Lands of the Americas. Cambridge: Ethics International Press.
BOURRIAUD, Nicolas. 2021. Inclusions. Esthétique du capitalocène. Paris: PUF
COULTHARD, Glen Sean. 2014. Red Skin, White Masks: Rejecting the Colonial Politics of Recognition. Minneapolis: University of Minnesota Press.
DAVIS, Heather. 2022. Plastic Matter. Durham, NC: Duke University Press.
DOLATA, Petra. 2021. “Understanding the Recent History of Energy Security in the Arctic.” In: Wilfrid Greaves and P. Whitney Lackenbauer (eds.). Breaking Through: Understanding Sovereignty and Security in the Circumpolar Arctic. Toronto: University of Toronto Press. 185-198.
DOLATA, Petra. 2021. “Sustainability in the Anthropocene: From Forests to the Globe.” In: Geoffrey Rockwell, Chelsea Miya and Oliver Rossier (eds.). Right Research: Modelling Sustainable Research Practices in the Anthropocene. Cambridge: Open Book Publishers. 37-59.
DEMOS, Thomas J. 2020. “Blackout: The necropolitics of extraction.” Dans Art and Activism in the Age of Systemic Crisis, edited by E. Steinbock, B. Ieven et M. Valck, 49-61. Abingdon: Routledge.
FORNOFF, Carolyn. 2023. « Reflexive Extractivist Aesthetics. » Forma 2 (1): 37–69.
GILBERT, Lorraine. 2017. Paysages Canadiens, 1988-2013/ Canadian Landscapes, 1988-2013. Commissaire d’exposition : Marcel Blouin. Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe.
GOUVERNEMENT DU CANADA. 2025. “Canada-Alberta Memorandum of Understanding.” https://www.pm.gc.ca/en/news/backgrounders/2025/11/27/canada-alberta-memorandum-understanding / GOUVERNEMENT DU CANADA. 2026. “A Force of Nature: Canada’s Strategy to Protect Nature.” https://www.canada.ca/en/services/environment/nature/nature-strategy.html
INNIS, Harold. 1930. The Fur Trade in Canada. Toronto: University of Toronto Press. 2nd edition 1956.
KLEIN, Naomi. 2014. This Changes Everything: Capitalism vs. the Climate. New York: Simon & Schuster.
LIBOIRON, Max.2021. Pollution is Colonialism. Durham: Duke University Press.
LIBOIRON, Max, and Josh Lepawsky. 2022. Discard Studies. Wasting, Systems, and Power. Cambridge, MA: MIT Press.
MIRZOEFF, Nicholas. 2014. “Visualizing the Anthropocene.” Public Culture 26 (2): 213–32.
NIXON, Rob. 2011. Slow Violence and the Environmentalism of the Poor. Cambridge, MA: Harvard University Press.
RANCIERE, Jacques. 2009. Aesthetics and its Discontents. Translated by Steve Corcoran. Cambridge, UK: Polity Press.
RANCIERE, Jacques. 2010. Dissensus: On Politics and Aesthetics. Translated by Steve. London: Corcoran.
SÖRLIN, Sverker, ed. 2022. Resource Extraction and Arctic Communities: The New Extractivist Paradigm. Cambridge: Cambridge University Press.
STANFORD, Jim ed. 2020. The Staple Theory @ 50: Reflections on the Lasting Significance of Mel Watkins’ “A Staple Theory of Economic Growth”. Canadian Centre for Policy Alternatives. https://www.policyalternatives.ca/news-research/the-staple-theory-50/
SZEMAN, Imre, and Dominic BOYER, eds. 2017. Energy Humanities: An Anthology. Baltimore: Johns Hopkins University Press.
SZEMAN, Imre. 2019. On Petrocultures: Globalization, Culture, and Energy. Morgantown: West Virginia University Press.
SZEMAN, Imre, and Jennifer WENZEL. 2021. “What do we talk about when we talk about extractivism?” Textual Practice 35 (3): 505-523.
WATKINS Melville H., 1963. “A Staple Theory of Economic Growth.” Canadian Journal of Economics and Political Science 29 (2): 141-158.
WILDERNESS COMMITTEE. 2026. The Race to protect 30%. Canada lagging on 2030 biodiversity targets. February 2026 Report. https://www.wildernesscommittee.org/sites/default/files/2026-02/The_Race_to_Protect_30%25-Report_web.pdf
Comité scientifique / Scientific committee
- Liliane Bois-Simon (Ecole des Mines de Saint-Etienne)
· Warren Carriou (University of Manitoba)
· Gwen Cressman (Université de Strasbourg)
· Petra Dolata (University of Calgary)
· Léna Ferrié (Université de Brest)
· Lorraine Gilbert (GC) (University of Ottawa)
· Isabella Huberman (University of British Columbia)
· Anne-Sophie Letessier (Université Jean Monnet, Saint-Etienne)
· Christine Lorre (Université de Caen)
· Sourayan Mookerjea (University of Alberta)
· Claire Omhovère (Université Paul Valéry, Montpellier)
· Nancy Pédri (Memorial University of Newfoundland)
[1] Référence de son discours en français sur la présentation de son plan Une force de la nature/ A Force of Nature, où Mark Carney parle de « devoir moral et d’un impératif économique » !, mars 2026, https://www.pm.gc.ca/fr/nouvelles/communiques/2026/03/31/premier-ministre-carney-lance-nouvelle-strategie-la-nature-visant
[2] Wilderness Committee, Report « The Race to protect 30% », 2026, https://www.wildernesscommittee.org/Protect30x30CanadaReport
1.9 La marronité en praxis : souveraineté territoriale, autonomies plurielles et décolonialité écologique (Saint-Claude, Guadeloupe & en ligne)
- Date de tombée (deadline) : 15 Septembre 2026
- À : 97120 Saint-Claude (Hybride)
Lieu : 97120 Saint-Claude, Guadeloupe
Date de la journée : 20/11/2026
Date limite de soumission : 15/09/2026
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Si le système plantationnaire a historiquement orchestré la chosification des corps et l’épuisement des sols (le Plantationocène), il a également engendré, en creux, son contre-modèle absolu : le marronnage. Longtemps relégué par l’historiographie officielle au rang de simple fuite géographique ou de survivance folklorique, le marronnage exige aujourd’hui une relecture épistémologique profonde.
Cette journée d’étude internationale propose d’explorer le concept de Lèspri Mawon – la marronité et le processus de marronisation – non plus comme un événement historique clos, mais comme une matrice ontologique continue et une technologie de subsistance d’une grande sophistication. En passant d’un “marronnage d’évasion” à un “marronnage d’ancrage”, la Marronité contemporaine se déploie comme une véritable écologie de la libération.
Dans un contexte globalisé marqué par la crise environnementale, l’uniformisation culturelle et la dépendance économique des espaces insulaires (et postcoloniaux), comment la Marronité inspire-t-elle des pratiques concrètes de résilience ? Cette journée invite les chercheurs en sciences humaines et sociales à analyser comment cette dissidence originelle se métamorphose aujourd’hui en outils de souveraineté territoriale, d’autonomie plurielle et de décolonialité écologique.
Axes de Réflexion (Non-exhaustifs)
Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes pluridisciplinaires suivants :
Axe 1 : Historiographie des silences et Mémoires de l’espace
Relecture des archives judiciaires et coloniales à travers le prisme de l’agentivité marronne.
La forêt, la montagne et les marges comme hétérotopies et sanctuaires de mémoire.
Critique du romantisme et de l’idéalisation historique du marronnage.
Axe 2 : Anthropologie des ontologies de la résilience
Lèspri Mawon dans les pratiques culturelles, spirituelles et agricoles contemporaines (notamment au sein du mouvement rasta et de l’ontologie Ital).
La créolisation comme espace de négociation et de plasticité identitaire.
Axe 3 : Décolonialité écologique et Santé territoriale
Savoirs vernaculaires, agroécologie et réparation des sols meurtris (réponses au chlordécone, biomimétique).
Souveraineté sanitaire, ethnomédecine, Bush-doctoring et réappropriation de la pharmacopée locale.
Axe 4 : Économie politique de l’Autonomie plurielle
Stratégies d’autosuffisance, locavorisme et souveraineté alimentaire face à la dépendance-ressource (ex: initiatives comparables au projet Eco-VAB).
Modèles de développement endogènes : l’économie circulaire comme héritage du recyclage marron.
Axe 5 : Esthétiques, Arts et Poétiques de la dissidence
Représentations littéraires, plastiques et performatives du “Nouveau Mawon”.
L’art comme outil de déconstruction des imaginaires coloniaux et de reconquête du récit.
Modalités de Soumission
Les chercheurs, doctorants, mais également les “chercheurs-acteurs”, porteurs d’initiatives de terrain, sont invités à soumettre leurs propositions. Celles-ci doivent inclure :
Un titre provisoire.
Un résumé de la communication (entre 300 et 500 mots), précisant l’axe choisi, la problématique, la méthodologie et les principaux résultats attendus.
Une brève notice bio-bibliographique (150 mots maximum) incluant l’affiliation institutionnelle.
Les propositions sont à envoyer conjointement aux adresses suivantes : destin-augusty.phd@outlook.com ∞ maeva-maddy.destin-augusty@etu.univ-guyane.fr et associationkotoumba@gmail.com avant le 15/09/2026. Les langues de travail de la journée seront le français, les créoles, l’espagnol et l’anglais.
Valorisation et Publication
Cette journée d’étude a pour ambition d’initier un réseau de recherche pérenne autour de l’écologie décoloniale et des pratiques de dissidence.
À l’issue de la manifestation, le comité scientifique sélectionnera les communications les plus abouties en vue de la publication d’un ouvrage collectif (recueil d’actes augmenté) aux Editons KOTOUMBA, constituant ainsi un ouvrage de référence sur la praxis de la Marronité.
Contact :
Membre des Comités Scientifique et d’Organisation : Maddyjah DESTIN AUGUSTY, Doctorante en anthropologie au MINEA de l’Université de la Guyane.
1.10 Society for French Studies. 68e Congrès annuel (Galway, Irlande)
- Date de tombée (deadline) : 18 Septembre 2026
- À : University of Galway (Irlande)
Society for French Studies 68e Congrès annuel
University of Galway
5 – 7 juillet 2027
APPEL À COMMUNICATIONS
Séances plénières de Janice Carruthers (Queen’s University Belfast), Patrick ffrench (King’s College London), Joanna Stalnaker (Columbia University) and Véronique Tadjo (University of Witwatersrand Johannesburg).
Nous vous invitons à nous faire part de vos propositions de communication pour une durée de 20 minutes (en français ou en anglais) pour des sessions consacrées aux sujets suivants :
- Cent ans de La recherche du temps perdu
- Beckett en exil
- Écoféminisme
- Le paysage éditorial/Les droits d’auteur
- Le langage et la technologie
- Corps à la marge
- Matérialismes anciens et nouveaux
- La psychanalyse et le care
- Langues régionales, minoritaires ou menacées
- La violence d’État
- Le jumelage/les doubles
- Que reste-t-il des Lumières ?
Ces sujets se prêtent aux approches disciplinaires et aux contextes historiques les plus divers. Veuillez fournir un court résumé (de 250-300 mots maximum) de votre proposition de communication, indiquer le sujet dans lequel il s’inscrit et exposer les grandes lignes de son argument. Nous rappelons que les propositions de communication doivent s’adresser à un public de spécialistes comme de non-spécialistes.
Le Comité scientifique invite également des propositions de panels complets portant soit sur les thèmes ci-dessus, soit sur d’autres sujets relevant des études françaises et francophones. Les propositions devront être accompagnées des noms et des coordonnées (institution, adresse électronique) de tous·tes les intervenant·es (3 ou 4) et du·de la modérateur·ice de séance ainsi que des résumés des interventions (250-300 mots par communication) et d’un résumé global d’une page maximum exposant les objectifs de la session proposée. Le·la modérateur·ice de séance ne figurera pas parmi les intervenant·es. Le nom de la personne responsable de la session doit être clairement indiqué. Le Comité scientifique prendra également en considération d’autres formats de session que le format traditionnel qui pourraient inclure (à titre non exhaustif) : des matériaux prédistribués; des performances/des pratiques créatives; des sessions liées à des projets particuliers; des ateliers pédagogiques; des partenariats non-universitaires. Toutes les propositions seront étudiées par le Comité scientifique et les décisions seront communiquées vers mi-novembre 2026.
Les doctorant·es sont vivement encouragé·es à participer, ainsi que les délégué·es des PRFI (Pays à Revenu Faible ou Intermédiaire), y compris les pays du Sud. Nous proposons des tarifs d’inscription réduits et une bourse de voyage pour les doctorant·es (plus de détails seront disponibles sur notre site web). Grâce au soutien généreux du Winthrop-King Institute, nous mettrons à disposition des bourses pour les délégué·es des PRFI dont la proposition de communication ou de panel a été acceptée pour SFS Galway 2027. Pour plus de détails, veuillez consulter notre site web https://www.sfs.ac.uk/funding/lmic-conference-support.
Pour proposer une communication/un panel, merci de remplir ce formulaire avant le 18 septembre 2026. Veuillez adresser toute question à propos du congrès à l’organisateur, Dr Éamon Ó Cofaigh, à l’adresse suivante : conference@sfs.ac.uk. Pour plus de renseignements, veuillez consulter www.sfs.ac.uk.
Veuillez noter que nous ne sommes pas actuellement en mesure d’accommoder des communications hybrides/à distance. Afin d’éviter tout désappointement, merci de proposer uniquement des communications qui seront présentées en personne.
- Responsable :
Dr Éamon Ó Cofaigh - Url de référence :
https://www.sfs.ac.uk/ - Adresse :
University of Galway (Irlande)
1.11 Rethinking Authorship / Repenser l’auctorialité : Intercultural Genealogies of a Critical Concept in the Age of World Literature (ACLA 2027, online)
- Date de tombée (deadline) : 22 Septembre 2026
- À : Online / En ligne
Rethinking Authorship: Intercultural Genealogies of a Critical Concept in the Age of World Literature
Virtual panel for the 2027 annual meeting of the American Comparative Literature Association (ACLA)
** version française ci-dessous**
This seminar aims to reconsider the critical concept of authorship from a strongly genealogical and transcultural perspective. While also focusing on world literature theories, considered as an effective tool to rethink contemporary authorship issues, it encourages at the same time proposals that aim to identify and deepen conceptions of the author coming from understudied historical and geographical contexts, thereby broadening the cultural horizon of Western reflections on the subject.
Indeed, we are mostly used to considering authorship as a romantic notion, strictly linked to the paradigm of genius and individuality, the authority of which was famously questioned by twentieth-century literary theory—relying primarily on such celebrated thinkers as Barthes and Foucault—before re-emerging in the post-structuralist era. However, other historical periods and cultures have not necessarily applied the same theoretical paradigms nor followed the same critical trajectory (think about collaborative or anonymous authorship in the Middle Ages, as well as the lack of the rhetoric of genius in most Far Eastern literary traditions, to give just a few non-exhaustive examples). In our opinion, it is therefore important to rethink the notion of authorship in the light of these divergent traditions, especially to ensure a more complex and multi-focal approach to it in an increasingly globalized literary context.
Even though theories of world literature have profoundly transformed the ways in which the critical field of literary studies is currently understood, we argue that, in fact, the crucial category of authorship has received comparatively little sustained attention within this debate. While effectively highlighting how substantial changes in the literary system have simultaneously reconfigured the author as a global cultural agent whose visibility depends on complex networks of publishing, mediation, and institutional recognition, the world literature perspective has less frequently questioned the Western theoretical framework of authorship as a productive and individual stance. We therefore suggest that merging genealogical reflections on authorship with world literature studies could help to make the latter much more inclusive and global, rather than a mere framework of Western concepts superimposed on the literatures of the rest of the world.
We welcome papers in English, French, Italian or Spanish. Possible topics include:
– authorship in world literature theories;
– the intersection of authorship, postcoloniality, and the global literary market;
– twentieth-century theories of authorship and their global afterlives;
– pre-modern, indigenous, and non-Western conceptualizations of the author;
– multilingual, exilic, diasporic, and transnational authorship.
Please submit your proposal through the ACLA’s online paper portal by September 22, 2026 (an abstract of no more than 1,500 characters and a short bio-bibliography). Once your account has been created, simply click on the “propose a paper” button available at the following link: https://www.acla.org/seminar/263adf13-fe6c-4fc3-95f7-87083b14e3f9. Should you encounter any difficulty, please do not hesitate to contact the seminar organizers (giovanni.salvagninizanazzo@parisnanterre.fr; federico.ristagno@phd.unict.it).
Notification of acceptance will be sent by December 1, 2026.
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Repenser l’auctorialité : généalogies interculturelles d’une notion critique à l’ère de la World Literature
Séminaire en ligne dans le cadre du congrès annuel 2027 de l’Association américaine de littératures comparées (ACLA)
Ce séminaire se propose de reconsidérer le concept critique d’auctorialité selon une perspective résolument généalogique et transculturelle. Tout en s’intéressant également aux théories de la World Literature, envisagées comme un outil efficace pour repenser les problématiques contemporaines de l’auctorialité, il encourage en même temps les propositions visant à identifier et à approfondir de conceptions de l’auteur issues de contextes historiques et géographiques moins étudiés, élargissant ainsi l’horizon culturel des réflexions occidentales sur ce sujet.
En effet, nous sommes généralement habitués à considérer l’auctorialité comme une notion étroitement liée au paradigme romantique du génie et de l’individualité, dont l’autorité fut ensuite remise en question par la théorie littéraire du vingtième siècle (notamment Barthes et Foucault) avant de réapparaître à l’époque post-structuraliste. Cependant, d’autres périodes historiques et d’autres cultures n’ont pas nécessairement appliqué ce même paradigme théorique ni suivi la même trajectoire critique (que l’on pense, par exemple, à l’auctorialité collaborative ou anonyme au Moyen Âge, ainsi qu’à l’absence d’une rhétorique du génie dans la plupart des traditions littéraires d’Extrême-Orient – pour ne citer que quelques exemples). Il nous semble dès lors important de repenser la notion d’auctorialité à la lumière de ces traditions divergentes, afin de garantir une approche plus complexe et plurifocale de celle-ci dans un contexte littéraire de plus en plus mondialisé.
Bien que les théories de la World Literature aient profondément transformé la manière dont on appréhende aujourd’hui le champ des études littéraires, nous soutenons en effet que la catégorie de l’auctorialité a reçu une attention relativement limitée et peu soutenue au sein de ce débat. Tout en ayant efficacement mis en lumière les façons dont les transformations du système littéraire ont reconfiguré l’auteur en un agent culturel global dont la visibilité dépend de réseaux complexes d’édition, de médiation et de reconnaissance institutionnelle, la perspective de la World Literature a plus rarement mis en question le cadre théorique occidental de l’auctorialité conçue comme posture productive et individuelle. Nous suggérons par conséquent qu’une articulation entre les réflexions généalogiques sur l’auctorialité et le champ de la World Literature pourrait contribuer à rendre ce dernier bien plus inclusif et global, diminuant ainsi le risque qu’il devienne un simple cadre de concepts occidentaux superposé aux littératures du reste du monde.
Nous accueillons de communications en anglais, en français, en italien ou en espagnol. Les axes thématiques envisageables incluent, entre autres :
– l’auctorialité dans les théories de la World Literature ;
– les croisements entre auctorialité, postcolonialité et marché littéraire mondial ;
– les théories de l’auctorialité au vingtième siècle et leurs postérités globales ;
– les conceptualisations prémodernes, indigènes et non occidentales de l’auteur ;
– l’auctorialité plurilingue, exilique, diasporique et transnationale.
Merci de proposer votre contribution à travers le portal en ligne de l’ACLA d’ici le 22 septembre 2026 (un résumé en anglais de 1500 signes maximum + une courte biobibliographie). Une fois votre compte créé, il suffira de cliquer sur le bouton “propose a paper” disponible au lien suivant : https://www.acla.org/seminar/263adf13-fe6c-4fc3-95f7-87083b14e3f9. En cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter les organisateur du séminaire (giovanni.salvagninizanazzo@parisnanterre.fr ; federico.ristagno@phd.unict.it)
La notification d’acceptation des propositions sera envoyée pour le 1er décémbre 2026.
1.12 Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)
- Date de tombée (deadline) : 28 Septembre 2026
- À : Paris (Sorbonne Université – Université Paris 8)
Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)
2-3 juin 2027
Sorbonne Université – Université Paris 8
Appel à communication
Depuis une vingtaine d’années, les études concernant l’épopée et l’épique se sont multipliées, avec des publications, des colloques, souvent dans une démarche comparatiste, autour de cette question[1]. Elles accompagnent la création de projets et de réseaux de recherches importants, comme le « Projet Epopée », fondé en 2015 à l’Université Grenoble Alpes par Florence Goyet, ou les rencontres récentes du Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Épopées (REARE). Florence Goyet parle d’une « véritable révolution critique[2] », dont un des premiers résultats a été de mettre au centre de l’attention l’épique moderne, soit des textes aux antipodes de ce que décrivaient les travaux sur Homère ou Virgile. Elle évoque ainsi une « approche par les marges[3] ». L’approche critique la plus répandue a en effet consisté à interroger les frontières floues du genre : il s’est agi, pour des spécialistes du XIXè et du XXè siècles, de se pencher sur la relation très ambiguë que ces siècles entretenaient avec l’épopée, entre nostalgie, refus véhément et tentative de recréation. En somme, l’épique relaie alors l’épopée, « il s’offre pour la relayer et, comme un génotype latent, nourrir des phénotypes (textes) variés, mutants, magnétisés par la démesure et l’immensité d’un épos qui trouve ainsi de multiples relais et des ‘‘seconds souffles’’[4] ».
Ce flou mérite que l’on s’y arrête et qu’on l’interroge. Il est certain que l’épopée n’est pas facile à prendre sous l’objectif. Mais peut-être faudrait-il retourner la perspective et se dire que ce qui est un danger, une difficulté, pour la recherche, est une chance pour l’écriture : nous entendons par là que ce continuum entre l’épique au sens le plus vague et l’épopée au sens strict, s’il empêche de définir l’épopée, permet en revanche d’en recycler en ensemble unitaire des éléments virtuellement contradictoires.
Un corpus reste à constituer. Les nouvelles épopées en vers libres d’Anne Weber, Antoine Wauters, et Laura Vazquez ; le Cycle des exils de Patrick Beurard-Valdoye (soit un ensemble de livres enchevêtrant les strates d’une histoire de l’Europe) ; Centre épique de Jean-Michel Espitallier ; Porte du soleil de Christophe Manon, paru chez Verdier ; les textes de Pierre Vinclair et Jacques Darras, ainsi que leurs travaux théoriques sur l’épique et le réinvestissement dans leur propre écriture de cette réflexion. Il faudrait aussi évoquer Jacques Darras – auteur de La Maye[5], poème fleuve composé de 1988 à 2016, et de l’essai aux allures de manifeste Épique ! Le poète dans le temps[6].
Dans le domaine des poésies francophones postcoloniales, on a volontiers décelé un horizon épique dans le Cahier d’un retour au pays natal de Césaire, Les Indes de Glissant ou dans certaines pièces des Éthiopiques de Senghor. On trouve aussi des échos nets de l’épique dans la poésie québécoise de la deuxième moitié du xxe siècle, que l’on pense à la cartographie lyrique du pays dans L’Homme rapaillé de Gaston Miron[7] ou au souvenir de la guerre qui hante Mémoirede Jacques Brault[8] ou à la dénonciation de l’impérialisme anglais dans le poème Speak white de Michèle Lalonde[9]. Cette catégorie semble moins mobilisée pour des corpus plus récents, tandis que la geste anticoloniale a fait place à la désillusion ou au soupçon, qui s’actualisent plutôt dans le lyrisme ou la satire. Pourtant les textes contemporains, en se confrontant aux questions de la migration (Ananda Devi, Ceux du large[10] ; Tanella Boni, Insoutenable frontière[11]) ou de l’écologie (Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique[12] ; Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre[13]) réactivent une dimension épique, notamment dans sa veine odyséenne.
Le flou précédemment évoqué n’est donc pas seulement un problème théorique : il constitue véritablement une chance pour l’écriture contemporaine, qui peut puiser dans l’épopée des éléments hétérogènes — ampleur, tension collective, rapport à l’histoire, voix de récitation, motifs de voyage ou de catabase — sans reconduire ses normes anciennes.
Parmi les premiers traits définitoires des textes composant le corpus d’études, un premier point à souligner est que nous avons une qualification générique qui n’est pas seulement affaire de réception. Il y a, chez plusieurs auteurs contemporains une intention explicite d’inscription dans la lignée de la poésie épique. Elle peut apparaître dans des titres ou des sous-titres comme chez Anne Weber[14], Monchoachi[15] ou Sylvie Kandé[16]. Parfois, un discours d’escorte est amené à faire le lien comme chez Christophe Manon[17].
Tous ces textes vont bien sûr se caractériser par la reprise, l’actualisation, voire le détournement d’un certain nombre d’éléments précis du code de l’épopée (comme l’ampleur du style ; l’oralité, via la présence d’un récitant) ; ils vont également se caractériser par leur relecture de certains thèmes et motifs classiques de l’épopée (ainsi le bellicisme, ou le motif de la descente aux enfers…). Mais là n’est peut-être pas l’essentiel. Un point qui nous semble autrement plus important, c’est que ces œuvres, en recommençant l’épopée de manière souvent plus modeste et plus humble, nous conduisent, à partir de cette ambition épique renouvelée, à repenser les relations entre poésie et histoire.
Ces textes peuvent en effet permettre de réfléchir à la façon propre à la poésie de dire l’histoire, les événements collectifs ; à la façon, notamment, dont la poésie peut exprimer les traumatismes de l’histoire. Dans son essai Épique ! Le poète face au temps, à partir d’une méditation sur la première guerre mondiale et l’impossibilité de « regonfler le genre épique au lendemain de cette saignée[18] », Jacques Darras explique son désir de composer une épopée qui, tout en abandonnant la fascination pour la guerre, garderait l’ambition totalisante du genre, au service de la paix européenne : « Éparpillé jusqu’à l’éclat, le sujet européen ne peut se satisfaire quant à lui ni des anciennes idéologies nationales, ni d’aucune forme de totalitarisme sommaire. Comment faire un tout sans hypothéquer les parties serait notre manière à nous de poser le problème. C’est un problème politique, assurément, mais tout autant un problème poétique[19]. »
Le cycle des livres de Monchoachi sous-titrés « Lémistè »[20], cycle qui se déploie depuis plus d’une dizaine d’années, revient quant à lui sur le peuplement de la Caraïbe et des Amériques en interrogeant la naissance de la culture et de la langue créole, dans sa diversité. Les odyssées collectives entrent en écho avec les entremêlements des pratiques culturelles et linguistiques, dont le texte rend compte dans une langue privilégiant les effets de rupture et les glissements d’une langue à l’autre, notamment du français au créole (et inversement).
En revenant sur le passé, ces textes entendent donc aussi interroger voire servir le présent ; ils s’inscrivent tout à fait, de ce point de vue-là, dans la tradition de l’épopée – puisque comme le rappelle Florence Goyet, à travers un récit du passé, il s’agit toujours, pour l’épopée, de réinterpréter le présent, de l’éclairer. Même quand les poètes se tournent vers le passé – que ce soit la période de la seconde guerre mondiale ou celles, plus lointaines, des conquêtes coloniales– nous avons bien un travail au présent, pour le présent, et aussi avec des outils formels du présent. En effet, ces textes dialoguent avec le genre de l’épopée tout en entendant inventer des formes artistiques nouvelles pour rendre compte du témoignage des anciens et des traces du passé : le narré chez Patrick Beurard-Valdoye, la réminiscence du récit de voyage chez Sylvie Kandé, les élégies documentaires chez Muriel Pic ; la langue hybride de Monchoachi… Songeons aussi au travail formel de Christophe Manon pour que le flux narratif de l’épopée trouve à s’allier avec la stase définitoire du poème moderne, ou encore à celui d’Oliver Rohe, pour parvenir à écrire, avec Chant balnéaire, « une épopée de la vie ordinaire, de la vie ordinaire en temps de guerre[21] ».
Ces œuvres nous renvoient par ailleurs à la question de la distance ou de l’adhésion au présent que pose la récupération de l’épopée par la poésie moderne. Porte du soleil de Christophe Manon trace un double pèlerinage filial et épique, en se plaçant d’emblée sous le patronage littéraire de Virgile et de Dante, mais il n’en est pas moins un livre aux prises avec son époque, avec la politique de son époque. Dans un entretien pour Diacritik, Manon a recours au terme de « chronique[22] » pour justifier cette inscription des représentants du pouvoir politique au sein de son récit. Or associé à un désir d’épopée clairement assumée et revendiquée, le mot « chronique » vient ancrer le genre dans une actualité brûlante au lieu de le renvoyer à la distance de l’histoire. On trouve également des échos de l’actualité internationale chez Samar Chaaban, avec l’évocation du conflit israélo-palestinien[23], ou chez Joëlle Sambi, avec la logique extractiviste à l’œuvre en Afrique centrale[24].
Autre point récurrent dans plusieurs de ces « nouvelles épopées » : la façon dont elles se font épopée d’un moi pluriel, exploration d’une histoire personnelle élargie, qui inclut l’histoire d’une région, d’une nation, d’un espace… Avec le long poème narratif La Maye, Jacques Darras passe contrat avec un lieu géographique précis, et sinueux, soit le fleuve qui donne son titre au poème, fleuve cheminant dans ce territoire du Nord qui fut ouvert à toutes les invasions militaires ; et il retisse, à partir de son cours, les liens entre mémoire individuelle et mémoire commune [25]. Apparaît ainsi un nouveau mode d’épopée où l’autobiographique, le narratif et le rythmique se croisent et dialoguent dans la conscience plus ou moins intense du temps et de l’espace. Dans ce type de démarche, l’inscription du « moi » dans un collectif plus large peut prendre des allures de parodie épique, comme dans Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed de Selim·a Atallah Chettaoui[26] ou dans les cent chants poétiques de Toute l’œuvre incomplète de François Hébert, inspirée de Dante, qui se déroule entre Paris et Montréal[27].
L’épopée pourrait sembler incompatible avec le prosaïsme du monde moderne. Or force est de constater que l’acte d’inscription dans la tradition épique peut être mis au service de la représentation d’un univers contemporain marqué par ce « prosaïsme de la modernité », avec des épopées résolument au et du présent, embrassant sans réserve leur époque et leur espace. Avec son Livre du large et du long, Laura Vazquez raconte le voyage d’une voix et d’un corps pluriel dans le magma du monde qui les entoure, des choses les plus intérieures (sensations) aux plus larges (guerre, populations humaines)[28]. Cette tentation de déborder le lyrisme par une dimension cosmogonique qui inscrit un prolongement épique au projet poétique peut se lire dans certains recueils d’Amina Saïd, comme Gisements de lumière[29], qui fait coïncider l’émergence du sujet lyrique avec une représentation de la naissance du monde. Songeons également à l’initiation à la vie en milieu naturel à laquelle nous invite Gabrielle Filteau-Chiba dans La Forêt barbelée[30]. Cette dimension cosmogonique où le sujet lyrique se situe par rapport à un collectif est également très présente dans la poésie contemporaine autochtone au Québec, comme chez Natasha Kanapé Fontaine[31].
D’ailleurs, on pourrait s’essayer à une sorte de classification des tentations épiques contemporaines, avec des tentations plutôt homériques, des tentations plutôt bibliques, le modèle Whitman, aussi, qui imprègne l’œuvre de Pierre Vinclair, proche d’une certaine prosodie visuelle américaine.
On pourra donc se demander quelles épopées les poètes du XXIème siècle tendent à écrire. Une épopée des petits, avec le choix de se tourner vers des vies plus « minuscules » ? L’épopée d’un corps, d’une voix, le « je », confronté à la violence du monde, étant, chez Laura Vazquez, Selim·a Atallah Chettaoui ou Oliver Rohe, comme un centre atomique, atomisé dans ses sensations ? Des épopées mettant l’ambition totalisante du genre au service de la paix européenne ou mondiale ? Bien sûr, se demander quelle épopée ces poètes veulent écrire, quel récit collectif ils et elles tendent à construire, c’est réfléchir aux valeurs qu’ils et elles veulent proposer à la société et, partant, nécessairement interroger la place et le rôle de la poésie dans la cité. Tanella Boni s’interroge ainsi : « Explorons les accidents de la grande histoire / Afin d’apercevoir notre place incongrue[32] ». Cette place et ce rôle pourront aussi être étudiés en se penchant sur ces performances qui tendent à rendre le texte épique à son statut originel de co-construction entre public et récitant, le public physiquement présent influant par ses réactions sur la récitation et la composition.
Il sera également intéressant de réfléchir à la tension ou à la porosité avec le récit, et d’inscrire cette réamplification du format du poème dans l’histoire de la poésie. Il y a eu, chez plusieurs écrivains modernistes, un « renouvellement du poème qui s’est effectué par un ressourcement narratif et épique », ainsi que le montre bien Emilien Sernier dans son ouvrage Une saison dans le roman[33]. On peut trouver ce type d’ambivalence générique chez Laura Vazquez, Antoine Wauters, Dany Laferrière ou Jacques Darras.
Ailleurs, au contraire, l’épopée peut apparaître en filigrane dans des pièces plus brèves, à l’état de question, de prolongement possible ou d’horizon du texte, notamment quand les créateurs ou créatrices pratiquent aussi des performances qui donnent à leurs phrases l’ampleur et le rapport au collectif de certaines pratiques traditionnelles épiques. On pense ici, entre autres, à la poésie slam de Marc Alexandre Oho Bambe[34] ou de Joëlle Sambi.
Enfin, plusieurs de ces nouvelles épopées du XXIème siècle brouillent les frontières entre fiction et non fiction, montrant que la poésie est traversée par les mêmes tensions que la production contemporaine dans son ensemble. Il y a une tension, chez certains auteurs, entre des textes procédant à partir de sources documentaires et des récits fictionnels ; leurs écrits permettent alors aussi de réfléchir à la ligne de partage entre invention et documentation. On pourrait trouver des exemples chez Anne Weber, Patrick Beurard-Valdoye et bien d’autres.
Il nous semble donc qu’il faut prendre au sérieux l’aspiration de plusieurs poètes du XXIème siècle à établir un dialogue avec la tradition épique, à se l’approprier, la réélaborer, dans leur propre perspective.
Le colloque aura lieu à Paris les 2-3 juin 2027. Les propositions de communications (titre, résumé d’environ 300 mots et brève notice bio-bibliographique) sont à adresser avant le 28 septembre 2026 à Pauline Flepp (pauline.flepp@gmail.com) et à Florian Alix (florian.alix.13@gmail.com).
Comité scientifique :
- Benoît Auclerc (Université Lyon 3)
- Olivier Belin (Sorbonne Université)
- Maxime Del Fiol (Université Montpellier Paul Valéry)
- Laure Michel (Université Lyon 2 Lumière)
- Delphine Rumeau (Université Grenoble Alpes)
- Nathalie Watteyne (Université de Sherbrooke)
[1] Saulo Neiva, Désirs et débris d’épopée au XXe siècle, Bern, Peter Lang, 2009 ; Delphine Rumeau, Chants du Nouveau Monde. Épopée et modernité, Paris, Classiques Garnier, 2009 ; Cédric Chauvin, Référence épique et modernité, Paris, Honoré Champion, 2012 ; Vincent Dussol, Elle s’étend l’épopée. Relecture et ouverture du corpus épique, Bruxelles / New York, Peter Lang, 2012 ; Inès Cazalas et Delphine Rumeau (dir.), Épopées postcoloniales, poétiques transatlantiques, Paris, Classiques Garnier, 2020 ;
[2] Florence Goyet, “L’Épopée (première partie)”, Bibliothèque comparatiste, n. 5, 2009, URL : https://sflgc.org/bibliotheque/goyet-florence-lepopee-premiere-partie/, page consultée le 15 avril 2026.
[3] Ibid.
[4] Daniel Madelénat, « Présence paradoxale de l’épopée : hors d’âge et sur le retour », Désirs & débris d’épopée au XXe siècle, op. cit., p. 383.
[5] Jacques Darras, La Maye, Pantin, Le Castor Astral / In’hui, 2016.
[6] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 185.
[7] Gaston Miron, L’Homme rapaillé, Montréal, Typo, 1996 [1970].
[8] Jacques Brault, Mémoire [1965], dans Œuvres, ed. François Dumont, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2023.
[9] Michèle Lalonde, Speak white [1968], Montréal, L’Hexagone, 1974.
[10] Ananda Devi, Ceux du large, Paris, Bruno Doucey, 2017.
[11] Tanella Boni, Insoutenable Frontière, Paris, Bruno Doucey, 2022.
[12] Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique, Paris, L’Harmattan, 2020.
[13] Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre, Paris, Bruno Doucey, 2017.
[14] Anne Weber, Annette, une épopée, Paris, Seuil, 2020.
[15] Monchoachi, L’Espère-geste, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2002.
[16] Sylvie Kandé, Gestuaire, Paris, Gallimard, 2016 ; La Quête infinie de l’autre rive, Paris, Gallimard, coll. « Continents noirs », 2011.
[17] Christophe Manon, Porte du soleil, Lagrasse, Verdier, 2023.
[18] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 129.
[19] Ibid., p. 157.
[20] Monchoachi, Lémistè, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2013 ; Partition noire et bleue, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2016 ; Fugue vs fug, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2021 ; Stretti : la confrontation, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2024.
[21] Oliver Rohe, Chant balnéaire, Paris, Allia, 2023, quatrième de couverture.
[22] Christophe Manon, « Tout le livre est la légende dorée d’une banale famille de ritals », entretien avec Johan Faerber, Diacritik, en ligne, 22 mars 2023, URL : https://diacritik.com/2023/03/22/christophe-manon-tout-le-livre-est-la-legende-doree-dune-banale-famille-de-ritals-porte-du-soleil/, consulté le 14 avril 2026.
[23] Samar Chaaban, Des montagnes sous la langue, Toulouse, Blast, 2025.
[24] Joëlle Sambi, Et vos corps seront caillasses, Montreuil, L’Arche, 2024.
[25] Jacques Darras, « Entretien de Marie Étienne avec Jacques Darras », En attendant Nadeau, 3 juillet 2018, URL : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/07/03/entretien-darras/, consulté le 15 avril 2026.
[26] Selim·a Atallah Chettaoui, Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed, Paris, 10 pages au carré, 2022.
[27] François Hébert, Toute l’œuvre incomplète, Montréal, L’Hexagone, 2010.
[28] Laura Vazquez, Le Livre du large et du long, Paris, Éditions du sous-sol, 2023.
[29] Amina Saïd, Gisements de lumière, Paris, La Différence, coll. « Clepsydre », 1998.
[30] Gabrielle Filteau-Chiba, La Forêt barbelée, Montréal, Éditions XYZ, 2022.
[31] Voir par exemple Natasha Kanapé Fontaine, Manifeste Assi, Montréal, Mémoire d’encrier, 2010.
[32] Tanelle Boni, « L’eau sans âge », Insoutenable frontière, op. cit., p. 123.
[33] Émilien Sernier, Une saison dans le roman. Explorations modernistes d’Apollinaire à Supervielle (1917-1930), Paris, José Corti, coll. « Les essais », 2022.
[34] Voir Marc Alexandre Oho Bambe, Carnet de vertiges. Anthologie à fleur d’encre, Paris, Points, coll. « Poésie », 2025 [2017].
1.13 La bande dessinée arabe : création, circulation et réception / Arab Comics: creation, circulation et reception (Aix-en-Provence)
- Date de tombée (deadline) : 30 Septembre 2026
- À : Médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence), format hybride
« La bande dessinée arabe : création, circulation et réception »
Journée d’étude organisée par l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM)
Le 30 novembre 2026, à la médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence)
Longtemps reléguée aux marges des sciences humaines et sociales, la bande dessinée connaît depuis plusieurs décennies une légitimation académique croissante en France et à l’international. Des travaux sémiologiques pionniers aux approches les plus récentes empruntant à l’histoire de l’art, à la littérature, à la sociologie, à la philosophie ou aux études culturelles, le médium bande dessinée est désormais reconnu comme un objet d’étude à part entière, capable de restituer la complexité du monde social et politique.
Malgré cet engouement, la bande dessinée produite depuis et/ou sur le monde arabe demeure largement absente du paysage universitaire francophone. Cette lacune est d’autant plus paradoxale que la production de bandes dessinées en lien avec les sociétés arabes – qu’elle soit réalisée sur place ou dans les diasporas, en langue arabe ou dans d’autres langues – n’a cessé de s’intensifier depuis les années 2000, en particulier à la faveur des révolutions arabes, des guerres, des déplacements de populations et des mutations profondes qui traversent ces sociétés. Des récits graphiques nés des printemps arabes aux collectifs constitués aussi bien au Maghreb qu’au Machrek, de la BD autobiographique à celle qui représente, documente, imagine ou réinvente le réel, ce corpus riche et divers appelle une lecture critique attentive à ses contextes de production, de diffusion et de réception.
Organisée par l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM), cette journée d’étude pose ainsi la question suivante : comment la bande dessinée arabe, dans la diversité de ses formes, de ses lieux de production et de ses publics, configure-t-elle un espace de sens sur les dynamiques de ces sociétés, et quelles approches permettent d’en rendre compte ? En réunissant des chercheurs et chercheuses de disciplines variées (littérature, histoire de l’art, linguistique, traductologie, études culturelles, sociologie, anthropologie, philosophie, science politique, etc.) ainsi que des artistes, éditeurs et conservateurs, cette journée ambitionne d’établir un premier panorama scientifique de cette production et d’en identifier les enjeux pour la recherche sur les mondes arabes et musulmans. Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants, sans que cette liste soit exhaustive :
Axe 1. Créer depuis le monde arabe : artistes, industries et enjeux sociopolitiques
Cet axe interroge les conditions matérielles, (non-)institutionnelles et symboliques de la création de bandes dessinées dans et depuis les pays arabes, ainsi que depuis les diasporas en France, en Europe et ailleurs. Il s’agit d’examiner comment les artistes se forment, comment les générations et les traditions artistiques se succèdent et dialoguent, quelles contraintes (censure, marché, disponibilité des techniques et des matériaux) pèsent sur la création, et comment la BD se positionne comme pratique artistique dans des contextes souvent marqués par l’urgence politique. Il pourrait être question de :
– L’histoire de la bande dessinée dans les pays arabes : périodisation, générations d’artistes, lieux de formation ;
– L’économie du marché de la BD : maisons d’édition, magazines et fanzines, modèles économiques, autoédition et numérique ;
– La censure, l’autocensure, les résistances aux récits hégémoniques et les stratégies de contournement dans la production graphique ;
– La BD comme forme d’engagement politique : militantisme, sensibilisation et témoignage ;
– Les genres et les formes : documentaire graphique, autobiographie, fiction, BD historique et webcomic.
Axe 2. Représentations du monde arabe en BD
Cet axe porte sur les contenus et les représentations, en questionnant la manière dont la bande dessinée donne à voir les réalités historiques, politiques et sociales des mondes arabes. Il invite à une lecture critique des imaginaires mobilisés et à une réflexion sur le rapport entre la forme dessinée et le réel, en étudiant notamment :
– Les représentations des guerres, des déplacements et des migrations : Palestine, Liban, Syrie, Irak, Yemen, Soudan, etc.
– Les représentations des révolutions, des résistances, des mouvements sociaux ;
– Les discours graphiques sur le genre, le corps et la sexualité ;
– Les représentations des identités et les récits de soi.
Axe 3. Circulations : auteurs, œuvres et influences en mouvement
Cet axe explore les dynamiques transnationales qui caractérisent la production de bandes dessinées en lien avec les mondes arabes. Entre influences croisées, mobilités d’auteurs et voyages d’œuvres, la BD arabe est fondamentalement un objet circulant, dont les trajectoires révèlent les configurations géopolitiques et culturelles contemporaines. Parmi ces aspects, il est possible d’analyser :
– Les influences artistiques réciproques entre la BD arabe et les traditions francophones, anglophones, japonaises ou autres ;
– Les auteurs exilés et diasporiques : identités hybrides, langues de création, imaginaires de l’exil, diversité linguistique et culturelle dans les pays arabes ;
– Les réseaux professionnels et les collaborations artistiques transnationales ;
– L’édition transnationale : coéditions, coproductions, foires internationales ;
– La traduction comme vecteur de circulation : enjeux linguistiques, culturels et politiques de la traduction de la BD arabe.
Axe 4. Publics, réception et patri-/matrimonialisation
Cet axe examine la manière dont la bande dessinée arabe est reçue, conservée et valorisée, tant dans les sociétés arabes qu’à l’étranger. Il s’intéresse également à l’inscription progressive de ce corpus dans les institutions scientifiques, les bibliothèques et les autres types d’institutions :
– La sociologie des publics de la BD arabe : lecteurs, communautés, pratiques de lecture ;
– La réception critique et médiatique : presse, blogs, réseaux sociaux, festivals ;
– La conservation et la valorisation : état des lieux et rôles des bibliothèques, archives, fonds spécialisés en France et dans le monde arabe ;
– La BD arabe dans l’enseignement : programmes, usages pédagogiques ;
– Les enjeux de légitimation académique : la BD arabe dans les études aréales et les études culturelles.
Modalités de soumission
Les communications, d’une durée de 30 minutes, pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais (500 mots maximum), devront comprendre :
– Un titre provisoire avec l’axe thématique visé
– Une présentation du corpus, de la problématique et de la méthodologie
– Une courte biobibliographie de l’auteur·e (150 mots maximum)
– Les propositions sont à envoyer à : MariaLuisa Langella maria-luisa.LANGELLA@univ-amu.fr ; Susanne Abou Ghaida ska00ster@gmail.com ; Ammar Kandeel ammar.kandeel@gmail.com
Date limite de soumission : le 30 septembre 2026.
Notification aux auteur·e·s : le 5 octobre 2026.
Date et lieu de la journée d’étude : le 30 novembre 2026, à la médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence), en mode hybride.
Prise en charge : Les frais de transport des communicant·e·s retenu·e·s feront l’objet d’une prise en charge par l’IREMAM. Les frais d’hébergement seront laissés à la charge des équipes de recherche des participant.e.s.
Bibliographie indicative
Berthou, Benoît, Éditer la bande dessinée, Paris, Éditions du Cercle de la Librairie, 2016.
Chatta, Racha, Esquisser la révolte: La bande dessinée à l’heure des féminismes arabes, Toulouse, Lorelei, 2026.
De Blasio, Emanuela, “Comics in the Arab world. Birth and spread of a new literary genre”, Anaquel de Estudios Árabes, n° 31, juillet 2020, p. 117-125.
Douglas, Allen, Malti-Douglas, Fedwa, Arab Comic Strips: Politics of an Emerging Mass Culture, Bloomington, Indiana University Press, 1994.
Ghaibeh, Lina, Gabrieli, Simona (dir.), Nouvelle génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui, Marseille/Beyrouth, Alifbata/AUB, 2018.
Ghaibeh, Lina, Khoury, Georges, “Arab Comics Collectives as Catalysts of Change: Establishing a New Generation of Creators”, Journal of Middle East Women’s Studies, n° 22, mars 2026, https://doi.org/10.1215/15525864-12242103.
Groensteen, Thierry, Système de la bande dessinée, Presses Universitaires de France, 1999.
Gueydan-Turek, Alexandra, « Le Renouveau de la bande dessinée maghrébine contemporaine », Nouvelles Études Francophones, n° 34, 2019, p. 45-59.
Hamdy, Sherine, “Introduction: Comics, Gender, and Politics in the Arab World and Turkey”, Journal of Middle East Women’s Studies, n°22, mars 2026, https://doi.org/10.1215/15525864-12242127.
Høigilt, Jacob, Comics in contemporary Arab culture: Politics, language and resistance, Londres, Bloomsbury Publishing, 2018.
Khoury, Georges (Jad), If Shehrazad Drew: Critical Writings on Arab Comics, Beyrouth, AUB Press, 2023.
Mehta, Binita, Mukherji, Pia (dir.), Postcolonial Comics: Texts, Events, Identities, Londres, Routledge, 2015.
Merhej, Léna (dir.), 50 artistes de caricature et de bande dessinée arabes, Marseille/Beyrout, Alifbata/Tosh Fesh, 2018.
Migo, Kerbaj, Mazen, Ghorayeb, Laure (dir.), La nouvelle bande dessinée arabe, Arles/Beyrouth/Alger, Actes Sud BD/L’Orient du jour/Barzakh, 2018.
Ochi, Khaled, Mohsni, Arij, « La bande dessinée dans les manuels scolaires Tunisiens: étude de son rôle dans l’apprentissage linguistico-culturel/Comics in Tunisian School Textbooks: Study of its role in linguistic and cultural learning », Traduction et Langues, n° 22, vol. 2, 2023, p. 101-126.
Robert, Pascal (dir.), La fabrique de la bande dessinée: Perspectives sociologiques et sociosémiotique sur la bande dessinée, Paris, Hermann, 2023.
Stein, Daniel, Denson, Shane, Meyer, Christina (dir.), Transnational Perspectives on Graphic Narratives. Comics at the Crossroads, Bloomsburg Publishing, 2013.
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“Arab Comics: Creation, Circulation, and Reception”
Study Day organised by the Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM)
30 November 2026, at the médiathèque of the Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence)
Long relegated to the margins of the humanities and social sciences, comics have undergone growing academic legitimation in France and internationally over the past several decades. From pioneering semiological studies to the most recent approaches drawing on art history, literature, sociology, philosophy, and cultural studies, the comics medium is now recognised as a fully-fledged object of inquiry, capable of rendering the complexity of the social and political world.
Despite this enthusiasm, comics produced from and/or about the Arab world remain largely absent from the French-speaking academic landscape. This gap is all the more paradoxical given that the production of comics related to Arab societies – whether created locally or in diaspora communities, in Arabic or in other languages – has continued to intensify since the 2000s, particularly in the wake of the Arab uprisings, wars, population displacements, and the profound transformations traversing these societies. From graphic narratives born of the Arab Springs to collectives formed across the Maghreb and the Mashreq, from autobiographical comics to those that represent, document, imagine, or reinvent reality, this rich and diverse body of texts calls for critical readings attentive to its contexts of production, dissemination, and reception.
Organised by the Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM), this study day poses the following question: how does Arab comics production – in the diversity of its forms, sites of production, and audiences – configure a space of meaning around the dynamics of these societies, and what approaches allow us to account for it? By bringing together researchers from a range of disciplines (literature, art history, linguistics, translation studies, cultural studies, sociology, anthropology, philosophy, political science, etc.) as well as artists, publishers, and archivists, this study day aims to establish a first scholarly panorama of this production and to identify the stakes it raises for research on the Arab and Muslim worlds. Proposals may fall within one of the following thematic axes, without this list being exhaustive:
Axis 1. Creating from the Arab World: Artists, Industries, and Sociopolitical Stakes
This axis examines the material, (non-)institutional, and symbolic conditions of comics creation in and from Arab countries, as well as from diaspora communities in France, Europe, and elsewhere. It seeks to explore how artists are trained, how generations and artistic traditions succeed and dialogue with one another, what constraints (censorship, market forces, availability of techniques and materials) weigh on creation, and how comics position themselves as an artistic practice in contexts often marked by political urgency. Topics may include:
– The history of comics in Arab countries: periodization, generations of artists, training institutions;
– The economics of comics market: publishing houses, magazines and fanzines, economic models, self-publishing and digital production;
– Censorship, self-censorship, resistance to hegemonic narratives, and strategies of circumvention in graphic production;
– Comics as a form of political engagement: activism, awareness-raising, and testimony;
– Genres and forms: graphic documentary, autobiography, fiction, historical comics, and webcomics.
Axis 2. Representations of the Arab World in Comics
This axis focuses on content and representations, questioning how comics render visible the historical, political, and social realities of the Arab worlds. It invites a critical reading of the imaginaries mobilized and a reflection on the relationship between drawn form and reality, examining in particular:
– Representations of wars, displacements, and migrations: Palestine, Lebanon, Syria, Iraq, Yemen, Sudan, etc.;
– Representations of revolutions, resistance, and social movements;
– Graphic discourses on gender, the body, and sexuality;
– Representations of identities and self-narratives.
Axis 3. Circulations: Authors, Works, and Influences in Motion
This axis explores the transnational dynamics that characterize the production of comics related to the Arab worlds. Between cross-influences, author mobility, and the travels of works, Arab comics are fundamentally a circulating object whose trajectories reveal contemporary geopolitical and cultural configurations. Among these aspects, one may analyse:
– Reciprocal artistic influences between Arab comics and Francophone, Anglophone, Japanese, or other traditions;
– Exiled and diasporic authors: hybrid identities, languages of creation, imaginaries of exile, linguistic and cultural diversity in Arab countries;
– Transnational professional networks and artistic collaborations;
– Transnational publishing: co-editions, co-productions, international fairs;
– Translation as a vector of circulation: linguistic, cultural, and political stakes in the translation of Arab comics.
Axis 4. Audiences, Reception, and Heri-/Matrimonialisation
This axis examines how Arab comics are received, preserved, and valorized, both in Arab societies and abroad. It also considers the progressive inscription of this corpus within scholarly institutions, libraries, and other types of institutions:
– The sociology of Arab comics readerships: readers, communities, reading practices;
– Critical and media reception: press, blogs, social networks, festivals;
– Preservation and valorization: an overview of the roles of libraries, archives, and specialized collections in France and the Arab world;
– Arab comics in education: curricula, pedagogical uses;
– The stakes of academic legitimation: Arab comics in area studies and cultural studies.
Submission Guidelines
Papers (30 minutes) may be presented in French or English. Proposals, written in French or English (500 words maximum), must include:
– A provisional title with the targeted thematic axis;
– A presentation of the corpus, research question, and methodology;
– A short bio-bibliography of the author (150 words maximum).
Proposals should be sent to: MariaLuisa Langella (maria-luisa.LANGELLA@univ-amu.fr); Susanne Abou Ghaida (ska00ster@gmail.com); Ammar Kandeel (ammar.kandeel@gmail.com).
Submission deadline: 30 September 2026.
Notification to authors: 5 October 2026.
Date and venue: 30 November 2026, at the médiathèque of the Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence), in hybrid format.
Funding: Travel expenses for accepted contributors will be covered by IREMAM. Accommodation costs will be the responsibility of participants’ own research teams.
Selected Bibliography:
Berthou, Benoît, Éditer la bande dessinée, Paris, Éditions du Cercle de la Librairie, 2016.
Chatta, Racha, Esquisser la révolte: La bande dessinée à l’heure des féminismes arabes, Toulouse, Lorelei, 2026.
De Blasio, Emanuela, “Comics in the Arab world. Birth and spread of a new literary genre”, Anaquel de Estudios Árabes, n° 31, juillet 2020, p. 117-125.
Douglas, Allen, Malti-Douglas, Fedwa, Arab Comic Strips: Politics of an Emerging Mass Culture, Bloomington, Indiana University Press, 1994.
Ghaibeh, Lina, Gabrieli, Simona (dir.), Nouvelle génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui, Marseille/Beyrouth, Alifbata/AUB, 2018.
Ghaibeh, Lina, Khoury, Georges, “Arab Comics Collectives as Catalysts of Change: Establishing a New Generation of Creators”, Journal of Middle East Women’s Studies, n° 22, mars 2026, https://doi.org/10.1215/15525864-12242103.
Groensteen, Thierry, Système de la bande dessinée, Presses Universitaires de France, 1999.
Gueydan-Turek, Alexandra, « Le Renouveau de la bande dessinée maghrébine contemporaine », Nouvelles Études Francophones, n° 34, 2019, p. 45-59.
Hamdy, Sherine, “Introduction: Comics, Gender, and Politics in the Arab World and Turkey”, Journal of Middle East Women’s Studies, n°22, mars 2026, https://doi.org/10.1215/15525864-12242127.
Høigilt, Jacob, Comics in contemporary Arab culture: Politics, language and resistance, Londres, Bloomsbury Publishing, 2018.
Khoury, Georges (Jad), If Shehrazad Drew: Critical Writings on Arab Comics, Beyrouth, AUB Press, 2023.
Mehta, Binita, Mukherji, Pia (dir.), Postcolonial Comics: Texts, Events, Identities, Londres, Routledge, 2015.
Merhej, Léna (dir.), 50 artistes de caricature et de bande dessinée arabes, Marseille/Beyrout, Alifbata/Tosh Fesh, 2018.
Migo, Kerbaj, Mazen, Ghorayeb, Laure (dir.), La nouvelle bande dessinée arabe, Arles/Beyrouth/Alger, Actes Sud BD/L’Orient du jour/Barzakh, 2018.
Ochi, Khaled, Mohsni, Arij, « La bande dessinée dans les manuels scolaires Tunisiens: étude de son rôle dans l’apprentissage linguistico-culturel/Comics in Tunisian School Textbooks: Study of its role in linguistic and cultural learning », Traduction et Langues, n° 22, vol. 2, 2023, p. 101-126.
Robert, Pascal (dir.), La fabrique de la bande dessinée: Perspectives sociologiques et sociosémiotique sur la bande dessinée, Paris, Hermann, 2023.
Stein, Daniel, Denson, Shane, Meyer, Christina (dir.), Transnational Perspectives on Graphic Narratives. Comics at the Crossroads, Bloomsburg Publishing, 2013.
1.14 Figures du mythe, du féminin et de la mémoire dans les littératures contemporaines. Mélanges offerts au Professeur Joseph Ndinda
- Date de tombée (deadline) : 30 Septembre 2026
- À : Ngaoundéré/N’Djamena
APPEL À CONTRIBUTIONS
Figures du mythe, du féminin et de la mémoire dans les littératures contemporaines
Mélanges offerts au Professeur Joseph Ndinda
Depuis plusieurs années, les travaux du Professeur Ndinda Joseph ont mis au jour des manières singulières de lire le roman africain et ses formes critiques. En portant une attention constante aux configurations du féminin dans l’écriture et le discours, Dara Doudé (2023) constate avec lui que « l’émergence de l’écriture féminine vient de la lutte de la femme à se libérer du machisme. » Par ailleurs, ces travaux font aussi une exploration des figures du mythe (cosmogonies, croyances, rémanences symboliques, métamorphoses) qui structurent les imaginaires collectifs, soit en les ordonnant, soit en les déformant, mais avec un fort « ancrage dans l’histoire » (Ndinda, 1997). Cette prégnance de l’imaginaire est d’autant plus grande qu’elle est en général récupérée par des pouvoirs omniprésents (Foucault, 1976) qui remodèlent les mémoires, qu’elles soient inhérentes aux sociétés coloniales ou postcoloniales. Ces mémoires ont des effets durables sur les imaginaires contemporains dans la mesure où les peuples vivent dans une sorte d’exil carcéral, que ce soit dans le terroir ou à l’étranger (Madjindaye et Bichara, 2022).
À travers des analyses qui croisent le textuel, le discursif et le sociohistorique, le Professeur Ndinda Joseph a contribué à rendre visibles des dynamiques majeures en apportant certaines réponses aux questions suivantes :
– comment les récits donnent-ils forme aux destins et aux parcours des femmes, mais aussi aux systèmes de représentation (stéréotypes, exclusions/inclusions, assignations spatiales) ?
– de quelle manière le mythe travaille-t-il le roman (reconfiguration du monde, puissance de la parole symbolique, remise en question des cadres établis) ?
– comment la mémoire se manifeste, s’archive, se déforme ou se contredit-elle, y compris dans ses rapports à l’histoire coloniale, à la guerre et aux crises d’ordre symbolique ?
– selon quelles modalités ces enjeux se déploient-ils à différentes échelles : de la géographie imaginaire aux expériences de migration et de rupture, de la texture du langage aux scènes du corps et de l’imaginaire (culinaire, éros, crise existentielle), jusqu’aux arts narratifs qui transforment le conte, la nouvelle et les régimes de narration ?
Cet ouvrage collectif entend prolonger ces perspectives en proposant un cheminement fédérateur : partir des récits pour atteindre le monde qu’ils configurent, un monde fait d’héritages mythiques, de paysages mémoriels et de puissances du féminin, souvent traversés par des tensions (institué/dérangement, ordre/trouble, continuité/rupture).
Ainsi, les contributeurs sont invités à éclairer la manière dont les textes littéraires (romans, récits, écritures hybrides, discours critiques, productions culturelles) mettent en jeu des figures, des symboles, des scènes, et des modalités de mémoire qui engagent le lecteur dans une compréhension du social, de l’histoire et des imaginaires.
Axes thématiques
Les contributions peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs axes :
1- Figures du mythe au cœur du roman africain (cosmogonies, ordres symboliques, mythèmes, réécritures, bestiaire, épopée, etc.)
2- Le féminin comme poétique et comme discours (écritures des corps, discours de générations, imaginaires du pouvoir, stéréotypes et contre-discours, école/université, exclusions et inclusions, etc.)
3- Mémoire, colonialité et écritures de l’histoire (mémoire noire/mémoire blanche, violence et guerre, remémoration, effacement et reconfiguration, tensions entre passé et présent)
4- Cartographies de l’ailleurs : parcours, ruptures et altérités (migration, atopie, projections de soi, géographies imaginaires, lecture des frontières et des spatialités symboliques)
5- Poétiques des formes : du conte au roman, de la nouvelle aux hybridations (mutations de genres, circulation des motifs, transformation des structures narratives)
6- Scènes du monde : éros, crise existentielle et matérialités du texte (texture du quotidien, métaphores du corps, dramatisation des crises)
Types de contributions attendus
Articles scientifiques (analyse littéraire, approche interdisciplinaire, études comparées).
Modalités de soumission
Résumé : 300–500 mots (en français ou en anglais)
Biographie : 5 lignes maximum (grade, institution, domaines)
Langue : français, anglais
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Les propositions de résumés et d’articles doivent être envoyées simultanément aux adresses suivantes :
bindilucien@yahoo.fr (Bindi Ngouté Lucien) & madji_genial@yahoo.fr (Madjindaye Yambaïdjé).
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Calendrier :
12 juin 2026 : diffusion de l’appel à contribution
23 juillet : date limite de réception des résumés
30 juillet : date limite de notifications aux auteurs de résumés
30 septembre : date limite de réception des textes complets
01er octobre au 31 octobre 2026 : instruction des articles
30 novembre 2026 : notification aux auteurs des articles
30 décembre 2026 : retour des textes corrigés par les auteurs
Février 2027 : publication de l’ouvrage
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Comité scientifique
Pr Paré Daouda (Université de Ngaoundéré)
Pr Biloa Edmond (Université de Yaoundé)
Pr Wounfa Jean Marie (Université de Ngaoundéré)
Pr Vounda Etoa Marcellin (Université de Yaoundé)
Pr Madjindaye Yambaïdjé (Université de N’Djamena)
Pr Oumar Guedalla (Université de Maroua)
Pr Andjaffa Djaldi Simon (Université de Bongor)
Pr Mamadi Robert (Université de N’Djaména)
Pr Assana Brahim (Université de Ngaoundéré)
Pr Yaya Mountapmbémé Pemi Njoya (The University of the West Indies)
Pr Fatime Abali (Université de Garoua)
Pr Houli Daniel (Université de Ngaoundéré)
Pr Ngwe Raphaël (Université d’Ebolowa)
Pr Samsia Paul (Université de Maroua)
Pr Kouago Abdoulaye (Université Adam Barka d’Abéché)
Pr Bichara Taoussi Taoukamla (Université de N’Djaména)
Dr Bindi Ngouté Lucien (Université de Ngaoundéré)
Dr Akoa Amougui Pierre Roméo (Université de Maroua)
Dr Abeng Zé Elise (Université de Bertoua)
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Comité de lecture
Dr Dayo Zogang Rosine (Université de Ngaoundéré)
Dr Wawa Céline (Université de Ngaoundéré)
Dr Adamou Iya Désiré (Université de Ngaoundéré)
Dr Soussia Abraham (Université de Maroua)
Dr Kimtoloum Patchad, Université d’Abéché
Dr Kalpet Emmanuel, ENS de Bongor (Tchad)
Dr Moursal Makaye (Université de N’Djaména)
Dr Samedi Koye (Université de Pala)
Dr Ambata Louis-Marcel (Université de Douala)
Dr Libong Jean-Arnauld (Université de Douala)
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Bibliographie
Bourdieu, Pierre, La Domination masculine, Paris, Le Seuil, 1998.
Bourdieu, Pierre, Langage et pouvoir symbolique, Paris, Le Seuil, 2001.
Dara Doudé Jean Baptiste, « L’apport des femmes à l’expression romanesque tchadienne : secrets d’une émergence, thématique, perspectives », Annales de l’Université de Moundou, Série A-FLASH Vol.10(1), Juil. 2023, aflash-revue-mdou.org,
Durand, Gilbert, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Dunod Paris, P.U.F., 1960.
Foucault, Michel, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Éditions Gallimard, 1975.
Foucault, Michel, La Volonté de savoir, Paris, Gallimard, 1976.
Madjindaye, Yambaïdjé, Mémoire, deuil et (re)construction identitaire : une lecture de L’Aîné des orphelins de Tierno Monénembo et de Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop, Yaoundé, Monange, 2025.
Madjindaye, Yambaïdjé/ Bichara Taoussi Taoukamla, « Poétique de l’exil à travers l’espace carcéral chez Tierno Monénembo », Akofena n°09, Vol.1, 2022.
Ndinda, Joseph, « Images mythiques d’Israël dans le roman négro-africain », in Revue Palabres, Intertextualité et plagiat en littérature africaine, Vol I, n° 3 et 4, 1997, Universität Bremen, République d’Allemagne.
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Bibliographie sélective du Professeur Ndinda Joseph
- « Écriture et discours féminin au Cameroun : trois générations de romancières », Notre Librairie, n° 118, juillet –septembre 1994.
- « V.Y. Mudimbe et l’Ordre établi : fonctionnement et remise en question de l’institué dans son œuvre romanesque », in revue Littéréalité, Vol. VII, n° 1-2, 1995, Collège Atkinson, Université de York, Canada.
- « Calixthe Beyala et le mythe : à la recherche d’une nouvelle cosmogonie », Annales de la FALSH, Vol V, 2001, Université de Ngaoundéré.
- « Stéréotypes et personnages du nord Cameroun dans les récits littéraires : le cas de Mongo Beti, Calixthe Beyala, Séverin Cécile Abega et de Pabe Mongo », in Actes du 1er Colloque des écrivains du Nord Cameroun, Numéro spécial Revue Palabres, 2001.
- « Femmes du Nord Cameroun, scolarisation et stéréotypes: le cas des étudiantes de l’université de Ngaoundéré », Annales de la FALSH, Vol VII, 2003, Ngaoundéré.
- Révolutions et femmes en révolution dans le roman négro-africain francophone au Sud du Sahara, Paris, L’Harmattan, 2003.
- « Femmes camerounaises en littérature : images, discours, écriture », in Vounda Etoa (Editeur), La littérature camerounaise depuis l’époque coloniale. Figures, esthétiques et thématiques, Yaoundé, Presses Universitaires de Yaoundé, 2004.
- « Géographie imaginaire : rupture et continuité dans le roman africain colonial et post-colonial », in Richard Laurent Omgba (dir), Les images de l’Afrique dans les littératures coloniales et post-coloniales, Paris, L’Harmattan, Octobre 2007.
- « Histoire, mythe et mémoire dans L’amour-cent-vies de Werewere Liking », in Fandio Pierre et Mongi Madini, Les Figures de l’histoire et imaginaire au Cameroun, Paris, L’Harmattan, décembre 2007.
- « Migration et atopie ou l’impossible retour dans L’Impasse et La Source de joie de Daniel Biyaoula », in Pierre Fandio et Hervé Tchumkam (Dir), Exils et migrations postcoloniales, Mélanges offerts à Ambroise Kom, Yaoundé, Editions Ifrikyia, 2011.
- Le Politicien, le marabout-féticheur et le griot dans les romans d’Ahmadou Kourouma, Paris, L’Harmattan, 2011.
- Ndinda Joseph (Sous la direction de), Écriture, jeu et enjeux, mythes et représentations de l’alimentaire dans les littératures africaines, Yaoundé, CLE, 2011.
- Écrivains africains francophones et révolution au féminin, Saarbrücken, Éditions Universitaires Européenne, 2011.
- « La création romanesque au Cameroun depuis 1990 : entre migration, rupture et continuité », Annales de la Facultés des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Ngaoundéré, Vol XIV, 2012.
- « Regards diffractés : les écrivains camerounais, l’altérité et la projection de soi », in Abomo-Maurin, M-R, Amuri Mpala-Lutebele M., Humberto Luiz de Oliveira, (dir.), Voix et images de la diversité/Vozes et imagen da diversidade. Que peut la littérature ?, Paris, L’Harmattan, 2014.
- « Mythologie et bestiaire sociopolitique dans L’Afric de Jacques Fame Ndongo », in Marcelline Nnomo et Pierre Suzanne Eyenga (sous la direction de), Jacques Fame Ndongo, le scribe du génie africain, Paris, L’Harmattan, 2019.
- Ndinda Joseph, Louis-Marcel Ambata, Libong Jean-Arnauld (Eds), L’imaginaire de l’échec dans les littératures africaines, Yaoundé, Éditions Monange, 2024
- Ndinda Joseph, Bindi Ngouté Lucien (Eds), Littératures africaines et radicalisations : écritures, enjeux et représentations, Yaoundé, Éditions Monange, 2026.
1.15 En quête d’écologie : la forme enquête dans le récit écologique (Univ. Paris Cité)
- Date de tombée (deadline) : 30 Septembre 2026
- À : Université Paris Cité
En quête d’écologie : la forme enquête dans le récit écologique
Appel à communications
Journée(s) d’étude des 3 et 4 février 2027 (Université Paris Cité)
Organisation :
Cécile Narjoux (Université Paris Cité) & Lucie Amir (Université Grenoble Alpes)
Depuis plusieurs années, la question environnementale occupe une place croissante dans les études littéraires contemporaines. Tandis que sous les noms d’écopoétique, d’écocritique ou d’humanités environnementales s’est développée une réflexion sur les rapports entre littérature et écologie¹, d’autres travaux se sont attachés à montrer ce que les représentations contemporaines de la crise écologique doivent à des imaginaires culturels plus anciens et à des formes esthétiques héritées de la culture de masse et des fictions de genre². Parmi celles-ci, la forme de l’enquête, dont les spécialistes de littérature contemporaine ont largement documenté l’omniprésence actuelle³, reste encore relativement peu interrogée dans ses articulations avec les enjeux écologiques, en particulier du point de vue des formes narratives, discursives et stylistiques⁴.
Depuis plusieurs années, en effet, la question écologique s’inscrit de manière récurrente dans des récits qui prennent la forme d’une enquête, qu’elle soit fictionnelle ou non. On pense bien sûr au polar écologique⁵ (voir Sandrine Collette, Caryl Férey, Sonja Delzongle, Colin Niel, ou Olivier Norek, pour qui « le réchauffement climatique est le serial killer le plus efficace de tous les temps⁶ »), mais aussi à l’importation de structures d’enquête dans des récits qui ne relèvent pas strictement des genres policiers (Et vous passerez comme des vents fous de Clara Arnaud, Un monde sans rivages d’Hélène Gaudy, La Folie océan de Vincent Message, Taqawan d’Éric Plamondon, Le Parlement de l’eau de Wendy Delorme), voire dans des récits graphiques documentaires (Le Droit du sol d’Etienne Davodeau, Algues vertes. L’histoire interdite d’Inès Léraud).
La manière dont les problématiques territoriales et environnementales infléchissent les univers policiers a déjà fait l’objet de plusieurs travaux, permettant d’esquisser une écopoétique du polar⁷. Cependant, alors même que l’écopoétique suppose tout à la fois une attention aux enjeux environnementaux et une réflexion sur les manières d’écrire et de lire⁸, les formes narratives, discursives et stylistiques à travers lesquelles ces enjeux sont pris en charge restent encore peu étudiées, a fortiori en ce qui concerne les fictions de grande diffusion. L’articulation entre la tension narrative propre à l’enquête et les modalités d’inscription du discours écologique dans le texte mérite pourtant d’être interrogée.
En privilégiant une approche technique et linguistique, cette journée d’étude propose ainsi d’examiner les modalités narratives, stylistiques et discursives de l’enquête dans les récits écologiques contemporains. Comment les dispositifs hérités ou déplacés du récit d’enquête — construction de l’hypothèse, circulation des indices, mise en tension narrative, organisation des régimes de preuve et de savoir, mais aussi tentation de l’extraordinaire, régimes de l’excès et du sensationnel hérités des fictions criminelles⁹ — contribuent-ils à rendre lisibles les enjeux écologiques contemporains ? Le discours écologique reconfigure-t-il, à l’inverse, les formes du récit d’investigation ?
Une attention particulière pourra être portée aux modalités d’inscription textuelle du discours écologique : configurations énonciatives et jeu des points de vue, polyphonie, intertextualité, modes de citation et d’inscription des discours rapportés, mais aussi modalisations, lexiques de l’enquête et de l’environnement, temporalités de l’investigation, articulation entre récit, documentation et expertise.
Il s’agira ainsi de comprendre dans quelle mesure le discours écologique ne constitue pas un simple thème du récit d’enquête, mais contribue à en transformer les formes narratives, discursives et énonciatives, tout en participant à une possible repolitisation de l’enquête littéraire contemporaine.
Les propositions pourront notamment s’inscrire dans les axes suivants :
Axe 1 : Énonciation, points de vue, régimes discursifs de l’enquête écologique
On pourra s’interroger sur les formes de prise en charge énonciative du discours écologique dans les récits d’enquête : posture et ethos de l’enquêteur, du témoin, du lanceur d’alerte ou de l’expert ; circulation et hiérarchisation des voix ; polyphonie et représentation du discours autre ; modalités de citation, de reformulation et d’inscription des discours scientifiques, militants, médiatiques ou juridiques ; construction textuelle de l’autorité, du doute ou de la crédibilité.
Axe 2 : Tension narrative et temporalités de l’enquête
Cet axe portera sur les modalités narratives de mise en enquête de la crise écologique : construction de l’énigme, circulation des indices, régimes du suspense et de la curiosité, articulation entre enquête rétrospective et anticipation de la catastrophe. On pourra s’interroger sur les temporalités propres à ces récits (latence, retard, irréversibilité, saturation causale), ainsi qu’aux formes de tension narrative mobilisées ou déplacées par les enjeux écologiques.
Axe 3 : Discours écologique, documentation et effets de réel
On pourra enfin étudier les formes d’articulation entre enquête et documentation : usages de l’archive, du document, du témoignage ou de l’expertise scientifique ; hybridation entre fiction et discours factuels ; circulation interdiscursive des savoirs écologiques. Les propositions pourront également interroger les effets stylistiques et discursifs produits par les lexiques spécialisés, les dispositifs documentaires et les formes d’ancrage réaliste mobilisés dans ces récits.
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Les journées d’étude se tiendront les 3 et 4 février 2027 à l’Université Paris Cité.
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Modalités de soumission des propositions
La date limite de réception des propositions de communication est fixée au 30 septembre 2026.
Elles doivent être adressées conjointement à :
Cécile Narjoux, Université Paris Cité, CERILAC : cecilenarjoux.univpariscite@gmail.com
Lucie Amir, Université de Grenoble, UMR Litt&ARts : lucie.amir@univ-grenoble-alpes.fr
Les propositions devront comporter :
Un titre
Un résumé de 300 à 500 mots précisant le corpus d’étude envisagé, l’approche formelle et l’axe choisis
Une notice biobibliographique précisant notamment l’affiliation institutionnelle et la fonction actuelles.
Le fichier (adressé en format word et PDF) sera nommé de la manière suivante : NOM-Prénom-titre-date
Les auteur·ices se verront notifié·e·s le 30 octobre 2026.
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Références
- Schoentjes, Pierre, Ce qui a lieu : essai d’écopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2015 ; Littérature et écologie. Le mur des abeilles, Paris, Corti, coll. « Les Essais », 2020 ; Cavallin, Jean-Christophe, et Alain Romestaing (dir.), Écopoétique pour des temps extrêmes, Fabula-LhT, en ligne, n° 27, 2021 : https://doi.org/10.58282/lht.2832.
2. Engélibert, Jean-Paul, Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse, Paris, La Découverte, coll. « L’horizon des possibles », 2019 ; Irène Langlet et Aurélie Huz, (dir.), « Fictions climatiques. Introduction. », ReS Futurae, [En ligne], 21 | 2023, mis en ligne le 28 juin 2023, consulté le 27 mai 2026. URL : http://journals.openedition.org/resf/12271.
3. Demanze, Laurent, Un nouvel âge de l’enquête, Paris, José Corti, 2019 ; Zenetti, Marie-Jeanne, Factographies : l’enregistrement à l’époque contemporaine, Paris, Classiques Garnier, 2014 ; Zenetti, Marie-Jeanne, « Un effet d’enquête », Fabula. Atelier de théorie littéraire, 2019 ⟨hal-04513005⟩.
4. Sur l’approche stylistique du roman policier, voir Berthelier, Vincent, Rabaté, Dominique et Vervel, Marc (dir.), Styles du roman policier, actes de colloque en ligne : https://www.fabula.org/colloques/sommaire12551.php, 2025.
5. Par exemple : Collette, Sandrine, Juste après la vague, Paris, Denoël, 2018 et Et toujours les forêts, Paris, JC Lattès, 2020 ; Delzongle, Sonja, Le Dernier chant, Denoël, 2021 ; Férey, Caryl, Lëd,Gallimard, 2021 ; Okavango,Gallimard, 2023 ; Grindadráp, Gallimard, 2025 ; Niel, Colin, Entre fauves, Le Rouergue, 2021 ; Norek, Olivier, Impact, Lafon, 2020. Voir la sélection « Allier le vert et le noir : les polars écologiques ! » : https://www.armitiere.com/dossiers/allier-le-vert-et-le-noir-les-polars-ecologiques/.
6. À propos de son roman Impact, en ligne sur France Inter, le 28 juin 2021 : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/par-jupiter/par-jupiter-du-lundi-28-juin-2021-726361.
7. Jacquelin, Alice et Peillon, Juliette (dir.), « Dans la fabrique du polar vert : écopoétique et ruralité », Belphégor, 2024, en ligne : https://journals.openedition.org/belphegor/5458.
8. cf. Marcandier, Christine, L’Écopoétique, Saint-Denis, PUV, coll. « Libre cours », 2024.
9. Voir Decout, Maxime, « Le roman policier : une machine à imagination », Littérature, 190(2), 21-34, 2018, en ligne : https://doi.org/10.3917/litt.190.0021 ; Migozzi, Jacques, « De Zigomar à Fantômas : charmes sensationnalistes de la fiction transmédiatique à la Belle Époque », Écritures et discours « populaires » (XIX-XXe siècles), édité par Julie Anselmini et Chantal Massol, UGA Éditions, 2023, en ligne : https://doi.org/10.4000/books.ugaeditions.31958.
1.16 Relire les anthologies de la poésie africaine à l’aune du concept d’Orphée Noir, Schwarzer Orpheus, Black Orpheus (Bordeaux)
- Date de tombée (deadline) : 30 Septembre 2026
- À : Université Bordeaux Montaigne (France)
Relire les anthologies de la poésie africaine à l’aune du concept d’Orphée Noir, Schwarzer Orpheus, Black Orpheus.
Université Bordeaux Montaigne, France, les 18-19 Mars 2027
Le colloque de Bordeaux s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche international financé par la Fondation Alexander von Humboldt, qui rassemble l’Université Bordeaux Montaigne (France), l’Université Humboldt de Berlin (Allemagne) et l’Université d’Ibadan (Nigéria« Intitulé « Liens croisés entre le Nigéria et la Négritude au cours des décennies de la décolonisation : exploration et traduction des archives d’Orphée noir — Schwarzer Orpheus — Black Orpheus », ce projet de recherche s’appuie sur une investigation méthodique des archives Janheinz Jahn de Berlin. L’objectif principal est de cartographier et de restituer les échanges intellectuels et affectifs ayant lié l’africaniste allemand Janheinz Jahn aux théoriciens du mouvement de la Négritude (Césaire, Senghor, Damas, Rabemananjara) ainsi qu’aux écrivains et contributeurs de la revue littéraire Black Orpheus, publiée à Ibadan. Parmi ses rédacteurs de Black Orpheus figuraient notamment Wole Soyinka et Es’kia Mphahlele (1960–1964).
Ainsi, dans sa célèbre préface à l’Anthologie de la nouvelle poésie noire et malgache de Senghor (1948), Jean-Paul Sartre notait que : « La poésie noire en français est, à notre époque, la seule grande poésie révolutionnaire. » Ce constat semble avoir encouragé Jahn Janheinz à éditer une anthologie de la poésie noire et de ses diasporas intitulée Schwarzer Orpheus (1954). En ce sens, Jahn Janheinz affirme dans une lettre adressée à George Shepperson (1980) que son anthologie « de la poésie noire moderne dans les langues européennes » sera un ouvrage « qui prouve la justesse de la phrase de Sartre selon laquelle la poésie noire est “la seule grande poésie de notre époque” ». Pour ce journaliste, écrivain et éditeur, la poésie africaine et celle de ses diasporas méritaient d’être lues et connues dans le monde entier. Cette démarche s’avérait particulièrement cruciale pour l’Allemagne, « un pays où l’on ignore encore les efforts culturels des personnes de couleur après douze ans de propagande nazie ». Divisée en quatre sections (Afrique, Caraïbes, Amérique du Sud, Amérique du Nord), l’anthologie de Jahn Janheinz accorde une place de choix aux auteurs du mouvement de la Négritude, en particulier pour Senghor et Césaire, les « grands poètes noirs », avec dix poèmes pour Senghor et huit pour Césaire.
Cet intérêt pour la poésie se confirme également dans le premier numéro de la revue Black Orpheus, à laquelle Janheinz Jahn a contribué aux côtés d’Ulli Beier en tant que rédacteur de 1957 à 1960. Outre les poèmes de Léopold Sédar Senghor intitulés « Prière aux masques » et « New York », ce numéro contient un article sur la poésie des chasseurs yorubas ainsi que trois poèmes de Gabriel Okara. Jahn a rencontré Senghor à l’Institut français de Francfort-sur-le-Main en 1951 alors que ce dernier venait de donner une conférence très remarquée sur la « poésie noire ». C’est à la suite de cette rencontre historique que Jahn a commencé à rassembler des textes pour sa première anthologie de littérature africaine noire et de la diaspora africaine, Schwarzer Orpheus (Orphée noir ; Jahn 1954 ; 2e éd. 1955 ; 3e éd. 1959). Quelques mois seulement après la mise en vente en librairie, les 4 000 exemplaires de la première édition étaient épuisés. En 1960, une édition de poche tirée à 50 000 exemplaires fut publiée. Puis en 1964, dix ans après la première édition, Jahn Janheinz acheva une édition augmentée regroupant 133 auteurs et 256 poèmes. À titre de comparaison, la première édition de Schwarzer Orpheus comptait 80 auteurs et 160 poèmes.
Le choix du titre Black Orpheus pour la revue publiée à Ibadan, puis à Lagos, nous permet de retracer les réseaux de traduction, les transferts culturels et les dynamiques transculturelles grâce auxquels les idées ont pu franchir les frontières linguistiques et nationales. Derrière ce titre se cache un lien programmatique et organique évident entre l’anthologie de Senghor, celle de Jahn et la revue littéraire et artistique nigériane. Avant tout, il évoque un choix esthétique et littéraire ainsi qu’une prise de position idéologique au sein du paysage littéraire et artistique des années 1930 à 1970, période marquée par les luttes anticoloniales, les mouvements d’indépendance nationale et l’affirmation d’une culture et d’une littérature afro-diasporiques. Dès lors, l’écriture poétique apparaît à la fois comme le lieu d’émergence de la modernité et comme un laboratoire de réinterprétation de l’histoire. En fin de compte, c’est à travers ces anthologies et cette revue que nous pouvons déterminer comment les ressources de l’écriture poétique ont été explorées entre les années 1930 et 1970 pour configurer et représenter le monde africain.
Pourtant, on relève un paradoxe : malgré leur grande importance, ces réseaux intellectuels, littéraires et artistiques restent peu étudiés. Le colloque de Bordeaux vise à replacer la circulation des idées et des personnes dans son contexte, parallèlement aux échanges littéraires et artistiques entre l’Europe, l’Afrique et ses diasporas. Il cherche à examiner comment le genre poétique, incarné par la figure de l’Orphée noir, a constitué un renouveau esthétique et contribué à l’émergence de nouvelles pratiques culturelles et de nouvelles formes littéraires et artistiques en Afrique.
Nous invitons les auteurs à soumettre des propositions de communications en lien avec le thème du colloque, qui pourront notamment porter sur les réflexions suivantes :
La poésie africaine et afro-diasporique comme vecteur d’une révolution esthétique et intellectuelle ;
Le renouveau poétique, la quête du langage et la quête de sens dans la poésie africaine des années 1930 aux années 1970 ;
La modernité poétique : lieux et objets
L’expression de l’exil dans la poésie africaine et de la diaspora africaine : perspectives comparatives et interculturelles (poésie en langues africaines / poésie en langues européennes ; poésie francophone / poésie anglophone) ;
Traduction et transferts artistiques et culturels entre l’Europe, l’Afrique et ses diasporas ;
Confluences et convergences (1) : études des anthologies de Senghor et de Jahn Janheinz, ainsi que d’anthologies moins connues telles que celle de L. G. Damas ;
Confluences et convergences (2) : études de textes poétiques publiés dans la revue Black Orpheus et d’autres revues littéraires de l’époque, notamment Présence Africaine dans le monde francophone, mais aussi Drums en Afrique du Sud et Transition en Ouganda ;
La figure de l’Orphée noir dans la littérature et les arts africains et de la diaspora africaine : perspectives postcoloniales et décoloniales ;
Les rôles du poète dans le mouvement de décolonisation.
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Veuillez envoyer vos résumés, en anglais ou en français, de 250 à 500 mots, ainsi qu’une brève biographie ne dépassant pas 100 mots, avant le 30 septembre 2026 à aux adresses suivantes :
Prof. Dr. Sylvère Mbondobari. sylvere.mbondobari@u-bordeaux-montaigne.fr (Université Bordeaux Montaigne)
Prof. Dr. Susanne Gehrmann. susanne.gehrmann@rz.hu-berlin.de (Humboldt Universität zu Berlin)
Prof. Dr. Aderemi Raji-Oyelade. a.rajioyelade@ui.edu.ng (University of Ibadan)
Comité scientifique du colloque :
Prof. Dr. Papa Samba Diop (Université Cergy-Paris. France)
Prof. Dr Romuald Fonkoua (Sorbonne Université. France)
Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes. Germany)
Prof. Dr. Ibrahima Diagne (Université Cheikh Anta Diop. Sénégal)
Prof. Dr Sylvère Mbondobari (Université Bordeaux Montaigne. France)
Prof. Dr Susanne Gehrmann (Humboldt Universität zu Berlin. Germany)
Prof. Dr Aderemi Raji-Oyelade (University of Ibadan. Nigeria)
Prof. Dr. Elara Bertho (EHSS. France)
Prof. Dr. Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop. Sénégal)
Prof. Dr. Xavier Garnier (Sorbonne Nouvelle Université. France)
Prof. Dr. Josias Semujanga (Université de Montréal, Canada)
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Call for Papers (in English)
Conference: Rereading the Poetry of Orphée Noir, Schwarzer Orpheus, Black Orpheus
Université Bordeaux Montaigne, France
18-19 March 2027
The Bordeaux conference forms part of an international research project funded by the Alexander von Humboldt Foundation, bringing together Bordeaux Montaigne University (France), Humboldt University of Berlin (Berlin, Germany) and the University of Ibadan (Nigeria). Entitled ‘Cross-Connections between Nigeria and Négritude in the Decades of Decolonisation. Exploring and Translating the Archives of Orphée noir – Schwarzer Orpheus – Black Orpheus’, this project draws on the Janheinz Jahn archives in Berlin to reconstruct the intellectual and emotional ties between the German journalist and Africanist Janheinz Jahn, the writers of the Négritude movement (Césaire and Senghor) and the writers and intellectuals of the literary journal Black Orpheus published in Ibadan. Among its editors were notably Wole Soyinka and Es’kia Mphahlele (1960–1964).
In his famous preface to Senghor’s Anthology of New Black and Malagasy Poetry in French (1948), Jean-Paul Sartre noted that: “Black poetry in French is, in our time, the only great revolutionary poetry.” This assessment seems to have encouraged Jahn Janheinz to edit an anthology of Black poetry and its diasporas in German translation entitled Schwarzer Orpheus (1954). In a letter addressed to George Shepperson (1980), Jahn Janheinz states that his anthology “of modern Negro poetry in European languages” will be a volume “which proves Sartre’s phrase that Negro poetry is ‘the only great poetry of our time”. For the journalist, writer and editor, African poetry and that of its diasporas deserved to be read and known throughout the world, starting with Germany, “a country where people still ignore the cultural efforts of people of colour after twelve years of Nazi propaganda”. Divided into four sections (Africa, the Caribbean, South America, North America), Jahn Janheinz’s anthology gives pride of place to the writers of the Négritude movement, Senghor and Césaire, the ‘great black poets’, with ten poems each.
This focus on poetry is further evidenced by the first issue of the journal Black Orpheus, to which Janheinz Jahn contributed alongside Ulli Beier as an editor from 1957 to 1960. In addition to Léopold Sédar Senghor’s poems “Prière aux masques” and “New York”, the issue features an article on the poetry of the Yoruba hunters and three poems by Gabriel Okara. As is well known, Jahn met Senghor at the Institut Français in Frankfurt am Main in 1951. Senghor had just given a highly acclaimed lecture on “Negro poetry”. It was following this historic meeting that Jahn began collecting texts for his first anthology of Black African and Afrodiasporic literature, *Schwarzer Orpheus* (Black Orpheus; Jahn 1954; 2nd ed. 1955; 3rd ed. 1959). Just a few months after its release in bookshops, the 4,000 copies of the first edition were sold out. In 1960, a paperback edition of 50,000 copies was released. In 1964, ten years after the first edition, Jahn Janheinz completed an expanded edition featuring 133 authors and 256 poems. By way of comparison, the first edition of Schwarzer Orpheus featured 80 authors and 160 poems.
The choice of the title Black Orpheus for the journal published in Ibadan, and later in Lagos, allows us to reconstruct networks of translation, cultural transfers and transcultural dynamics, through which ideas were able to cross linguistic and national borders. Behind this title lies a clear programmatic and organic link between Senghor’s anthology, Jahn’s anthology and the Nigerian literary and artistic journal. Above all, it evokes an aesthetic and literary choice and an ideological stance within the literary and artistic landscape of the 1930s–1970s, a period marked by anti-colonial struggles, national independence movements and the assertion of an Afro-diasporic culture and literature. Poetic writing emerges both as an expression of modernity and as a space for the reinterpretation of history. Ultimately, it is through these anthologies and
this journal that we can establish how the resources of poetic writing were explored in the 1930s–1970s to express oneself and to speak of the African world.
Yet, despite their great significance, these intellectual, literary and artistic networks remain understudied. The Bordeaux conference aims to place the movement of ideas and people into context alongside literary and artistic exchanges between Europe, Africa and its diasporas. It seeks to examine how the poetic genre embodied by the figure of the Black Orpheus served as an aesthetic renewal and contributed to the emergence of new cultural practices and new literary and artistic forms in Africa. We invite proposals for papers related to the conference theme, which may include reflections on:
African and Afro-diasporic poetry as a forum for an aesthetic and intellectual revolution;
Poetic renewal, the search for language and the search for meaning in African poetry from the 1930s to the 1970s;
Poetic modernity: places and objects
The expression of exile in African and Afro-diasporic poetry: comparative and intercultural perspectives (poetry in African languages/poetry in European languages; Francophone poetry/Anglophone poetry);
Translation and artistic and cultural transfers between Europe, Africa and its diasporas;
Confluences and Convergences (1): studies of the anthologies by Senghor and Jahn Janheinz, as well as lesser-known anthologies such as that by L. G. Damas;
Confluences and convergences (2): studies of poetic texts published in the journal Black Orpheus and other literary journals of the period, notably Présence Africaine in the Francophone world, but also Drums in South Africa and Transition in Uganda;
The figure of the Black Orpheus in African and Afro-diasporic literature and the arts: postcolonial and decolonial perspectives;
The roles of the poet in the decolonisation movement.
Please send abstracts, in English or French of 250 to 500 words as well as a short biography of no more than 100 words by September 30, 2026 to :
Prof. Dr. Sylvère Mbondobari. sylvere.mbondobari@u-bordeaux-montaigne.fr (Université Bordeaux Montaigne)
Prof. Dr. Susanne Gehrmann. susanne.gehrmann@rz.hu-berlin.de (Humboldt Universität zu Berlin)
Prof. Dr. Aderemi Raji-Oyelade. a.rajioyelade@ui.edu.ng (University of Ibadan)
Scientific Committee :
Prof. Dr. Papa Samba Diop (Université Cergy-Paris. France)
Prof. Dr Romuald Fonkoua (Sorbonne Université. France)
Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes. Germany)
Prof. Dr. Ibrahima Diagne (Université Cheikh Anta Diop. Sénégal)
Prof. Dr Sylvère Mbondobari (Université Bordeaux Montaigne. France)
Prof. Dr Susanne Gehrmann (Humboldt Universität zu Berlin. Germany)
Prof. Dr Aderemi Raji-Oyelade (University of Ibadan. Nigeria)
Prof. Dr. Elara Bertho (EHSS. France)
Prof. Dr. Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop. Sénégal)
Prof. Dr. Xavier Garnier (Sorbonne Nouvelle Université. France)
1.17 Cinéma libanais histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques (Caen)
- Date de tombée (deadline) : 30 Septembre 2026
- À : Caen-Normandie
Cinéma libanais
histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques
Caen – 12-13-14 avril 2027
En 1897, Alexandre Promio, opérateur pour les frères Lumières, pose son cinématographe à Beyrouth. Sur la place des canons (Sahet El Bourj), Promio filme ce qui restera comme la plus ancienne trace animée de la ville. Cette « vue lumière » n’est pas seulement le premier jalon technique du cinéma au Liban ; elle est l’acte de naissance du regard cinématographique sur un territoire qui, pendant 130 ans, ne cessera d’être filmé, modelé et reconstruit par les images.
À deux ans du centenaire officiel du cinéma national, marqué par Les Aventures d’Elias Mabrouk (Giordano Pidutti, 1929), ce colloque se veut être une étape préparatoire de réflexion. Entre ce premier film de l’italien Giordano Pidutti et l’échéance symbolique de 2029, le cinéma libanais aurait traversé des cycles de création, d’interruption, de destruction et de renaissance. Comment penser cette histoire lorsque ses premières images ont été produites depuis un regard extérieur, dans un contexte où les conditions de production, de diffusion et de réception du cinéma étaient déjà étroitement liées à des enjeux politiques coloniaux ? Se réunir en 2027 permet de poser les fondements d’une réflexion critique sur ce siècle d’images avant les célébrations officielles, dans un moment où la question de la mémoire nationale est plus brûlante que jamais.
Organiser ce colloque répond à un besoin de comprendre les bouleversements artistiques, culturels et politiques contemporains au Liban. Comme Promio qui, en 1897, a saisi le mouvement à Beyrouth, nous cherchons aujourd’hui à saisir les mouvements cinématographiques qui, malgré l’instabilité persistante, refusent de s’éteindre.
Notre colloque s’articulera autour de quatre axes complémentaires :
- I) Le cinéma national et international : Filmer Beyrouth
« Beyrouth a longtemps joué le rôle d’orientale favorite de l’Occident. Une favorite sans rivale au Proche-Orient. Ville de toutes les cultures, de toutes les affaires, de tous les plaisirs, mais aussi ville de tous les drames, Beyrouth sera la ville de tous les mythes ».
C’est avec ces mots que Jocelyne Saab et Roland-Pierre Paringaux présentent la capitale libanaise dans leur projet Beyrouth, mille et une images. Ce projet est né de la volonté de créer une Cinémathèque à Beyrouth[1] en regroupant les films occidentaux et orientaux qui ont façonné l’image de la ville. Saab et Paringaux ont programmé en 1993 à la Cinémathèque française et à l’Institut du monde arabe une cinquantaine de films tournés à Beyrouth. En suivant leurs pas, ce premier axe propose d’étudier les images de Beyrouth. Il s’agit d’analyser comment la ville, dépourvue d’identité stable et invariable, devient, à travers les regards des cinéastes, un espace hétéroclite façonné par les affects, plutôt qu’un terrain géographique neutre. Du « simulacre » produit par le cinéma international, pour reprendre les mots du chercheur Elie Yazbek[2], à la « subjectivisation » opérée par le cinéma libanais, Beyrouth apparaît comme une ville-fantôme, sans cesse réinventée par l’objectif.
Pour ouvrir la réflexion et guider les futur·e·s intervenant·e·s, cet axe propose quelques pistes de réflexion non exhaustives :
- L’évolution de l’image de Beyrouth dans le cinéma
- Analyse comparative des méthodes de représentation (cinéma occidental / cinéma libanais, fiction / documentaire, cinéma libanais / cinéma au Liban)
- Fragmentation urbaine et cartographie d’une ville sans repères : espace labyrinthique
- II) Histoire du Liban et Histoire du cinéma : enjeux d’écritures et de représentations
Cet axe de recherche examine la relation entre la production filmique et le récit historique au Liban à travers deux approches complémentaires : l’écriture cinématographique de l’histoire du pays et l’écriture de l’histoire du cinéma libanais. Dans un contexte où l’enseignement de l’histoire nationale présente des lacunes et s’arrête officiellement à l’indépendance de 1943, le cinéma occupe une fonction de représentation essentielle. Il permet de documenter une histoire contemporaine souvent absente des programmes scolaires, devenant ainsi un support pédagogique et social capable de proposer un récit là où le manuel fait défaut. Cette démarche s’inscrit dans les réflexions actuelles, notamment portées par l’Association libanaise d’histoire (ALH), sur la nécessité de former les jeunes générations à l’analyse critique des sources. En apprenant à distinguer l’information de son interprétation tout en respectant la pluralité des expériences vécues, le cinéma peut contribuer à la construction d’une mémoire collective intégrant les différentes réalités d’un pays où l’histoire varie souvent d’une communauté à l’autre.
Parallèlement, cet axe étudie les défis méthodologiques liés à la rédaction d’une histoire du cinéma libanais. La production cinématographique nationale se caractérise par son aspect fragmenté et éparpillé, ce qui rend complexe la constitution d’une chronologie unifiée. Bien que des chercheurs et chercheuses tels que Mohamed Soueid, Ibrahim al-Ariss, Hady Zaccak, Lina Khatib, Elie Yazbek ou Raphaël Millet, aient publié des ouvrages de référence pour structurer cette mémoire, l’éparpillage des films et des sources primaires demeure un obstacle majeur. Il s’agira ici de rassembler ces fragments de patrimoine pour établir une historiographie du cinéma libanais. L’objectif est de comprendre comment ces deux formes d’écritures s’influencent mutuellement pour définir l’identité culturelle et historique du Liban.
Pour guider les communications, cet axe propose quelques pistes de réflexion non exhaustives :
- La représentation cinématographique de l’histoire du Liban
- L’historiographie du cinéma libanais : défis et méthodes
- Cinéma libanais et mémoire collective
III) Pratiques artistiques contemporaines
Les pratiques contemporaines de l’image nous invitent à penser le cinéma libanais actuel dans d’autres espaces que celui de la salle de projection traditionnelle : lieu d’exposition, réseaux sociaux, plateformes en ligne sont autant de zones – réelles ou virtuelles – au sein desquelles le cinéma libanais se transforme. Des installations multimédia de Lamia Joreige aux films-performances de Rabih Mroué et Lina Saneh, l’objet-film dépasse le cadre classique de la narration pour devenir un lieu d’expérimentation et de recherches. Irriguées par des pratiques d’hybridation, de « trafiquage », de fragmentation, les démarches des cinéastes libanais contemporains (tels que Sirine Fattouh, Ghassan Salhab, Akram Zaatari, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, etc) nous invitent à repenser notre rapport aux images, au réel et à la fiction.
Les communications pourront proposer tous types d’approches méthodologiques (analyse filmique, approche génétique, recherche-création, études culturelles). Pour orienter les futur•es intervenant•es, nous proposons quelques pistes de réflexion non exhaustives :
- Hybridation des formes : l’image comme terrain d’expérimentation
- Les représentations filmiques contemporaines face aux représentations médiatiques
- Politiques des images, éthiques du regard et nouveaux récits
- IV) Les pratiques archivistiques autour du cinéma libanais
Des documents de travail en amont du tournage à ceux qui accompagnent la diffusion des œuvres, les archives non-film du cinéma libanais constituent des ressources majeures pour la recherche en études cinématographiques. Appliquées au cas libanais, elles offrent la possibilité de retracer la circulation des films tout en éclairant les conditions matérielles, institutionnelles et discursives de leur production et de leur réception à différentes époques. À partir de la critique de presse, des affiches, des photographies de plateau et de promotion, des carnets de notes, des scénarios annotés, de la correspondance professionnelle ou de tout autre document afférent à la fabrique et à la circulation des œuvres, cet axe invite à interroger les archives non-film du cinéma libanais afin d’en dégager les régimes de réception successifs, ainsi que les modalités d’accès, différenciées selon les aires géographiques et les périodes historiques, tant aux films eux-mêmes qu’aux savoirs qui s’élaborent à leur sujet.
Parallèlement, la préservation de ces fonds mobilise au Liban un ensemble de structures engagées dans un travail soutenu de collecte, d’indexation, de restauration, de numérisation et de valorisation. L’Association Jocelyne Saab, UMAM Documentation and Research, Nadi lekol el Nas, Cinémathèque Beyrouth, l’Arab Image Foundation (AIF), la Bibliothèque Orientale, les Non-Aligned Film Archives, ainsi que plusieurs collections privées (Abboudi Abou Jaoudé, Hady Zaccak, etc.) constituent autant d’instances à partir desquelles se reformulent aujourd’hui les enjeux de conservation, de restitution et de transmission des archives.
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Les communications pourront mobiliser une pluralité d’approches méthodologiques (analyse filmique, approche génétique, recherche-création, inventaire et valorisation de corpus au sein des organisations, études culturelles). Afin d’orienter les futur·es intervenant·es, nous proposons quelques pistes de réflexion, à titre non exhaustif :
- La restitution des archives non-films et l’enjeu de leur circulation
- Pratiques Archivistiques : Collecte, Préservation, conservation, restauration et valorisation des archives
- Politiques des archives : le patrimoine libanais, les institutions nationales et les structures culturelles indépendantes
Les propositions de communication, d’une longueur de 300 à 500 mots, accompagnées d’une courte biographie de l’auteur (150 mots), sont à envoyer avant le 30 septembre 2026 à colloquecinemalibanais@gmail.com
Les communications ne devront pas dépasser les 20 minutes. Une réponse sera communiquée avant le 31 octobre 2026.
Les frais de déplacement seront à la charge des participants.
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Comité d’organisation :
Evelyne Hlais Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Caen – Normandie,
Michael Issa El Helou Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Caen – Normandie,
Rosalie Tenaillon Chackal Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Poitiers,
Hady Zaccak Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
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Comité scientifique :
Robert Bonamy Professeur des universités en études cinématographiques (Université de Poitiers)
Fabien Boully Maître de conférences en études cinématographiques (Université Paris Nanterre)
Mathilde Rouxel Docteure en études cinématographiques
Ghada Sayegh Professeure associée en études cinématographiques (Université Saint-Joseph de Beyrouth)
Michel Tabet Anthropologue, Chargé de recherche CNRS – Centre national de la recherche scientifique
Laurent Véray Professeur des universités en études cinématographiques et audiovisuelles (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
Valérie Vignaux Professeur des universités en études cinématographiques (Université de Caen-Normandie)
Elie Yazbek Professeur des universités en études cinématographiques (Université Saint-Joseph de Beyrouth).
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Bibliographie indicative :
BEDJAOUI, Ahmed et SERCEAU, Michel (dir.). Les cinémas arabes et la littérature. Paris : L’Harmattan, 2019.
COLLECTIF. Le livre pour sortir au jour de Jocelyne Saab. Marseille : Éditions Commune, 2023.
EL HORR, Dima. Mélancolie libanaise : le cinéma après la guerre civile. Paris : L’Harmattan, 2016.
EL KHOURY, Tania. « Les Cinémas Libanais et Leurs Publics ». L’Homme & la Société, vol. 154, n° 4, 2004, p. 131-144. DOI : https://doi.org/10.3917/lhs.154.0131.
FAYAD, Gaelle. L’économie du cinéma libanais : Production et distribution. Paris : L’Harmattan, 2021.
KALAKECH, Samar. « La guerre civile libanaise vue par le cinéma libanais ». Thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication. Lyon : Université Jean Moulin Lyon 3.
KORKOMAZ, Joseph. Présence du cinéma libanais. Paris : L’Harmattan, 2019.
MEVEL, Quentin. Le cinéma de Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige. Paris : Independencia, 2013.
ROUXEL, Mathilde. Jocelyne Saab : la mémoire indomptée. Beyrouth : Dar An-nahar, 2015.
SALHAB, Sabine. « Esthétique de la « ligne verte » dans le cinéma libanais de la guerre civile à nos jours ». Beyrouth : Centre d’études et de recherches sur le Proche-Orient, 2012.
SAYEGH, Ghada. « Images d’après : l’espace-temps de la guerre dans le cinéma au Liban, du nouveau cinéma libanais (1975) aux pratiques artistiques contemporaines (de 1990 à nos jours) ». Thèse en études cinématographiques. Paris : Université Paris Ouest Nanterre la Défense, 2013.
YAZBECK, Elie. Regard sur le cinéma libanais. Paris : L’Harmattan, 2013.
ZACCAK, Hady. Le cinéma libanais : itinéraire d’un cinéma vers l’inconnu (1929-1996). Beyrouth : Dar el-Machreq, 1997.
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[1]La Cinémathèque a vu le jour officiellement en 1999 sous le nom de CNL (Cinémathèque nationale libanaise), notamment grâce à ce que Saab avait déposé au Ministère de la Culture.
[2] YAZBEK, Elie. « La représentation de la ville de Beyrouth au cinéma ». Communication présentée lors de la journée d’étude à l’Université de Nice – Sophia Antipolis, Chaire Unesco Cinéma et Imaginaire(s) , 5-6 novembre 2009.
1.18 La langue migrante dans la poésie francophone aux Antilles / Caraïbes / Guyane / Québec et francophonies canadiennes (Toulouse)
- Date de tombée (deadline) : 01 Octobre 2026
- À : Institut Catholique de Toulouse
L’étude de la langue française dans les espaces des Antilles, de la Caraïbe, de la Guyane et du Québec a largement été structurée par des paradigmes désormais bien identifiés (créolisation, hybridité, postcolonial, plurilinguisme). Sans en nier la pertinence, cet appel propose de s’en écarter afin d’explorer une zone critique moins investie, que nous proposons de désigner comme une micro-poétique migratoire.
Par cette expression, il ne s’agit pas de substituer un modèle dominant à un autre, mais de circonscrire un angle d’analyse : celui des transformations de très faible amplitude qui affectent le français dans les pratiques poétiques, sans se laisser immédiatement subsumer sous des catégories existantes. La « langue migrante » sera ainsi envisagée comme une suite d’altérations à bas bruit, internes à la langue elle-même, souvent dépourvues de marque spectaculaire.
Dans cette perspective, l’analyse portera sur des phénomènes rarement constitués en objet central : glissements syntaxiques mineurs, hésitations énonciatives, reprises altérées, micro-variations rythmiques, déplacements lexicaux non stabilisés. Ces traits, souvent relégués au rang de singularités stylistiques, seront ici considérés comme des indices d’une migration linguistique diffuse.
La poésie constitue un lieu d’observation privilégié de ces phénomènes, en ce qu’elle expose la langue à des régimes de précision et de contrainte qui rendent perceptibles ses plus faibles variations. Plutôt que de lire ces textes à partir de catégories fortes (identité, altérité, contact), il s’agira de les aborder comme des espaces d’infime désaccord, où la langue ne coïncide jamais tout à fait avec elle-même. Ce déplacement implique également un recours à des références théoriques peu habituellement mobilisées dans ce champ. On pourrait ainsi convoquer :
– la stylistique des « écarts » chez Leo Spitzer, envisagée non comme déviation expressive mais comme indice structurel minimal ;
– les analyses de Jean-Claude Milner sur la matérialité du signifiant et ses points de butée ;
– la linguistique du détail chez Gustave Guillaume, attentive aux opérations microscopiques de la langue ;
– certaines propositions de Henri Meschonnic, non pas sur le rythme comme catégorie globale, mais sur ses manifestations ténues ;
– ou encore les réflexions de Nelson Goodman sur la variation et la « différence minimale » comme opérateur de sens.
Ces apports permettront de penser une langue migrante sans recourir aux cadres dominants, en privilégiant une approche fondée sur la description rigoureuse de phénomènes marginaux. L’enjeu sera de répondre à des questions telles que : comment décrire une migration linguistique sans événement visible ? Quels outils pour analyser des transformations sans rupture ? Comment faire de la variation minimale un objet critique à part entière ?
Cet appel entend ainsi proposer une inflexion méthodologique : substituer aux grandes catégories explicatives une attention aux formes faibles, aux écarts discrets et aux instabilités mineures qui travaillent la langue poétique. Une attention particulière pourra être portée à des œuvres où ces phénomènes se donnent à lire de manière privilégiée, notamment chez Édouard Glissant, Gaston Miron ou encore Aimé Césaire, à condition de déplacer leur lecture vers ces zones de faible intensité linguistique, souvent laissées en marge des analyses.
Axes proposés
Micro-poétique migratoire : définition, enjeux, limites
Altérations mineures : écarts syntaxiques, lexicaux ou rythmiques non systématisés
Variation minimale et signification : approches théoriques et études de cas
Reprises et transformations : répétition altérée, quasi-identité
Instabilités énonciatives : hésitation, flottement, indécision
Stylistique du détail : méthodes et outils d’analyse
Textes sans seuil visible : migration sans rupture
Relecture critique des corpus antillais, caribéens, guyanais et québécois à partir de ces micro-phénomènes
Modalités de soumission
Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer à l’adresse suivante : marie-christine.seguin@ict-toulouse.fr
Langues: français (principalement), anglais / espagnol (acceptés)
Calendrier = Date limite d’envoi des propositions/résumés : 01 octobre 2026
marie-christine.seguin@ict-toulouse.fr
1.19 Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique (revue Aleph)
- Date de tombée (deadline) : 01 Octobre 2026
- À : Université Badji Mokhtar Annaba – Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara
Revue Aleph. Langues, Médias & Sociétés
Numéro thématique : « Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique ».
Coordination du numéro :
Pr. Lamia Mecheri (Université Badji Mokhtar Annaba) et Pr. Antonio Gurrieri (Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara)
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Aleph. Langues, Médias & Sociétés est une revue scientifique à comité de lecture, en accès libre, exigeant un haut niveau de rigueur théorique et méthodologique. Elle accueille des travaux en sciences du langage, études littéraires, traductologie, sciences de l’information et de la communication et disciplines connexes, avec une attention particulière aux dynamiques linguistiques, culturelles et médiatiques dans les espaces arabophones, francophones et méditerranéens.
Argumentaire du numéro
La crise écologique transforme en profondeur nos manières de penser et d’habiter le monde. Réchauffement climatique, pollutions multiples, effondrement de la biodiversité, Anthropocène : ces réalités bien documentées n’en continuent pas moins de fissurer les imaginaires et de reconfigurer les cadres de pensée. Les sciences humaines et sociales, comme les arts et la littérature, sont directement interpellés par ces mutations.
Dans ce contexte, l’ecocriticism anglo-saxon et, en contexte francophone, l’écopoétique ont mis en évidence le rôle décisif des œuvres littéraires dans la manière dont les sociétés se représentent le vivant, l’environnement et la crise écologique. La littérature apparaît comme un laboratoire d’« écologies du langage » où s’expérimentent de nouvelles formes de sensibilité au monde non humain et où se redéploient les liens entre esthétique, éthique et politique.
Les littératures antillaises constituent un terrain privilégié pour cette réflexion. Dans le sillage d’Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et d’autres auteur·es caribéen·nes, la figure de l’île-monde propose une vision de l’archipel comme condensé du monde : espace insulaire fragile, traversé par les héritages de la plantation, de l’esclavage et de la colonisation, mais aussi par les vulnérabilités écologiques contemporaines (cyclones, pesticides, pollutions, extraction, etc.). L’archipel devient ainsi un observatoire des tensions entre local et global, entre mémoire coloniale et urgence écologique.
Par ailleurs, les imaginaires écologiques caribéens circulent au-delà des œuvres littéraires : dans les discours médiatiques, les prises de parole militantes, les textes institutionnels et, de manière décisive, à travers la traduction(français / créoles / anglais / espagnol…). Traduire une écopoétique, ce n’est pas seulement déplacer des mots, mais faire voyager des cosmologies, des rapports au territoire, des formes d’oralité et des savoirs écologiques locaux.
Sans se limiter aux Antilles, ce numéro entend accueillir des contributions portant sur d’autres espaces francophones (Afrique, Maghreb, océan Indien, Québec, Pacifique, etc.) qui élaborent eux aussi des écopoétiques situées, en lien avec des contextes environnementaux spécifiques (sécheresse, désertification, montée des eaux, extractivisme…). Il s’agira de mettre en regard ces contextes pour interroger les notions d’écologie postcoloniale, d’écologie décoloniale et de justice environnementale, et de poser la question – encore ouverte – d’une éventuelle « écopoétique francophone ».
L’objectif du numéro est ainsi de croiser écopoétique, littératures antillaises, traduction et discours sociaux afin de mieux comprendre comment s’écrivent, se traduisent et se diffusent les récits de l’urgence écologique depuis les « périphéries » du monde globalisé.
Axes thématiques (indicatifs)
Les propositions pourront s’inscrire, entre autres, dans les axes suivants :
- Écopoétique, plantation et mémoire de l’esclavage
- Représentations de la plantation, de ses héritages environnementaux et sociaux.
- Figures du marronnage, forêts-refuges, paysages de résistance.
- Motifs du vivant dans les littératures antillaises
- Mer, cyclone, volcan, mangrove, biodiversité menacée.
- Temporalités écologiques, cycles naturels et formes narratives/poétiques.
- Traduire l’écopoétique : langues, créolisation, circulation
- Traductions entre français, créoles, anglais, espagnol, etc.
- Gains, pertes, déplacements dans la traduction des imaginaires écologiques.
- Oralité, créolisation et « écologie du langage ».
- Discours sociaux, médiatiques et politiques de l’écologie aux Antilles
- Analyse du discours (médias, institutions, ONG, militantismes).
- Dialogues et écarts entre récits littéraires et récits publics de l’écologie.
- Écopoétiques francophones comparées
- Antilles / Afrique / Maghreb / océan Indien / Québec / Pacifique…
- Savoirs écologiques locaux, écologies postcoloniales et justice environnementale.
- Catastrophes, ruines écologiques et imaginaires de la réparation
- Récits de catastrophes et de désastres (naturels, technologiques, toxiques).
- Poétiques de la réparation, de la survie, de la consolation.
Cette liste est indicative : toute proposition entrant clairement en résonance avec l’argumentaire du numéro sera examinée.
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Modalités de soumission
- Langues du numéro : La revue accueille en priorité des articles en français, mais peut accepter des contributions en anglais ou en arabe (et, le cas échéant, en espagnol), après accord de la coordination du dossier. Dans tous les cas, les auteur·es fourniront au minimum des résumés en français et en anglais (et, si possible, en arabe), accompagnés de mots-clés dans les mêmes langues.
- Format des articles : Les articles proposés devront compter environ 35 000 à 50 000 signes (espaces compris, notes et bibliographie incluses). Ils devront être inédits, ne pas avoir été publiés ni soumis simultanément à une autre revue.
- Normes éditoriales : Les auteur·es sont invité·es à respecter scrupuleusement les consignes aux auteur·es de la revue (présentation du texte, système de références, bibliographie, translittérations, etc.), disponibles sur le site d’Aleph. Tout article ne respectant pas ces normes pourra être retourné pour mise en conformité avant évaluation.
- Évaluation : Les articles seront soumis à une expertise en double aveugle.
L’acceptation définitive dépendra des rapports d’évaluation et, le cas échéant, de la prise en compte des demandes de révision formulées par le comité de lecture.
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Calendrier
- Date limite d’envoi des propositions d’articles complets : 01/10/2026.
- Mise en ligne du numéro (prévision) : décembre 2026.
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Modalités d’envoi
Les articles complets (au format .docx de préférence) sont à envoyer à :
Soumission en ligne : https://asjp.cerist.dz/en/login
Site de la revue : https://asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/226
mail: revue.aleph@gmail.com
En objet du message, indiquer :
Soumission – Numéro « Écopoétiques antillaises » – Nom Prénom.
- Responsable :
Université Badji Mokhtar Annaba – Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara - Url de référence :
https://asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/226 - Adresse :
Université Badji Mokhtar Annaba – Université G. D’Annunzio de Chieti-Pescara
1.20 Patrimoines en partage : transferts culturels et linguistiques entre mondes arabe et européen (Université de Caen Normandie)
- Date de tombée (deadline) : 01 Octobre 2026
- À : Université de Caen Normandie
Patrimoines en partage : transferts culturels et linguistiques entre mondes arabe et européen »
Journées d’étude
5-6 avril 2027
Université de Caen Normandie
Magali JEANNIN (LASLAR – UR4256) et Faisal KENANAH (ERLIS – UR 4254)
Les patrimoines culturels et linguistiques arabe et européen ne peuvent être pensés comme des ensembles clos, homogènes ou purement hérités. Ils se sont constitués dans la durée par des processus complexes de circulation, de transmission, de traduction, de sélection, de réappropriation et de réécriture. En ce sens, l’approche par les transferts culturels permet de dépasser les récits linéaires de l’influence ou de la filiation pour mettre au jour une histoire relationnelle des œuvres, des savoirs, des langues et des formes.
Entre mondes arabe et européen, ces transferts ont pris des formes multiples : circulation de manuscrits, traductions savantes, adaptations littéraires, transmission de motifs narratifs, déplacements de savoirs scientifiques et philosophiques, relectures pédagogiques, patrimonialisations institutionnelles, appropriations éditoriales ou médiatiques. Les œuvres et les savoirs ne se contentent pas de passer d’un espace à un autre. Ils y changent de statut, de fonction, de public et parfois de sens. C’est pourquoi les transferts culturels doivent être appréhendés non comme de simples déplacements, mais comme des opérations de transformation.
Cette perspective permet d’interroger de manière féconde la constitution des patrimoines. Ce qu’une époque traduit, édite, enseigne, adapte ou valorise dit beaucoup de ses priorités intellectuelles, esthétiques et politiques. Les choix de traduction, les retraductions, les réécritures et les adaptations constituent à cet égard des révélateurs privilégiés ; ils montrent ce qu’une aire linguistique et culturelle choisit de rendre visible, de corriger, d’actualiser ou d’occulter. Retraduire une œuvre patrimoniale, la rééditer, la proposer à un nouveau public scolaire ou universitaire, l’adapter pour la scène, l’image ou la jeunesse, ce n’est pas seulement la transmettre ; c’est aussi la reconfigurer à partir des sensibilités et des interrogations du présent.
Une telle réflexion invite également à accorder une attention particulière à la circulation des motifs, des figures et des formes entre différents espaces culturels et géographiques. Le parcours d’un récit, d’un personnage, d’un thème ou d’un savoir d’une langue à l’autre, d’un manuscrit à l’imprimé, d’un cadre savant à un usage pédagogique, d’un corpus ancien à une recréation contemporaine, permet de saisir les modalités concrètes par lesquelles se fabrique le patrimoine.
La question de la didactique des transferts culturels apparaît, dans ce cadre, particulièrement importante. Comment enseigner des patrimoines façonnés par le contact, l’échange et l’hybridation ? Comment donner leur juste place aux médiations arabes dans l’histoire des langues, des littératures, des sciences et des savoirs en Europe ? Comment former, du primaire à l’université, à une lecture relationnelle des héritages culturels, attentive aux phénomènes de traduction, de circulation et de recontextualisation ? Ces enjeux sont d’autant plus essentiels qu’ils touchent à la fois à la transmission des connaissances, à la formation du regard critique et à la construction d’une mémoire culturelle partagée.
Cette journée d’étude se propose ainsi d’explorer les réflexions spécifiques sur les transferts culturels dans la constitution des patrimoines culturels et linguistiques arabe et européen, ainsi que les modalités de leur réactualisation contemporaine. Il s’agira d’ouvrir un espace de dialogue entre littérature, traductologie, histoire intellectuelle, histoire des sciences, didactique, études patrimoniales et études culturelles, afin de mieux comprendre comment se fabriquent, se transforment et se transmettent les héritages.
Une attention particulière pourra être portée aux dynamiques de traduction et de retraduction, aux circulations de motifs et d’œuvres, aux médiations scolaires et universitaires, aux usages éditoriaux et artistiques contemporains, ainsi qu’aux enjeux de visibilité, de canonisation et de réinterprétation qui accompagnent toute entreprise patrimoniale.
Les propositions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :
- Didactique des transferts culturels : du primaire à l’université.Cet axe pourra accueillir des propositions portant sur l’enseignement des circulations culturelles entre mondes arabe et européen dans les programmes, les manuels, les corpus, les pratiques pédagogiques et les dispositifs de médiation. Une attention particulière pourra être accordée à la transmission des patrimoines littéraires, linguistiques, historiques et scientifiques dans une perspective comparatiste et interculturelle, mais aussi politique. En effet, cet axe interroge également les choix de visibilité, et de canonisation. Que choisit-on d’enseigner ou de célébrer ? Quelles œuvres, quelles figures, quelles mémoires sont valorisées, marginalisées ou réinterprétées ?
- Traductions, retraductions et adaptations.On s’intéressera ici aux traductions anciennes et contemporaines, aux retraductions, aux réécritures et aux adaptations, qu’elles soient littéraires, scéniques, filmiques, éditoriales ou destinées à la jeunesse. Les communications pourront analyser les choix de traduction, les déplacements de sens, les effets de cadrage culturel, les stratégies de modernisation ou de patrimonialisation, ainsi que les représentations véhiculées par ces différentes médiations des œuvres arabes et/ou européennes
- Circulation des motifs, des œuvres et des formes et réactualisations contemporaines des patrimoines. Cet axe portera sur les trajectoires des récits, figures, thèmes, genres et formes entre différents espaces linguistiques et culturels arabes et européens. Il pourra s’agir d’étudier les chaînes de transmission, les réemplois, les réappropriations, les transformations de statut des œuvres, ainsi que les effets produits par leur circulation dans le temps long. Les usages actuels des patrimoines culturels et linguistiques arabe et européen pourront également être examinées dans cette perspective : rééditions, médiations numériques et/ou audiovisuelles, adaptations artistiques. Il s’agira d’interroger la manière dont ces héritages sont aujourd’hui rendus présents, requalifiés ou redéfinis à destination de nouveaux publics.
Types et formats des communications :
- Chaque intervenant disposera de 20 à 30 minutes d’exposé oral. A confirmer en fonction du nombre d’intervenants.
- Les propositions contiendront : titre, résumé (10 lignes), mots-clés, courte présentation et biographie de l’auteur.
- Indiquer également les coordonnées (statut, institutions de rattachement et courriel)
Modalités de soumission des propositions de communication :
- Les propositions sont à adresser conjointement à :
– Magali Jeannin (magali.jeannin@unicaen.fr)
– Faisal Kenanah (faisal.kenanah@unicaen.fr).
- Date de réception des communications : 01/10/2026
- Réponse aux auteurs : 01/12/2026
Informations pratiques :
- Lieux : MRSH – Amphithéâtre / université de Caen Normandie / Campus 1 – Bât. F
- Journées d’étude : 05-06 avril 2027
- Responsable :
Magali Jeannin et Faisal Kenanah - Url de référence :
https://laslar.unicaen.fr/ ; https://erlis.unicaen.fr/ - Adresse :
Université de Caen Normandie - Document(s) joint :
1.21 Ken Bugul : une trajectoire dans les marges (Dakar)
- Date de tombée (deadline) : 01 Octobre 2026
- À : Université Cheick Anta Diop, Dakar
Colloque international & interdisciplinaire
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 8 – 11 juin 2027
Envoyez vos propositions de contribution au plus tard le 1er octobre 2026 à : kenbugul@ucad.edu.sn
Réponse du comité scientifique : 15 novembre 2026.
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Ken Bugul, Mariétou Mbaye Biléoma à l’État civil, est une figure majeure de la littérature africaine francophone et mondiale. Née en 1947 au Sénégal, elle est particulièrement connue pour sa trilogie autobiographique : Le Baobab fou (1982), Cendres et Braises (1994) et Riwan ou le chemin de sable (1999) récompensé par le Grand Prix littéraire d’Afrique noire. Son œuvre est riche de huit autres fictions romanesques, publiées entre 2000 et 2022, qui ont retenu l’attention de la critique.
Le dépôt et la numérisation des archives personnelles de l’écrivaine
À ce corpus édité s’ajoute un nombre considérable d’archives personnelles, qui viennent d’être déposées à la Bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, en 2025, agissant pour le compte de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et de l’équipe « Manuscrits francophones » de l’Institut des Textes et Manuscrits modernes (ITEM) − UMR 8132 (ENS/CNRS), les chercheur·ses Florian Bobin, Serigne Seye et Céline Labrune Badiane ont rassemblé et inventorié les archives papier et numériques de l’écrivaine, avec son soutien. Ces documents numérisés seront bientôt mis en ligne par la Bibliothèque Universitaire de l’UCAD, en partenariat avec le programme ARCHIFEM (Archives des Femmes Écrivaines) et l’ITEM, partenaires de l’Université California‑Davis et de l’Université de Guyane dans un grand projet de collecte et d’étude d’archives des écrivaines africaines.
La structuration du colloque
C’est pour marquer le geste généreux de Ken Bugul que l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers la Bibliothèque Universitaire et la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, organise un colloque qui revisite toute son œuvre. Les participant·e·s pourront proposer des communications sur l’ensemble de la création littéraire de l’autrice.
Pour mettre en avant ce fonds, la première journée du colloque sera consacrée à l’étude de ces archives afin de reconsidérer l’ensemble de l’œuvre de l’écrivaine, emblématique du matrimoine littéraire sénégalais, à l’aune de la génétique textuelle et/ou de l’approche historique.
Cette première journée permettra de répondre aux questions suivantes : comment l’interprétation de l’œuvre de Ken Bugul s’enrichit‑elle de l’étude de ce fonds d’archives ? Quel réseau tisse‑t‑elle avec les cercles littéraires sénégalais, francophone et international ? Quels liens peuvent être établis entre les textes, qu’ils soient autobiographiques ou résolument fictionnels ? Quel regard l’autrice elle‑même porte sur son œuvre ?
Les journées suivantes du colloque seront consacrées aux autres aspects de l’œuvre de Ken Bugul qui, dans sa globalité, témoigne de la traversée de la fin du XXe siècle et du début du XXIe par une femme sénégalaise en proie aux contradictions d’une époque mouvementée. Inscrivant sa trajectoire dans les marges de la société, de la morale et de l’esthétique littéraire, Ken Bugul a construit l’image d’une anticonformiste errant entre les espaces, soulevant des questions taboues qui secouent les certitudes de ses contemporains. Tout en refusant le politiquement correct, elle n’hésite pas à complexifier certains jugements sur des institutions traditionnelles telles que le mariage polygamique. Ses différentes publications portent les marques de ses démons et de ses rêves tant par les univers dans lesquels évoluent ses personnages que par ses choix esthétiques.
Une rencontre interdisciplinaire
Les communications attendues porteront sur les axes suivants, sans être exhaustifs :
• l’analyse génétique des archives de Ken Bugul ;
• l’écriture de soi et l’autofiction chez Ken Bugul ;
• les structures sociales africaines dans l’œuvre de Ken Bugul ;
• Ken Bugul et la société sénégalaise ;
• Ken Bugul et la condition féminine ;
• le dialogue avec les arts ;
• le rapport à l’Europe ;
• le statut de Ken Bugul dans la littérature sénégalaise ;
• esthétique et écriture chez Ken Bugul ;
• …
Lire sur Fabula l’appel à contributions détaillé…
Davantage de précisions ici…
- Responsable :
FLSH, UCAD et ITEM, CNRS - Url de référence :
https://kouroumanus.hypotheses.org/3528 - Adresse :
Université Cheick Anta Diop, Dakar - Document(s) joint :
1.22 Political Polarization in Africa, Latin America, and The Caribbean: Triggers, Effects, and Moderating Factors
Africa, Latin America, and the Caribbean (AfLAC) share several similarities, including histories of the transatlantic slave trade and colonialism, membership in the Global South, and exposure to the impulses and tendencies of the Global North. The three regions also suffer from political polarization rooted in endogenous and exogenous factors. This proposed volume therefore examines the causes, consequences, and ways to mitigate polarization in these regions.
The 2023/24 United Nations Human Development Report (UNHDR) identified political polarization as both a barrier to addressing shared challenges and a novel source of uncertainty facing humanity. At a fundamental level, political polarization is the division into two or more sharply contrasting groups or sets of opinions, beliefs, or worldviews, in which holding a particular belief can form the basis of social identity or social anxiety. Left unchecked, “political polarization could become more divisive and confrontational, weakening democratic institutions’ ability to manage and resolve social and political disagreements.”
At the extreme, polarization often leads to intolerance and aversion to compromise and negotiation. In less cohesive societies, political polarization may lead to gridlock and other negative policy outcomes. The UNHDR asserts that polarization is “steadily rising globally, driven by economic inequality, institutional fragmentation, social discrimination, apathy, and political extremism.” Polarization is also emerging among groups with competing political convictions, attitudes, and worldviews, where holding a particular opinion is central to social identity.
In the early 2000s, aggregated data showed that AfLAC scored well below the global average. Starting around 2015, however, “polarization grew faster than the global average, surpassing it around 2017.” In recent years, there was hope that things would improve – propelled by the increasing interconnectedness of the political and economic system, grassroots movements, indigenous groups, feminist movements, the activism of the younger generation, and the genuine efforts by a group of individuals and organizations to recenter AfLAC. These remain hopeful regions because, after all, this was a region that was a bastion of military coup d’etat, aggressive ethnicity, Big Men Politics, and extreme political violence in the form of terrorism.
A further trigger of political polarization is US foreign policy toward these areas. For instance, President Donald Trump’s domestic and foreign policies are deemed impulsive, irrational, and transactional, and do not promote stability, accountability, or the strengthening of institutions, international law, and the guardrails that have, for the most part, sustained the global system since the end of the Second World War. Essentially, Donald Trump’s policies on immigration, trade, and tariffs, along with diminished educational and cultural exchange and near-daily threats to countries and governments he does not like or respect, harm these regions.
In the final analysis, political polarization impedes cooperation, undermines nationhood, peace, and stability, and hinders the provision of public goods and services. The main purpose of this volume, therefore, is threefold: First, to understand the underlying reasons for political polarization in the AfLAC countries; second, to assess the likely impact and long-term implications of endogenous and exogenous factors propelling political polarization; and third, to propose policies that are likely to benefit and uplift the AfLAC regions. Contributors may approach the subject from any perspective, including case studies, comparative analyses, or individual-country approaches. We have suggested some topics; however, contributors can also submit abstracts that address the central or related themes of the book:
- Approaches and theoretical framework
- The political triggers of polarization
- Political polarization in Latin America
- The economic and social triggers of polarization
- US foreign policy as a cause of polarization
- Political polarization in Africa
- Hegemonic tendencies and polarization
- Political polarization in the Caribbean
- Conditions in Latin America and the Caribbean
- Conditions in Africa and Latin America
- Overview of polarization in Africa, Latin America, and the Caribbean
- Residual effects of slavery and colonization on polarization
- Military/authoritarian rule and their effects on polarization
- Illiberal regimes and polarization
- Elite manipulations
- Nativism, xenophobia, and polarization
- Charismatic, populist leaders and polarization
- Big Man politics
- Primordial wounds and sentiments as causative agents
- Religion and culture as triggers
Submission Requirements/Due Dates:
- Please submit a 300-350-word abstract and a 150-250-word “About the Author” by September 20, 2026.
- You will be notified of the acceptance or rejection of your abstract by September 30, 2026.
- The first draft of your chapter, 6500-7500 words, is due on January 10, 2027. The second draft will be due on January 25, 2027.
- Please send your abstract and related inquiries to sabidde@gmail.com and cc our co-editor at vadetula@gmail.com
About the Editors:
Sabella Abidde is a Professor of Political Science at Alabama State University in Montgomery. He is an alumnus of Saint Cloud State University in Minnesota, Minnesota State University in Mankato, the University of Oklahoma in Norman, and Howard University. He is the editor and/or co-editor of several volumes, including China and Taiwan in Latin America and the Caribbean: History, Power Rivalry, and Regional Implications (Palgrave Macmillan, 2024); Xenophobia and Nativism in Africa, Latin America, and the Caribbean (Routledge, 2023); Xenophobia, Nativism and Pan-Africanism in 21st Century Africa: History, Concepts, Practice and Case Study (Springer, 2021); Fidel Castro and Africa’s Liberation Struggle (Lexington Books, 2020); and Africa, Latin America, and the Caribbean: The Case for Bilateral and Multilateral Cooperation (Lexington Books, 2018); Dr. Abidde was a 2023 MOFA Taiwan Fellow and a 2024 Carnegie African Diaspora Fellow. He is a lifetime member of the Association of Global South Studies (AGSS), the African Studies and Research Forum (ASRF), and the Midwest Association for Latin American Studies (MALAS).
Victor Adetula is a Professor of International Relations & Development Studies at the University of Jos (Nigeria), an Associate Fellow of The Nordic Africa Institute (NAI) in Uppsala, Sweden, and an Adjunct Professor at Abo Akademi University, Finland. Among his published works are “Electoral Democracy, Foreign Capital Flows and the Human Rights Infrastructure in Nigeria” (co-authored with Olugbemi Jaiyebo), included in Yenkong Ngangjoh Hodu and Makane Mbengue (eds.), African Perspectives in International Law Investment (Manchester University Press, 2020); and Political Finance in the Digital Age: The Case of Nigeria (International IDEA, Stockholm, Sweden, 2024). He served as the Claude Ake Visiting Professor in the Department of Peace & Conflict Research at Uppsala University (2013). Professor Adetula holds a PhD in Political Science from the University of Jos and an M.Sc. in International Relations from Obafemi Awolowo University, Nigeria.
Contact Information
Department of History and Political Science
Alabama State University
Contact Email
sabidde@gmail.com
Attachments
polarization-africa-latin-america-caribbean-2026.pdf
1.23 CFP Ancestral Memory, Nostalgia, and Belonging: African and Caribbean Theater and Performance Working Group at IFTR 2027 in Nafplio, Greece
Conference of the International Federation for Theatre Research (IFTR)
June 28 – July 2, 2027
Nafplio, Greece
University of the Peloponnese
Department of Performing and Digital Arts
Hybridity: Rethinking Borders and Boundaries in Theatre/Performance and Beyond
Celebrating 70 years of IFTR (1957-2027) @Nafplio
African and Caribbean Theatre and Performance Working Group Theme
Ancestral Memory, Nostalgia, and Belonging:
Celebrating 20 years of the IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group (2007-2027) in the IFTR (1957-2027)
African and Caribbean Theatre and Performance Working Group
CALL for PAPERS
Drawing on ancestral legacy and knowledge, we invite abstracts and papers that explore our histories, current trends, futures, and mythologies from a range of African perspectives, Caribbean thought, Black and Indigenous spirituality, the transatlantic African Diaspora, and the Global South.
We ask scholars and practitioners to reflect upon and reconceptualize the trauma of colonialism through Homi Bhabha’s theory of hybridity as the active and ongoing intrusion of colonialism, past and present, that impacts intercultural and cross-cultural relations (2012, 129). Bhabha’s theory of colonial mimicry considers colonial desires to reform and remake the “Other” in the image of colonizers as “almost the same, but not quite” (2012, 129). This dynamic raises questions of surveillance, authenticity, and resistance in colonial representations.
We seek critical interrogations in the social constructs and interventions of hybridity and colonial mimicry on and outside the margins, along borders, and within borderlands of indigeneity, race, gender, sexuality, class, nationality, immigration, language, identities in African, Caribbean, and Global South theatres and performances.
We invite scholars to grapple with African theatres, Black performance theories, social justice issues, and community outreach to celebrate our 20th anniversary of the IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group within the 70th anniversary of IFTR 2027 in Nafplion, Greece!
We welcome our elders, as well as emerging and established theatre and performance scholars around the world who center Africa, the Caribbean, the Global South, Global Black cultures, and the African Diaspora in theatre and performance studies.
We especially extend our invitation to scholars working in interdisciplinary fields of theatre, dance, music, visual arts within performance studies in French Caribbean theatres and dance, Kenyan theatre, Hispanophone and Lusophone Caribbean theatres and dance, Trinidad and Tobago theatre companies, Dutch-speaking Caribbean theatres, Jamaican theatre, dance, music, Anglophone Caribbean, South African theatres and performances, and Afro-Indigenous Caribbean theatre and performances.
Topics and Themes
We invite scholars to propose papers of 15 to 20 minutes. In addition to themes of hybridity, colonial mimicry, ancestral memory, nostalgia, and resistance, topics may include, but are not limited to:
Pan-Africanism, Transnational Theatres and Performances
- Pan-Africanism and Pan-African stages, performances, activism
- The Wole Soyinka Center for Culture and creative Arts, Nigeria
- Talawa Theatre Company (UK)
- Teatro Experimental do Negro (TEN) (Brazil)
- South African State Theatre
- LTM National Pantomime Theatre Company (Jamaica)
- Trinidad Theatre Company
- Sistren Theatre Collective (Jamaica)
- National Theatre Arts Company of Trinidad and Tobago
- National Dance Theatre Company of Jamaica
- Black European theatres, dance, performance companies
Performing Resistance: Activism, NGOs, and Decolonial Futures
- African Women’s Theatre
- Indigeneity – Indigenous African, and Indigenous Caribbean cultural performances
- Sistren Theatre Collective
- Black theatre, music, dance
- Indignity – Indigenous African, Indigenous Caribbean cultural performances
- Applied theatre and NGO interventions
- Coloniality/Decoloniality in practice
- Coloniality/Decoloniality in practice
- Reparations and Social Justice Movements – Caribbean Reparations Commission and others
- Performance in the UN International Decade for People of African Descent (1st decade 2014-2024, 2nd decade 2025-2035)
Embodied Archives: Memory, Masks, and Disability Cultures
- Disability Arts and Cultures
- Caribbean Women’s Theatre
- Oral traditions as living archives
- Dutch-speaking Caribbean theatres
- Jamaican theatre, Jamaican dance, Jamaica music
- French Caribbean theatres and dance
- Kenyan theatre
- Ancestral Memory
- Masks and masquerades as cultural repositories
- Language, theatre, and performance
- Text and performance as sites of history
Stages of Empire: Pedagogy, Academic Freedom, and Decolonial Critique
- Postcolonial theatre and empire’s afterlives
- Colonial mimicry and trickster performance
- Academic freedom and pedagogy in African and Caribbean performance
- Indigenous languages and cultures
- Engaged pedagogy
- Collaborative teaching and collaborative classrooms
- Trinidad Theatre Workshop
African and Caribbean Queer Cultures, Creolization, Identities, and Transatlantic Connections
- “Queeribean” – LGBTQIA+ cultures and activism in performance
- African LGBTQIA+ cultures, activism and performance
- African and Caribbean feminisms
- African Diaspora as resistance and re-creation
- Disability cultures as inclusive performance practices
- Theatre as community-making across differences
- African Drag performance
- Caribbean Drag performance
- Queer African and Caribbean Performance Artists —
— Tandile Mbatsha
— Va-Bene Fiatsi
— Umlilo
— Zanele Muhole
— Khookha McQueer
— Simone Harris (Lady Blake)
— Moréno Espirtual
— Francheska Alcántara
— and others
Sacred Stages: Religion, Spirituality, and Performance as Renewal
- Ritual and religion in African and Caribbean theatre
- African Church
- Afro-Spirituality – Vodou, Lukumí, Ifa, and others
- Masquerade as sacred mediator
- Theatre as spiritual healing and identity work
- Intersections of faith, embodiment, and activism
- Hispanophone and Lusophone Caribbean and Latin American theatres and dance
- Trinidad and Tobago theatre and dance
Inventions and Experimentations: Performance Artists, Black Technoculture, Speculative Futures
- Contemporary performance artists in African and Caribbean contexts
- Technoculture, digital theatre, and social media performance
- Hybridity and the digital attention economy
- AI, Digital Surveillance, and Representation
- Digital nomads
- Digital transnationality
- Cross-genre and hybrid aesthetics
- Applied theatre as methodological innovation
- Afrofuturist and Africanfuturist performance imaginaries
- Theatre and migration, climate crisis, and inequality
- Performance interventions for social and political change
Abstract Submission and Membership Guidelines:
- Prospective participants are invited to submit their abstracts and/or roundtable panel proposals (200-250 words), and a short biography per presenter.
- All submissions will be done on the IFTR Conference Website at https://iftr.org/conference-2027/. Click on “Abstract Submission”: The submissions portal opens on October 1, 2026; Please note that you will need to become a member of the IFTR, or to renew your IFTR membership to submit an abstract or roundtable. To join IFTR, click on “Register” on the Home page at https://iftr.org.
Key Dates
* Membership registration opens: October 1, 2026
* Abstract submissions open: October 1, 2026
* Bursary Application Deadline: Bursary application opens on October 1, 2026 and closes on October 31, 2026.
*Follow guidelines and instructions for your bursary application here:
* Deadline for abstract submissions: November 2, 2026.
* Notification of acceptance: December 21, 2026
* Accommodation discounts: January 1 – February 14, 2027
- After you have submitted both your abstract/proposal and biography on the IFTR Conference Website, please email your 1) abstract/proposal, 2) short biography per person, and 3) membership fee receipts to our WG email iftr.african.caribbean@gmail.com – and copy (cc) to forbeda@bgsu.edu
*Please note that you must submit your abstract and biography to the IFTR Conference website, and pay for your IFTR membership before emailing your 1) abstract/panel proposal, 2) biographies, and 3) paid membership fee receipt.
You cannot submit an abstract/panel proposal without becoming a member or without renewing your membership.
However, you can become a member or renew your membership without submitting an abstract/panel proposal and without traveling to attend the conference.
Please see details about IFTR’s membership only option below.
Membership Only Guidelines
The IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group welcomes new and returning members as members only for networking and community-building.
You may become a member, or maintain your membership without submitting an abstract, or presenting a paper, or without traveling to annual conferences.
Membership Only (Without Abstract/Panel Proposal)
Your membership fee is due at any time online ending prior to the conference. You may also pay your membership fee in-person at the IFTR 2027 Conference.
Membership covers the calendar year from January-December 2027, regardless of when you pay for your annual membership.
Please see details on the IFTR website for more information on membership options.
Benefits of IFTR Membership
Benefits of an IFTR membership include voting privileges and network opportunities within the IFTR organization, participation in the IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group, conference and publication opportunities, and meetings throughout the year.
Remember to join the IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group when you pay your IFTR membership so that you can be added to the official list of WG members.
If you have any general questions about IFTR membership or technical questions about the abstract submissions on the conference website, please contact IFTR conference organizers at: iftr2027@uop.gr
Circulation of Papers
Please note that the IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group encourages circulating papers in advance of conferences to facilitate in-depth discussion during our sessions.
Prior to the IFTR 2027 Conference (June 28, 2027 – July 2, 2027), you may submit a 20-minute presentation, written, or recorded (audio or visual) for circulation by Monday, June 14, 2027 to iftr.african.caribbean@gmail.com.
We believe that sharing our presentations in advance of the conference promotes scholarly community, reciprocity, enthusiasm, and engaged collaboration.
The IFTR African and Caribbean Theatre and Performance Working Group welcomes new members and continuing members to submit abstracts/round tables or simply take part in group discussions during the conference without officially presenting papers, roundtables, and panel discussions.
Bursary Application Dates:
- October 1 – 31, 2026. Applications close on October 31, 2026.
We encourage members to apply for a competitive IFTR bursary to help offset travel expenses at the IFTR 2027 Conference.
About the African and Caribbean Theatre and Performance Working Group
The African and Caribbean Theatre and Performance Working Group was founded in 2007 when the annual IFTR conference was hosted for the first time in Africa at the University of Stellenbosch, South Africa, with the aim to explore research concepts and practices from the African continent. Originally named the African Theatre and Performance Working Group, the WG was renamed in 2012 to fully acknowledge the transatlantic connections between Africa and the Caribbean. As performances themselves travel easily across borders, languages, and cultures, they are a manifestation of the rich, generative exchange and transformation that occur alongside processes of trade, war, travel, and migration. Today, the WG appreciates the mutual influences, shared histories and connections between African performance on the continent, and African performance in the African Diaspora worldwide. This shift recognizes the historical high mobility of African peoples and cultures worldwide. Our members contribute a broad range of international perspectives to our WG’s sessions. We encourage experienced and new scholars and practitioners to join. Please reach out to the convenor, D. Amy-Rose Forbes-Erickson, if you would like to become a member of this group. forbeda@bgsu.edu and iftr.african.caribbean@gmail.com
Mission
The WG’s mission is to provide the space to unearth innovative methodologies and further scholarly discourses on the study and practice of African and Caribbean performance worldwide and to foster networks and collaborations amongst scholars across the globe with an interest in this research area.
Vision Statement
The African and Caribbean Theatre and Performance Working Group envisions a vibrant, globally recognized community where African and Caribbean performance traditions, innovations, and futures are at the forefront of scholarly and artistic conversations. We aspire to shape an intellectual and creative space that not only honors the deep histories and transatlantic connections of African and Caribbean performance but also amplifies their power to imagine new worlds, inspire social change, and expand global understandings of theatre. Our vision is to be a catalyst for transformative research, intercultural dialogue, and collaborative practice that affirms the enduring significance of African and Caribbean performance in shaping history, identity, and the future of theatre studies worldwide.
Contact Information
- Amy-Rose Forbes-Erickson, PhD
Department of Theatre and Film
Bowling Green State University
1300 Ridge Street, Bowling Green, Ohio, USA
iftr.african.caribbean@gmail.com
https://iftr.org/african-and-caribbean-theatre-and-performance/
Contact Information
Working Group Convenor: D. Amy-Rose Forbes-Erickson, PhD
Department of Theatre and Film
Bowling Green State University
1300 Ridge Street, Bowling Green, Ohio, USA
iftr.african.caribbean@gmail.com
Contact Email
iftr.african.caribbean@gmail.com
URL
https://iftr.org/african-and-caribbean-theatre-and-performance/
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1.23 The New Wave of Maghrebi Cinema in the 21st Century: Between National and Transnational Trends, Études Francophones, vol. 40
The New Wave of Maghrebi Cinema in the 21st Century: Between
National and Transnational Trends
Études Francophones, a peer-reviewed interdisciplinary journal based at the University
of Louisiana at Lafayette is pleased to announce a call for articles for its next issue: The
New Wave of Maghrebi Cinema in the 21st Century: Between National and
International Trends. All researchers (professors, independent researchers, and
doctoral students) are invited to submit articles in English or in French of 6,000 to 8,000 words to the issue’s
guest editor ramona.mielusel@louisiana.edu and managing editor
nathan.rabalais@louisiana.edu by December 30, 2026. Style guide available here. The
issue will be available in printed form with UL Press and later in open access on HAL.
Description
Maghrebi cinema occupies an important place in the cultural landscape of North Africa,
particularly in Algeria, Morocco, and Tunisia. It is characterized by a strong focus on
social issues and by the diversity of its themes. Among the topics addressed are history
pre, during, and post colonization, socio-political and religious issues, questions of
identity, traditions, and the transformations taking place within Maghrebi societies.
Since independence, many Maghrebi filmmakers have used cinema as a means of
artistic expression and as a tool for reflecting on the political and cultural challenges
facing their countries. Through works recognized at international film festivals, Maghrebi
cinema has gained an ever-increasing visibility and has helped to showcase the richness
of the Maghreb’s cultural heritage and its social realities well beyond its borders.
Since the 2000s, the new wave of Maghrebi cinema has undergone significant
renewal, both aesthetically and thematically. This cinema has become increasingly
internationalized and has aligned itself with contemporary Western trends, all the while
maintaining a distinctive identity and sensitivity rooted in Maghrebi cultures. A new
generation of filmmakers, including Nabil Ayouch and Maryam Touzani, Faouzi Bensaïdi,
Hicham Lasri, and Laila Marrakchi in Morocco; Moufida Tlatli and Kaouther Ben Hania in
Tunisia; as well as Mounia Meddour, Lyes Salem, and Hassen Ferhani in Algeria, have
gained recognition on both national and, more importantly, international stages. These
filmmakers embody a “renewal of Maghrebi cinema” by creating works that address
social, political, and identity-related issues while exploring diverse subjects such as
migration, social inequalities, gender issues, urban youth, historical memory, and the
challenges of globalization. This cinema is distinguished by a more personal and
oftentimes bolder approach, combining social realism, narrative experimentation, and
transnational influences. As a result, contemporary Maghrebi cinema offers a critical
and nuanced perspective on Maghrebi societies while asserting an artistic identity that
is open to the world.
This volume aims to foster reflection among international scholars on the new
forms of artistic expression and the innovative technical and compositional approaches
that characterize contemporary Maghrebi cinema from the 2000s to the present day. The
objective of this project is to encourage scholarly exchange and broaden participants’
perspectives on the question of artistic renewal in contemporary Maghrebi cinema.
Manuscripts may explore (but are not limited to) the following themes:
Perspectives on Maghrebi filmmakers of the 2000s: general
overviews, generational approaches, thematic analyses, or studies
devoted to the style and œuvre of a single filmmaker
● The awards and international recognition received by contemporary
Maghrebi filmmakers
● The visibility of Maghrebi filmmakers and their interactions with
Western cinematic institutions and industries
● Myths, folklore, and popular traditions in contemporary Maghrebi
cinema
● Religious themes and the role of tradition in Maghrebi filmmaking
● Representations of the body in contemporary Maghrebi cinema
● Technical innovations and emerging film genres, including docu-fiction, testimonial cinema, comedy, crime films, social drama, and hybrid cinematic forms
These topics may be addressed either individually or in combination through a
variety of methodological approaches, including ecocritical, sociological, historical, film
studies, psychoanalytic, and other relevant perspectives. The corpus under examination
should be closely related to Maghrebi cinema from the 2000s to the present day.
Bibliographic references:
ARMES, Roy. 2006. Les Cinémas du Maghreb. Images postcoloniales, Paris,
L’Harmattan.
ARMES, Roy. 2011. Les Cinémas africains au nord et au sud du Sahara, Panafrika,
Silex/Nouvelles du Sud.
BAHMAD, Jamal, HIGBEE, William & MARTIN, Florence. 2020. Moroccan Cinema
Uncut: Decentred Voices, Transnational Perspectives, Edinburgh, Edinburgh
University Press.
BELKAID, Meryem. 2024. « Désorientation et reconfiguration des savoirs dans le
cinéma maghrébin contemporain ». Diogène, 3-4, nr. 287-288, 6-17.
BRAHIMI, Denise. 2009. 50 Ans de cinéma maghrébin, Paris, Minerve.
BRAHIMI, Denise. 2016. Regards sur les cinémas du Maghreb, Paris, Pétra.
CAILLÉ, Patricia & CALIN, Raluca (dir.). 2022. À l’œuvre au cinéma ! Professionnelles
en Afrique et au Moyen-Orient, Paris, L’Harmattan.
CAILLÉ, Patricia & FOREST, Claude (dir.). 2017. Regarder des films en Afrique,
Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion.
CAILLÉ, Patricia & MARTIN, Florence (dir.). 2012. « Les cinémas du Maghreb et leurs
publics », Africultures, no 89.
FOREST, Claude (dir.). 2018. Produire des films. Afriques et Moyen Orient, Villeneuve[1]d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion.
FOREST, Claude (dir.). 2020. Festivals de cinéma en Afriques francophones.
Fonctionnement, perception et enjeux contemporains, Paris, L’Harmattan.
ORLANDO, Valerie K.. 2011. Screening Morocco: Contemporary Film of a Changing
Society, Athens, Ohio University Press.
PIERRE-BOUTHIER, Marie et Salima TENFICHE. 2025. «Nouvelles puissances politiques
du cinéma au Maghreb : historicité des pratiques contemporaines et
dimension transnationale ». L’Année du Maghreb, no. 33.
TAMZALI, Wassyla, 2023, En attendant Omar Gatlato, précédé de Sauvegarde. La
Cinémathèque algérienne, laboratoire de la culture post-coloniale et suivi de
Regards sur le cinéma algérien et Introduction fragmentaire au cinéma tunisien,
Alger/Rennes/Rabat, Éditions Motifs/Archives Bouanani et Talitha.
TENFICHE, Salima, 2022, Glorifier les morts ou consacrer les vivants. Une histoire
esthétique et politique du cinéma algérien sous l’ère Bouteflika (2003-2019),
thèse de doctorat dirigée par Jacqueline Nacache, Paris, Université Paris Cité.
Contact Information
Managing editor: Nathan Rabalais
nathan.rabalais@louisiana.edu
Contact Email
nathan.rabalais@louisiana.edu
URL
https://languages.louisiana.edu/about-us/etudes-francophones
1.24 Réactions, recompositions, réinventions : la question de la « relance » des empires coloniaux français et espagnols (Amériques, 1763-1898)
Call for Papers / Appel à communications
“Réactions, recompositions, réinventions : la question de la « relance » des empires coloniaux français et espagnols (Amériques, 1763-1898)”
International conference
Campus Condorcet, Aubervilliers (France)
17-18 June 2027
The aim of this conference is to foster a dialogue between historiographies of the French and Spanish empires around the concept of “imperial revival,” drawing on the malleability of this category to jointly examine reactions, reconfigurations, and reinventions of forms of imperial domination in the Americas between approximately 1763 and 1898.
See complete CfP (in French) in attachment.
The conference will be held in Spanish, English and French (submissions are welcome in one of these languages).
Contact Information
Thomas Mareite (EHESS, Mondes Américains)
Contact Email
thomas.mareite@ehess.fr
Attachments
2. Job and Fellowship Opportunities
2.1 Assistant Professor of Modern Languages and Literatures – French
The Department of Modern Languages and Literatures at Trinity University (San Antonio, Texas) invites applications for the tenure-track position of Assistant Professor of French Studies.
The successful applicant will hold a Ph.D. in French or closely related fields, such as Francophone Studies, Comparative Literature, Transnational or Diaspora Studies, and demonstrate a clear expertise in French speaking Northern/Sub-Saharan African, or Caribbean, literatures and cultures. The successful applicant will also showcase the ability and desire to teach French at all levels, including French for professional purposes (such as French for business or French for diplomacy), and to take part in Trinity’s newly established summer abroad program in Aix-en-Provence, as an example of service to the Department and the University. Lastly, the ideal candidate will welcome the possibility of research and teaching collaboration(s) across the University, and be open to teach interdisciplinary, cross listed courses in English on an as-needed basis.
The regular teaching load for this position is five courses per year (2/3 or 3/2), with a course reduction during the first year, all at the undergraduate level.
BACKGROUND
Trinity University is a secular, independent, private institution, founded in 1869. Trinity offers high-quality science, liberal arts, and pre-professional programs as represented by the four schools (STEM, Arts & Humanities, Social Science and Civic Engagement, and Business) to approximately 2,500 undergraduate students from the U.S. and more than 45 countries. The attractive campus overlooks downtown San Antonio, a city rich in heritage and ethnic diversity. Additional information can be found on the Resource Guide to Trinity & San Antonio.
See the following links for information about Trinity’s curriculum, including the First-Year Experience, experiential learning, and faculty-led study-abroad programs.
The Carlos Alvarez School of Arts and Humanities, endowed with a gift of $25 million, is at the center of Trinity’s liberal arts education. Faculty are international leaders in their respective fields, creating engaged learning experiences grounded in careful study of tradition, critical thinking, clear communication, and creative expression.
The Department of Modern Languages and Literatures (ML&L) is the largest and most ethnically diverse academic unit at Trinity University. It offers majors in five languages (Chinese, French, German, Russian, Spanish), in Global Latinx Studies, a minor in Comparative Literature as well as beginning and intermediate Italian and Japanese language courses. ML&L takes pride in offering various opportunities for our students to study abroad, conduct research, and partake in experiential learning experiences. We work closely with the Mexico, the Americas, and Spain (MAS), the East Asian Studies at Trinity (EAST) programs, and the City of San Antonio.
Both the Department of Modern Languages and Literatures and the University as a whole value and safeguard academic freedom for faculty members in their teaching and scholarship. Trinity is guided by a set of core values and is committed to implementing practices in pursuit of an inclusive campus for all students, faculty, and staff to feel welcomed and engaged in a community of learning.
DUTIES AND RESPONSIBILITIES
- Demonstrate a strong commitment to language teaching and pedagogy, as well as the ability to offer rigorous and creative courses for the French Studies curriculum at the beginner, intermediate, and advanced levels, including French for professional purposes (business, diplomacy, teaching).
- Present an active research agenda with a clear focus on Francophone literature and/or cultures, e.g. Northern/Sub-Saharan Africa, the Caribbean, etc. Note that interdisciplinary research is strongly encouraged.
- Support the French Studies program, the Department of Modern Languages and Literatures, and the Carlos Alvarez School of Arts and Humanities by collaborating closely with its faculty, which includes participating in our summer abroad program in Aix-en-Provence.
- Be able to develop interdisciplinary courses in English to teach cross listed courses in such areas as Women’s and Gender Studies, Black Studies, Comparative Literature, International Studies, Environmental Humanities, and Trinity’s First-Year Experience, in order to promote Trinity’s Pathways curriculum.
- Be fluent (native or near native) in both French and English; we welcome all varieties of French and English spoken around the world.
APPOINTMENT DETAILS
This position will be a 9-month appointment (9 or 12 month disbursement) starting in August 2027.
QUALIFICATIONS
EDUCATION
Required:
Ph.D in French or Francophone Studies (or closely related areas) by the start of the appointment
EXPERIENCE
Required:
- Teaching experience in French at the undergraduate level.
- Ongoing research agenda in relevant fields of Francophone literature and cultures.
Preferred:
- Teaching experience in French at all undergraduate levels (beginner, intermediate and/or advanced), and experience teaching French for professional purposes.
- Study abroad experience.
KNOWLEDGE/SKILLS/ABILITIES
Native or near native fluency in both French and English
ATTENDANCE
This position is not remote.
HOW TO APPLY
For internal applicants, please apply through Workday using the ‘Jobs Hub’ application, see instructions provided here.
For external applicants, when starting the application, select “Apply Manually.” Only complete fields with a red asterisk, which are required. Please create your Workday application account using a personal email address, as you will need to maintain access to this account throughout the pre-hire process, if selected.
For all applicants, you do not need to complete the “(Work) Experience,” “Education,” “Certifications,” or “Languages” fields – these details will be provided in your curriculum vitae.
In the “Application Documents” field, please upload the following as seen below.
Each as a separate pdf file [note: a maximum of five (5) files can be uploaded]:
File 1: Letter of application.
File 2: Curriculum Vitae, with contact information for three letters of reference
File 3: Teaching evaluations (all levels). ]
File 4: Writing sample (article or chapter-length) in French or English from the applicant’s dissertation or peer-reviewed publication (scientific journal or edited volume).
File 5: Intentional inclusion statement – Intentional Inclusion is a core value at Trinity University. Please provide a brief (1-2 page) reflection on the ways that you might contribute to cultivating an environment where people feel welcomed, respected, and empowered to reach their full potential. Provide examples of how that relates to your teaching, research/scholarship and other professional activities.
A maximum of three references may be requested from candidates at a later stage of the search process.
The application deadline is October 16, 2026. Late applications will not be considered.
CONTACT INFORMATION
Please email any questions you may have to Dr. Maxence Leconte, Chair of the search committee: mllsearch@trinity.edu.
Please ensure that all required documents are uploaded prior to submitting an application. If you have revisions needed to an application already submitted or need help submitting an application, please contact Human Resources at 210-999-7803 or email humanresources@trinity.edu.
2.2 Assistant Professor of French and Francophone Studies
The Department of French and Francophone Studies at Bates College invites applications for a tenure-track Assistant Professor position in French and Francophone Studies beginning July 1, 2027. We seek an outstanding scholar with strong commitments to excellent undergraduate teaching and mentorship in a liberal arts context. A PhD in French or Francophone Studies is required by the time of appointment. We seek a candidate with innovative approaches to Francophone diasporas, the ability to teach a variety of courses regardless of periodicity, genre or geographical preferences, and an interest in shaping the future of the department.
The position carries a standard five-course annual teaching load. The successful applicant should demonstrate native or near native fluency in French and will teach French language courses at all levels; offer a range of courses about Francophone literature, cinema, and culture; and teach seminars related to their specialty. We prefer applications from candidates whose research and teaching interests allow them to cross-list their courses with other departments and programs on campus in English. We seek outstanding teacher-scholars who have demonstrated success in innovative and inclusive pedagogy, nimbleness with course offerings across the Francophone world, and openness to new fields of inquiry. We welcome teaching and research approaches that engage in critical inquiry of gender, race, migration, colonialism and postcoloniality, urbanization, and/or environmental humanities. Educational access and racial justice are central to Bates’ history and mission, and our faculty-led initiatives reflect this commitment.
Bates College is a small residential liberal arts college (1800 students) in Lewiston, Maine—a diverse and growing community, which has a long history of Francophone migration, both Quebecois beginning in the 19th century who came to work in the thriving mills, and more recent immigrants from Francophone African countries who have benefited from this heritage and revived its importance in the city. Community-engaged learning is thus broadly encouraged and supported by the Harward Center for Community Partnerships. Pedagogical development and innovation are further buttressed by our highly engaged Center for Inclusive Teaching and Learning. Bates College is located roughly 45 minutes from Portland, the state’s largest city, 2 ½ hours north of Boston, and 4 ½ hours south of Montreal.
The anticipated salary range for this position is $87,000 to $91,000, commensurate with rank, experience, qualifications, and other relevant factors.
Review of applications will begin on October 15, 2026. Applications should include a cover letter, a curriculum vitae, and letters of recommendation from three referees. We also ask for a one-page teaching statement that describes how the applicant meets Bates’ standards of excellence in terms of inclusive and innovative pedagogy, and a one-page research plan that speaks to the current and future promise of a candidate’s professional work. Bates students come from a diversity of educational and socioeconomic backgrounds, and we are committed to each student’s success. Thus, candidates may choose to share evidence of their skills and experience supporting a diverse student body in the teaching and/or research statements. We encourage applications from individuals from historically marginalized groups and from those who may have followed non-traditional pathways to higher education due to societal, economic, or academic circumstances. The search committee will request a writing sample and a syllabus for short-listed candidates. Employment is contingent upon successful completion of a background check and verification of degree. Faculty scholarship and creative work at Bates are robustly supported for all faculty by start-up packages, internal grants, and a well-staffed external grants office.
2.3 Assistant, Associate, or Professor of French and African Francophone Studies
The Department of Modern Languages and Literatures at Furman University invites applications for a tenure-track position at the rank of Assistant, Associate, or Professor of African Francophone Studies to begin August 1, 2027. The successful candidate will join a thriving French program marked by rapid growth in majors, rich opportunities for experiential learning, and a strong commitment to teaching excellence. We seek an innovative, dynamic teacher-scholar to develop a curricular focus on the Francophone African world.
We are inviting candidates with expertise in Francophone Africa and/or the Francophone African Diaspora who will successfully engage students at all levels of French language courses as well as in a variety of advanced-level content courses within the French major. Area of specialization within African Francophone Studies is open and could include expertise in subfields such as ecocriticism, film, new media, digital humanities, cultural studies, gender and sexuality studies, race and ethnicity studies, or literature. Other subfields and topics are also welcomed.
The teaching load is five courses per year, which will include language classes at all levels. The successful candidate will become an integral part of both the French program and the department of Modern Languages and Literatures at Furman. They will be expected to develop courses in their area of expertise, be actively involved in co-curricular programming and French Language House supervision, play an active role in French program recruiting efforts, coordinate study abroad as needed, and teach first-year seminar courses. The successful candidate is also expected to maintain an active research agenda, advise, mentor, become an energetic contributor to The Furman Advantage (https://www.furman.edu/furman-advantage/) and undergraduate research, and participate in department/university service.
Qualified candidates must demonstrate a commitment to and excellence in undergraduate instruction at all levels as well as excellence in research, with a promising record of publications.
Qualifications include a Ph.D. in French and Francophone Studies, or a related field, expected by August 1, 2027. A minimum of two years of experience teaching at the university level is preferred. Native or near-native level language proficiency in French and English is required.
The position offers competitive salary and benefits.
The successful candidate will have the ability to work with students from diverse backgrounds and contribute to Furman’s commitment to expanding access and opportunity to Furman’s rich learning culture. Furman University is dedicated to fostering a vibrant and inclusive community through excellence in teaching, mentorship, scholarship, and programming. We believe that cultural understanding, inclusiveness, and freedom of inquiry, thought, and discourse are essential components of a transformative undergraduate education. We advance these ideals with a liberal arts and sciences curriculum built on a substantial general education program, featuring traditional and innovative elements, and a robust portfolio of disciplinary and interdisciplinary major and minor areas of study. Additionally, we have established and continue to develop various initiatives, including historic projects, dialogue programs such as On Discourse and the Intergroup Dialogues Program, the Center for Interpersonal Connections, and four distinctive external facing institutes.
Application instructions:
Applicants should submit materials no later than November 1st, 2026, by following this link on the Furman University application portal: https://www.furman.edu/offices-services/human-resources/employment/.
Preliminary interviews will be conducted remotely via video conference. Applications received after November 1st will be reviewed on a rolling basis until November 20th. While we encourage excellent applicants to submit their completed materials at any point, we cannot guarantee full consideration of late applications.
Please upload all application materials as a single PDF in the following order: letter of interest, CV, statement of teaching philosophy, evidence of excellence in teaching (of no more than 10 pages), a writing sample of no more than 20 pages, and contact information for three references (at least one of which must be able to address the candidate’s teaching abilities). References will be contacted at later stages of the search for candidates who advance. The statement of teaching philosophy should describe your inclusive teaching and mentoring efforts, broadly conceived, and how your teaching and mentoring may contribute to a liberal arts and sciences community that aims, among other things, to “honor inquiry, promote diversity, [and] strive for equity” (FUture Focused). You may also discuss any relevant professional development, service contributions, or other experiences that have refined your skills or demonstrate your efforts in these areas.
Inquiries may be directed to Dr. Ronald J. Friis, Chair, Department of Modern Languages and Literatures, Furman University, 3300 Poinsett Highway, Greenville, SC 29613.
2.4 Assistant Professor of French and Francophone Studies
The French and Francophone Studies Department at Hamilton College invites applications for a tenure-track position at the rank of Assistant Professor, beginning July 1, 2027. We seek a specialist in Sub-Saharan Francophone African Studies, preferably with a subfield in Caribbean Studies. The candidate must be committed to developing excellent foreign language proficiency and deep understanding of French and Francophone cultures. We are open to a broad range of areas, and seek a candidate able to invigorate the curriculum and forge connections with other departments, for example, Africana Studies, Government, History, Women’s and Gender Studies, Literature, Cinema and Media Studies. The candidate’s area of expertise could be at the intersection of disciplines, combining, for example, a text-based approach with an historical approach to environmental studies, migration studies, or the medical humanities. Additional expertise in any of the following fields is highly desirable: new media, intermedia, digital humanities, gender and sexuality studies, and critical race theory and history. Ideal candidates will want to work in a collaborative environment in a small liberal arts college setting. The faculty member will have the opportunity to teach and serve as Academic Director in Paris with our Hamilton in France program. The position requires institutional service including academic advising of undergraduate students after the first year. We are seeking candidates who can demonstrate their experience in teaching or working with broadly diverse student populations while contributing to a vibrant learning community that values academic freedom, creativity, and intellectual curiosity. Your cover letter should address the ways in which you would enhance the educational experience of students and further the College’s educational goals.
The goal of the French and Francophone Studies Department is to encourage an appreciation of the heritage and culture of French-speaking peoples and help students develop language proficiency necessary for a mature understanding of France and Francophone countries, past and present. Candidates with ABD will be considered, although candidates with a Ph.D. are preferred. The teaching load for this position is four courses during the first year and five courses thereafter. The expected 9-month base salary range for this position is $94,500 to $100,360. Candidates should submit a cover letter, c.v., via interfolio at https://apply.interfolio.com/191868 Questions regarding the search may be directed to Jessica Burke, Search Committee Chair, at jnburke@hamilton.edu. Our review of applications will begin immediately and continue through November 1, 2026, the application deadline.
Hamilton College is a residential liberal arts college located in central New York. The College has built its reputation on the teaching excellence and leading scholarship of its faculty, and on the academic distinction and intellectual curiosity of its approximately 2000 students who take advantage of Hamilton’s open curriculum (https://www.hamilton.edu/academics/open-curriculum). Accomplished faculty, highly capable and motivated students, and a student-faculty ratio of 9:1 provide an educational experience that emphasizes academic excellence, intellectual and cultural diversity, and respect for differences in the development of students as engaged members of their communities. Hamilton’s commitment to diversity is embodied in its need-blind admission policy for US Citizens and Permanent Residents; furthermore, Hamilton College meets the full demonstrated financial need for all admitted and enrolled students during their four years on campus. Please visit the college website for more information (www.hamilton.edu).
Hamilton College is an equal opportunity employer and is committed to creating an accessible, supportive environment and an educational experience that recognizes a wide array of experiences, backgrounds and viewpoints as integral components of academic excellence. Candidates who can contribute to those goals are encouraged to apply and discuss their strengths in these areas. Applicants with dual-career considerations can find other Hamilton and nearby academic job listings at https://www.hercjobs.org/regions/higher-ed-careers-upstate-new-york/, as well as additional information at https://www.hamilton.edu/dof/faculty-development/resources-for-prospective-or-new-faculty/opportunities-for-spouses-or-partners (Opportunities for Spouses or Partners). Hamilton provides domestic partner benefits.
2.5 Lecturer in French, Boston University Romance Studies
The Department of Romance Studies at Boston University invites applications for a full-time Lecturer in French, beginning July 1, 2027. Candidates must have superior to native oral and written proficiency in French and English, a Master’s degree or PhD in French, Second Language Acquisition, or a related field, and at least three years of college-level teaching experience. We seek individuals who demonstrate excellence in student-centered teaching and a commitment to inclusive and innovative language teaching practices. Responsibilities include teaching six courses per year, from beginning to advanced language and culture, coordinating multi-section language courses, leveraging digital technologies to enhance teaching and learning, and contributing to curriculum development in a dynamic and collaborative language program. Ability to teach Italian or Spanish would be an asset. The starting salary for this position is $72,000. The position offers a professional career track with possibilities for advancement. Please visit our website for more information about the Department of Romance Studies: https://www.bu.edu/rs/. ;
Please submit via https://academicjobsonline.org/ajo/jobs/32469 (1) a cover letter that explains your interest in and qualifications for the position, (2) an up-to-date curriculum vitae, (3) a statement of teaching philosophy that addresses your commitment to inclusive and innovative teaching, (4) a sample syllabus for a past or prospective course at the intermediate-high to advanced-mid level of language instruction, and (5) three letters of recommendation. Other materials (such as course evaluations, sample course materials, and/or a link to an unedited video of one of your class sessions) may be requested later in the interview process. Applications submitted through a method other than AcademicJobsOnline will not be considered. The application deadline is October 7.
Since its founding in 1839, Boston University has embraced a mission of openness and access, becoming one of the first universities in the nation to welcome all students of ability regardless of race, gender, or creed. That tradition shapes our enduring commitment to academic freedom, free inquiry, and the robust exchange of ideas. Please visit https://www.bu.edu/values/ to learn more about our shared values.
We seek scholars who will contribute to our community of teachers and researchers through excellence in innovative scholarship, engaged teaching, and participation in the intellectual life of the University. Boston University provides an environment where faculty and students work together across disciplines, perspectives, and experiences to advance knowledge and address society’s most pressing challenges.
Boston University is an equal opportunity employer. All qualified applicants will receive consideration for employment without regard to race, color, religion, sex, gender, age, national origin, ethnicity, disability, veteran status, or any other characteristic protected by law or identified in the University’s Notice of Non-Discrimination. Retaliation is also prohibited. We are a VEVRAA Federal Contractor. Under Massachusetts law, we may not require or administer a lie detector test as a condition of employment or continued employment.
Boston University, consistent with the AAU’s Principles on Preventing Sexual Harassment, conducts background checks for final candidates for certain faculty and staff positions. As part of this process, we ask current and past employers of the last seven years whether there has been a substantiated finding of sexual misconduct under their policies. To move forward, final candidates must complete and sign an “Authorization to Release Information” form after receiving an offer to enable this background check.
2.6 Assistant Professor in French and Francophone Studies
The Department of French, Francophone and Italian Studies at Wellesley College invites applications for a tenure-track Assistant Professor position in French and Francophone Studies beginning July 1, 2027.
Applicants should have native or near-native fluency in French, a commitment to language teaching at all levels of the undergraduate curriculum, and demonstrated promise in teaching and scholarship in the field of Francophone Studies.
While the position is open to candidates whose research focuses on the broader Francophone world, we especially invite candidates with particular expertise in sub-Saharan Francophone African literature, film, or culture, of any historical period. We are seeking candidates who can expand our course offerings in Francophone Africa and who have a secondary specialization in one or more of the following areas: disability studies, environmental studies, immigration and diasporic studies, and/or cinema studies. Candidates should demonstrate a strong commitment to teaching diverse undergraduate students in an interdisciplinary, liberal arts context. The teaching load is four courses annually, and faculty are expected to teach two language classes and two upper-level courses in their area of specialization.
We seek applicants who are interested in working in a cooperative and collaborative teaching environment and who are strongly committed to liberal arts education and excellence in scholarship. Candidates who believe they will contribute to that goal are encouraged to apply. Interested applicants should submit applications through our online system at https://www.wellesley.edu/about-us/working-at-wellesley
How to Apply:
Include a cover letter of application indicating teaching and research interests, not to exceed two single-spaced pages; a curriculum vitae; a teaching philosophy statement and two proposed course descriptions (no more than 300 words each); a writing sample (approximately 20 pages) representative of current research; and the names and contact information for three letters of reference, who will be contacted by our online system. These should include at least one letter that speaks to the candidate’s teaching experience.
Applications are due no later than November 1, 2026. Review of applications will begin immediately after and continue until the position is filled. Materials received after that date may not receive a full reading. If circumstances make it impossible to submit any materials electronically, you may email us at working@wellesley.edu for assistance.
The minimum salary for Assistant Professors is $103,000.00 annually.
Company Description:
Wellesley’s mission is to provide an excellent liberal arts education to women who will make a difference in the world. We advance our mission by working together as a community—faculty, students, staff, and alumnae.
Embark on a fulfilling career journey at Wellesley College, where we prioritize your well-being. For those roles that are half-time or greater, we offer a comprehensive array of benefits and resources designed to enhance both your work-life balance and long-term success.
- Exceptional Benefits Package: Access a comprehensive benefits package, including health, dental, vision and pre-tax saving benefits, life insurance, disability coverage (for full-time Faculty), and more to safeguard your health and that of your loved ones.
- Retirement Savings: Plan for the future with our retirement savings plan. Wellesley College contributes up to 10.5% towards your 403(b) plan for eligible employees.
- Work/Life and Wellness: Caregiving support through Wellthy, legal plan insurance, pet insurance discount and a variety of other resources including retirement planning, and access to cultural and leisure activities throughout metro-Boston.
- Commuting and Transportation: Enjoy the convenience of free parking on our picturesque campus, easily accessible from major roadways. We are also accessible via the MBTA commuter rail.
- Campus Privileges: Enjoy free use of our state-of-the-art athletic and fitness facilities with onsite fitness classes, Library resources, and seize opportunities to attend diverse campus events that contribute to a vibrant community.
Apply today and take your first step toward a rewarding career with Wellesley College – where your unique strengths and success are celebrated as part of our shared commitment to inclusivity!
2.7 Assistant Professor of French and Francophone Studies, Tenure Track
Vassar College is dedicated to providing equal employment opportunities to all applicants and employees and welcomes applications from individuals of all backgrounds. Decisions concerning employment are made on the basis of an individual’s qualifications to contribute to meeting Vassar College’s educational objectives and its institutional needs, which includes promoting a respect for difference and creating a learning environment where students from all backgrounds can thrive. Candidates who can contribute to these goals through their teaching, research, advising, and other activities are encouraged to identify their strengths and experiences in this area. If you need to request an accommodation to fully participate in the search process, please contact careers@vassar.edu
Job Description
Position Introduction:
The Department of French and Francophone Studies at Vassar College invites applications for a tenure-track position at the rank of Assistant Professor, beginning Fall 2027. Preference will be given to candidates who bring transnational and transhistorical perspectives to the Mediterranean world or Francophone diasporas.
Job Description:
We seek an outstanding scholar and excellent French language teacher who can develop inspiring literature and culture courses for undergraduates in a liberal arts environment. The chronological focus is open, but preference will be given to candidates who bring transnational and transhistorical perspectives to the Mediterranean world or Francophone diasporas. The successful candidate will engage in innovative methodologies and work across disciplines. Candidates must show evidence of active research, teaching excellence, and fluency in French and English. Successful candidates will demonstrate a strong commitment to teaching French language and literature/culture courses at all levels. The ability to teach our translation seminar is a plus. In addition to contributing to the departmental curriculum, this position will include teaching in one or more multidisciplinary programs on campus, and offers the possibility of directing the Vassar Wesleyan Program in Paris. The teaching load in the first year is four courses, followed by five courses annually in subsequent years. Our new colleague will be expected to fully participate in the life of the department and the college.
Application Materials:
- Cover Letter & CV
- Teaching Statement
- Research Statement
- Community Impact Statement (https://offices.vassar.edu/dean-of-the-faculty/positions/community-impact-statement/)
- Graduate School Transcripts (unofficial copy is acceptable at the time of application)
- Contact information for three references who will provide reference letters upon request. Note: Candidates will be prompted for the contact information following the submission of the application.
How to Apply:
Applications should be addressed to Anne Brancky and submitted online at: https://vassar.wd1.myworkdayjobs.com/en-US/Vassar-External . Candidates must have completed a Ph.D. at the time of appointment. Please contact ffs@vassar.edu with any questions. Review of applicant materials will begin on October 15, 2026 and will continue until the position has been filled. There is no guarantee that applications received after October 15, 2026 will be reviewed.
Pay Transparency Disclosure:
The annual base starting salary range for this position is $96,000 to $106,000 (USD). This range includes new faculty appointments beginning the first year of a standard tenure clock as well as Assistant Professors with previous tenure-line experience who will be on an accelerated tenure clock. When extending an offer of employment, Vassar College considers factors such as (but not limited to) candidate’s education/training, work experience, internal peer equity, as well as market and organizational considerations. This salary range represents the College’s good faith and reasonable estimate at the time of posting. The starting salary for an Assistant Professor in this position with a PhD beginning the first year of a standard tenure clock in Fall 2027 is $100,000.
2.8 Assistant Professor of Language and Culture Studies (postcolonial Francophone Studies)
TRINITY COLLEGE’s Department of Language and Culture Studies invites applications for a tenure-track Assistant Professor with a specialization in postcolonial Francophone Studies, beginning July 1, 2027. The Department of Language and Culture Studies offers courses in nine different languages and is committed to innovation in pedagogy across all levels of our curriculum. We are seeking candidates with a record of excellence in scholarship and teaching and whose research centers on Caribbean, North African, and/or sub-Saharan African literature and culture, of any historical period. The successful candidate will be expected to expand our course offerings in postcolonial Francophone studies, teach courses at all levels of French language as well as generalist courses in francophone literatures, provide courses in English that support our African and/or Caribbean Studies programs on campus, and participate actively in the service of our department.
Trinity is a highly selective, independent, nonsectarian liberal arts institution located in the capital city of Hartford, Connecticut. The college maintains a rigorous academic profile complemented by a vibrant co-curricular program. With more than 2,100 full-time undergraduate students, representing forty-three states and ninety-one countries, we consider our location in a culturally and socioeconomically diverse capital city to be among Trinity’s most distinctive assets; and we cultivate strong connections with our surrounding neighbors and with institutions and organizations throughout Hartford and the region. As a preeminent liberal arts college in an urban setting, Trinity College prepares students to be bold, independent thinkers who lead transformative lives. Candidates should demonstrate a strong commitment to teaching diverse undergraduate students in an interdisciplinary, liberal arts context.
The teaching load is typically 5 courses per year, but new hires teach a 2-2 load in their first two years. Applicants are expected to have native or near-native fluency in French and English. Knowledge of another language related to the candidate’s geographic focus is desirable (including but not limited to Arabic, Wolof, or Haitian Creole). A PhD in French and Francophone Studies is required by July 1, 2027. To apply, please submit a CV, cover letter, teaching statement focusing on the candidate’s inclusive pedagogy strategies, and scholarly writing sample (not to exceed 30 pages). Applicants will be asked to provide email addresses of three references. Once a completed dossier is submitted, emails will be generated to reference providers, directing them to submit letters to a unique URL. Applicants using Interfolio (or other dossier service) should provide the appropriate unique Interfolio email address for each reference letter writer. Review of materials will begin Thursday, October 8. For questions regarding this position please contact Professor Priscilla Meléndez, Chair of the Search Committee: priscilla.melendez@trincoll.edu
2.9 Assistant Professor – African and/or Caribbean Francophone Literature
The Department of French in the Faculty of Arts & Science at the University of Toronto invites applications for a full-time tenure stream position in African and/or Caribbean Francophone Literature. The appointment will be at the rank of Assistant Professor, with an anticipated start date of July 1, 2027.
This search aligns with the University’s commitment to strategically and proactively promote diversity among our community members (Statement on Equity, Diversity & Excellence). Recognizing that Black, Indigenous, and other Racialized communities have experienced inequities that have developed historically and are ongoing, we strongly welcome and encourage candidates from those communities to apply.
REQUIREMENTS AND QUALIFICATIONS
Candidates must have earned a PhD degree in Francophone Literature or in a French-related specialization in Cultural Studies, Media Studies, Gender Studies, or Digital Humanities by the time of appointment, or shortly thereafter, with a demonstrated record of excellence in research and teaching French language and Francophone studies courses. We seek candidates whose teaching interests complement and enhance our existing departmental strengths.
Candidates must provide evidence of research excellence which can be demonstrated through a record of publications in top-ranked and field-relevant journals or forthcoming publications that meet high international standards; the submitted research statement; presentations at significant conferences; awards and accolades; and strong endorsements from referees.
Evidence of excellence in teaching and a commitment to excellent pedagogical inquiry will be demonstrated through teaching accomplishments, the teaching dossier (including the required materials outlined below, as well as evidence of superior performance in other teaching-related activities), and strong letters of reference. Other teaching-related activities can include performance as a teaching assistant or course instructor, experience leading successful workshops or seminars, student mentorship, or excellent conference presentations or posters.
Native or near native fluency in French together with a strong command of English is expected from the successful candidate.
RESPONSIBILITIES
The successful candidate will be expected to pursue innovative and independent research, and to establish an outstanding, competitive, and externally funded research program.
In addition, the successful candidate will be assigned a teaching and service load in the tri-campus graduate unit of the Department of French, collaborate with the Center for African Studies, the Center for Caribbean Studies, or the Center for Diaspora and Transnational Studies, and will teach and supervise graduate students in the academic units involved.
HIRING SALARY RANGE
The expected salary range is $120,000 -$160,000 CAD per annum, depending on experience. Negotiations beyond this salary range will be considered for exceptionally qualified candidates.
ABOUT US
The University offers the opportunity to conduct research, teach and live in one of the most diverse cities in the world. The University also offers opportunities to work in a range of collaborative programs and centers of research. For additional information on the University of Toronto and the Department of French and its Graduate Department, please visit their respective websites.
APPLICATION PROCESS
All application materials, including recent reference letters, must be received by October 15, 2026.
All qualified candidates are invited to apply online by clicking the link below. Your CV and cover letter should be uploaded into the dedicated fields. Please combine additional application materials into one or two files in PDF/MS Word format. Applicants must submit the following materials in French or in English:
- a cover letter;
- a current curriculum vitae;
- a research statement outlining current and future research interests;
- one recent publication (of no more than 30 pages)
- a teaching dossier, including
-
- a teaching statement,
-
- sample course syllabi of 100 or 200 level courses, and
-
- teaching evaluations
- a statement of their contributions to equity and diversity (as outlined below)
- the name and contact information of three references.
Equity and diversity are essential to academic excellence. We seek candidates who value diversity and whose teaching and service bear out our commitment to equity. Candidates are therefore also asked to submit a 1-2 page statement of contributions to equity and diversity, which might cover topics such as (but not limited to): teaching that incorporates a focus on underrepresented communities, the development of inclusive pedagogies, or the mentoring of students from underrepresented groups.
The University of Toronto’s recruiting tool will automatically solicit and collect letters of reference from each referee within 48 hours of an application being submitted. Applicants remain responsible for ensuring that referees submit recent letters (on letterhead, dated and signed) by the closing date. Submission guidelines and details on the automatic reference letter collection, including timelines, are available in the candidate FAQ.
If you have any questions about this position, please contact Professor Emmanuel Nikiema at franco.search2027@utoronto.ca.
All qualified candidates are encouraged to apply; however, Canadians and permanent residents will be given priority.
DIVERSITY STATEMENT
The University of Toronto embraces Diversity and is building a culture of belonging that increases our capacity to effectively address and serve the interests of our global community. We strongly encourage applications from Indigenous Peoples, Black and racialized persons, women, persons with disabilities, and people of diverse sexual and gender identities. We value applicants who have demonstrated a commitment to equity, diversity and inclusion and recognize that diverse perspectives, experiences, and expertise are essential to strengthening our academic mission.
As part of your application, you will be asked to complete a brief Diversity Survey. This survey is voluntary. Any information directly related to you is confidential and cannot be accessed by search committees or human resources staff. Results will be aggregated for institutional planning purposes. For more information, please see http://uoft.me/UP.
ACCESSIBILITY STATEMENT
The University strives to be an equitable and inclusive community, and proactively seeks to increase diversity among its community members. Our values regarding equity and diversity are linked with our unwavering commitment to excellence in the pursuit of our academic mission.
The University is committed to the principles of the Accessibility for Ontarians with Disabilities Act (AODA). As such, we strive to make our recruitment, assessment and selection processes as accessible as possible and provide accommodations as required for applicants with disabilities.
If you require any accommodations at any point during the application and hiring process, please contact uoft.careers@utoronto.ca.
2.10 Academic Professional Track (Non-Tenure): Lecturer in French Language-Department of Global Languages and Cultures – Texas A&M University
The Department of Global Languages and Cultures in the College of Arts & Sciences at Texas A&M University invites applications for one (1) full-time academic professional track (non-tenure) Lecturer position in French language with a 9-month academic appointment beginning in January 2027.
The successful candidate will be expected to teach four (4) courses per semester in French language, from the Beginning to the Advanced level, and to contribute to program building in French studies and academic service appropriate to the mission of the department and university. Depending on program needs, there may also be opportunity to teach additional courses.
The Department of Global Languages and Cultures offers degrees/programs in modern languages and Classics, and graduate degrees in Hispanic Studies, in addition to offering undergraduate minors in African Studies, Religious Studies, and Jewish Studies. Further information about the Department of Global Languages and Cultures is available at https://artsci.tamu.edu/global-lang-cultures/index.html Information about the College of Arts and Science can be found at: https://artsci.tamu.edu/index.html.
Qualifications
Applicants must have a Master level degree in French by the start date, a PhD in French is preferred. Candidate must have prior experience teaching in a higher education context (at least 2 years’ experience is desirable; TA experience acceptable).
Application Instructions
Applicants should apply through Interfolio apply.interfolio.com/189109 and submit the following materials:
- Cover letter
- Curriculum vitae (embed links to your work)
- Personal Statement: Your statement should include teaching philosophy and summary of teaching experience, and service if applicable.
- Contact information for 5 professional references
Review of applications will begin 30 days after posting and will continue until the position is filled.
Inquiries about the position may be directed to glacjobsearch@tamu.edu
Equal Employment Opportunity Statement
Equal Opportunity/Veterans/Disability Employer.
2.11 Director, Stanford Language Center
Position Overview:
Stanford University invites applications for the position of Director of the Stanford Language Center (SLC), a faculty position as Associate or Full Professor (Teaching) within one of the language and literature departments in the School of Humanities & Sciences. Founded in 1995, the SLC oversees the development, implementation, and assessment of language instruction at Stanford. Stanford is seeking an experienced and innovative leader to shape the future of second language acquisition education at one of the world’s premier research institutions. The initial appointment will be for a fixed term, but a reappointment could be a continuing term.
Responsibilities:
- Provide strategic leadership for the SLC at a moment of dramatic change in language teaching globally, ensuring the continued development of its programs and initiatives.
- Monitor language instruction in over 40 languages, including program assessment, faculty development, student proficiency ratings, and instructor evaluations.
- Provide leadership in the training and development of lecturers and Teaching Assistants.
- Represent the SLC in university-wide initiatives and advocate for language education in Stanford’s broader academic mission.
- Coordinate with key constituencies, especially faculty in the Division of Literatures, Cultures and Languages and the Department of East Asian Languages and Cultures.
Qualifications:
- A Ph.D. or equivalent terminal degree in a relevant field, such as applied linguistics, language pedagogy, literary studies, or second language acquisition.
- Demonstrated excellence in teaching and leadership in language education.
- A record of scholarly contributions to language acquisition, pedagogy, or related areas.
- Well-versed in ACTFL Proficiency Guidelines and World-Readiness Standards for Learning Languages.
- Administrative experience in language instruction in higher education.
Application Process:
Candidates should submit the following:
- A cover letter addressing their vision for the SLC and qualifications for the position.
- A curriculum vitae.
- Contact information for three references.
Finalists will be asked to submit a syllabus for a course to train PhD students in second language pedagogy, a writing sample and teaching evaluations.
Applications will be reviewed starting October 1, 2026, and the position will remain open until filled. The anticipated start date is September 1, 2027.
The salary range for this position is $149,247 – $255,852.
Stanford University has provided a pay range representing its good faith estimate of what the university reasonably expects to pay for the position. The pay offered to the selected candidate will be determined based on factors including (but not limited to) the experience and qualifications of the selected candidate including years since terminal degree, training, and field or discipline; departmental budget availability; and internal equity.
Further information about the Stanford Language Center can be found at https://language.stanford.edu/. Inquiries may be directed to slcdirectorsearch@stanford.edu.
Equal Opportunity Statement:
Stanford is an equal employment opportunity and affirmative action employer. All qualified applicants will receive consideration for employment without regard to race, color, religion, sex, sexual orientation, gender identity, national origin, disability, protected veteran status, or any other characteristic protected by law. Stanford welcomes applications from all who would bring additional dimensions to the University’s research, teaching, and clinical missions.
Consistent with its obligations under the law, the University will provide reasonable accommodations to applicants and employees with disabilities. Applicants requiring a reasonable accommodation for any part of the application or hiring process should contact disability.access@stanford.edu.
2.12 Assistant Professor (Tenure Track)/Associate Professor in French and Francophone Communication
The School of Communication and Culture at Aarhus University invites applications for the position of assistant professor (tenure track) or associate professor in French and Francophone communication, based in the Department of German and Romance Languages.
The tenure-track assistant professorship is a full-time, fixed-term appointment of five years, with a view to permanent employment as a tenured associate professor, typically within three to five years. Further information on attaining tenure is provided in the section ‘Tenure review and the tenure-track assistant professorship’ below.
The associate professorship is full-time and tenured.
Applicants must state which category of position they are applying for (tenure-track assistant professor or tenured associate professor). Applications in which this is not specified will not be considered.
The position begins on 1 January 2027 or as soon as possible thereafter.
The School of Communication and Culture is committed to diversity and encourages all qualified applicants to apply, regardless of their personal background.
The position
The Department of German and Romance Languages has a strong international research and teaching profile in the study of language, culture and cross-border communication. We are looking for an applicant who can contribute to and strengthen the development of the department’s research and teaching profiles in Francophone and international communication in French. The successful applicant will be expected to teach on the department’s bachelor’s and master’s degree programmes in Francophone and international communication in French, or in a closely related area.
In sum, we are looking for an innovative and dedicated applicant who will strengthen the research and teaching profiles of the department nationally and internationally, and who will contribute to Aarhus University’s core activities in the areas of research, teaching and supervision, talent development and knowledge exchange.
Research
The Department of German and Romance Languages at Aarhus University has a strong and well-established international profile and a dynamic research network.
The successful applicant will pursue research that explores the interaction between language, culture and communication in French-speaking contexts, including the ways in which meaning, identity and values are negotiated across cultural, institutional or linguistic boundaries. Possible areas of specialisation include communication in professional and societal contexts – such as sustainability and ESG communication, crisis and reputation management, or branding and identity – as well as intercultural encounters in Francophone societies, cultural transfer, narratives and representation, language and identity, translation and mediation, and the teaching and learning of French as a foreign language. Research that integrates theoretical, empirical and didactic approaches with humanistic and/or societal perspectives will be particularly welcome.
Given the increasing role of language technologies – including AI, corpus linguistics and digital communication tools – in professional and societal communication and in language education, it will be an advantage if the applicant is able to integrate these technologies and methods into research and teaching.
The successful applicant will be expected to develop research projects that result in peer-reviewed publications. The successful applicant will also be expected to engage actively in the department’s research community, collaborating with internal and external partners and contributing to applications for external research funding.
Deadline
1 November 2026
2.13 Professor
Maynooth University seeks an outstanding academic to join our staff as Professor in the School of Modern Languages, Literatures and Cultures (SMLLC). The person appointed will have an excellent record in research, scholarship and publication, in teaching and educational innovation, and in academic leadership in one of the five subject areas represented in the SMLLC (Chinese Studies; French and Francophone Studies; German Studies; Spanish and Latin American Studies; and Applied Linguistics and TESOL). They will be expected to make a strong contribution to the teaching and research programmes of the university, as well as to the management and coordination of the SMLLC.
Maynooth University is committed to a strategy in which the primary university goals of excellent research and scholarship and outstanding education are interlinked and equally valued. Professors will be expected to provide significant intellectual leadership, through a demonstrated commitment to both education and research, and also to contribute to the effective leadership and management of the School, the Faculty and the University.
The appointee will have an excellent track record in high-impact research, scholarship and publication, in attracting external funding for research, in leading research teams, in teaching and educational innovation, in the development and delivery of academic programmes, in service both to the academy and to society, and in academic leadership.
The new Professor will be expected to sustain and conduct research of the highest impact and standard, to engage in scholarship of quality and substance, and to generate publications of international standard. The appointee will be expected to build a strong research profile that supports the University’s research strategy, including affiliating to the Arts and Humanities Institute, where appropriate, and working with colleagues on national and international research projects. The new Professor will be expected to contribute significantly to research leadership within the School. This will be through their own research projects and proposals and through supporting the research capacity of academic staff members within the SMLLC, including fostering their capacity to successfully apply for external research funding and advancing their capacity to collaborate with colleagues on national and international levels.
For further details including full comprehensive job description please see reference number 042843 on the Maynooth University vacancies page.
2.14 Professeur·e en théories littéraires: études féministes. Corpus non occidentaux (Univ. du Québec à Montréal)
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
POSTE DE PROFESSEURE, PROFESSEUR EN THÉORIES LITTÉRAIRES : ÉTUDES FÉMINISTES (CORPUS NON OCCIDENTAUX)
—
SOMMAIRE DE LA FONCTION :
- Enseignement au premier cycle et aux cycles supérieurs
- Direction, encadrement et évaluation des personnes étudiantes dans leurs travaux de recherche et de création
- Recherche et/ou activités de création dans le champ d’études et publication des résultats favorisant ainsi l’avancement des connaissances et leur diffusion
- Services à la collectivité : cogestion collégiale de la vie départementale et universitaire (comités, tâches de direction de programmes, implication dans les revues savantes ou de création, etc.)
EXIGENCES :
- Doctorat en études littéraires, en études sémiotiques ou dans un domaine équivalent
- Expérience professionnelle pertinente d’au moins 3 ans, incluant les activités de recherche doctorales
- Publications récentes importantes et pertinentes au poste • Aptitudes pour l’administration, l’encadrement académique et le travail en collégialité
- Expérience d’enseignement au premier cycle et aptitudes à l’enseignement aux études supérieures en théories littéraires
- Engagement dans la recherche, la recherche-création ou la création, subventionnée ou non subventionnée
- Cohérence et constance des activités de recherche, de recherche-création ou de création
- Connaissance de la littérature québécoise
- Maîtrise de la langue française tant à l’oral qu’à l’écrit
—
CONDITIONS D’EMPLOI : Poste régulier pouvant mener à la permanence
RÉMUNÉRATION ANNUELLE au 1er avril 2026 : de 76 210 $ à 185 288 $
LIEU DE TRAVAIL : au cœur du Quartier latin au centre-ville de Montréal – Campus principal
DATE D’ENTRÉE EN FONCTION PRÉVUE: 1er juin 2027 (sous réserve des autorisations requises)
—
Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir AVANT LE 18 SEPTEMBRE 2026, 17 h un dossier en version numérique comprenant :
- un curriculum vitae en français, détaillé, daté et signé
- une lettre de motivation
- deux plans de cours : un pour le cours LIT4700 Sexe, genre et littérature et un au choix entre LIT-1525 Corpus étranger ou LIT2925 Littérature mondiale
- des évaluations d’enseignement
- les fichiers de la thèse et des trois plus importantes publications des cinq dernières années
- trois lettres de recommandation
Envoyer le dossier à:
Michel Lacroix, directeur
A/S de Bouchra Rahmouni
Département d’études littéraires
Université du Québec à Montréal
CP 8888, succ. Centre-ville
Montréal (Québec)
H3C 3P8
- Responsable :
Michel Lacroix - Url de référence :
https://can01.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fameqenligne.com%2Foffre%2Femplois%2Feducation%2F481915%2Fuqam-faculte-des-arts-ecole-des-arts-visuels-et-mediatiques-%2Fpersonnel-enseignant%2Fmontreal%2Fprofesseure-professeur-theories-lit
2.14 Poste de 3 ans à durée déterminée, Département d’études francophones et de langues (Brandon University, Manitoba, Canada)
Le Département d’études francophones et des langues de l’Université de Brandon (Manitoba, Canada) invite les candidatures pour un poste d’une durée de trois ans.
La personne retenue devra démontrer un engagement envers l’enseignement et l’apprentissage au premier cycle axés sur les besoins des étudiantes et étudiants, ainsi que des compétences en enseignement des études littéraires et culturelles francophones et de la langue française, y compris les cours de grammaire. La préférence sera accordée aux personnes dont l’expertise comprend un ou plusieurs des domaines suivants : la littérature et la culture françaises et francophones, une expertise dépassant le Québec constituant un atout majeur; les approches critiques littéraires et interdisciplinaires; le cinéma, les médias et les cultures numériques francophones, ainsi que les pratiques intermédiales; les études de genre, féministes et de la sexualité; les politiques de la langue, de l’identité et de la culture; et les approches comparatives, transnationales, interculturelles ou multilingues des études littéraires et culturelles.
La personne retenue devra également mener un programme actif de recherche et/ou de recherche-création et de publication. Une volonté de contribuer de manière collégiale aux activités du département, de l’université et de la communauté qu’elle dessert sera attendue.
Qualifications : La qualification privilégiée pour ce poste est un doctorat en études françaises ou francophones, ou dans une discipline connexe ou un domaine interdisciplinaire pertinent. Les personnes ayant terminé tous les travaux du doctorat et étant sur le point de l’obtenir avant la date d’entrée en fonction pourront également être considérées. Les candidates et candidats peuvent demander l’établissement d’une équivalence fondée sur l’expérience ou sur des qualifications traditionnelles au doctorat et sont invités à communiquer avec le bureau du doyen de la Faculté des arts pour obtenir des renseignements sur la manière d’établir une équivalence de leurs titres universitaires ou professionnels.
Rang : Selon les qualifications et l’expérience.
Salaire : Selon les qualifications et l’expérience.
Date limite de candidature : 20 septembre 2026 ou jusqu’à ce que le poste soit pourvu.
Date d’entrée en fonction : 4 janvier 2027.
Candidatures internes : Les candidates et candidats internes qualifiés sont invités à postuler. Sont considérés comme candidates et candidats internes les membres actuels à temps plein ou à temps partiel de la Brandon University Faculty Association (BUFA) occupant un poste permanent ou régulier (à l’exclusion du personnel enseignant contractuel [CAS]), les membres du personnel enseignant contractuel (CAS) détenant un droit de rappel (RFR) pour un ou plusieurs cours au sein du département visé par cette offre, ainsi que le conjoint ou la conjointe d’un membre actuel à temps plein ou à temps partiel de la BUFA occupant un poste permanent ou régulier. Les candidates et candidats internes doivent préciser leur statut dans leur lettre de candidature.
Pour postuler :
Les personnes intéressées doivent soumettre leur dossier de candidature en un seul document PDF comprenant les éléments suivants :
- Lettre de candidature précisant notamment le domaine de spécialisation de la personne candidate et sa pertinence au regard des exigences et des domaines privilégiés du poste;
- Curriculum vitæ;
- Énoncé de philosophie pédagogique;
- Documents attestant les activités d’enseignement et de recherche et/ou de recherche-création, y compris des plans de cours et au moins un exemple de publication pertinent pour le poste;
- Nom et coordonnées de trois personnes pouvant fournir des références;
- Citoyenneté/statut d’immigration au Canada.
Une priorité sera accordée aux citoyennes et citoyens canadiens ainsi qu’aux résidentes et résidents permanents.
Veuillez soumettre les candidatures à :
Dr Gregory Kennedy
Doyen de la Faculté des arts
FSLSearch@brandonu.ca
- Responsable :
Brandon University - Url de référence :
https://www.brandonu.ca/jobs/job/francophone-studies-and-languages-3-year-term-faculty-of-arts/
2.15 Histoire des expositions littéraires. Post-doctorat (Université de Louvain – KU Leuven/RIMELL).
Cette recherche post-doctorale consistera à mener une recherche sur l’histoire des expositions réalisées par les bibliothèques nationales des francophonies du Nord, à l’exception de la France (Belgique, Canada / Québec et Suisse). Ce mandat s’inscrit dans un projet de plus grande ampleur.
Projet : Quand les bibliothèques nationales exposent la littérature : la construction d’un patrimoine culturel dans le monde francophone (1885-2025) »
Financé par le FWO (Fonds de la recherche scientifique, Flandres), ce projet de recherche de quatre ans consiste en une étude comparative de l’histoire des expositions consacrées à la littérature dans des institutions dont la mission est de promouvoir la connaissance et l’accès au patrimoine littéraire des pays francophones. Le projet portera sur les expositions organisées, au cours de leur histoire, par les bibliothèques nationales des francophonies du Nord comme de celles des francophonies du Sud.
Ce projet de recherche poursuit trois objectifs principaux : contribuer à l’histoire des bibliothèques nationales, qui jouent un rôle central dans la transmission du patrimoine ; retracer l’histoire des expositions consacrées à la littérature (et l’histoire des expositions plus largement) ; et documenter l’histoire de l’une des façons dont la littérature a été présentée comme l’un des éléments les plus importants de notre patrimoine culturel.
Un tel projet se situe à la croisée de plusieurs disciplines (études littéraires, muséologie, études du patrimoine, études visuelles, sciences de la communication et analyse du discours) ainsi que des études sur le patrimoine et les expositions.
Profil recherché
– Vous êtes titulaire d’un doctorat en études littéraires ou en muséologie ;
– Votre maîtrise du français est excellente (langue maternelle ou maîtrise comparable) et votre niveau de maîtrise de l’anglais est excellente. Une connaissance du néerlandais est un atout ;
– Vous êtes passionné(e) par la littérature et ambitionnez de devenir un(e) chercheur(euse) de premier plan dans le domaine des études littéraires et culturelles ;
– Vous êtes intéressé(e) par les liens historiques entre la littérature, musées et expositions, ainsi que par les formes de patrimonialisation de la littérature ;
– Vous êtes prêt(e) à communiquer sur vos recherches lors de conférences et dans des publications scientifiques. Des compétences en matière de communication vers un public plus large (presse, médias sociaux) sont un atout ;
– Vous êtes prêt à travailler sur le campus trois ou quatre jours par semaine ;
– Vous êtes désireux de travailler en équipe et prêt à jouer un rôle actif dans le programme de recherche, ainsi qu’au sein des RIMELL (Réseau de recherches interdisciplinaires sur la muséographie et l’exposition de la littérature et du livre).
Offre
Nous offrons une bourse de post-doctorat de deux ans à temps plein dans un environnement intellectuellement stimulant et collaboratif.
Intéressé(e) ?
Pour plus d’informations, veuillez contacter David Martens (david.martens@kuleuven.be). Les candidat.e.s sont invité.e.s à soumettre leur candidature en français.
Ce dossier de candidature comprendra :
- Un CV détaillé ;
- Une lettre de motivation indiquant vos qualifications, ainsi que les raisons de votre intérêt pour le poste ;
- Un article publié de votre choix, qui touche, idéalement, aux problématiques abordées dans le cadre du projet ;
- Les coordonnées de deux personnes de référence (en précisant la nature de la relation avec le/la candidat.e).
Responsabilités
– Réaliser une recherche sur l’histoire des expositions organisées dans les institutions concernées, en explorant notamment leurs archives ;
– Organiser des rencontres scientifiques dans le cadre de cette recherche ;
– Présenter les résultats de ces recherches dans des revues ou à l’occasion de colloques ;
La KU Leuven cherche à favoriser un environnement où tous les talents peuvent s’épanouir, indépendamment du genre, de l’âge, de l’origine culturelle, de la nationalité ou des handicaps. Si vous avez des questions à ce propos, veuillez prendre contact avec le service concerné : diversiteit.HR@kuleuven.be“>diversiteit.HR@kuleuven.be
La date finale de remise des dossiers est fixée au 15 juin 2026.
Les candidatures se font via l’outil de candidature en ligne de l’Université. Pour plus d’informations sur la procédure de candidature, le salaire et les conditions de travail à la KU Leuven, voir : https://www.kuleuven.be/personeel/jobsite/jobs/60674037?lang=en
Les entretiens avec les candidat.e.s sont prévus le 22 juin 2026. Les candidat.e.s sélectionné.e.s pour l’entretien seront informé.e.s au plus tard le 17 juin 2026. La date de début du mandat est fixée au 1er octobre 2026.
- Responsable :
David Martens
Url de référence :
https://www.kuleuven.be/personeel/jobsite/jobs/60674037?lang=en
3. Announcements
3.1 Bourse ADEFFI/Ambassade de France en Irlande “Début de carrière” 2026-2027
ADEFFI/French Embassy Early-Career Researcher Funding 2026–2027
ADEFFI (l’Association des études françaises et francophones d’Irlande) – in collaboration with French Embassy in Ireland – is pleased to offer its Early-Career Researcher Funding (2026–2027) for the third year running.
This award of €1,000 is dedicated to helping an Early Career Researcher in any area of French and/or Francophone Studies and currently residing on the island of Ireland, by funding a short trip to France. The award is especially intended to strengthen a current research project and future applications to other funding bodies.
To be considered eligible, applicants should have completed their viva no more than five years prior to the application deadline. Exceptions may be granted in the case of maternity leave, sick leave and career breaks. Those who have benefitted from post-doctoral funding grants are eligible to apply, but preference may be given to applicants not currently in receipt of funding.
The application should contain:
– a description of the post-doctoral research project (no more than 1,000 words)
– brief justification for support (e.g. intended expenses or spending, importance to the overall research project; no more than 200 words)
– CV (maximum 2 pages)
– confirmation of ADEFFI membership
– a confidential letter of recommendation (forwarded from the former supervisor, external examiner or current post-doctoral mentor)
The application, together with the letter of recommendation, should be emailed to the President of ADEFFI, Dr Dr Catherine Emerson (catherine.emerson@universityofgalway.ie), by close of business on Monday 26 October 2026. The application will be evaluated by a jury external to ADEFFI, outside of Ireland.
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Bourse ADEFFI/Ambassade de France « Début de carrière » 2026-2027
Pour la trosième année consécutive, l’ADEFFI (Association des études françaises et francophones d’Irlande), en collaboration avec l’Ambassade de France en Irlande, a l’honneur d’annoncer le lancement de sa Bourse « Début de carrière » (2026–2027).
Ce financement à hauteur de 1 000€ est destiné à couvrir les frais associés à un court séjour en France pour une personne résidant sur l’île d’Irlande en début de parcours professionnel dans la recherche sur les études françaises et/ou francophones. Cette bourse a pour objectif de renforcer le projet de recherche actuel et le profil professionnel relatif à l’obtention de bourses compétitives de recherche.
Pour être éligible, les candidat·es devront avoir soutenu leur thèse doctorale dans les cinq ans maximum précédant la date butoir de dépôt des candidatures. Des exceptions seront faites pour les périodes de césure et/ou de congés maternité/maladie. Les candidat·es ayant bénéficié et/ou bénéficiant actuellement d’un financement compétitif de recherche sont éligibles à la Bourse ADEFFI « Début de carrière ». N.B. : Les candidat·es n’ayant pas de tels financements compétitifs pourront avoir la priorité.
Toute candidature devra comprendre :
– une description du projet de recherche postdoctoral (1 000 mots maximum),
– une brève justification du soutien financier requis (cf. dépenses prévues, importance pour le projet de recherche ; 200 mots maximum),
– un C.V. (2 pages maximum),
– une confirmation de l’adhésion ADEFFI,
– une lettre de recommandation confidentielle (envoyée directement par la personne ayant dirigé la thèse doctorale, ou par l’un des membres du jury de la soutenance, ou la personne dirigeant les recherches postdoctorales).
La candidature ainsi que la lettre de recommandation seront envoyées à la Présidente de l’ADEFFI, Dr Catherine Emerson (catherine.emerson@universityofgalway.ie), avant la fin de journée du lundi 26 octobre 2026. Les candidatures seront évaluées par un jury hors d’Irlande et externe à l’ADEFFI.
4. New Publications
4.1 Triangulating Édouard Glissant, Jacques Derrida, and Albert Memmi
Grant Farred (Author) , Sophia Jahadhmy (Author) , Alex van Biema (Author)
This book uses Édouard Glissant’s concept of the transfer and the transplant to examine Jacques Derrida and Albert Memmi’s distinctive relationships to French colonialism.
Both the transfer and the transplant undertake the work of reconciling oneself with the place of first habitation, the process of dislocation, and the new place of habitation. In Glissant’s definition, the transplant makes an effort to maintain the culture of first place of habitation, while the transfer attempts to form a relationship with the new place of habitation. The essays featured in this volume designate Memmi, the Tunisian, as the transplant while Derrida, the Algerian, struggles with the difficulties of the transfer. By engaging with the work of these three figures, this book presents a triangulation of Mediterranean-Atlantic-metropolitan French philosophical thought.
4.2 À en perdre la raison: Folies et colonisation à Madagascar
Raphaël Gallien
À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), premier asile d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation.
À Anjanamasina (Madagascar), premier asile d’aliénés de l’empire colonial français en Afrique, se croisent des instituteurs à la dérive, des travailleurs épuisés, des femmes violentées, des insurgés torturés, des migrants désabusés ou des colons déclassés. Leurs dossiers d’internement tiennent souvent en quelques pages : un semblant de déposition, une appréciation médicale, une photographie, quelques écrits personnels. Autant de fragments qui laissent percer des subjectivités.
Retrouvées en 2019 dans un pavillon désaffecté, ces archives inédites donnent accès à des trajectoires anonymes prises dans les tensions du monde colonial. Elles racontent les violences de la domination, les hiérarchies raciales, la guerre et ses exactions, la misère ou les déplacements forcés. Mais elles révèlent aussi les logiques propres au monde malgache, ses rivalités politiques, ses conflits de générations, ses angoisses et ses espoirs.
En prenant au sérieux paroles et gestes dits ” délirants “, ce livre ouvre une fenêtre rare sur l’expérience vécue de la colonisation, saisie depuis des existences réduites à la folie. L’asile devient dès lors un poste d’observation singulier des secousses de la première moitié du XXe siècle et permet d’appréhender comment un ordre colonial s’inscrit progressivement au plus profond des corps, des sensibilités et des imaginaires.
4.3 Ce que nous devons à Haïti: Réflexions philosophiques sur la justice réparatrice
Magali Bessone
Un livre qui articule ambition théorique et portée politique : élaborer une philosophie de la domination postcoloniale et définir les contours d’une communauté politique occidentale (un ” nous “) tenue par des exigences de la justice à l’égard des anciens pays colonisés.
À l’heure où les réparations pour les injustices héritées de l’esclavage et de la colonisation s’imposent comme un enjeu mondial, Magali Bessone propose, à partir du cas d’Haïti, une réflexion ambitieuse sur la justice réparatrice. Premier État issu d’une insurrection d’esclaves, Haïti fut contraint en 1825 de verser à la France une ” indemnité ” colossale pour obtenir la reconnaissance de son indépendance. Imposée sous la menace, cette rançon obligea le pays à souscrire des emprunts dont les effets pèsent encore dramatiquement sur le destin haïtien.
En articulant analyses juridiques, enquêtes historiques et réflexion philosophique, l’autrice montre que la justice réparatrice doit combiner trois dimensions indissociables : une réparation épistémique, contre l’effacement des faits et les stéréotypes persistants, une réparation économique, fondée sur la restitution de la ” double dette ” imposée au peuple haïtien, et une réparation politique visant la transformation des asymétries héritées du passé colonial.
Au-delà de l’analyse d’une injustice historique, le livre se distingue par son ambition transformatrice. Il invite à repenser nos obligations collectives et la possibilité d’un ” nous ” politique. Qui décidons-nous d’être, en France et dans le monde, face à cet héritage colonial ? Comment les réparations peuvent-elles fonder des relations internationales plus justes, au-delà de la charité ou de l’aide au développement ? En répondant à ces questions, ce livre offre une boîte à outils conceptuelle et pratique pour repenser la justice globale à l’ère postcoloniale.
4.4 La Langue arabe en Europe: Histoire de politiques linguistiques
- Auteur : Abouelgamal (Tarek)
Il s’agit d’étudier les méthodes d’arabe publiées en Europe du xvie au xixe siècle comme reflets des politiques linguistiques. On analyse les liens entre orientalisme et enseignement de l’arabe (religieux, politique, dandy) et l’émergence de la “diglossie didactique”.
4.5 Social History of Medicine, Special Issue: Ailing Empires: Medicine, Science and Imperialism
Volume 39, Issue 2
May 2026

